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| Organisation Pour La Sécurité Et La Coopération En Europe |
Organisation pour la sécurité et la coopération en EuropeL'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) nacquit lors de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) ouverte en 1973 pour favoriser le dialogue et la négociation multilatérales entre l’Est et l’Ouest.
L’OSCE est la seule organisation européenne à vocation généraliste accueillant la totalité des États du continent européen et ceux nés de la dissolution de l’Union Soviétique. Elle offre ainsi à l’Europe occidentale et aux pays situés plus à l’est, dans le Caucase ou en Asie Centrale, la possibilité de maintenir un dialogue politique permanent sur une base égalitaire.
L’OSCE compte 55 pays participants : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Canada, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Kirghizistan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Ouzbékistan, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Saint-Siège, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Tadjikistan, République tchèque,
Turkménistan, Turquie, Ukraine.
Les étapes qui ont jalonné l’histoire de cette organisation
- 1973 : ouverture de la CSCE et lancement d’un dialogue multilatéral est-ouest en matière de coopération et de sécurité européennes appelé « processus d’Helsinki » qui marque le début du « dégel » des relations entre l’Europe occidentale et le bloc communiste.
- 1975 : signature de l’Acte Final d’Helsinki qui arrête le périmètre et les principes d’action de la CSCE.
La CSCE puis l’OSCE, ce sont 3 domaines de compétence appelés à l’époque « corbeilles» et actuellement « dimensions » :
+ la coopération économique, environnementale, scientifique et technique,
+ les droits de l’homme. Il s'agit à la fois d'une action qui se concrétise à travers des engagements politiquement contraignants (adoption de normes démocratiques, codes de bonne conduite) ainsi que 10 principes d’action ou « décalogue » :
# égalité souveraine des États
# refus de la menace ou de l’usage de la force
# inviolabilité des frontières
# respect de l’intégrité territoriale des États
# règlement pacifique des différends
# non-ingérence dans les affaires intérieures des États
# respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales y compris la liberté de pensée, de conscience, de religion et de croyance
# égalité et droit à l’autodétermination des peuples
# coopération des États
#respect de bonne foi des obligations internationales
- 1990 : Sommet de Paris : la CSCE adopte la « Charte de Paris pour une nouvelle Europe » qui donne à la Conférence les moyens de répondre aux nouveaux défis de l’après-guerre froide en la dotant d’institutions permanentes (Secrétariat, Bureau des Elections, Centre de prévention des
conflits) et de capacités opérationnelles.
- 1992 : la Conférence d’Helsinki parachève la mise en place des institutions de l’organisation :Forum de Coopération pour la Sécurité, Forum Économique, Haut Commissaire pour les Minorités Nationales. La 1ère mission de terrain est déployée au Kosovo.
- 1994 : la CSCE devient l’OSCE, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe.
- 1999 : Sommet d’Istanbul.
La structure de l'OSCE
- Le Conseil Permanent est le principal organe permanent de l’OSCE chargé des consultations et de la prise de décisions sur le plan politique .Ses membres, les représentants permanents des 55 États participants, se réunissent une fois par semaine au Centre des congrès de la Hofburg à Vienne pour examiner toutes les questions ayant trait à l’OSCE, prendre les décisions appropriées et réagir à l’actualité de l’organisation. Parfois très animé, le Conseil Permanent est souvent le reflet des divergences qui opposent États-Unis, Union Européenne et Fédération de Russie notamment sur les questions intéressant la dimension humaine.
- Le Conseil Ministériel est la réunion annuelle des Ministres des 55 États participants de l’OSCE. Il permet d’adopter des décisions et de fournir des conseils et des orientations à l’organisation.
- Le Président en exercice, qui est le ministre des Affaires Etrangères du pays qui a la présidence, a la responsabilité générale de l’exécution.. La présidence, qui change tous les ans, est passée au 1er janvier 2005 de la Bulgarie à la Slovénie. En 2006, elle sera assurée par la Belgique. Ces 3 pays constituent la Troïka actuelle de l’OSCE qui conseille la présidence.
