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Ottoman

Ottoman

L'Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc), l'un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 633 ans). Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faite de sa puissance sur toute l'Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l'Afrique du Nord, à l'exception du Maroc.

Histoire

Maroc L'Empire ottoman a été fondé par une famille issue des Kayı, l'une des 22 ou 24 tribus turques oghouzes qui avaient conquis l'Anatolie au . Sous le règne d'Osman Ier (qui donnera Othman, puis Ottoman en français, ainsi que le nom turc Osmanlı donné à sa dynastie), pendant que l'Empire seldjoukide se décompose, cette tribu va commencer son extension. En 1299, Osman Ier conquit la ville byzantine de Bilecik et cette date marque généralement le début de l'Empire ottoman. Jusqu'à sa mort en 1324, Osman Ier conquit plusieures autres villes et places fortes byzantines, ainsi que certaines des peuplades turques voisines. Ses successeurs continuèrent sa politique d'expansion. L'Empire ottoman conquit Gallipoli, son premier territoire européen, en 1347, puis s'étend à travers les Balkans. En 1389, il remporte une victoire décisive à la bataille de Kosovo Polje en Serbie (ou bataille du Champ des merles), mettant fin à l'existence des royaumes serbes et albanais. En 1453, commandé par le sultan Mehmet II, il s'empare de Constantinople et met fin à l'Empire byzantin. L'Empire établit ensuite progressivement sa suzeraineté sur toute la partie musulmane du monde méditerranéen, Maroc excepté. Les sultans ottomans voient leur titulature s'enrichir au du vieux titre turc de khan, puis de celui de Calife au , c'est-à-dire successeur de Mahomet et chef de la communauté musulmane (Umma). Le contrôle qu'ils exercent sur leurs terres est variable; les provinces lointaines de Tunis et d'Alger par exemple ne reconnaissent que formellement son pouvoir. D'autres, comme les principautés roumaines de Valachie, Moldavie et pour un temps la Transylvanie, sont autonomes depuis le - , payant juste un tribut. L'Empire compte aussi d'importantes populations chrétiennes dans les Balkans. Il y recrute d'ailleurs par la force son principal corps militaire, celui des janissaires (altération du turc yeniçeri « nouveau soldat »), institué au par le sultan Orhan. L'Empire connaît son apogée au , sous le règne de Soliman le Magnifique dont les armées parviennent jusqu'à Vienne en 1529 et 1532, mais dont elles font le siège en vain, marquant d'ailleurs une limite dans l'avancée de l'Empire en Europe. L'Empire crée une flotte militaire, tente de s'imposer en Méditerranée au détriment des cités italiennes et y parvient un moment. La défaite navale de Lépante en 1571, devant les flottes espagnole et vénitienne, met fin à sa suprématie. Réorganisée par Sokullu Mehmed pacha, la flotte ottomane restera certes ensuite une puissance importante, et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoindront progressivement l'Empire, mais le commerce en Méditerranée demeurera aux mains des européens. L'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François I. L'Empire décline lentement à partir du , ne parvenant pas à suivre la croissance rapide des pays européens. En 1683, l'échec de l'ultime siège de Vienne (après avoir perçu une importante rançon des assiégés) est souvent pris comme origine de ce changement. En 1782, la Russie de Catherine II s'empare de la Crimée sans que la Sublime Porte (ainsi qu'on désigne parfois l'Empire d'après le nom de la porte d'honneur monumentale du Grand Vizirat à Istanbul, siège du gouvernement du Sultan) ne réagisse, ne pensant pas être de force à s'y opposer. En 1798, les Français prennent pied en Égypte et y restent trois ans tout en se réclamant d'une « amitié » avec la Sublime Porte. Cette attitude en demi-teinte fit l'admiration de Mehmet Ali qu'elle inspirera plus tard dans une action similaire (et qui mentionnera toujours son admiration pour Bonaparte). Au , l'Empire - surnommé "homme malade de l'Europe" - se désagrège. En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Le gouverneur de l'Égypte, Mehmet Ali, se comporte comme un souverain indépendant et obtient que son fils lui succède, ce qui constitue un précédent. La France s'empare de l'Algérie. L'Empire ne fait face à l'expansion de la Russie que parce que l'Angleterre et la France le protègent, notamment au cours de la guerre de Crimée. Au tournant du siècle, l'Empire finit de perdre les Balkans, sauf un petit territoire en Thrace orientale où se situe sa capitale. La défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes Turcs au pouvoir. La Première Guerre mondiale achève son démembrement (non sans qu'ait été commis le génocide arménien); les territoires arabes qu'il contrôle (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) sont placés par décision de la Société des Nations sous protectorat britannique et français (voir accord Sykes-Picot), le Caucase est perdu. Le maréchal Mustafa Kemal (Atatürk) abolit l'Empire ottoman en 1922 et fonde en 1923 sur le territoire restant, l'Anatolie et la Thrace Orientale, la Turquie moderne ou République turque, état successeur de l'Empire ottoman. En 1924, il met fin au califat, dernière trace de l'Empire.

Organisation

Article détaillé : Organisation de l'Empire ottoman.

Provinces

Article détaillé : Provinces de l'Empire ottoman.

Culture

Article détaillé : Culture de l'Empire ottoman.

Voir aussi


- [http://www.planet-turquie-guide.com/ottoman.htm carte et histoire de l'empire Ottoman]

Liens internes


- Devshirme
- Dynastie ottomane
- Méhémet-Emin Aali-Pacha
- Millet
- Organisation de l'Empire ottoman
- Parlement ottoman
- Jeunes Turcs
- Ismail Enver
-
Catégorie:Monde arabo-musulman ja:オスマン帝国の君主 ko:오스만 제국

Turc

Introduction

Le turc (en turc Türkçe ou Türk Dili) appartient à la famille des langues turques, considérée souvent comme une sous-classe des langues altaïques. Bien que les langues d'autres pays turcophones (principalement des républiques de l'ancienne URSS) soient proches du turc (surtout l'azéri et le turkmène), il existe tout de même d'importantes différences entre ces langues, qu'elles soient d'ordre phonologique, grammatical ou lexical. Le turc utilisé dans des pays comme la Bulgarie, la Grèce (surtout en Thrace occidentale), Chypre, la République de Macédoine et la Roumanie est aussi nommé « turc ottoman » (Osmanlı Türkçesi). Tous pays confondus, il existe, d'après le World Agenda de 1999, 61 millions de locuteurs, dont plus de 46 millions en Turquie elle-même. Le turc est, typologiquement, une langue fortement agglutinante. Elle utilise principalement des suffixes et très peu de préfixes. C'est une langue SOV (Sujet-Objet-Verbe). Elle utilise un système complexe d'harmonie vocalique, décrit en détail dans l'article consacré à ce sujet. Le turc a connu différents systèmes d'écritures dont, principalement et par ordre chronologique, l'alphabet de l'Orkhon (qualifié parfois de runiforme du fait de sa ressemblance fortuite avec les runes scandinaves, mais aussi de köktürk ou de sibérien), l'alphabet ouïghour et l'alphabet arabe (consulter aussi Adaptations de l'alphabet arabe). Ce dernier a été utilisé pour noter le turc d'Anatolie du au 1 novembre 1928, date à laquelle la romanisation décidée par Mustafa Kemal (Kemal Atatürk) est devenue officielle, dans le cadre de sa politique à la fois nationaliste et visant la modernisation de la société turque. Depuis lors, c'est l'alphabet latin qui est utilisé, enrichi de diacritiques (la cédille, l'accent circonflexe et la brève) ainsi que d'une lettre typographiquement étonnante, i sans point, ı, ce qui implique également un i majuscule avec point İ.
La lettre ı sert à noter le ou non arrondi (« i vélaire » ou « tendu », appellations traditionnelles mais trop dépendantes de la graphie pour pouvoir décrire correctement le son correspondant), représenté par [ɯ] dans l’alphabet phonétique international. L'alphabet turc est presque phonétique, ce qui signifie qu'on peut presque le prononcer simplement en le lisant (voir Prononciation du turc). Il existe cependant quelques irrégularités.

Exemples

Divers


- erkek = adam
- femme = Bayan (plus polie)

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - prononciation du turc
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues altaïques
      -
- langues turques

Liens externes


- [http://www.freelang.com/dictionnaire/turc.html Dictionnaire Freelang] Dictionnaire turc-français/français-turc
- [http://apprendre-le-turc.hbayard.net/ Des QCM pour apprendre le turc] Catégorie:Langue turque ja:トルコ語

1299

Catégorie:1299
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Années 1270 | Années 1280 | Années 1290 | Années 1300 | Années 1310
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---- Cette page concerne l'année 1299 du calendrier julien.

