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Perse

Perse

La Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner la province du Fars, berceau historique de l'Iran actuel, appelée Pārsa- en vieux-perse et Pārs en moyen-perse. Au , sassanide]], apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ». Au , après la chute des Sassanides, le pays reprend le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays l'Iran. Durant l'Antiquité, le puissant Empire perse des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'Islam. Les Iraniens continuent à parler persan, et se différencient des musulmans orthodoxes (sunnites), car ils sont chiites duodécimains (divergence provenant d'un problème de succession à la mort de Mahomet).

Chronologie


- : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
- vers -750 : Deioces fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane.
- -612 : les Mèdes s'emparent de Ninive, provoquant la chute de l'Empire assyrien.
- -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
- -550 : Cyrus II détruit l'Empire mède et fonde l'Empire perse, qui s'étendra à tout le Moyen-Orient, de la mer Égée à l'Inde, de l'Égypte à l'Afghanistan. Naissance de Darius I, roi de Perse. † 486 av. J.-C.
- -522 : Après la mort de Cambyse, le mage Gaumata usurpe le pouvoir en se faisant passer pour le défunt ; il est assassiné par des généraux menés par Darius. Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. (fin en 486 av. J.-C.) Darius Ier, États-Unis (Empire achéménide)]]
- -518 : Une voie royale de 2 683 km est construite à travers l'Empire perse.
- -490 : les Perses du roi Darius sont battus par une coalition de Grecs à Marathon ; c'est l'épisode le plus marquant de la première guerre médique.
- -486 : Décès de Darius I, roi de Perse. Début du règne de Xerxès, roi de Perse. (fin en 465 av. J.-C.)
- -482 : Pour mater une révolte babylonienne contre la domination perse, Xerxès fait détruire les temples de la ville.
- -480 : Au cours de la deuxième guerre médique les Grecs défont la marine perse à Salamine (Salamis). Plus de 1000 trières participent à la bataille.
- -479 : Athènes refuse l'offre avantageuse de passer du côté perse.
- -472 : Dans sa pièce Les Perses, Eschyle présente au public athénien la bataille de Salamine vue du côté perse.
- -465 : Xerxès I est assassiné. Son fils Artaxerxès I lui succède comme roi de Perse.
- -459 : Après avoir aidé les rebelles égyptiens contre le pouvoir perse, les Grecs sont mis en fuite et trouvent refuge dans une île du delta du Nil.
- -404 : L'Égypte devient indépendante de la Perse.
- -401 : Le roi perse Artaxerxès II défait et tue son frère Cyrus le Jeune à Cunaxa.
- -396 : Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
- -386 : Sparte et la Grèce signent un traité, la paix d'Antalcidas ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Antaxerxès sur l'Asie et Chypre et les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos.
- -370 : Les satrapes de l'Empire perse entrent en révolte contre le pouvoir central, à la suite de l'indépendance de l'Égypte en -404.
- -338 : Décès d'Antaxerxès, roi de Perse assassiné par son eunuque favori.
- -333 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III Codoman à la bataille d'Issos.
- -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- -312 : Début du règne de Séleucos I, fondateur de la dynastie séleucide de Perse. (fin en 280 av. J.-C.)
- -115 : Les Parthes, dont les ancêtres viennent de tribus à l'Est de la mer Caspienne, s'établissent comme maîtres de la Bactriane (le Nord de l'Afghanistan), de la Perse et de la Mésopotamie. Mésopotamie
- 211 : Ardachîr devient le roi d'une partie de la Perse.
- 224 : La Perse est unifiée par Ardachir.
- 226 : Ardachîr renverse Artaban V, dernier roi des Parthes et fonde une nouvelle dynastie perse, les Sassanides.
- 227 : La Perse annexe tout l'Empire parthe.
- 241 : Début du règne de Shapur I, roi de Perse. (fin en 272)
- 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
- 259 : Le roi perse Shapur I capture l'empereur Valérien.
- 297 : Narses, le roi sassanide de Perse évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
- 298 : Le roi perse Narses est force de signer un traité avec Rome.
- 310 : Début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 272)
- 332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
- 337 : Début de la guerre perse contre Rome. (fin en 350)
- 348 : Des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
- 350 : Les Huns envahissent la Perse et l'Inde.
- 359 : Sapor II, le roi sassanide de Perse, envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
- 363 : L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- 390 : Théodose I et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
- 399 : Yezdgerd monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonne relation avec les Romains.
- 422 : Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran de Perse signent un traité de paix.
- 430 : Les Huns Hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 506 : Après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
- 516 : Le perse Mazdak définit le communisme comme la religion mise en pratique.
- 529 : La dernière école de philosophie en Europe, à Athènes ferme et les derniers maîtres de philosophie émigrent en Perse.
- 531 : Le mouvement collectiviste de Mazdak est écrasé en Perse. Début du règne de Khosro Ier, roi de Perse. (fin en 579)
- 532 : Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
- 561 : L'empereur byzantin Justinien signe un nouveau traité avec Khosro I, le roi des Perses rétablissant la frontière entre la Perse et l'empire d'Orient. L'empereur byzantin Justinien accepte de payer un tribut annuel a la Perse. La Perse garantit à Byzance 50 ans de paix.
- 589 : Le roi de Perse Khosro II est déposé par une révolte militaire et s'enfuit à Constantinople pour demander de l'aide.
- 590 : Début du règne de Khosro II, roi de Perse. (fin en 628)
- 591 : L'empereur byzantin Maurice rétablit sur son trône le roi de Perse Khosro II. En retour, il reçoit de conséquentes concessions territoriales. La paix est rétablie à nouveau entre les deux empires byzantin et perse.
- 600 : Les moulins à vent sont utilisé en Perse pour l'irrigation.
- 627 : Héraclius, allié aux Khazars, parvient devant Ninive et anéantit l'armée perse.
- 632 : Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse. (fin en 651)
- 632 : Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse fin en 634
- 639 : Les Arabes anéantissent l'armée perse à la bataille de Kadisiyya.
- 900 : Les moulins à vent arrivent de Perse dans l'Espagne musulmane.
- 975 : Le perse Muwaffat écrit un traité des remèdes.
- 1055 : Les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du califat abbasside s'emparent de Bagdad en 1055.
- 1094 : La secte des Assassins de religion chiite est fondée en Perse.
- 1251 : Début de la conquête de la Perse par Hulagu, petit-fils de Gengis Khan (fin en 1265).
- 1447 : Éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
- 1502 : Ismail I établit la dynastie Safavide en Perse. Le chiisme devient la religion de la Perse. chiisme
- 1571 : Naissance d'Abbas I le Grand, chah de Perse (†1629).
- 1585 : Début du règne d'Abbas I (fin en 1622).
- 1590 : Abbas I signe la paix avec les Turcs.
- 1598 : Abbas I de Perse défait les Ouzbeks à Herat. Il fait d'Ispahan sa capitale.
- 1623 : Abbas I prend Bagdad aux Turcs.
- 1629 : Décès d'Abbas I.
- 1709 : Les Afghans se soulèvent contre le pouvoir perse et forment un État afghan indépendant.
- 1722 : Début du contrôle afghan sur la Perse. (fin en 1730)
- 1730 : Les Afghans sont rejetés hors de Perse.
- 1736 : Début du règne de Nâdir Shâh, chah de Perse, fondateur de la dynastie afshar, qui étendit l'influence perse en Inde. (fin en 1747)
- 1737 : Début de l'occupation perse de l'Afghanistan. (fin en 1747)
- 1794 : Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
- 1811 : Guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
- 1826 : Début de la guerre russo-perse, la Russie s'empare des provinces arméniennes. fin en 1828
- 1901 : Une compagnie britannique reçoit une concession de forage pétrolier pour 60 ans en Perse.
- 1934 : La Perse reprend le nom d'Iran.