- Le Secrétariat fournit un appui administratif et organisationnel à la présidence en vue d’atteindre les objectifs de l’OSCE. Il a en charge la gestion des structures et des opérations de l’organisation.
- L’Assemblée Parlementaire composée de 317 membres (dont 13 représentants de l’Assemblée nationale et du Sénat conduits par M. Michel Voisin, député de l’Ain) tient deux sessions par an et adopte des résolutions dans les domaines de compétence de l’OSCE. Le Président est élu pour un mandat d’un an renouvelable une fois.
l’OSCE dispose en outre de trois institutions susceptibles d’Ţuvrer contre les manifestations d’intolérance et les pratiques discriminatoires :
- le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme (BIDDH), qui dispose notamment d’un Point de contact dédié à la question des Roms et Sintis, et basé à Varsovie et dirigé par un diplomate autrichien, M. Christian Strohal ;
- le Haut Commissaire aux Minorités Nationales, M. Rolf Ekeus (Suède), basé à La Haye ;
- le Représentant pour la Liberté des Media, M. Miklos Haraszti (Hongrie), dont les locaux jouxtent ceux du Secrétariat de l’OSCE à Vienne.
Voir aussi
- Cour européenne de conciliation et d'arbitrage
Catégorie:Organisation européenne
Catégorie:Europe
Catégorie:Organisation internationale
1973Catégorie:1973
Cette page concerne l'année 1973 du calendrier grégorien.
Événements
France
- 1 janvier : Pierre Messmer présente à Provins le programme de la majorité.
- 6 février : Incendie du CES Pailleron à Paris : 21 morts.
- 4 mars : Élections législatives en France : victoire de la droite (4-11 mars).
- 2 avril : Edgar Faure président de l'Assemblée Nationale.
- 3 avril : Pierre Messmer, Premier ministre, se succède à lui-même.
- En avril, Manifestations lycéennes contre la loi Debré qui supprime les sursis longs.
- 5 mai : Manifestations pour le droit à l'avortement.
- 3 juin : un Tupolev 144 s'écrase à Goussainville faisant 14 morts, lors d'une démonstration pendant le salon du Bourget.
- 22 juin : Congrès du PS, François Mitterrand réélu premier secrétaire (22-24 juin).
- 28 juin : Dissolution de la Ligue Communiste et d'Ordre Nouveau.
- 30 juin : Eclispe totale du soleil la plus longue du siècle (6 min 20 s).
- 11 juillet : un Boeing 707 de la compagnie Varig s'écrase dans la plaine de Saulx-les-Chartreux. 124 morts, 11 survivants.
- 14 août : Évacuation par la police de l'usine Lip de Besançon.
- 25 août : Rassemblement à La Cavalerie les 25 et 26 août de 80 000 personnes par les Paysans-travailleurs contre l'extenstion du camp militaire du Larzac.
- 23 septembre : Élections cantonales, progression du PS aux dépens du PCF et de la majorité.
- 19 octobre : Vote de la loi Royer.
- En octobre, Assemblée et Sénat décident la réduction à 5 ans du mandat présidentiel, mais Georges Pompidou annule la convocation du Congrès.
- 4 décembre : Début de l'affaire des micros du Canard Enchaîné.
- 14 décembre : L'Assemblée renvoie en commission le projet de loi sur l'avortement.
Europe
- 1 janvier : Le Royaume-Uni, l'Irlande et le Danemark entrent dans la CEE.
Monde
- 8 janvier : Reprise de négociations secrètes entre les États-Unis et le Viêt Nam à Paris.
- 22 janvier : Décision de la cour suprême des États-Unis légalisant, dans certaines conditions, l'avortement.
- 27 janvier : Accord de Paris sur le Viêt Nam : les États-Unis se retirent.
- 31 janvier : Début des négociations sur les forces en Europe centrale (MBFR).
- 8 février : Le Sénat ouvre une commission d'enquête sur le scandale du Watergate.
- 11 février : 1 libération de prisonniers de guerre américains au Viêt Nam.