Événements

Afrique


- Règne de Ouédem-Arad, roi d’Ethiopie (fin en 1314).
  - Ouédem-Arad, fils de Yékouno-Amlak, monte sur le trône. Il envoie à son tour une ambassade au sultan du Caire pour obtenir du patriarcat copte un métropolite, mais n’obtient pas satisfaction bien qu’il soit en paix avec les musulmans de l’Ifat et que ceux-ci aient accepté d’être ses vassaux.
- Siège de Tlemcen par les Marinides de Fès (fin en 1307).

Asie


- Les trois frères Shan s'emparent de Pagan en Birmanie et tuent le prince Kyawswa gouverneur de la ville pour les Mongols.
- Les musulmans de Delhi conquièrent le Gujarat. Une armée commandée par deux des frères du sultan Ala ed-Din met à sac les cités, n’épargnant ni les Hindous ni les Musulmans. Les temples sont systématiquement détruits et les idoles bisées.

Proche-Orient


- Échec des Mongols en Syrie face aux Mamelouks.
  - Campagne d’Arghun Ghazan contre le sultan Mamelouk de Syrie (fin en 1300). Il a l’appui des Arméniens, des Géorgiens, du roi de Chypre et des Hospitaliers. Alep et prise en décembre, Damas en janvier 1300. Dès le départ de l’armée mongole (1302), les Mamelouks reprennent les villes et les il-qan doivent finalement renoncer à la Syrie.

Europe

France


- 19 juin : Le traité de Montreuil-sur-Mer rétablit la paix entre la France, les Flandres et l'Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d'Angleterre Édouard Ier la Guyenne mais conserve la ville de Bordeaux.
- Union de la Hollande avec le Hainaut au profit de la dynastie d’Avesnes.
- Alliance de Philippe IV le Bel, roi de France, et d'Albert Ier d'Autriche contre le pape Boniface VIII.
- 23 décembre : Le Pape Boniface VIII confère l'archevêché de Bordeaux à Bertrand de Got, qui semblait pourtant n'être entré au sein de l'Eglise que pour les possibilités de carrière et de revenus qu'elle pouvait offrir.

Scandinavie


- Début du règne d'Haakon V Magnusson, roi de Norvège qui transfère la capitale à Oslo (jusqu'en 1319). Il fait édifier la forteresse d’Akershus près d’Oslo.

Europe centrale & Balkans


- Le tsar de Serbie Stéfan Milûtine porte ses conquêtes jusqu’aux limites méridionales de l’actuelle Yougoslavie.
- Les Tatars se retirent de Moldavie. L’influence hongroise se fait sentir à partir de 1300, sans doute à la demande des chefs locaux.
- Mathias Csak (1260-1321), se rend maître de la Slovaquie centrale et occidentale à partir du château de Trenčin. Il est partisan du roi tchèque Venceslas comme roi de Hongrie. Il est finalement battu par Carobert, qui annexe ses territoires au domaine royal.

Empire byzantin


- Constantinople est en proie à une famine (fin en 1303) qui fait de nombreux morts malgré l’activité du patriarche Athanase. Celui-ci dénonce les puissants, qui stockent le grain et font monter les prix et les Latins, qui préfèrent vendre le blé étranger en Occident plutôt qu’à Byzance et exportent même du blé de Thrace qui fait défaut aux Grecs.

Russie


- Transfert du métropolite de Kiev Maxime (1287-1305) à Vladimir qui devient la capitale religieuse russe jusqu’en 1326.
- Le khan de la Horde d'Or Tolkaï, vainqueur sur les rives du Dniepr grâce à des troupes auxiliaires russes, se débarrasse de la tutelle de Nogaï, qui est tué dans la bataille. Les femmes et les enfants de sa tribu sont vendus comme esclaves.
- L’abbé du monastère Saint-Georges à Novgorod reçoit le titre d’archimandrite, qui consacre sa prééminence dans la hiérarchie ecclésiastique locale.

Art & culture


- Début des travaux de construction du Palazzo Vecchio à Florence.

Science & technique

Naissances en 1299


-

Décès en 1299


- ko:1299년

1922

Cette page concerne l'année 1922 du calendrier grégorien.

Événements


- 6 février : Accord de Washington sur les armements navals.
- 15 février : Installation de la Cour Internationale de Justice à La Haye.
- 10 avril : Ouverture de la conférence de Gênes (avril-mai 1922), sur le système monétaire mondial.
- 19 mai : Conférence de Gênes adoptant le Gold Exchange Standard.
- Début du pontificat de Pie XI (fin en 1939).

Afrique

Amériques


- Brésil, après 4 années de répit, début d'une nouvelle grave crise économique.

États-Unis


- 8 février : Le Président Warren Harding s'installe une radio à la Maison Blanche.

Asie & monde indien


- 4 février : Traité sino-japonais, par lequel le Japon renonce à ses avantages en Chine, acquis pendant la Première Guerre mondiale.
- L'Inde se soulève contre l'Angleterre. Le Mahatma Gandhi est emprisonné pour désobéissance civile.

Europe


- 16 avril : Traité de Rapallo entre l'Allemagne et la Russie soviétique, mettant fin au contentieux germano-russe et rompant l'isolement des deux puissances.
- Le roi Constantin Ier de Grèce abdique. Son fils aîné Georges II lui succède.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au norvégien Fridtjof Nansen.
- Début du ministère conservateur d'Bonar Law, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1923).

Allemagne


- Début de l'hyper-inflation : en janvier, un mark-or = 46 marks-papier, en juillet 1 mark-or = 24 millions de marks-papier.
- 24 juin : Assassinat du ministre des Affaires étrangères Walter Rathenau par l'extrême droite (l'Organisation Consul).

France


- 5 janvier : Conférence de Cannes (France) (5-12 jan).
- 12 janvier : Démission du Président du Conseil Aristide Briand.
- 15 janvier : Raymond Poincaré Président du Conseil (2).
- 25 février : Execution de Henri Landru.

Irlande


- Le révolutionnaire irlandais Michael Collins est assassiné.
- William T. Cosgrave devient le premier premier ministre de l'Irish Free State (État libre d'Irlande).

Italie


- 28 octobre : Marche sur Rome de Mussolini et ses « Chemises noires. »
- 29 octobre : Le Roi Victor Emmanuel III nomme Benito Mussolini Président du Conseil d'Italie.
- 5 décembre : Création du « Grand Conseil du Fascisme ».

URSS


- 6 février : La Tchéka, police politique russe, est remplacée par le Guépéou (GPU).
- 3 avril : Joseph Staline succède à Lénine à la tête de l'Union soviétique.
- 30 décembre : Fondation de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).
- La famine de 1922 en Ukraine fait environ cinq millions de morts.

Océanie & pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Mustafa Kemal abolit le Sultanat ottoman en Turquie et proclame la république.

Égypte


- Fin du protectorat britannique sur l'Égypte qui devient une monarchie avec à sa tête Fouad I.
- 28 février : Indépendance de l'Égypte.
- Découverte de la tombe de Toutankhamon

Arts & culture


- L'écrivain irlandais James Joyce publie « Ulysse ».

Cinéma


- Allan Dwan et Douglas Fairbanks réalisent « Robin Hood » (Robin des Bois).
- Friedrich Murnau réalise son « Nosferatu ».
- Le cinéaste allemand Fritz Lang réalise « Le Docteur Mabuse ».
- Robert Flaherty réalise « Nanook of the North » (Nanouk) le premier fil documentaire important.

Sciences & techniques


- 5 novembre : L'égyptologue anglais Howard Carter dégage la tombe de Toutankhamon.
- Le naturaliste américain Roy Chapman Andrews découvre les premiers œufs fossiles de dinosaures dans le désert de Gobi.