Bibliographie


- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 ;
- ;
- Philip Huyse, La Perse antique, Belles Lettres, coll. « Guide Belles Lettres des civilisations », Paris, 2005 (ISBN 2-251-41031-7). ja:ペルシアko:페르시아 제국
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Grec ancien


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Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.

Les dialectes

À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique. Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui. Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.

Écritures

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas). Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A. C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte… L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

Phonologie

Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet. Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes. En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

Morphologie

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien. Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés. On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés. La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien. Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur. Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué. Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme. En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

Influence du grec ancien sur les langues modernes

Mots savants et radicaux grecs

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

Mots courants

Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.

Le dédale synchrone du cosmos politique

Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque : :« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique [...] ».

Divers


- code ISO 639-2 : grc

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
  - dialectes grecs;
  - déclinaisons du grec ancien ;
  - conjugaisons du grec ancien 
  - phonologie du grec, accentuation du grec ;
  - alphabet grec, diacritiques de l'alphabet grec, lettres supplémentaires de l'alphabet grec et histoire de l'alphabet grec ;
  - grec moderne ;
- littérature grecque.

Liens externes


- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81 Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://www.lorem-ipsum.info/_greek Générateur de texte aléatoire grec] en plus de l'habituel lorem ipsum.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec-français/français-grec
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec ancien-français/français-grec ancien als:Griechische Sprache ja:ギリシア語 ko:그리스어 ms:Bahasa Greek simple:Greek language th:ภาษากรีก

Grèce antique

L'expression Grèce antique désigne l'ensemble des phénomènes politiques et culturels qui se sont exprimés dans un large bassin méditerranéen au cours des deux derniers millénaires avant notre ère. La zone géographique concernée est vaste, allant de la Méditerranée occidentale (Péninsule ibérique) jusqu'aux confins du Moyen-Orient avec l'épopée d'Alexandre le Grand et jusqu'à l'Égypte des Ptolémées. Si la civilisation grecque en tant que telle apparaît dans le courant des V et IV millénaires av. J.-C., dans une version archaïque, sa dernière expression se place au cœur de l'Égypte Ptolémaïque, dans le courant du , avant de tomber sous la domination romaine.
Certaines productions politiques et culturelles de la civilisation grecque ont eu un rôle majeur dans le développement de la civilisation occidentale.

Articles connexes


- Histoire de la Grèce antique
- Économie de la Grèce antique
- Chronologie de la Grèce antique
- Antiquité Catégorie:Grèce antique ja:古代ギリシア

Antiquité

Catégorie:Antiquité On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».

Chronologie

L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.

L'antiquité en Europe

-5000 En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle. La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge. En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine. La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

Civilisations antiques


- Antiquité européenne
  - Grèce antique
  - Étrusques
  - Rome antique
  - Celtes
  - Slaves
  - Baltes
  - Germains
- Antiquité africaine
  - Égypte antique
  - Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
  - Aztèques
  - Incas
  - Mayas
- Antiquité asiatique
  - Asie mineure
    - Hébreux
    - Hittites
    - Mèdes
    - Perses
    - Phéniciens
  - Mésopotamie
    - Sumer
    - Akkad
    - Assyrie
    - Babylone

Voir aussi

autre acception

Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.

liens internes


- Rites religieux
- PréhistoireProtohistoire
- HistoireMoyen Âge
  - Histoires nationales
  - Histoires thématiques
- Migrations germaniquesGrandes invasions

Fars

Le Fars ou Pars (farsi et arabe : فارس fārs, farsi: پارس pārs), est une province du sud ouest de l'Iran, dont la capitale est Chiraz dans le massif du Zagros. Les montagnes y culminent à 4550 m près d'Ispahan, mais la partie habitée du Fars est formée de plateaux dont l'altitude moyenne est de 1500 m. La région historique du Fars est plus vaste que la circonscription administrative actuelle et comprend en partie la province d'Ispahan. C'est dans cette région que l'on trouve presque tous les sites de l'histoire antique Perse. Entre Ispahan et Chiraz et en allant du nord vers le sud on rencontre Pasargades (grec : Πασαργαδών pasargadōn, farsi : پاسارگاد pāsārgād) emplacement du palais et du tombeau de Cyrus Ier. Plus au sud et toujours sur un plateau dont l'altitude est de 1500 m, Naqch-e Rostam (farsi: نقش رستم naqš-e rostam, le portrait de Rostam) est la nécropole des achéménides où l'on trouve quelques bas-reliefs d'époque sassanide. À quelques km vers Chiraz on trouve la cité de Persépolis (grec: Περσέπολης persepolis, farsi : تخت جمشيد taḫt jemšīd, trône de Jemchîd). Il y a là les palais de Darius Ier (Apadana), de Xerxès Ier, Xerxès II, Artaxerxès Ier et Artaxerxès II. Enfin au sud de Chiraz on peut voir sur un autre plateau bien arrosé et propice à l'agriculture intensive le site de Firuz Abbad qui fut la capitale des sassanides (224-637). Ce site garde les restes du palais du roi Ardéchir Ier.