- 21 février : L'aviation israélienne abat un Boeing 727 des Libyan Arab Airlines au-dessus du désert du Sinaï.
- 29 mars : Les derniers soldats américains quittent le Viêt Nam.
- 1 juin : La junte militaire grecque abolit la monarchie et proclame une république.
- 7 juin : Voyage de Willy Brandt en Israël (7-11 juin).
- 27 juin : Coup d'état en Uruguay, appuyé par l'armée le président Bordaberry prend tous les pouvoirs.
- 3 juillet : Début de la conférence d'Helsinki (CSCE).
- 15 août : Fin des bombardements américains au Cambodge, marquant officiellement la fin de 12 ans d'affrontements armés dans le sud-est asiatique.
- 11 septembre : Le gouvernement du Chili est renversé par un coup d'État militaire. Le président Salvador Allende se suicide (officiellement), le général Pinochet prend le pouvoir.
- 24 septembre : la Guinée-Bissau déclare son indépendance.
- En septembre, Entrée de la RFA et de la RDA à l'ONU.
- 6 octobre : Guerre du Kippour : quatrième guerre israélo-arabe (6-22 oct)
- 6 novembre : Révélations sur la famine en Éthiopie et dans d'autres pays du Sahel.
- 11 novembre : L'Égypte et Israël signent un cessez-le-feu.
- 28 novembre : Reconnaissance par la ligue arabe de l'OLP comme seul représentant du peuple palestinien.
Arts
- Première édition du fameux Prix de Lausanne, concours de danse classique, le 19 janvier 1973.
- Federico Fellini réalise Amarcord (d’après une locution en dialecte italien de la région Emilie Romagne qui signifie je me souviens ), film autobiographique.
- John Boorman réalise Délivrance.
- L'Arnaque de George Roy Hill remporte l'Oscar du meilleur film.
- L'Épouvantail de Jerry Schatzberg et La Méprise d’Alan Bridges remportent le Grand Prix du Festival de Cannes.
- Marco Ferreri présente La Grande Bouffe au Festival de Cannes et déclenche un scandale.
- Parution de L'Archipel du Goulag de Soljenitsyne.
- Premier Festival international du film fantastique d’Avoriaz.
- 4 édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Les mille et une nuits, de Souheil Ben Barka (Maroc) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).
- David Bowie annonce le 3 juillet 1973 lors d'un concert à l’Hammersmith Odeon de Londres, à la surprise générale, 4 mois après la sortie du film Ziggy Stardust and the spiders from Mars de D. A. Pennebaker la fin du personnage Ziggy Stardust et de son groupe.
- Premières publications de la bande dessinée Hägar Dünor.
Sciences et techniques
- 6 avril : Lancement de la sonde Pioneer XI.
- Début de la mission Skylab III (1214 révolutions en 84 jours, 1 heure et 16 minutes) (fin en 1974).
- La sonde russe Luna 21 dépose sur la Lune le second véhicule automatique Lunakhod 2.
- Lancement de Mariner 10, seule sonde spatiale ayant survolé Mercure.
- Le scanner est inventé par Hounsfield.
Économie
- 6 octobre : Guerre du Kippour : quatrième guerre israélo-arabe (6-22 oct); début de la Crise économique.
- 17 octobre : L'OPEP décide une réduction des livraisons de pétrole.
- 23 décembre : Doublement des prix du pétrole.
- Le dollar est détaché de l'or.
Sport
Divers
- 3 janvier : Création de la fonction de médiateur (cf. ombudsman en Suède).
- 25 avril : Inauguration du périphérique de Paris.
- 9 mai : L’Australie et la Nouvelle-Zélande déposent une plainte à La Haye contre les essais nucléaires français.
- 200 Sioux occupent la ville de Wounded Knee pour protester contre les conditions de vie dans les réserves.
- Abolition de la peine de mort au Royaume-Uni pour les crimes de droit commun.
- Cohen et Boyer modifient des bactéries en introduisant des gènes étrangers, c’est le début du génie génétique.