Sports

Naissances en 1922


- 1 janvier : André Bergeron, dirigeant syndicaliste français
- 2 janvier : Maurice Faure, homme politique français
- 17 janvier : Luis Echeverría Álvarez, président du Mexique de 1970 à 1976
- 1 février : Renata Tebaldi, soprano italienne
- 5 mars : Pier Paolo Pasolini, écrivain, scénariste et réalisateur italien
- 12 mars : Jack Kerouac (Jean-Louis Kerouac), écrivain romancier américain
- 19 mars : Paul Sérant, journaliste, essayiste et romancier français
- 23 mars : Ugo Tognazzi, acteur de cinéma et réalisateur italien, († 1990, 68 ans)
- 4 avril : Armand Jammot, producteur de télévision français
- 16 avril : Boby Lapointe, chanteur français
- 2 mai : Serge Reggiani, comédien chanteur français
- 16 mai : Martine Carol, actrice française
- 29 mai : Iannis Xenakis, compositeur français
- 31 mai : Denholm Elliott, acteur britannique
- 2 juin : Juan Antonio Bardem, cinéaste espagnol
- 3 juin : Alain Resnais, réalisateur français
- 11 juin : Erving_Goffman, sociologue américain
- 19 juin : Aage Niels Bohr, physicien danois, Prix Nobel de Physique en 1975.
- 28 juin : Mauro Bolognini, réalisateur italien
- 3 juillet : François Reichenbach, réalisateur français
- 26 juillet : Blake Edwards, scénariste, réalisateur et producteur américain
- 14 août : Frédéric Rossif, réalisateur français
- 1 septembre : Vittorio Gassman, acteur italien
- 14 septembre : Michel Auclair, acteur français
- 27 septembre : Arthur Penn, réalisateur américain
- 17 octobre : Luis Floriano Bonfa, guitariste et compositeur brésilien
- 27 octobre : François Jean Joseph Aldenhoff, fils d'agriculteur et commerçant
- 31 octobre : Illinois Jacquet, saxophoniste de jazz américain
- 8 novembre : Christiaan Barnard, médecin sud-africain
- 9 novembre : Raymond Devos, humoriste belge
- 16 novembre : José Saramago, écrivain portugais, prix Nobel littérature 1998
- 8 décembre : Lucian Freud, peintre anglais
- 23 décembre : Micheline Ostermeyer, sportive et pianiste française
- 24 décembre : Ava Gardner, actrice américaine

Décès en 1922


- 22 janvier : Benoît XV, pape catholique italien
- 23 janvier : Arthur Nikisch, chef d'orchestre, violoniste et pédagogue hongrois
- 21 février : István Chernel, ornithologue hongrois (° 1865, 57 ans)
- 1 avril : Charles Ier d'Autriche, empereur
- 28 avril : Paul Deschanel, ancien Président de la République française
- 18 novembre : Marcel Proust, écrivain français
- 21 décembre : Eliezer Ben-Yehuda, sociologue et linguiste lituano-palestinien, fondateur de l'hébreu moderne __NOTOC__ Catégorie:1922 ja:1922年 ko:1922년 ms:1922 simple:1922 th:พ.ศ. 2465

Anatolie

! Catégorie:Géographie de la Turquie Catégorie:Péninsule Catégorie:Région d'Asie L’Anatolie (ανατολη, Soleil levant en grec, anadolu en turc) est le nom donné dans l’Antiquité à la péninsule de l’extrémité occidentale de l’Asie, c’est-à-dire une grande partie (96 %) de la Turquie. Dans l’Antiquité, elle était nommée Asie mineure par les Grecs et les Romains. Elle désigne aujourd’hui la partie asiatique de la Turquie, par opposition à la Thrace. En raison de son emplacement stratégique à l’intersection de l’Asie et de l’Europe, l’Anatolie a vu s’épanouir plusieurs civilisations et ce dès la préhistoire. Parmi les sites néolithiques on peut citer : Çatal Hüyük, Cayönü, Nevali Cori, Hacilar, Göbekli Tepe et Mersin. L’occupation du site mythique de Troie, situé à l’ouest de l’Anatolie, débute aussi pendant le néolithique. Parmi les civilisations et les peuples qui se sont installés ou ont conquis l’Anatolie, il convient de citer : les Hittites, les Phrygiens, les Perses, les Celtes (Galates), les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Goths, les Byzantins et les Ottomans. Ces peuples sont d’origines ethniques et linguistiques très diverses, ce qui se ressent dans le patchwork linguistique qui s’est succédé dans la région. Ainsi, au début de la période historique, les Anatoliens parlaient non seulement des langues indo-européennes et sémitiques, mais aussi de nombreuses langues isolées et difficiles à rattacher à des familles. Certains auteurs ont proposé l’Anatolie comme foyer originel des langues indo-européennes hittites et louvite, et source du rayonnement de celles-ci. D’autres auteurs ont proposé une origine anatolienne aux Étrusques de l’Italie antique. Ces deux positions sont fortement contestées et minoritaires. La plus importante des civilisations qui s’y développa fut celle des Hittites (de -1900 à -1200). Au , la péninsule fut conquise par les Ottomans et rattachée à l’Empire ottoman jusqu’à la proclamation de la République de Turquie en 1923. Aujourd’hui une grande partie des habitants y parlent le turc et on y trouve encore une importante communauté kurde, majoritaire dans le sud-est de la région, près des frontières avec l’Iran et l’Irak.

Voir aussi


- Langue anatolienne
- Phrygie
- Empire byzantin
- Empire ottoman ja:アナトリア半島 ko:소아시아 simple:Asia Minor th:อนาโตเลีย

Mer Noire

La mer Noire est une mer située entre l’Europe et l’Anatolie. Large d'environ 1 150 km d’ouest en est et de 600 km du nord au sud, elle s’étend sur une superficie de 413 000 km2. Les pays qui bordent la mer Noire sont :
- l’Ukraine au nord ;
- la Roumanie et la Bulgarie à l’ouest ;
- la Turquie au sud ;
- la Géorgie et la Russie à l’est. Elle communique au nord avec la mer d'Azov par le détroit de Kertch, et au sud-ouest avec la Méditerranée par le Bosphore, la mer de Marmara et le détroit des Dardanelles. Les Grecs anciens nommaient la mer Noire le Pont-Euxin. Le nom de mer Noire aurait pour origine l'attribution par les Turcs de couleurs aux point cardinaux, noir pour le nord, bleu pour l’ouest, blanc pour le sud et vert pour l’est. Cette mer étant au nord de la Turquie elle a été appelée noire, en turc Karadeniz, alors que la mer Méditerranée est appelée mer Blanche, en turc Akdeniz

Voir aussi


- Albena
- Liste des mers et océans
- Danube
- Kéraban-le-Têtu, Roman de Jules Verne où le héros fait le tour de la mer Noire Noire, mer ja:黒海 ko:흑해 th:ทะเลดำ

Palestine

Cet article traite de la Palestine en tant que région géographique, pour les autres usages du terme Palestine, voir Palestine (homonymie). "Palestine" (Grec ancien: Palaïstinè ; Latin: (Syria) Palæstina ; Hébreu biblique : פלשת Pəléšeth ; Arabe : فلسطين Filastīn) désigne depuis l'Antiquité la région située entre la mer Méditerranée et le Jourdain ; selon les époques, cette désignation correspond à une bande côtière plus étroite ou au contraire s'étend également au-delà du Jourdain. Elle est aujourd'hui habitée par les peuples israélien et palestinien et comprend l'État d'Israël et ce qui est communément appelé "Territoires palestiniens occupés". Le terme Palestine a une longue histoire et a le plus souvent désigné une division administrative et/ou politique d'un empire, depuis l'époque romaine jusqu'à l'époque ottomane puis sous le mandat britannique, à l'exception notable de l'époque des Croisades pendant lesquelles cette "Terre sainte", qui a une place essentielle dans les trois grandes religions monothéistes, a été disputée pour sa signification religieuse. Pour le peuple juif, ce territoire est nommé "Erets Israel" et est considéré comme un héritage biblique. Les Arabes de Palestine ont pris, dans l'histoire moderne, le nom de "peuple palestinien", en référence à cette terre. "Palestine" est également destiné à devenir le nom de l'État qu'ils revendiquent et que demande la communauté internationale (ONU, un grand nombre d'États, initiative de Genève).

Évolution des emplois du terme "Palestine"