Le nom des sites

Ardéchir Ier Ardéchir Ier Si le site de la nécropole achéménide porte le nom de Rostam c'est parce qu'on à cru que les bas reliefs représentaient l'histoire de Rostam héros du Livre des rois (Shâh Nâmâ), de Firdawsi (932-1020), alors qu'ils représentent les sassanides Ardéchir Ier et le roi Chapur Ier. De même cette épopée mythique des rois perses a donné son nom au site de Persépolis, Jamshid est un roi dont le règne est compté dans cette épopée à une époque indéterminée mais avant les achéménides. Jamshid commença par être aimé du peuple mais à la fin de sa vie, il finit par se croire l'égal des dieux. L'historien arabe Tabarî (839-923) en fait l'inventeur des idoles. Le nom grec de Persépolis comporte un ambiguité, il peut certes signifier la ville des perses (περσις+πολις persis+polis perse+ville), mais aussi ville détruite (περσω+πολις persō+polis détruire+ville) faisant peut-être allusion à la destruction de cette cité par Alexandre le Grand en 330 avant J.-C.

Le Fars moderne

Cette région qui comprend deux grandes agglomérations de plus d'un million d'habitants Ispahan et Chiraz, reste une région de montagnes où l'on pratique encore une activité pastorale nomade. Certains groupes nomades appartenant à des minorités éthiques ont des difficultés dans leurs relations avec la majorité persane et avec les autorités gouvernementale. Les communications sont y assez aisées entre les différentes zones de plateaux, des défilés relativement courts permettant de passer de l'un à l'autre. Catégorie:Iran ja:ファールス州

Iran

|- valign="top" | Guide suprême | Ali Khamenei |- valign="top" | Président | Mahmoud Ahmadinejad |- valign="top" | Établissement
 - Date | Révolution Islamique
1979 |{{{{{{{{{{{{| border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" align="center" | #Téhéran #Qom #Markazi #Qazvin #Gilan #Ardebil #Zanjan #Azerbaijan-e-sharghi (de l'est) #Azerbaijan-e-gharbi (de l'ouest) #Kordestan #Hamedan #Kermanshahan #Ilam #Lorestan #Khuzestan ||
  1. Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
  2. Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
  3. Bushehr
  4. Fars
  5. Hormozgan
  6. Sistan-o-Balouchestan
  7. Kerman
  8. Yazd
  9. Esfahan
  10. Semnan
  11. Mazandaran
  12. Golestan
  13. Khorasan-e-shomali (du Nord)
  14. Khorasan-e-razavi
  15. Khorasan-e-jonubi (du sud) ||Image:IranNumbered.png |{{{{{{{{{{{{

    Reza Pahlavi

    Reza Pahlavi (18771944) connu aussi sous le nom Reza Khan, est le fondateur de la dynastie des Pahlavi, en Iran, en 1925. Reza shah est né à Alasht, une petite bourgade du nord de l'Iran, dans la région de Mazandaran dans une famille très modeste. Mazandaran Même s'il est peu instruit et apprit à lire tardivement, il se fait remarqué par son allure, son authorité et ses qualités millitaires à point de grimper rapidement les différents échelons de l'armé. Par l'avis de Général Ironside, officier anglais chargé par le gouvernement de Téhéran de la réorganisation de la division cosaque de l'armée, il devient le premier officier persan à commander cette division en remplacant les russes. Profitant d'une situation confuse et complètement desordonée, il entreprend un coup d'état dans le nuit de 20 au 21 février 1921. Entre à Téhéran, forte d'environ 2000 hommes et sans effusion de sang. Il est nommé par Ahmad Shah, le roi regnant,le "Sardar Sepah", le chef de l'armée. Il devient très rapidement l'homme fort du pays et se consacre à réformer l'armée, l'ordre et la sécurité. Il donne aussi un nouvel élan au nationalisme iranien. En octobre 1923, Ahmad Shah le nomme premier ministre avant son départ pour l'Europe pour des soins personnels. Reza Shah, impressioné par les réformes moderniste de Atatürk en Turquie, pense un moment d'établir un système présidentiel; une idée mal reçue dans les milieux religieux et traditionnels. Il mène plusieurs campagnes réussite contre les chefs rebels ou indépendentistes sur le teritoire et gagne en authorité et force. En 31 octobre 1925, en absence d'Ahmad Shah, et alors que le pays nécessitait une ordre centrale et un gouvernement fort, le majlesse (le parlement iranien) approuve à une grande majorité la dissolution de la dynastie Qajar. Le 12 décembre de la même année, le parlement se prononce pour le changement de la dynastie. Reza khan devient l'empreur d'Iran sous le nom de Reza Shah Pahlavi. Il est couronné le 25 avril 1926. Sous son règne, l'Iran accélère sa modernisation : création d'universités, chemins de fer, industrialisation. Il boulverse l'ordre sociale établie en accélérant les réformes et essayant de passer l'Iran d'un pays antique au XXème siècle. Il crée la première université moderne de Téhéran (1934), établie les nom de famille et instaure le livret d'état civil, modernise la justice et l'armée et fait un effort considérable pour moderniser le système éducatif. En 1935 il interdit le port du voile pour les femmes et oblige les hommes à porter un habit à "l'Occidental". Les forces russes et anglaises envahissent l'Iran au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Reza Shah, germanophilie, est forcé d'abdiquer en aôut 1940. Il est mort en exile à Johanesbourg en 1944. Son fils Mohammad Reza Pahlavi, lui succédera jusqu'à la Révolution islamique de 1979. Catégorie:Histoire de l'Iran ja:レザー・パフラヴィー

    Islam

    L'islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au , il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments. L'islam a un livre sacré, le Coran, qui recueille les révélations de Dieu au prophète Mahomet. L'Islam avec I majuscule désigne la civilisation islamique.