- Début du règne de Charles XVI Gustave, roi de Suède.
- Entrée du Danemark, de l'Irlande et du Royaume-Uni dans la CEE.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Henry Kissinger et au nord vietnamien Le Duc Tho, qui le refuse.
- Nouvelle constitution en Birmanie instituant un régime à parti unique.
- Premier choc pétrolier suite à la guerre du Kippour.
- Premier vol autour de Jupiter de la sonde américaine Pioneer X.
- Suharto est réélu président de la république d’Indonésie.
- Choc pétrolier : augmentation du prix du pétrole (prix multiplié par 5) et crise économique et énergétique.
- 11 février : Varg Vikernes, chanteur et compositeur norvégien
- 25 février : Hélène de Fougerolles, actrice française
- 20 mai : Elsa, chanteuse française
- 16 juin : Thomas Dutronc, guitariste de jazz manouche.
- 19 juin : Nâdiya, athlète et chanteuse française
- 3 juillet : Patrick Wilson, acteur étatsunien.
- 25 août : Fatih Akin, réalisateur allemand
- 13 septembre : Christine Arron, athlète.
- 18 septembre : Mark Shuttleworth, entrepreneur sud-africain
- 3 octobre : Neve Campbell, actrice canadienne.
- 22 novembre : Chadwick Trujillo, astronome américain.
voir aussi::Catégorie:Naissance en 1973
- 5 janvier : Alexandre Arnoux, écrivain français.
- 22 janvier : Lyndon Johnson, ancien président des États-Unis
- 22 février : Jean-Jacques Bertrand, ancien premier ministre du Québec
- 6 mars : Pearl Buck romancière américiane
- 8 avril : Pablo Picasso, peintre espagnol et sculpteur.
- 19 avril : Hans Kelsen, juriste américain d'origine autrichienne ( - 1881)
- 20 juillet : Bruce Lee, américano-chinois, acteur, maître en arts martiaux
- 25 juillet : Louis St. Laurent, ancien Premier ministre du Canada
- 6 août : Fulgencio Batista, dictateur cubain
- 18 août : François Bonlieu, skieur
- 31 août : John Ford, réalisateur de cinéma américain
- 2 septembre : John Ronald Reuel Tolkien, écrivain anglais
- 11 septembre : Salvador Allende, président du Chili
- 15 septembre : Gustave VI Adolphe, roi de Suède
- 23 septembre : Pablo Neruda, poète, diplomate et journaliste chilien, prix Nobel de littérature.
- 26 septembre : Anna Magnani, actrice italienne
- 28 septembre : Fernand Raynaud, humoriste français
- 10 octobre : Ludwig von Mises, économiste autrichien
- 3 novembre : Marc Allégret, réalisateur, scénariste du cinéma
- 3 décembre : Adolfo Ruiz Cortines, président du Mexique, entre 1952 et 1958.
- 13 novembre : Bruno Maderna, compositeur et chef d'orchestre italien
- 13 décembre : Fanny Heldy, chanteuse d'opéra belge
- 17 décembre : Charles Greeley Abbot, astronome américain
voir aussi::Catégorie:Décès en 1973
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ÉtatsL'État est une collectivité dont la structure est juridique, qui est délimitée par des frontières territoriales et constituée d'institutions lui assurant un pouvoir suprême (la souveraineté).
D'après Max Weber dans Le Savant et le politique, « l'État est une entreprise politique à caractère institutionnel dont la direction administrative revendique avec succès dans l'application de ses règlements le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné », c'est-à-dire qu'il est le seul à pouvoir faire respecter les lois à travers l'armée, la justice et la police.
L'État est la forme dominante du pouvoir politique mais elle n'est pas universelle. Pierre Clastres a montré qu'il peut exister des sociétés sans État, voire contre l'État : des sociétés primitives (par exemple les esquimaux) où il n'y a ni hiérarchie des pouvoirs, ni autorité. Cependant, cette forme de pouvoir politique ne peut s'appliquer qu'à de petites communautés.