Dans la langue française, le terme "Palestine" est utilisé depuis des siècles pour désigner le territoire situé géographiquement entre Méditerranée et Jourdain. Pourtant, on lui reconnaît aujourd'hui plusieurs sens:
- Le premier usage géographique du terme, qui désignait précédemment une circonscription ottomane ("Filastin") puis le territoire du Mandat britannique ("Palestine"), perdure, même s'il a pris un sens politique et a perdu une partie de sa neutralité, spécialement après la création de l'État d'Israël en 1948. Notamment, certains Israéliens et/ou Juifs perçoivent dans l'utilisation du terme "Palestine" un déni de l'existence bien réelle de l'État d'Israël sur une partie de ce territoire, ou de sa légitimité sur cette même terre. Et le fait de désigner par "Palestine" un éventuel futur État arabe sur les territoires palestiniens occupés accroît pour eux cette confusion. Toutefois, la partie arabe continue d'appeler Palestine soit la région dans son intégralité, soit seulement la Bande de Gaza et la Cisjordanie, tandis que le terme "Palestiniens" est adopté pour désigner tous les habitants arabes de Palestine, y compris souvent les habitants arabes de citoyenneté israélienne.
- Le sens politique du terme est apparu avec la proclamation d'un "État de Palestine" par l'OLP à Alger en 1988; uniquement certains États l'ont reconnu, principalement des pays arabes et islamiques. Mais ce nom est repris pour désigner l'État toujours revendiqué par les Palestiniens aujourd'hui. Pour certains d'entre eux, il s'agira d'un État qui s'étendra sur les "territoires palestiniens occupés" par Israël (Gaza et Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est). Pour d'autres, le but de cet État serait de couvrir l'ensemble de la "Palestine" géographique. Cet État (dans sa version qui reconnaîtrait Israël) est prévu par l'ONU et devrait voir le jour en plusieurs étapes à l'issue de négociations et de concessions des deux parties, qui ont été définies par la "Feuille de route pour la paix". Les "territoires autonomes palestiniens" et l'"Autorité palestinienne" qui les administre constitueraient le point de départ pour la formation de ce futur État. Pris dans ce sens récent, le terme a reçu une reconnaissance officielle à l'ONU puisqu'un siège d'observateur a été attribué sous la dénomination de "Palestine" à l'Organisation de libération de la Palestine en tant qu'organisation représentant le peuple palestinien.
- Dans un contexte religieux, ce même territoire est aussi appelé "Terre Sainte" par les Chrétiens ou "Erets Israel" par les Juifs et recouvre l'ensemble des territoires décrits par la Bible. Cette région est connue dans le texte sous le nom de Pays de Canaan puis de Terre d'Israël.

Histoire

Pour une chronologie et des indications détaillées, voir l'article Histoire de la Palestine Charnière entre la vallée du Nil et la "terre entre les fleuves" (Mésopotamie), le pays a été habité depuis des millénaires et a connu la présence de nombreuses dominations d'empires et de brassage de peuples. Chronologiquement, il connut la domination des : Cananéens, Hébreux, Assyriens, Perses, Grecs, Romains, Byzantins, Arabes, Croisés, Ottomans et Britanniques. Il est l'enjeu d'un conflit qui s'étend depuis un siècle entre Juifs et Arabes, qui implique les trois religions monothéistes qui voient dans ce pays une "Terre Sainte".

Quelques étapes importantes


- La période cananéenne va du début du IIIe millénaire av. J.-C. à la fin du XIIIe siècle av. J.-C..
- La période hébreu va du début du XIIe siècle av. J.-C. à 587 av. J.-C. (prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II).
- La période babylonienne puis perse va de 587 av. J.-C. à 333 av. J.-C..
- La période romaine suivie de la période byzantine (dès 324), va de 63 av. J.-C. à 638 ap. J.-C.. La période de la Judée hasmonéenne indépendante va de 140 à 36 av. J.-C..
- La première période musulmane va de 638 à 1099.
- La période des Croisades va de 1099 à 1291.
- La période ottomane va de 1291 à 1917, y compris la parenthèse napoléonienne.
- La période britannique (mandat dès 1920) va de 1917 à 1948.
- La période contemporaine est marquée par la création de l'État d'Israël en 1948, l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza par la Transjordanie et l'Égypte (de 1948 à 1967) puis par Israël depuis 1967. Voir plus généralement le conflit israélo-palestinien.

Histoire de l'utilisation du terme "Palestine"

Antiquité

Le nom "Palestine" dérive de celui des Philistins, peuple qui a vécu sur une partie de la bande côtière de la Méditerranée du sud-est, entre la fin de l'Âge du Bronze et le début de l'Âge du Fer. Les Philistins sont mal connus, car ils n'utilisaient pas l'écriture. On dispose de références à ce peuple dans des documents égyptiens (qui en font l'un des "Peuples de la mer" envahisseurs de l'Égypte sous Ramsès III) et désigne par "Peleset" (P-l-s-t) la région qu'ils habitent. Les Philistins et leur pays "Peleshet" (פלשת Pəléšeth) sont également mentionnés dans la Bible (qui parle aussi de "Cananéens" à la fois antérieurs et voisins par rapport aux "Philistins"): selon le texte, les Hébreux étaient régulièrement en guerre avec ce peuple dont les principales villes étaient Ashdod, Ashkelon, Ekron, Gath et Gaza. Ceux qui préfèrent le nom Israël pour appeler cette terre, dénoncent l'utilisation du terme "Palestine" en référence aux Philistins comme un faux historique. La référence biblique ne mentionne "Peleshet" que lors des guerres entre Hébreux et Philistins et parle de ce peuple qui habite quelques villes dans les environs d'Ashkelon et non l'ensemble de la terre entre le fleuve et la mer qui est connue comme "Pays de Canaan" puis "Erets Israël". L'utilisation du mot "Palestine" viendrait des Romains qui rappelèrent le nom des Philistins pour baptiser cette terre "Syria Palæstina", dans le but d'effacer même dans le nom le souvenir des Juifs et des États juifs qui s'y étaient succédé. Sous la domination romaine, la deuxième révolte juive (132-135) aboutit à l'expulsion des Juifs de Jérusalem (Hadrien). Jérusalem est nommée "Aelia Capitolina" et la région est intégrée dans la province de "Syrie-Palestine" (Syria Palæstina), nouvelle dénomination, calquée sur le grec, de ce qui était auparavant appelé en latin Syria Judaea ("Syrie Judée" ou "Syrie juive"). Dans les textes non bibliques, le terme de "Palestine" (Palaïstinê) apparaît pour la première fois sous la plume de l'historien grec Hérodote, au (Histoires, 1,105 ; 2,104 ; etc.). Ptolémée et, plus tard, en latin, Pline l'Ancien parlent également de "Palestine", toujours lié au terme "Syrie". Le terme est utilisé en référence à l'ancien peuple des Philistins. Vers 390, le terme de "Palestine" est réutilisé pour nommer les 3 subdivisions administratives du territoire de la Palestine:
- la Palestine Première (Palaestina Prima) a pour chef-lieu Césarée et comprend la Judée, la Samarie, la Pérée, et la côte méditerranéenne;
- la Palestine Seconde (Palaestina Secunda) a pour chef-lieu Scythopolis et comprend la Galilée, la basse plaine de Jézréel, la vallée du Jourdain à l'Est de la Galilée, et l'Ouest de la Décapole;
- la Palestine Troisième (Palaestina Tertia) a pour chef-lieu Pétra et comprend le Néguev, le Sud de la Jordanie (détaché de la province d'Arabie), et l'Ouest du Sinaï.

Moyen-Âge

Les Arabes divisent la province d'ash-Sham (Syrie) en cinq districts (jund), dont l'un garde le nom de "Palestine" (فلسطين, Filastīn) et s'étend du Sinaï jusqu'à Akko (future Saint-Jean-d'Acre); son chef-lieu est d'abord Ludd (Lydda, Lod) puis, dès 717, ar-Ramlah (Ramla) et plus tard Jérusalem. Les autres villes les plus importantes sont Rafah, Gaza, Jaffa, Césarée, Naplouse et Jéricho. Ce district de "Palestine" était bordé au nord et à l'est par celui de "Jordanie" (al-Urdunn), qui avait pour capitale Tibériade et incluait Akko et Tyr. Les frontières entre ces deux districts ont plusieurs fois varié au cours de l'histoire. À partir du , cette division a commencé à tomber en désuétude, pour faire place finalement au Royaume latin de Jérusalem. Le nom de "Palestine" n'a plus de valeur officielle sous le gouvernement des Croisés, qui créent le Royaume latin de Jérusalem; Jérusalem redevient capitale d'un État. Voir l'article Royaume de Jérusalem. Après la défaite et le départ des Croisés, aux et , les jund (districts) arabo-musulmans sont réintroduits, mais leurs frontières sont sans cesse redéfinies. À la fin du , la "Syrie" est divisée en 9 "royaumes", dont les royaumes de Gaza (avec Ascalon et Hébron), Karak (avec Jaffa), Safed (avec Acre, Tyr et Sidon) et Damas (avec entre autres, au sud, Jérusalem). Au milieu du , le système des districts est réinstauré et "Filastin" redevient le nom officiel d'un territoire: un district ayant pour chef-lieu Jérusalem (avec les villes de Ramla, Ascalon, Hébron, Naplouse). Tibériade est le chef-lieu d'un autre district, celui de "Hauran".

Époque moderne

Le nom de "Palestine" perd sa valeur officielle sous l'Empire Ottoman. La population locale continue d'utiliser familièrement ou officieusement "Filastin" et le terme de "Palestine" reste en usage en Europe, comme terme géographique. Au , le gouvernement ottoman se met à utiliser le terme de "terre de Palestine" (Arz-i Filistin) dans sa correspondance officielle, pour désigner la zone située entre la Méditerranée et le Jourdain. Cet usage reflète celui de la population arabe, qui parfois, semble-t-il, utilise Filastin pour désigner le seul arrondissement (sandjak) de Jérusalem.