    Notions principales

    Étymologie

    Islam est un mot arabe (إِسْلاَم ou, plus couramment إسلام , transcrit ʾislām) qui signifie « soumission à la volonté de Dieu » dans un contexte religieux. En tant que religion, l'islam, en effet, prêche la soumission et l'obéissance à Dieu ( Allah, en arabe). : Le mot prend en français une majuscule lorsqu'il désigne l'ensemble des peuples musulmans sinon, comme pour les autres noms de religions, il garde la minuscule. D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes (cas typique en arabe), s.l.m, désignant le fait de se soumettre, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, « musulman ». On évoque depuis quelques années un lien avec le radical qui fournit salām, « la paix », lien que l'on peut considérer être une étymologie populaire. La théorie que l'on rencontre le plus souvent, cependant, fait de أَسْلَمَ ʾaslama, « se soumettre à Dieu » (dont on dérive إِسْلاَم ʾislām), un dérivé de سَلِمَ salima, « être sain et sauf » (qui fournit سَلاَم salām). Islam implique l'adhésion sincère et absolue du cœur à Dieu et l'abandon intégral et confiant de toute la personne à Dieu et signifie donc la recherche inlassable de la perfection dans le comportement et les attitudes.

    Quelques définitions


    - « islam » avec une minuscule désigne la religion fondée par Mahomet en 622;
    - « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique;
    - « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion: les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites;
    - « Islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation;
    - « Islamisme », « islamiste » s'employaient autrefois pour « Islam » ou « musulman ». Ces termes sont utilisés aujourd'hui dans certains medias pour désigner l'Islam politique mais aussi les manifestations violentes qui lui sont attribuées.

    Sources de législation Sunnite


    - Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu à son prophète Mahomet, qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
    - La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans l'islam. La sunna a été rassemblée et classée par les musulmans dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري) , sahih mouslim (صحيح مسلم) etc… ;
    - La troisième source de législation dans l'islam est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux ;
    - La quatrième source est al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure »), qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue. Il est à noter que ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort du Prophète et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam.

    Lieux saints

    Islamisme Islamisme Les principaux lieux saints de l'islam sont :
    - La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Hubbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
    - Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
    - Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension. Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
    - Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la deuxième ville sainte. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein( petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm , ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est à dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
    - Nadjaf, toujours en Irak, est également une ville sainte pour les chiites.

    Devoirs des Sunnites

    Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour tous les sunnites:
    - la profession de foi (Chahadah en arabe);
    - la prière (Salât);
    - la zakat (impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.) ;
    - le jeûne islamique (durant le mois lunaire du Ramadan) ;
    - le pèlerinage à la Mecque, pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique. En outre, le sunnisme interdit la représentation des « choses et personnes saintes ». Plutôt que de parler d'iconoclasme, il faut parler d'aniconisme. Les cinq piliers de la religion sont la base sur lesquels le(a) futur(e) sunnite construira sa vie pour se conformer à la révélation.

    La Profession de foi

    La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe, elle se résume en une phrase : :« Je témoigne qu'il n'y a de (vraie) divinité que Dieu et que Mahomet est son messager »: : أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إٍلاَّ اللَّهَ وَأَنَّ مُحَمَّدََاَ رَسُولُ اللَّهِ :achhadou al-lâ ilâha illa-llaha wa anna mouhammadan rasûlu allahi Elle consiste d'une part à ne croire qu'en un seul dieu, à lui vouer exclusivement tous les actes d'adoration, et d'autre part à reconnaître que Mahomet est le dernier messager de Dieu (précédé des messagers cités dans l'ancien et le nouveau testament), et l'exemple à suivre. La shahada est obligatoire pour quiconque veut devenir musulman : c'est la déclaration de sa foi musulmane. Enfin elle garantit le paradis, sous condition d'avoir accomplie des actes de bien, à quiconque la dit avant de mourir en conformité avec la parole de Mahomet : : « Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est l'Adorateur et l'Envoyé de Dieu ne manquera pas d'être préservée – par Dieu– du feu de l'enfer » Quatre piliers sont liés à la personne directement, la chahadah, la salat, le ramadan et le hadj, le dernier pilier qui est la zakat doit se faire au sein de la communauté, c'est un impôt de solidarité qui assure la cohésion sociale. Il n'est donné que par les personnes qui ont le seuil (nissab) équivalant à environ cent grammes d'or, et qui l'ont gardé pendant la durée d'un an lunaire. La zakat est un impôt fixé par la religion pour subvenir aux besoins des nécessiteux (orphelins, voyageurs, pauvres, libération des esclaves, etc.) et dans une plus grande mesure à développer la vie en communauté (paiements des agents de l'État, fonctionnaires, routes, développement de l'espace publique, infrastructures publiques, etc.). L'assiette de cet impôt (zakat) doit être conforme aux prescrits divins. Ainsi, il y a lieu à perception de l'impôt sur chaque transaction entre partie effectuée sur un lieu publique de la communauté, de même la monnaie avec laquelle l'impôt sera perçu doit aussi être en conformité avec les prescrits divins. Celle-ci sera émise en fonction de la production alimentaire des terres agricoles de la communauté (propriété privé des moyens de production — terres agricoles — mais l'eau de pluie nécessaire aux terres agricoles appartient à Dieu et donc à tous); ou bien sous-forme de pourcentage (2,5%) de la valeur des biens stagnant pendant 1 an. Le pauvre a donc sa part pour se nourrir via l'impôt en monnaie tous deux institués par le chef de la communauté, au départ des prescrits divins.