Un pays est une désignation géographique. La nation ne se confond pas avec l'État même si elle recouvre souvent l'ensemble de son peuple en Europe de l'Ouest (modèle de l'État-nation). Le gouvernement est l'une des institutions par lesquelles l'État exerce son pouvoir.
« Nous entendons par État toute entreprise politique de caractère institutionnel lorsque et tant que sa direction administrative revendique avec succès dans l’application des règlements le monopole de la violence physique légitime ». Telle est la définition de l’État donnée par le sociologue Max Weber dans son livre posthume ‘Le savant et le Politique ‘. Définir l’État a toujours été source de conflit dans le monde académique.
En matière de définition de l’État, le relativisme s’impose. L’État n’est qu’une forme d’organisation politique de la société. Il y a eu la ‘Polis’ grecque, l’’Imperium’ romain, le Saint Empire Romain Germanique… et il y a eu l’État. L’État est la forme d’organisation du politique qui s’est développée à l’époque moderne (c.-à-d. à partir de la Renaissance) en Europe occidentale, et il s’est ensuite exporté dans le monde entier jusqu’à devenir aujourd’hui le mode d’organisation politique dominant. Cependant, toutes les sociétés ne se sont pas organisées en États (Pierre Clastres parle de « sociétés sans État ») et l’État n’est pas partout le même. Il convient donc de s’attacher dans l’étude de l’État aux singularités et aux régularités du phénomène étatique (Georg Simmel).
Par ailleurs, on peut appréhender l’État à un moment de l’histoire, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas né ou qu’il n’évolue pas. Il convient donc dans la tentative de définir ce qu’est l’État d’adopter une double perspective, à la fois synchronique (à un instant ‘t’) et diachronique (au fil du temps).
Perspective synchronique
Dans une approche synchronique, c.-à-d. à un instant 't', l'État peut être appréhendé au moyen du droit ou au moyen de la sociologie.
L’État in abstracto, perspective juridique
La théorie juridique a eu beaucoup de mal à définir ce qu'était l'État. Plusieurs écoles se sont affrontées sur ce terrain, on retiendra ici les trois grandes perspectives de l'approche juridique.
La théorie de l'État puissance remonte aux ouvrages de Nicolas Machiavel, de Thomas Hobbes et de Jean Bodin. Dans cette approche, l'État est caractérisé par sa souveraineté interne et externe. L'État est un Léviathan dont la fonction est de maintenir l'ordre dans la société dont il assure la direction.
Dans la théorie de l'État de Puissance, l'État incarne l'intérêt général et dispose alors d'un certain nombre de prérogatives qui émanent de sa souveraineté, notamment le pouvoir de créer le droit et de prendre des actes administratifs unilatéraux (AAU) qui s'imposent aux individus sans leur consentement. L'État dispose alors de la personnalité morale, il est une personne au même titre que le citoyen.
Pour Hans Kelsen et l'école allemande de l'État de droit, ce n'est pas l'État qui produit le droit, mais l'ordre juridique (c.-à-d. la hiérarchie des normes) qui produit l'État. L'État ne serait alors que l'émanation du droit qui limiterait sa puissance d'arbitraire. Dans cette perspective, l'État n'est plus défini comme dans la théorie de l'État de Puissance par sa souveraineté, mais par son identification à un ordre juridique et sa soumission au droit.
Cette théorie allemande de l'État de Droit a été reprise par Raymond De Carré De Malberg qui a essayé de transposer cette théorie en France. Pour assurer la pérennité du droit, il faut que la hiérarchie des normes juridiques soit garantie et qu'il existe un contrôle juridictionnel pour faire respecter cette hiérarchie des normes de façon à forcer l'État à respecter le droit. Ce contrôle juridictionnel de l'État existe depuis l'arrêt du Tribunal des conflits (TC), 1873, Blanco.