Époque contemporaine

Le terme de "Palestine" redevient d'usage sous le mandat britannique puis avec le plan de partage de l'ONU en 1947 (qui lui donne une valeur géographique). Le fait que l'État juif en Palestine s'appelle "Israël" (et ses habitants "Israéliens") pousse la population arabe de Palestine à prendre le nom de "Palestiniens" et à appeler "Palestine", l'État qu'elle revendique.

Géographie

Pour un article complet, voir Géographie de la Palestine

Terre de religions

La Palestine est le berceau de deux grandes religions monothéistes, le judaïsme et le christianisme, et une terre sainte pour la troisième, l'islam. Depuis des siècles, tous se croisent et se retrouvent sur le sol de la Palestine, terre hautement sacrée et chargée de symboles pour ces trois grandes religions. Des lieux de culte et de vénération sont éparpillés sur tout ce territoire historique : Jérusalem, Hébron, Bethléem, Jéricho, le Lac de Tibériade sont autant de noms de villes et de lieux qui font vibrer la fibre religieuse de centaines de millions de personnes dans le monde.

Voir aussi

Liens externes


- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Asie/Territoires_palestiniens/ Catégorie Territoires palestiniens] sur l'annuaire Dmoz Sources:
- [http://www.un.org/unrwa/publications/pdf/rr_countryandarea.pdf Les palestiniens réfugiés à travers le monde]
- [http://questionscritiques.free.fr/moyen_orient/conflit-israelo-palestinien.htm Histoire de la Palestine] : des origines cananéennes à la deuxième Intifada.[http://questionscritiques.free.fr/moyen_orient/Les_Origines_du_Conflit_Israelo-Palestinien.pdf version pdf - 64 pages]
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/je010_fr.html Le conflit israélo-palestinien et Jérusalem]
- [http://libertefemmepalestine.chez.tiscali.fr/ Situation des femmes en Palestine]
- [http://www.un.org/french/Depts/palestine/brochure/index.htm L'Organisation des Nations Unies et la question de Palestine], brochure publiée par le Département de l'information de l'ONU
- [http://www.cerium.ca/article912.html Israël et la Palestine: En route vers la paix ?] Vidéo en ligne d'un débat entre quatre universitaires montréalais, notamment sur l'évolution convergente des opinions publiques israélienne et palestinienne.
-
ms:Palestin ja:パレスチナ zh-cn:巴勒斯坦

Mésopotamie

] La Mésopotamie (du grec Μεσοποταμία / Mesopotamia, de μεσο / meso « milieu » et ποταμός / potamos, « fleuve »), est une région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l'Irak actuel. Elle comprend au nord une région de plateaux, qui est une zone de cultures pluviales, et au sud, une région de plaines où l'on pratique une agriculture qui repose exclusivement sur l'irrigation. Le sens du mot Mésopotamie a évolué au fil du temps. Au sens classique des Grecs et des Romains, la Mésopotamie désigne la partie du nord. Chez Arrien, qui écrit une Anabase d'Alexandre le Grand, on trouve pour la première fois le terme de Mésopotamie. Le terme vient d'une expression qui existe dans les langues locales, expression que l'on trouve en akkadien sous la forme de Birit Narim, en araméen sous la forme de Beyn Narim, expression qui désigne dans tous les cas la partie du haut Euphrate.

Géographie

La notion essentielle est celle de Croissant fertile. Il s'agit de la zone où l'irrigation n'est pas nécessaire pour l'agriculture. Ce croissant est délimité par l'isohyète 250 mm. Concrètement, cette zone se trouve entre le Zagros, le Taurus et les côtes méditerranéennes et du golfe persique. C'est dans cette zone qu'a lieu la révolution néolithique. On y inclut la région qui se situe au sud, entre les fleuves du Tigre et de l'Euphrate (en Irak actuel). Mais dans cette région, il est nécessaire de recourir à l'irrigation car les précipitations n'y sont pas assez importantes. Le terme dAssyrie est très couramment employé pour désigner le nord de la Mésopotamie. Parallèlement, le terme de Babylonie désigne le sud de la Mésopotamie, c'est-à-dire la plaine mésopotamienne. En effet, à partir de la moitié du , la région connaît deux entités politiques, dont l'une a pour capitale Assur — c'est l'Assyrie — et l'autre qui a pour capitale Babylone — c'est la Babylonie. Le nord de la Mésopotamie est un vaste plateau désertique, tandis que le sud est une immense plaine alluviale très fertile où, de plus, la présence de nombreux bras de fleuve et de marécages permettaient l'irrigation. Cette situation idéale en fit un des grands foyers de civilisation. Voir l'article détaillé : géographie de la Mésopotamie

Préhistoire

La présence de l'homme y est attestée depuis la préhistoire, à partir du Paléolithique moyen. Au Néolithique, vers 7000, sur le site de Jarmo, la poterie fait pour la première fois son apparition, des traces manifestes du début de la domestication progressive des animaux et des plantes apparaissent également, et l'utilisation de briques crues témoigne pour la première fois de l'existence d'une vie en village.

Protohistoire

À partir du chalcolithique, vers 6000, on note, outre à l'usage du cuivre, l'usage de l'irrigation en agriculture, l'apparition des sceaux-cachets, des peintures murales, de la céramique peinte, incisée ou décorée, des premiers sanctuaires ainsi qu'une utilisation généralisée de la brique. Entre 6000 et 5000, on distingue la succession de trois cultures de types différents.

Période de Hassuna (5800-5500)

Cette période porte le nom d'un tell (colline formée de ruines) près de Mossoul. On retrouve, dans les crânes étudiés, la même race méditerranéenne présente depuis le paléolithique supérieur dans tout le moyen-orient. La céramique retrouvée se compose de statuettes d’argile et de sceaux-cachets, les plus anciens découverts jusqu’à présent. Outils et armes d’obsidienne, quelques ornements de cuivre et de plomb forment l’ensemble qui caractérise cette période.

Période de Samarra (5600-5000)

Samarra est un site archéologique sis sur les lieux mêmes de l’actuelle ville du même nom. La céramique de la période précédente se mêle ici à une autre de bien meilleure facture. Beige clair, celle-ci est beaucoup plus variée, plus harmonieuse aussi. On y a retrouvé de ces statuettes, au crâne allongé et aux yeux dits « en grain de café » surajoutés, ressemblant à celles de la période d’Obeid tandis que les yeux d’autres statuettes sont incrustés et grands ouverts, surmontés des caractéristiques sourcils noirs et épais, de bitume, rappelant la production sumérienne, plus récente.

Période de Halaf (5500-4500)

Halaf est un site situé à la frontière turco-syrienne. Différente des deux autres cultures précédentes, celle-ci possède des traits particuliers qui l’apparentent à l’Anatolie. La présence de la double hache et du bucrane, la tête de taureau stylisée, ne laisse guère de doutes à ce propos. Cette culture ne possède pas d’antécédents en Mésopotamie durant la préhistoire, contrairement aux deux autres. Au moment de son expansion maximale, la culture de Halaf s’étendait sur toute la future Assyrie. La zone périphérique dans laquelle on retrouve sa poterie, où elle était sans doute exportée ou copiée, allait de l’Anatolie centrale à la Méditerranée, de la Syrie du nord à l’ouest de l’Iran. La poterie de Halaf est de loin la plus belle qu’on ait retrouvée parmi ces trois cultures.

Période d'Obeid

Enfin, vers 4500 se fait jour la culture d'Obeid (ou Ubaid). La période d'Eridu (ou Erida) est dite période d'Obeid 1, après la période d'Obeid 2 localisée dans une autre site archéolgique situé dans la même aire géographique vient la période d'Obeid 3 au nord, et à Ur un peu plus au sud, prélude à ce qui deviendra plus tard la civilisation de Sumer. La période d'Uruk est le dernier de ces stades de développement durant la protohistoire, avant que n'apparaissent la civilisation de Sumer et le début des temps historiques avec l'apparition de l'écriture.