    Variantes théologiques

    La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes théologies, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine. Les croyants se partagent en trois branches :
    - le sunnisme, de Sunna, « la tradition ». Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui 4, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière d'interprétations théologiques :
      - le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
      - le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
      - le shafi'isme, ou shaféisme, de Al-Shafi'i 768-820) ;
      - le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
      - Le mu'tazilisme, école interprétative rationaliste du sunnisme née au et éradiquée au par les acharites (disciples de Al-Chari), connaît ce qui ressemble à une résurgence depuis le .
    - le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les deux principales sont :
      - le chiisme duodécimain (90% des chiites) ;
      - le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
      - Voir aussi d'autres groupes chiites : les alaouites de Syrie, le zaydisme du Yemen et les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
    - le kharidjisme (beaucoup moins répandu que les deux premiers) ; Les sunnites représentent environs 90% des musulmans, les chiisme environs 10%. Le kharidjisme moins de 1%. nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. A ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétation du sunisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles. Enfin, il est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme. Une théologie populaire se développe dans le maraboutisme qui pratique le culte des saints.

    Clergé

    saint Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un citoyen de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien ; en fait en arabe l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin n'est pas un prêtre non plus. L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles : L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et lijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite. # al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ; # al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ; # al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ; # al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ; # al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam. Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes. Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé. Par bien des aspects, l'Islam pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée et, paradoxe peu compris en Europe, particulièrement en France, une religion dont tous les pratiquants sont des laïques. En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.

    Diffusion

    La description de ce paraphe est l'objet de l'article monde arabo-musulman.
    Voir aussi les articles détaillés Origines de l'islam et Histoire de la conquête musulmane

    Situation de l'islam contemporain

    L'islam est la religion la plus répandue après le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du prosélytisme de certains musulmans. L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de « République islamique... ». Mais ces États ne sont pas les seuls ou l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrème rigueur. Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrétiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communauté musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des populations islamiques importantes au Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union Soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a presque 7 millions de musulmans aux États-Unis et presque autant en France.

    Islam et autres religions monothéistes

    Voir l'article détaillée Relation de l'islam aux autres religions
    - L'islam reconnaît les prophètes du judaïsme, sans pour autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
    - Jésus y est considéré comme un prophète (et appelé
    Issa), dont le retour est attendu à la fin des temps où il combattra l'Antéchrist et détruira les croix. Dans l'islam, il ne sied pas à Dieu d'avoir de fils, car c'est une marque de dépendance et c'est logique, parce que l'etre qui a besoin d'un fils n'a pas l'aptitude d'être un dieu. le Dieu doit exister seul sans parents ni fils. Par exemple le Coran pose une question : comment un Dieu n'ayant pas besoin de personne aurait un fils ?
    - L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre » antérieures consiste à la fois a les respecter,leur reconnaître une certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excès, etc.). Le dernier prophète et messager de Dieu, serait Mahomet, étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale.
    - L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est, à tout le moins, fort mal considérée.

    Voir aussi

    Bibliographie


    - Tahar Gaïd,
    La femme musulmane dans la société, Iqra, 2003
    - Fdal Haja,
    Assalihats, les femmes vertueuses, Universel, 2005
    - Charles-André Gilis,
    Études complémentaires sur le Califat, Al Bustane
    - Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg,
    La Chronique de Tabari (5 volumes)
    - Ibn Taymiya,
    Lettre à un roi croisé, 2005, Tawhid
    - Mohammed ben Jamil Zeino,
    Comment comprendre le Coran ?, ÉEditions Chama, 2005
    - Dalila Adjir- Adlali Beghezza,
    Entrée interdite aux animaux et aux femmes voilées, Akhira Distributions
    - Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg
    - Roger Du Pasquier,
    Découverte de l'islam, Seuil, 1984 ( Comprendre l'islam de Frithjof Schuon, Seuil, 1976)
    - Michel A. Boisard,
    L'Humanisme de l'islam, Albin Michel
    - Dominique Sourdel,
    Vocabulaire de l'islam - N°3653, PUF, Collec. « Que sais-je ? », Nov. 2002
    - Mohammed Arkoun,
    Ouvertures sur l'islam, Grancher, 1992
    - Michel Reeber,
    L'Islam, Les Essentiel Milan, 1999 (pour une première approche)
    - Paul Balta,
    L'Islam, Le Monde édition, 1997 (également pour une première approche)
    - Malek Chebel,
    Manifeste pour un islam des lumières, Hachette, 2004
    - Abdallah Penot,
    Le Coran, éditions Alif, 2004.
    - Denise Masson,
    Le Coran, Paris, Folio, 1992 (une traduction aussi juste que poétique).
    - traduction d'AbdAllah Penot,
    La Doctrine de l'unité, selon le soufisme, éditions Alif.
    - Al Nawawy, traduction d'AbdAllah Penot,
    Les Jardins de la piété, éditions Alif
    - Henry Corbin,
    Histoire de la philosophie islamique, Folio, 1989
    - Fatima Mernissi,
    Sultanes oubliées, Femmes chefs d'État en Islam, Albin Michel
    - Eva de Vitray-Meyerovitch,
    Anthologie du Soufisme, Albin Michel
    - Ligue francise de la femme musulmane,
    Éducation des enfants en islam , LFFM
    - Dominique Aubier,
    La Réaffirmation messianique du Coran. Mise au point sur les faiblesses et les errances théologiques de l'Islam. M.L.L. 2001
    - Bernard Lewis,
    Islam, Quarto Gallimard
    - AbdAllah Penot,
    L'Entourage féminin du Prophète, Alif édition.

    Liens génériques


    - religion, monothéisme, critique radicale, hérésie, apostasie Brahim Labari, Recettes islamiques et appétits politiques, Paris, Syllepse, 2002.

    Liens spécifiques


    - Islam en France, islam en Belgique (sur Wikinations.be) ;
    - Art islamique, Contes des Mille et une nuits
    - Averroes (
    Ibn Ruchd), Ibn Khaldun, Omar Khayyam, Djallal el Din Rûmi ;
    - Mahomet, guerre sainte, musulman, vocabulaire de l'islam ;
    - Charia ;
    - Wahhabisme, chiisme, Omeyyades, Abbassides, Fatimides ;
    - les écoles traditionnelles d'interprétations du sunisme : malékisme, hanbalisme, shafi'isme, hanafisme ;
    - Islam libéral.
    - Rapport homme/femme en islam
    - Islam et homosexualité

    Liens externes


    - Catégorie:Islam ms:Islam ko:이슬람교 ja:イスラム教 simple:Islam th:ศาสนาอิสลาม


    Sunnisme

    L'islam sunnite ou sunnisme (سُنِّيّ sunnīy) est le principal courant religieux de l'islam. Les adeptes de la tradition sunnite sont dénommés sunnis ou sunnites. Il est admis parmi les sunnites que le nom est dérivé du mot sunna qui représente la ligne de conduite de Mahomet. Une autre interprétation du nom est que cela est dérivé du mot « Sunni » qui signifie un chemin moyen se rapportant à l'idée que le sunnisme est un courant entre le chiisme et le kharidjisme.