Pour Léon Duguit, l'État n'est caractérisé ni par la souveraineté, ni par son identification à un ordre juridique. Pour Léon Duguit, l'État n'est qu'une coquille vide, il n'a pas de personnalité, ne peut disposer de droits subjectifs et ne saurait être en mesure d'imposer quoique ce soit à qui que ce soit. L'État est donc une coquille vide derrière laquelle se cachent des gouvernants - or rien ne garantit que ces gouvernants accepteront de limiter leur puissance pour toujours et continueront à se soumettre au droit.
Ce qui justifie selon Léon Duguit l'existence de l'État c'est le Service public. L'État est en effet selon lui l'expression de la solidarité sociale. Les hommes, regroupés en sociétés, sont devenus de plus en plus interdépendants. Cette interdépendance a été accompagnée de la création de normes, et pour faire respecter ces normes, des dirigeants ont émergé afin de les faire respecter. Mais ces dirigeants ne restent dirigeants qu'aussi longtemps qu'ils continuent à se dévouer à la société et à l'organisation de la solidarité sociale au moyen du Service public.
Pour Léon Duguit, l'État n'est alors que l'émanation de la société et non pas la conséquence d'une quelconque souveraineté de l'État ou d'un ordre juridique préexistant.
L’État in concreto, perspective sociologique
L'appréhension de l'État par le droit se fait essentiellement in abstracto, dans la théorie et la philosophie du droit. L'État tel que perçu par le droit est un État de papier, or, l'État est profondément politique comme nous l'apprend la définition de Max Weber qui perçoit l'État comme une entreprise politique. Pour appréhender l'État dans la réalité de son existence, il ne suffit pas de connaître les règles qui le régissent (Constitution, lois, règlements), il faut encore voir comment ces règles sont appliquées ou créées. C'est tout l'intérêt de l'analyse sociologique de l'État : examiner comment l'État fonctionne au concret.
On prendra pour fil conducteur de cette section les grands moments de la définition de Max Weber dans Le Savant et le Politique.
L'État est avant tout une institution, il est à la fois processus et fruit d'un processus. L'État est une institution par excellence, il est issu d'un processus de construction théorique, et est en permanente construction lui-même.
Il y a institution quand des régularités comportementales deviennent des règles, et qu'elles portent du sens. L'institution est à la fois univers de pratiques (les règles comportementales) et univers de sens (ces règles ont une signification propre qui justifient leur existence). Les institutions établissent toujours des relations entre des personnes : la mariage est une institution, il implique des règles à respecter, ces règles sont porteuses d'une signification et elles permettent à deux personnes de vivre une vie commune.
L'institution commence à l'état de routines qui peu à peu deviennent des lois qui ne sont plus remises en cause, qui deviennent "normales", naturelles.
L'État en tant qu'institution est lui-même composé de plusieurs instutions : ministères, directions, préfectures, délégations, administrations déconcentrées ou décentralisées... Chacune de ces institutions a une culture institutionnelle distincte - chacune de ces institutions est un univers de sens et de pratiques.
L'État n'est donc pas un, ni unifié. Il est un espace où se développent et où s'affrontent des cultures et des logiques institutionnelles différentes. L'État est une institution d'institutions en interaction permanente.
Dont la direction administrative
L'État est dirigé par une administration. C'est une caractéristique essentielle de l'État, organisation politique née en Europe occidentale à l'époque moderne. L'État dispose d'un corps de fonctionnaires spécialisés qui travaillent pour lui et qui établissent un rapport d'autorité stabilisé entre les gouvernants et les gouvernés.
L'État est composé de gouvernants élus et de fonctionnaires gouvernants (Jacques Lagroye), c.-à-d. que l'État est à la fois administratif et politique, avec une division sociale du travail (Emile Durkheim) entre ces deux personnels.
Revendique avec succès
La définition de Max Weber est une définition probabiliste, il ne dit pas ce que fait l'État, mais ce que l'État est censé faire. "Revendique avec succès" n'est pas la même chose que réussir. L'État est processuel, il évolue. La définition de Weber est une définition souple qui n'enferme pas l'État dans un carcan. Cette définition probabiliste rejoint la pensée de Weber sur le pouvoir qui n'est selon lui qu'une "chance de puissance".