Histoire

Au , de nouveaux venus, les Sumériens et les Sémites établissent une civilisation florissante qui débouchera sur l'empire d'Akkad et l'émergence de Babylone. Vers 3500 apparaît l'écriture pictographique qui évoluera pour donner l'écriture cunéiforme. C'est à la même époque que les Sumériens inventent la roue. À partir de 2700, les Sémites s'installent dans la ville de Sumer où ils s'imposent progressivement. Aux environs de 2300, Sargon d'Akkad (23402284) prend le pouvoir et est sacré roi. Il fonde la ville d'Akkad et étend le royaume jusqu'à la Méditerranée d'un côté et le golfe Persique de l'autre. Pendant son règne, il transformera le royaume en un empire, se prétendant l'égal des dieux. Son empire s'effondre vers 2200 av. J.-C. C'est avec l'accession d'Hammourabi(17921750) au trône que Babylone connaîtra sa première heure de gloire comme capitale de la Mésopotamie. Il fait construire des temples, creuser des canaux, favorise le développement de l'industrie et du commerce. Souhaitant le bonheur de son peuple ainsi que la paix, il écrit le code d'Hammourabi qui servira de base législative pour de longues années. En -1594, le royaume est conquis par les Hittites qui seront suivis par les Kassites.
Voir l'article détaillé : histoire de la Mésopotamie

Voir aussi

Articles connexes


- Sumérien
- Assyrie
- Cunéiforme
- Lammasu
- Gilgamesh

Bibliographie


- Collectif,
De la Mésopotamie à la Perse, Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3) ;
- Collectif,
Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient ancien, Brepols, 1996 (ISBN 2503500463) ;
- Jean Bottéro :
  -
Mésopotamie. L'écriture, la raison et les dieux, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 1997 (ISBN 2070403084) ;
  -
L'Épopée de Gilgameš, le grand homme qui ne voulait pas mourir, Gallimard, coll. « L'aube des peuples », 1992 (ISBN 2070725839) ;
- Jean-Jacques Glassner,
La Mésopotamie, Belles Lettres, coll. « Guide des civilisations », 2002 (ISBN 2-251-41017-1) ;
- Jean-Claude Margueron,
Les Mésopotamiens, Picard, 2003 (ISBN 2708406930) ;
- Georges Roux,
La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition) (ISBN 2-02-023636-2).

Liens externes


- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://www.louisg.net/C_mesopotamiens.htm Le calendrier mésopotamien]
-
Catégorie:Province romaine ja:メソポタミア ko:메소포타미아 th:เมโสโปเตเมีย


Afrique du Nord

L'Afrique du Nord est la région du continent africain située au Nord du désert du Sahara.

Histoire

Géographie

Pays et territoires actuels d'Afrique du Nord, d'Ouest en Est :
- les Canaries ;
- la Mauritanie ;
- le Sahara occidental ;
- le Maroc ;
- Ceuta ;
- Melilla ;
- l'Algérie ;
- la Tunisie ;
- la Libye ;
- l'Égypte ;
- le Soudan.

Termes voisins


- Durant l'Antiquité, « Africa » désignait la région de Carthage, qui correspond à l'actuelle Tunisie. LAfrica a constitué une province de l'empire romain. Après la conquête musulmane, le nom s'est perpétué sous la forme arabisée d'Ifriqiya.
- L'Afrique du Nord est aussi appelée Tamazgha en berbère, ce qui signifie « Pays des hommes libres » dans cette langue.
- Le Maghreb (de l'arabe Couchant), qui couvre dans sa conception la plus large la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye.
- L'Afrique blanche désignait autrefois les territoires africains peuplés de population à peau claire : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Égypte. Toutefois le terme est très peu employé de nos jours.

Voir aussi


- [http://www.geocities.com/macosmet/ AmazighLand]

Liens externes


- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Afrique_du_Nord Afrique du nord sur Wikitravel]
- [http://www.geocities.com/macosmet/index_amaz.htm Afrique du Nord sur Macosmet]
-
ja:北アフリカ ko:북아프리카


Maroc

|- valign="top" | Langues parlées | Arabe dialectal 50%
berbère 50%
français, espagnol |- valign="top" | Gouvernement | Monarchie constitutionnelle |- valign="top" | Roi | Mohammed VI |- valign="top" | Premier ministre | Driss Jettou |- valign="top" | Religions | Islam 98,5%
Catholicisme1%
Judaïsme 0,2% |- valign="top" | Point culminant | Jebel Toubkal 4165 m |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{

Kayi

Catégorie:Peuple turc La tribu Kayı est l'une des 22 ou 24 tribus de la confédération turque des Oghouzes. C'est d'elle qu'est issue la dynastie ottomane.

Osman Ier

Osman Ier (turc: Sultan Osman Gazi) (Osman déformation de l'arabe : عُثمَان `uθmān, `Uthman) (turc: gazi, triomphateur; combattant de la foi) est né en 1258 à Sogut (turc: Söğüt). Il est le fils de Ertugrul et lui succéda en 1281. C'est lui qui donne son nom à la dynastie Ottomane (turc: Osmanlı). Il est mort en 1326 d'une crise de goutte à Bursa. Il eut deux épouses, une fille et sept fils : Pazarli, Coban, Hamit, Orhan, Alaeddin, Ali, Melik, Savci. Il lui arrivait de donner ses vêtements à un pauvre après les avoir portés une seule journée.

Histoire

Dans un village voisin de Sogut, il y avait un cadi musulman appelé Edebali qui avait une fille, Malkhatun, qu'Osman avait demandée en mariage. Mais le Cheik Edebali, refusa pendant deux ans de lui donner sa fille. Osman eut un rêve et demanda au cheik de le lui expliquer. Edebali interpréta ce rêve comme un message divin lui enjoignant de donner sa fille en mariage à Osman, et que la foi musulmane en sortirait triomphante. Alaeddin fut le fruit de ce mariage. Entre 1290 et 1300 Osman commença à attaquer ses voisins et à prendre leurs forteresses. À ce moment là il porte le titre de Bey et n'est qu'un vasal du sultanat seldjoukide. Il agrandit ainsi son domaine jusqu'à être voisin des Byzantins. De quatre cents soldats en début de règne il arriva à quatre mille et on commença à entendre parler des Ottomans. Osman engagea le combat contre l'Empire byzantin, menant une véritable « guerre sainte » comme le laisse entendre le surnom familial de « Gazi ». Après avoir conquis le château de Bilecik, le sultan seldjoukide d'Anatolie (ou sultan de Roum) lui remet un étendard, un tambour et un caparaçon comme insignes de son pouvoir. Osman se proclame sultan en 1299. On lui donna le nom de « Kara Osman Bey » (turc: kara, noir) à cause de son courage. Les prières du vendredi ne se font plus qu'en son nom et il fait battre monnaie. Il nomme grand vizir son fils Alaeddin et lève un impôt d'un akçe. Il créa pour ce faire une nouvelle unité monétaire imitée d'une pièce en argent en usage dans chez les Empereur byzantins de Trébizonde. Cet impôt personnel est une innovation, donc non conforme à l'orthodoxie musulmane. À sa mort en 1326 Osman ne laissa presque rien, ayant vécu pauvrement, son fils Ohran lui succéda. À chaque fois qu'un nouveau sultan accéda au trône, le peuple criait « Puisse-t-il être aussi grand que Osman ! »

Son testament

Ce testament, adressé à son fils Orhan donne le programme politique du futur état ottoman. :Fils! Prend soin des affaires religieuses avant tout autre devoir. Les préceptes de la religion construisent un état fort. :N'attribue pas les affaire religieuses à un homme négligent, incroyant ou pécheur ou à des personnes inattentives, indifférentes ou inexpérimentées. Et ne laisse pas l'administration à de telles personnes. Celui qui ne craint pas Dieu ne craint pas les créatures. :Celui qui commet un grand péché et continue à le commettre ne peut pas être loyal. Celui qui veut avoir un serviteur loyal est lui-même fidèle il observe les commandements du prophète et ne sort pas de la charia. Evite la cruauté et les superstitions. :Démet les personnes qui encouragent la cruauté et les superstitions dans notre état. La raison principale est que ces personnes provoqueraient ton déclin. Agrandit toujours l'état par le djihad, car si l'on reste trop longtemps sans partir en campagne, la bravoure des soldats ainsi que le savoir, les renseignements et les dispositions prises par les commandants subissent un affaiblissement et une altération. Des personnes qui connaissent bien la guerre meurent tandis que d'autres sans expérience les remplacent. Il s'ensuit beaucoup d'erreurs qui mettent à mal l'état. :Préserve le Beytul Mal (de l'arabe: بَيْت المال bayt al-māl, maison de la monnaie; trésor public). Essaie d'augmenter les réserves de l'état. :Contente-toi de ce que tu as et ne gaspille pas ne détruis pas inutilement sinon par besoins ou nécessité. :Ne soit pas fier de tes soldats et de tes biens, car ils sont le moyen de servir le peuple dans son ensemble et d’étendre la justice et la vertu dans le monde sur le chemin de Dieu. Protège le serviteur de l'état qui travaille pour la grâce de Dieu. Après sa mort, prend soin de sa famille et subviens à leurs besoins. N'augmente pas tes biens publics par la violence. :Tends une main secourable aux indigents et préserve leurs proches du malheur. Protège les meilleurs officiers, étudiants, hommes de vertu, artistes, écrivains qui sont la force du pouvoir de l'état. Traite les avec amabilité et honore ces hommes. Si tu as entendu parler d’un homme vertueux, entre en étroite relation avec lui, donne-lui des biens et gratifie-le. Dans ton état, le nombre d'hommes instruits, vertueux et savants augmentera. :Mets de l'ordre dans les affaires religieuses et de l'état. Prends modèle sur moi, j'ai commencé comme un faible commandant et j'ai réussi avec l'aide de Dieu bien que je ne le méritasse pas. Tu suivras mon chemin et protègera la religion de Mohammed et les croyants, tes successeurs feront de même. Respecte la justice de Dieu et de ses serviteurs. N'hésite pas à conseiller tes successeurs à poursuivre cette route. Sollicite l'aide de Dieu dans tes estimations de justice et d'équité, pour supprimer la cruauté, essaie tous les moyens. Protège ton peuple des attaques des ennemis et de la cruauté. Ne te comporte avec personne d'une manière incorrecte ou inéquitable. Contente le peuple et protège tout ce qu'il aime.