    Les différentes écoles

    Au quatre grandes écoles juridiques classiques (madhhab) rédigent des ouvrages de compilation de leurs théologies auxquels on se réfère encore aujourd'hui. La littérature musulmane ne cherchera plus en général à réinterpréter ces ouvrages qui sont aujourd'hui quasi intouchables, prétendant que l'ijtihad s'est refermé.
    - L'école hanafite d'Abu Hanifa cristallise un droit de source irakienne en l'accommodant aux besoins de la population musulmane. C'est l'école la plus ouverte, car elle insiste sur la liberté d'opinion, le jugement personnel, et la recherche de la meilleure solution (au cas par cas, en fonction des convenances du moment et de l'équité.) Il existe donc une forte marge de manœuvre. Le rite insiste sur l'importance des textes et de la tradition. Peu à peu, cette école va se scléroser et la notion d'ijtihad (interprétation) se soumet à la notion de taqlid (imitation, tradition). Cette école hanafite se retrouve surtout chez les Afghans, Indiens, Albanais, Turqo-Monguyan et Chinois.
    - Le rite malékite a été fondé par Malik ibn Anas en modélisant la théorie juridique sur les coutumes médinoises. Elle met l'accent sur l'importance des savants, du consensus. Une place majeure est donnée à la coutume. Cette école est surtout présente en Afrique. L'école qui a essayé de généraliser l'usage de la sunna (hadiths, mœurs de Mahomet), aux pratiques de vie de la Médine au temps du prophète (aamal ahl al madina). L'interprétation (ijtihad), d'abord recommandée est fermée au Moyen Âge, ce qui va avoir des conséquences sur cette école également, avec le développement de l'importance des coutumes populaires voire des superstitions.
    - Le chaféisme de Muhammèd ibn idris as-shafi est une compromis entre les deux écoles précédentes. Cette école valorise la Sunna comme source du droit, et insiste sur le consensus de toute la communauté, mais le point de vue des savants l'emporte, écartant par là l'opinion personnelle. Elle est particulièrement répandue en Égypte, Arabie, Yémen, Koweït, Indonésie, Malaisie, Vietnam, Philippines et Thaïlande.
    - L'école hanbalite d'Ibn Hanbal a été fondée non pas par un juriste mais par un traditionaliste qui privilégie la tradition morale sur les solutions juridiques. C'est l'école la plus stricte des écoles sunnites. Elle se base sur une interprétation littérale du Coran et de la Sunna, et restreint le raisonnement par analogie. L'hanbalisme a donné forme au wahhabisme (généreux), une version encore plus austère de l'islam. Ces quatre écoles ont des fondements différents mais se reconnaissent les unes les autres. Il est possible pour un croyant de passer de l'une à l'autre. Il y a en effet convergence sur les points fondamentaux.

    Fêtes spécifiques


    - Awal Muharram : nouvel an hégirien, premier jour du mois lunaire de mouharram
    - Achoura : se fêtant le dixième jour du mois lunaire de mouharram
    - Al Mawlid Annabawi Asharif : célébration de la naissance de Mahomet, le 12 du mois lunaire rabi al awal
    - Al Isra'a wa'l Mi'raj : célébration du voyage de nuit de Mahomet de La Mecque à Jérusalem, et son ascension de cet endroit, traversant les sept cieux en la compagnie de l'ange Gabriel. Cette fête à lieu le 17 du mois lunaire radjab.
    - Aïd al-Fitr : fête de la rupture du jeûne, célébrant la fin du moi sacré de ramadan. A lieu le premier jour du mois lunaire chawwal
    - Aïd al-Kebir : fête du sacrifice, célébrant la fin du hadj, pèlerinage à La Mecque et au mont Arafat, ainsi que la vie et le sacrifice d'Ibrahim. Fêté le 10 de dou al hidjia

    Voir aussi

    Articles connexes


    - Islam
    - Vocabulaire de l'islam
    - Chiisme
    - Kharidjisme
    - Islamisme

    Bibliographie


    - Messaoud Boudjenoun, les Quatre Imâms : fondateurs des écoles sunnites. Paris : Universel, 2004. 264 p., 23 cm. ISBN 2-911546-41-5. Catégorie:Courant musulman Catégorie:Sunnisme ja:スンナ派 ms:Sunah Waljamaah

    Duodécimains

    Le chiisme duodécimain ou imamisme, constitue le groupe chiite le plus important et forme l'obédience officielle de l'Iran. Les duodécimains sont dirigés par un collège d'ayatollah (arabe et persan âyatu Llâh ou « signe de Dieu ») cooptés (une façon de limiter l'infaillibilité à défaut de ijma, i.e. consensus) L'imamisme ne reconnaît que douze imams. Ali et les 11 imams lui ayant succédé sont appelés « les douze imams ». Ce sont : # Ali (mort en 661) # Hasan (mort en 669) # Husayn (mort en 680) # `Alî Zayn al-`Âbidîn (mort en 712) # Muhammad al-Bâqir (mort en 791) # Ja'far as-Sâdiq (mort en 765) # Mûsâ al-Kâzim (mort en 799) # `Alî ar-Ridâ (mort en 818) # Muhammad al-Jawâd (mort en 839) # `Alî al-Hâdî (mort en 868) # Hasan al-'Askarî (mort empoisonné en 874) # Muhammad al-Mahdî (occulté en 874). Pour les duodécimains, le douzième imam n'est pas mort mais a subi une occultation.