Cette dimension probabiliste est complétée par une dimension volontariste. L'État est une entreprise, c.-à-d. qu'il est en action, que ses dirigeants (fonctionnaires ou politiques) agissent, mais toujours avec cette double dimension de la réussite ou de l'échec.
Le monopole de la violence physique et symbolique légitime
L'État dispose du monopole de la violence physique légitime, la police, l'armée, le pouvoir d'enfermer ceux qui ont enfreint les lois, voire de tuer ceux qui menacent l'ordre public.
Mais l'État dispose également d'une capacité à exercer une violence symbolique sur ses citoyens, ce que Pierre Bourdieu a appelé la "magie d'État". La violence symbolique renvoie à la capacité de l'État de catégoriser ses citoyens, grâce à un nom au travers de l'état civil ou un numéro d’immatriculation (comme le numéro de Sécurité sociale en France), ou dans ses tribunaux en les déclarant coupable ou innocent.
Ces deux violences sont par ailleurs compatibles : l'appel sous les drapeaux pour défendre la patrie est un acte de violence symbolique (l'enrôlement dans l'armée pour défendre le pays) mais également physique puisqu'on est enrôlé pour tuer ou être tué.
Les différentes fonctions de l'État
Pierre Rosanvallon distingue quatre grandes fonctions de l'État:
- L'État Régalien > faire respecter l'ordre à travers la police, l'armée et la justice.
- L'État Instituteur du social > son rôle est d'unifier le pays à travers l'école (fin 19e siècle en France avec Jules Ferry).
- L'État-providence (1945) > il a pour fonction de redistribuer les revenus grâce au développement de la solidarité avec la sécurité sociale.
- L'État Promoteur économique > son action est de soutenir l'économie dans la droite ligne des idées de Keynes (politique de grands travaux, nationalisations).
Depuis la fin des années 80, l'État perd de son pouvoir pour plusieurs raisons:
- Il se désengage de l'économie en privatisant les entreprises publiques, la Sécurité Sociale voit son rôle diminuer, la mondialisation augmente la contrainte extérieure et diminue le pouvoir d'intervention de l'État dans l'économie.
- Il n'intervient plus autant dans la prise de décision publique, il perd son pouvoir « par le haut », avec la construction européenne ; et son pouvoir « par le bas » , avec la décentralisation.
Pour Daniel Bell, l'État est « trop grand pour gérer les petites choses et trop petit pour les grandes choses ».
Perspective diachronique
Sociogénèse de l’État
Naissance de l’État
La naissance de l'Etat, au sens large du terme coincide avec l'avenement de la civilisation. Pour la majeure partie de son existence, l'espece humaine, nomade, vivait de cueillette et de chasse. Ce style de vie s'est modifié environ 9000 avant J.C avec l'invention de l'agriculture. La pratique de l'agriculture a forcé les hommes a s'installer de façon permanente a certains endroits, près des zones qu'ils cultivaient. Ainsi, le contrôle de la terre est devenu un problème. Ainsi est née la propriété privée, et avec elles, les premières "guerres" sur les désaccords concerncant la propriété des terres.
Dans certaines parties du monde, notamment la Mésopotamie et la Vallée du Nil, les conditions naturelles ont fait que les terres ont été concentré en peu de mains. Finalement, un petit groupe de gens a finit par controler les terres travaillées par de nombreuses personnes qui en dépendaient. Ainsi sont nés les premiers Etats primitifs. Certains politologues ou théoriciens de l'Etat ne les considèrent d'ailleurs pas comme Etat, car étant trop primitifs, sans infrastructures et lois. Ils préferènt le terme de "proto-Etat"
Un des plus anciens code de lois, celui d'Hammurabi date d'environ 1700 ans avant J.C. C'était a cette époque le concept de "loi" , une des fondations de l'Etat moderne, a commencé a apparaitre. Mais, les gouvernants de l'époque étaient pour l'essentiel des "dieux-rois". Ainsi, les lois qui d'une certaine façon limitaient le pouvoir des monarques n'ont pas été très développés.