Lien externe


- [http://www.osmanli700.gen.tr/english/sultans.html Ottoman Web Site] (en anglais) Catégorie:Empereur ottoman ja:オスマン1世

Seldjoukides

Les Seldjoukides sont les membres d'une tribu d'origine turque qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient avant de régner sur les actuels Iran et Irak ainsi que sur l'Asie Mineure entre le milieu du et la fin du .

Origines

Famille issue de la tribu turque oghouze des Kinik vivant à l'origine au nord de la mer d'Aral, les Seldjoukides régnèrent sur le royaume des Oghouzes (turc Oğuz) à partir de 990. Ils portaient le titre de « Yabgu » et leur territoire mesurait environ un million de km. Cette famille qui, auparavant, avait possédé le Beylik de la tribu Kınık, fournissait le chef héréditaire de cet Etat, chef qui portait le titre de « subaşı». Le subaşı Dukak Bey, tué, vers 903, avait été remplacé par Selçuk (Seldjouk) Bey, chef éponyme de la dynastie. Les Seldjoukides se convertirent au sunnisme au , au moment où ils migrèrent vers le sud sous la conduite d'un chef nommé Seldjouk, et devinrent une forte puissance militaire. Ils s'emparèrent tout d'abord du Khorassan, une province de l'est de l'Iran auparavant gouvernée par les Ghaznévides, et poursuivirent leur conquêtes à partir de cette base. En 1038, le petit fils de Seldjouk, Tuğrul Bey, se proclama sultan de Nichapour, puis s'empara de Baghdad (1055), libérant le calife abbasside de la pression chiite de la dynastie des Bouyides. Celui-ci confirma son titre de sultan. Le neveu de Tuğrul Bey, Alp Arslan (1063-1072) lui succéda, fondant et administrant le Grand Empire Seldjoukide à partir de sa capitale, Rayy (actuelle Téhéran). C'est sous son règne et celui de son fils Malik Shah I (1072-1092) que l'empire des Seldjoukides en Iran atteignit son apogée, grâce en partie à leur ministre persan, Nizam al-Mulk. En 1071, Alp Arslan vainquit l'Empereur Byzantin Romain IV Diogène à la Bataille de Manzikert (Malazgirt) au nord de Van. Ce faisant, il donnait naissance à une autre branche de la dynastie : celle des Seldjoukides de Roum, ou d'Anatolie. Cependant, dès la fin du règne de Malik Shah, en Iran, la guerre civile reprit le dessus. Le Khorassan échappa à la tutelle turque à la mort de Sanjar (1118-1157) dans une révolte des Oghouzes, tandis que les Atabegs (gouverneurs locaux) dirigeaient dans les faits l'Iran, l'Irak, la Syrie et la Jezirah, et que plusieurs lignées éphémères se créaient en Syrie et à Kerman. Le dernier sultan Seldjoukide d'Iran, Tuğrul ibn Arslan (1176-1194), mourut dans la guerre qu'il avait imprudemment déclenchée face aux Shahs du Khwarezm. La lignée des Seldjoukides de Roum, quant à elle, perdura jusqu'en 1307, résistant tant bien que mal aux croisades et aux dissenssions internes. Cependant, à partir de 1276 et de l'arrivée de l'Il-khanide Abaqa, les Seldjoukides perdirent quasiment tout pouvoir, bien que la monnaie ait été frappée en leur nom jusqu'en 1302.

Civilisation

Dès le début de leur règne, les seldjoukides se sont iranisés et ont adopté le persan comme langue officielle de leur empire.

Sultans Seldjoukides

Première branche : Les Grands Seldjoukides, ou Seldjoukides d'Iran


- Tuğrul Ier Bey (1040-1063), premier sultan de la dynastie
- Alp Arslan (1063-1072)
- Süleyman Shah (1072-1072)
- Malik Shah Ier (1072-1092)
- Mahmoud Ier (1092-1093)
- Berk-Yaruq (1093-1105)
- Malik Shah II (1105-1105)
- Muhammed Ier (1105-1118)
- Mahmoud II (1118-1131)
- Dawud (1131-1132)
- Tuğrul II (1132-1133)
- Mas'ud (1133-1152)
- Malik Shah III (1152-1153)
- Muhammed II (1153-1160)
- Suleiman Shah (1160-1161)
- Arslan (1161-1176)
- Tuğrul III (1176-1194)

Deuxième branche : Les Seldjoukides de Rum ou d'Anatolie


- Süleyman Ier Shah (1074-1086)
- Qilij Arslan Ier (1092-1107)
- Malik Shah Ier (Seldjoukides de Rum) (1107-1116)
- Mas'ud Ier (1116-1155)
- Qılıj Arslan II (1155-1190)
- Malik Shah II (1190-1192)
- Kay Khüsraw Ier (1192-1197)
- Süleyman II Shah (1197-1204)
- Qılıj Arslan III (1204-1205)
- Kay Khusraw Ier (1205-1211)
- Kay Kawus Ier (1211-1220)
- Kay Qubadh Ier (1220-1237)
- Kay Khusraw II (1237-1246)
- Kay Kawus II (1246-1256)
- Qılıj Arslan IV et Kay Kawus II (1256-1261)
- Qilij Arslan IV seul sultan (1261-1265)
- Kay Khusraw III (1265-1284)
- Mas'ud II (1284-1297)
- Kay Qubadh II (1297-1301)
- Mas'ud II (1301-1305)
- Kay Qubadh II (1305-1307)
- Mas'ud III (1307-1307)

Voir aussi

C.E. Bosworth, Les dynasties musulmanes, trad. Y. Thoraval, Actes Sud, coll. Sinbad, 1996 ja:セルジューク朝 catégorie:Seldjoukides Catégorie:Islam et croisades Catégorie:Histoire de l'Iran Catégorie:Histoire de la Turquie

Osman Ier

Osman Ier (turc: Sultan Osman Gazi) (Osman déformation de l'arabe : عُثمَان `uθmān, `Uthman) (turc: gazi, triomphateur; combattant de la foi) est né en 1258 à Sogut (turc: Söğüt). Il est le fils de Ertugrul et lui succéda en 1281. C'est lui qui donne son nom à la dynastie Ottomane (turc: Osmanlı). Il est mort en 1326 d'une crise de goutte à Bursa. Il eut deux épouses, une fille et sept fils : Pazarli, Coban, Hamit, Orhan, Alaeddin, Ali, Melik, Savci. Il lui arrivait de donner ses vêtements à un pauvre après les avoir portés une seule journée.