    Fêtes spécifiques


    - le 18 Dhû l-Hijja, fête de l'investiture d'Ali par Mahomet
    - l'Achoura a lieu le 10 Mouharram et commémore la décapitation de Husayn à Karbalâ' en Irak. les hommes pleurent les femmes aussi, reste que le 10 Mouharram est une fête religieuse musulmane et juive bien avant la décapitation
    - l'Arbaïn a lieu 40 jours après l'Achoura et marque la fin du deuil.
    - pélerinages particuliers: à Médine (Arabie saoudite), outre les tombes de Mahomet et de sa fille Fâtima, il y a les tombes des Imams Hasan, `Alî Zayn al-`Âbidîn, Muhammad al-Bâqir et Ja'far as-Sâdiq au cimetière de al-Baqî.
    - Le mausolée d'Ali se trouve à Nadjaf (Nédjef) (Irak), au sud de Kerbala.
    - La tombe de Husayn se trouve à Kerbala (Irak). À Machhad (Méchhed) se trouve la tombe de l'Imâm `Alî ar-Ridâ. C'est le grand centre des études chiites en Iran avec Qom.

    Rite spécifique


    - le mariage temporaire catégorie:Courant musulman Catégorie:Imam Catégorie:Chiisme ja:十二イマーム派 th:อิมามสิบสอง

    Aryens

    Les Aryens sont un ancien peuple, peut-être d'origine d'Asie centrale, de langue indo-européenne, qui, environ deux mille ans avant J.-C., se scindent en deux, l'un se regroupant sur le plateau iranien, l'autre au nord de l'Inde. Les autres tribus des peuples indo-européens se repartissent dans diverses parties de l'Europe, devenant les latins, les Grecs, les Slaves, les Teutons et les Celtes. Certains allèguent que les indo-aryens refoulaient les populations dravidiennes au sud. Cependant, quelques Indiens considèrent que les aryens provenaient de l'Inde. En Iran, ils se heurtent aux Élamites. Le mélange de ces deux peuples donne naissance aux différentes peuplades iraniennes (Perses, Mèdes, Scythes, Parthes, etc.). Lors de la sédentarisation en Inde, les brahmanes hindous créent les « castes ». Dans la période vedic tôt, il n'y avait aucun sytème de caste. C'est seulement bien des siècles plus tard que le système de caste fondé sur la naissance a été développé et fixé. On leur attribue la souche des langues indo-européennes, qu'ils auraient apporté en Europe de la région de Pamir, en Asie. Dans l'histoire moderne les Aryens ont, à une certaine époque, été considérés comme une race nordique et pure, avec la stature grande, la peau blanche et les yeux de bleu (d'où le mythe de la « Race aryenne » des nazis). Mais ces théories ont été depuis réfutées. Les aryens sont simplement considérés comme un peuple qui parlait une langue indo-européenne particulière (ie, Sanskrit), mais les caractéristiques ethniques sont incertaines.

    Étymologie

    Le mot « aryen » vient de ārya (prononcé comme α:ryə), nom indo-iranien (attesté en sanskrit et en avestique) que les peuples en question se donnaient à eux-mêmes. Il signifie (en Sanskrit) littéralement « noble ». Ce nom est à l'origine du nom « Iran » qui signifie « (pays) des Aryas ». L'adjectif indo-aryen désigne la branche indienne de la langue ou des peuples aryens. Le mot « aryen » vient de la racine indo-européenne
    - aryos
    , et se retrouve dans le persan airyō (nom de l'Iran), le vieil irlandais aire, le gaulois Ario-Manus (nom propre). Sa racine de Sanskrit est arya, prononcé comme əryə, qui signifie « sorte » ou « favorable ».

    Voir aussi


    - Théorie de l'invasion aryenne.
    - Indo-européens
    - Inde
    - Georges Dumézil
    - Indo-européen
    - Race aryenne catégorie:peuple indo-aryen ja:アーリア人

    Fars

    Le Fars ou Pars (farsi et arabe : فارس fārs, farsi: پارس pārs), est une province du sud ouest de l'Iran, dont la capitale est Chiraz dans le massif du Zagros. Les montagnes y culminent à 4550 m près d'Ispahan, mais la partie habitée du Fars est formée de plateaux dont l'altitude moyenne est de 1500 m. La région historique du Fars est plus vaste que la circonscription administrative actuelle et comprend en partie la province d'Ispahan. C'est dans cette région que l'on trouve presque tous les sites de l'histoire antique Perse. Entre Ispahan et Chiraz et en allant du nord vers le sud on rencontre Pasargades (grec : Πασαργαδών pasargadōn, farsi : پاسارگاد pāsārgād) emplacement du palais et du tombeau de Cyrus Ier. Plus au sud et toujours sur un plateau dont l'altitude est de 1500 m, Naqch-e Rostam (farsi: نقش رستم naqš-e rostam, le portrait de Rostam) est la nécropole des achéménides où l'on trouve quelques bas-reliefs d'époque sassanide. À quelques km vers Chiraz on trouve la cité de Persépolis (grec: Περσέπολης persepolis, farsi : تخت جمشيد taḫt jemšīd, trône de Jemchîd). Il y a là les palais de Darius Ier (Apadana), de Xerxès Ier, Xerxès II, Artaxerxès Ier et Artaxerxès II. Enfin au sud de Chiraz on peut voir sur un autre plateau bien arrosé et propice à l'agriculture intensive le site de Firuz Abbad qui fut la capitale des sassanides (224-637). Ce site garde les restes du palais du roi Ardéchir Ier.

    Le nom des sites

    Ardéchir Ier Ardéchir Ier Si le site de la nécropole achéménide porte le nom de Rostam c'est parce qu'on à cru que les bas reliefs représentaient l'histoire de Rostam héros du Livre des rois (Shâh Nâmâ), de Firdawsi (932-1020), alors qu'ils représentent les sassanides Ardéchir Ier et le roi Chapur Ier. De même cette épopée mythique des rois perses a donné son nom au site de Persépolis, Jamshid est un roi dont le règne est compté dans cette épopée à une époque indéterminée mais avant les achéménides. Jamshid commença par être aimé du peuple mais à la fin de sa vie, il finit par se croire l'égal des dieux. L'historien arabe Tabarî (839-923) en fait l'inventeur des idoles. Le nom grec de Persépolis comporte un ambiguité, il peut certes signifier la ville des perses (περσις+πολις persis+polis perse+ville), mais aussi ville détruite (περσω+πολις persō+polis détruire+ville) faisant peut-être allusion à la destruction de cette cité par Alexandre le Grand en 330 avant J.-C.

    Le Fars moderne

    Cette région qui comprend deux grandes agglomérations de plus d'un million d'habitants Ispahan et Chiraz, reste une région de montagnes où l'on pratique encore une activité pastorale nomade. Certains groupes nomades appartenant à des minorités éthiques ont des difficultés dans leurs relations avec la majorité persane et avec les autorités gouvernementale. Les communications sont y assez aisées entre les différentes zones de plateaux, des défilés relativement courts permettant de passer de l'un à l'autre. Catégorie:Iran ja:ファールス州

    750

    Catégorie:750
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    ---- Cette page concerne l'année 750 du calendrier julien.

    Événements

    Amérique

    Enceinte sacrée de Chichén Itzá (Yucatán), utilisée pour les sacrifices rituels. Des objets sont jetés dans le puit rituel (Cenote). Usage permanent pendant 1 000 ans.

    Océanie


    - Vers 750, les Maoris, originaires de l’est de la Polynésie, s’installent en Nouvelle-Zélande.
      - Les premiers colons polynésiens acclimatent la patate douce et le chien en Nouvelle-Zélande. L’igname, le taro et la calebasse n’ont que de petites surfaces cultivées dans l’île Nord. Dans l’île Sud, les Maoris abandonnent l’agriculture et vivent de la pêche, de la chasse et de la collecte des plantes indigènes, en petits groupes mobiles.

    Europe


    - La ville de Grenade est fondée en Espagne.
    - Gradlon Flamm, comte de Cornouailles (750-836).
    - Léon IV est associé à l’empereur byzantin Constantin V Copronyme.
    - Pénétration des Scandinaves, ou Varègues, jusqu’à la moyenne Volga (750-800). Venus principalement de Suède, ils recherchent des fourrures auprès des populations finno-ougriennes ou slaves, et soucieux d’avoir des approvisionnements réguliers, ils imposent à plusieurs de ces groupes le paiement d’un tribut.
    - Petit optimum climatique médiéval de 750 à 1200-1230. Retrait des glaciers dans les Alpes.

    Asie


    - Apogée de l’empire Tang en Chine.
    - Le gouverneur chinois Kao Sien-tche, inventant un grief imaginaire, intervient à Tachkent et en décapite le roi turc allié des Chinois pour s’approprier ses trésors, provoquant la révolte des Turcs occidentaux qui réclament l’aide des Karluk et des Arabes de Sogdiane.
    - La dynastie bouddhiste Pala du Bengale est fondée. Régne de Gopala, roi des Pala.
    - La construction du complexe de temples hindous de Bhubaneswar en Inde commence à cette époque.
    - Au milieu du , le territoire du Cambodge, morcelé en principautés, tombe sous la suzeraineté de Java.
    - À Java, au cours de la deuxième moitié du , un royaume bouddhiste se développe sous la dynastie Çailendra, dans la plaine voisine de Kedu.
      - La dynastie des Çailendra règne aussi dans le royaume de Srivijaya. La suprématie alterne entre Sumatra et Java. Sumatra contrôle les détroits et le commerce avec la Chine et les îles à épice, Java a une agriculture prospère qui peut fournir du riz aux îles à épices.
    - Le pèlerin bouddhiste chinois I Tsing en route vers les Indes séjourne sept ans à Palembang qu’il présente comme un centre d’étude bouddhiques.

    Proche-Orient & Monde arabe


    - Abû al'Abbas vainc Marwan sur le grand Zab (janvier) avec les 12 000 Khorasaniens d’Abû Muslin, puis le poursuit jusqu’en Égypte où son cadavre est mutilé par la foule.
    - Après le massacre du dernier calife omeyyade de Damas, Abû al'Abbas fonde la dynastie des Abbassides à Bagdad.
    - Bagdad, capitale des Abbassides devient le centre du monde musulman au détriment de Damas.
    - Quatre-vingts Omeyyades sont empoisonnés par les Abbassides lors d’un banquet en Syrie. Seul en réchappe le petit fils d’Hisham, Abd al-Rahman, qui réussit à gagner le Maroc puis l’Espagne (755).
    - Fondation d’al-Aqsar, au nord de Fustat, en Égypte, avec un palais, une mosquée et des marchés.
    - Révolte copte contre les impôts en Égypte.
    - La langue arabe s’impose en Égypte dans les populations chrétiennes et le copte devient une langue de culte, mais le particularisme égyptien persiste.
    - La canne à sucre arrive en Égypte par l'Inde.
    - Accroissement du commerce transsaharien entre l’Afrique du Nord musulmane et les savanes d’Afrique occidentale.

    Naissances en 750


    -

    Décès


    - Marwan II dont la mort marque la fin du règne des Omeyyades sur Damas. ko:750년

    Ecbatane

    Ecbatane est une ville antique d'Iran, capitale de la Médie. Elle fut fondée au par Déjocès. Les rois perses en firent leur résidence d'été. En 330, Alexandre le Grand s'empare de la ville et du trésor que Darius y gardait. C'est lors de son séjour dans cette ville qu'il fait exécuter Bessos et Parménion. Sept ans plus tard, c'est dans cette même ville, au retour des campagnes en Inde que meurt Héphaestion. Le roi séleucide Antiochos IV refonde la ville sous le nom de d'Épiphaneia au . C'est l'actuelle Hamadan. Catégorie:Histoire de l'Iran

    612

    Catégorie:612
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    Événements


    - Début du règne de Sisebut, roi des Wisigoths (fin en 621).
    - Le moine irlandais saint Colomban fonde le monastère de Bobbio en Italie.
    - Brunehaut fait assassiner Théodebert II, roi d’Austrasie, vaincu à Toul par son frère Thierry II, roi de Bourgogne. Elle tente de faire proclamer roi son arrière-petit-fils Sigebert, mais les grands de Bourgogne se révoltent contre elle et ceux d’Austrasie appellent