Histoire

Dans un village voisin de Sogut, il y avait un cadi musulman appelé Edebali qui avait une fille, Malkhatun, qu'Osman avait demandée en mariage. Mais le Cheik Edebali, refusa pendant deux ans de lui donner sa fille. Osman eut un rêve et demanda au cheik de le lui expliquer. Edebali interpréta ce rêve comme un message divin lui enjoignant de donner sa fille en mariage à Osman, et que la foi musulmane en sortirait triomphante. Alaeddin fut le fruit de ce mariage. Entre 1290 et 1300 Osman commença à attaquer ses voisins et à prendre leurs forteresses. À ce moment là il porte le titre de Bey et n'est qu'un vasal du sultanat seldjoukide. Il agrandit ainsi son domaine jusqu'à être voisin des Byzantins. De quatre cents soldats en début de règne il arriva à quatre mille et on commença à entendre parler des Ottomans. Osman engagea le combat contre l'Empire byzantin, menant une véritable « guerre sainte » comme le laisse entendre le surnom familial de « Gazi ». Après avoir conquis le château de Bilecik, le sultan seldjoukide d'Anatolie (ou sultan de Roum) lui remet un étendard, un tambour et un caparaçon comme insignes de son pouvoir. Osman se proclame sultan en 1299. On lui donna le nom de « Kara Osman Bey » (turc: kara, noir) à cause de son courage. Les prières du vendredi ne se font plus qu'en son nom et il fait battre monnaie. Il nomme grand vizir son fils Alaeddin et lève un impôt d'un akçe. Il créa pour ce faire une nouvelle unité monétaire imitée d'une pièce en argent en usage dans chez les Empereur byzantins de Trébizonde. Cet impôt personnel est une innovation, donc non conforme à l'orthodoxie musulmane. À sa mort en 1326 Osman ne laissa presque rien, ayant vécu pauvrement, son fils Ohran lui succéda. À chaque fois qu'un nouveau sultan accéda au trône, le peuple criait « Puisse-t-il être aussi grand que Osman ! »

Son testament

Ce testament, adressé à son fils Orhan donne le programme politique du futur état ottoman. :Fils! Prend soin des affaires religieuses avant tout autre devoir. Les préceptes de la religion construisent un état fort. :N'attribue pas les affaire religieuses à un homme négligent, incroyant ou pécheur ou à des personnes inattentives, indifférentes ou inexpérimentées. Et ne laisse pas l'administration à de telles personnes. Celui qui ne craint pas Dieu ne craint pas les créatures. :Celui qui commet un grand péché et continue à le commettre ne peut pas être loyal. Celui qui veut avoir un serviteur loyal est lui-même fidèle il observe les commandements du prophète et ne sort pas de la charia. Evite la cruauté et les superstitions. :Démet les personnes qui encouragent la cruauté et les superstitions dans notre état. La raison principale est que ces personnes provoqueraient ton déclin. Agrandit toujours l'état par le djihad, car si l'on reste trop longtemps sans partir en campagne, la bravoure des soldats ainsi que le savoir, les renseignements et les dispositions prises par les commandants subissent un affaiblissement et une altération. Des personnes qui connaissent bien la guerre meurent tandis que d'autres sans expérience les remplacent. Il s'ensuit beaucoup d'erreurs qui mettent à mal l'état. :Préserve le Beytul Mal (de l'arabe: بَيْت المال bayt al-māl, maison de la monnaie; trésor public). Essaie d'augmenter les réserves de l'état. :Contente-toi de ce que tu as et ne gaspille pas ne détruis pas inutilement sinon par besoins ou nécessité. :Ne soit pas fier de tes soldats et de tes biens, car ils sont le moyen de servir le peuple dans son ensemble et d’étendre la justice et la vertu dans le monde sur le chemin de Dieu. Protège le serviteur de l'état qui travaille pour la grâce de Dieu. Après sa mort, prend soin de sa famille et subviens à leurs besoins. N'augmente pas tes biens publics par la violence. :Tends une main secourable aux indigents et préserve leurs proches du malheur. Protège les meilleurs officiers, étudiants, hommes de vertu, artistes, écrivains qui sont la force du pouvoir de l'état. Traite les avec amabilité et honore ces hommes. Si tu as entendu parler d’un homme vertueux, entre en étroite relation avec lui, donne-lui des biens et gratifie-le. Dans ton état, le nombre d'hommes instruits, vertueux et savants augmentera. :Mets de l'ordre dans les affaires religieuses et de l'état. Prends modèle sur moi, j'ai commencé comme un faible commandant et j'ai réussi avec l'aide de Dieu bien que je ne le méritasse pas. Tu suivras mon chemin et protègera la religion de Mohammed et les croyants, tes successeurs feront de même. Respecte la justice de Dieu et de ses serviteurs. N'hésite pas à conseiller tes successeurs à poursuivre cette route. Sollicite l'aide de Dieu dans tes estimations de justice et d'équité, pour supprimer la cruauté, essaie tous les moyens. Protège ton peuple des attaques des ennemis et de la cruauté. Ne te comporte avec personne d'une manière incorrecte ou inéquitable. Contente le peuple et protège tout ce qu'il aime.

Lien externe


- [http://www.osmanli700.gen.tr/english/sultans.html Ottoman Web Site] (en anglais) Catégorie:Empereur ottoman ja:オスマン1世

Empire ottoman

L'Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc), l'un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 633 ans). Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faite de sa puissance sur toute l'Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l'Afrique du Nord, à l'exception du Maroc.

Histoire

Maroc L'Empire ottoman a été fondé par une famille issue des Kayı, l'une des 22 ou 24 tribus turques oghouzes qui avaient conquis l'Anatolie au . Sous le règne d'Osman Ier (qui donnera Othman, puis Ottoman en français, ainsi que le nom turc Osmanlı donné à sa dynastie), pendant que l'Empire seldjoukide se décompose, cette tribu va commencer son extension. En 1299, Osman Ier conquit la ville byzantine de Bilecik et cette date marque généralement le début de l'Empire ottoman. Jusqu'à sa mort en 1324, Osman Ier conquit plusieures autres villes et places fortes byzantines, ainsi que certaines des peuplades turques voisines. Ses successeurs continuèrent sa politique d'expansion. L'Empire ottoman conquit Gallipoli, son premier territoire européen, en 1347, puis s'étend à travers les Balkans. En 1389, il remporte une victoire décisive à la bataille de Kosovo Polje en Serbie (ou bataille du Champ des merles), mettant fin à l'existence des royaumes serbes et albanais. En 1453, commandé par le sultan Mehmet II, il s'empare de Constantinople et met fin à l'Empire byzantin. L'Empire établit ensuite progressivement sa suzeraineté sur toute la partie musulmane du monde méditerranéen, Maroc excepté. Les sultans ottomans voient leur titulature s'enrichir au du vieux titre turc de khan, puis de celui de Calife au , c'est-à-dire successeur de Mahomet et chef de la communauté musulmane (Umma). Le contrôle qu'ils exercent sur leurs terres est variable; les provinces lointaines de Tunis et d'Alger par exemple ne reconnaissent que formellement son pouvoir. D'autres, comme les principautés roumaines de Valachie, Moldavie et pour un temps la Transylvanie, sont autonomes depuis le - , payant juste un tribut. L'Empire compte aussi d'importantes populations chrétiennes dans les Balkans. Il y recrute d'ailleurs par la force son principal corps militaire, celui des janissaires (altération du turc yeniçeri « nouveau soldat »), institué au par le sultan Orhan. L'Empire connaît son apogée au , sous le règne de Soliman le Magnifique dont les armées parviennent jusqu'à Vienne en 1529 et 1532, mais dont elles font le siège en vain, marquant d'ailleurs une limite dans l'avancée de l'Empire en Europe. L'Empire crée une flotte militaire, tente de s'imposer en Méditerranée au détriment des cités italiennes et y parvient un moment. La défaite navale de Lépante en 1571, devant les flottes espagnole et vénitienne, met fin à sa suprématie. Réorganisée par Sokullu Mehmed pacha, la flotte ottomane restera certes ensuite une puissance importante, et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoindront progressivement l'Empire, mais le commerce en Méditerranée demeurera aux mains des européens. L'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François I. L'Empire décline lentement à partir du , ne parvenant pas à suivre la croissance rapide des pays européens. En 1683, l'échec de l'ultime siège de Vienne (après avoir perçu une importante rançon des assiégés) est souvent pris comme origine de ce changement. En 1782, la Russie de Catherine II s'empare de la Crimée sans que la Sublime Porte (ainsi qu'on désigne parfois l'Empire d'après le nom de la porte d'honneur monumentale du Grand Vizirat à Istanbul, siège du gouvernement du Sultan) ne réagisse, ne pensant pas être de force à s'y opposer. En 1798, les Français prennent pied en Égypte et y restent trois ans tout en se réclamant d'une « amitié » avec la Sublime Porte. Cette attitude en demi-teinte fit l'admiration de Mehmet Ali qu'elle inspirera plus tard dans une action similaire (et qui mentionnera toujours son admiration pour Bonaparte). Au , l'Empire - surnommé "homme malade de l'Europe" - se désagrège. En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Le gouverneur de l'Égypte, Mehmet Ali, se comporte comme un souverain indépendant et obtient que son fils lui succède, ce qui constitue un précédent. La France s'empare de l'Algérie. L'Empire ne fait face à l'expansion de la Russie que parce que l'Angleterre et la France le protègent, notamment au cours de la guerre de Crimée. Au tournant du siècle, l'Empire finit de perdre les Balkans, sauf un petit territoire en Thrace orientale où se situe sa capitale. La défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes Turcs au pouvoir. La Première Guerre mondiale achève son démembrement (non sans qu'ait été commis le génocide arménien); les territoires arabes qu'il contrôle (