Les cités-états de la Grèce antique ont été les premières a établir des états dont les pouvoirs étaient clairement définis par la loi (même si celles ci étaient facilement modifiables). Notons aussi que le concept de démocratie est par ailleurs né a Athènes.
Beaucoup d'institutions étatiques trouvent leur origine dans la Rome antique qui a hérité ses traditions de la Grèce et qui les a développé par la suite. Cependant, la République Romaine finit par devenir un Empire, qui créa le concept d'Empire Univerself, soit l'idée que le monde devait être unis sous un seul Etat-Empire.
La chute de l'Empire Romain et les grandes migrations ont changé la politique en Europe. Les royaumes barbares qui ont suivi étaient éphemeres et peu organisés et n'avaient que peu de ressemblance avec le concept moderne de l'Etat. Mëme le royaume de Charlemagne était chancelant. Sans la règle de primogéniture a été dissous en 3 royaumes par le Traité de Verdun en 843. Ceux-ci étaient plus de vastes possessions de Terre que de véritables royaumes. De nouveau, l'Etat est devenu l'expression d'une vaste possession de terre.
L'absence de véritable successeur a l'Empire Romain a créé un vide politique en Europe. Les royaumes d'Europe Occidental étaient assiégés et régulièrement attaqués par des envahisseurs : les musulmans d'abord au Sud, des émigrants a l'Est, et enfin les invasions Vikings venant du Nord. A peu près au même, la religion, rarement plus qu'un simple facteur politique dans les anciens empires romains et grecs, a contribué ici a former un semblant d'unité au milieu d'une Europe politiquement dissipée. Cela a aboutit a reformé un cadre institué, le féodalisme qui régulait les conflits internes et aida l'Europe a faire face aux menaces extérieures. Ce système se manifesta entre autre par l'apparitions des croisades auxquelles plusieurs pays d'Europe participèrent ensemble. En 1302, le Pape Boniface VIII déclara même que le pouvoir politique exerçait ses prérogatives sous l'ordre des prêtres. Voila qui limitait les pouvoirs des rois et les forcçaient a jurer allegiance au Pape, la population des Etats étant très chrétiennes.
Le Saint Empire Romain Germanique, une des plus fortes puissances de l'époque médiévale, apparu en tant que concurrent a l'autorité papale par la personne de Frederick Barbarossa qui a envahi l'Italie en clamant la sécularisation au milieu du 12ème siècle. L'affaiblissement de la papauté est un thème important du moyen âge: le schisme d'Occident a la fin du 14ème siècle (qui doit son origine a une dispute sur la succession papale) a été exploité par les autorités séculaires et a contribué a l'accroissement de leur pouvoir. L'emergence de longues dynasties stables aux larges territoires, par exemple en Espagne, en France, et en Castille, leur a permis d'obtenir un rôle a la fois plus important et indépendant politiquement qu'auparavant.
Le passage a des états ainsi plus laïques est devenu un important point de controverse. Les grandes dynasties d'Europe ont consolidé fortement leur pouvoir aux alentours du 16ème siècle; en même temps, les menaces extérieures a l'Europe devinrent moins importantes. La Réforme eut un impact considérable sur la structure politique Européenne : le débat n'était pas seulement idéologique, il menaçait également les fondements d'institutions reposant sur le féodalisme. Le conflit qui s'ensuivit vit s'affronter les partisans d'un Etat affilié au Pape contre ceux qui souhaitaient un Etat libre de l'influence papale et séculaire, capable de décider de sa propre politique, interne mais aussi religieuse.
Ces conflits ont culminé pendant la guerre de Trente Ans du 17ème siècle. En 1648, les puissances Européennes signaient le traité de Westphalie, mettant fin aux violences religieuses pour de simples motifs politiques et l'Eglise fut privé de pouvoir politique temporel, bien que la religion continua a servir de fondation a la légitimé des rois, en leur attribuant le "droit divin". Le principe du "cuius regio, eius religio" (chaque region sa religion) établit en Westphalie créa un précédent en établissant l'idée de statu quo et de la non ingérence d'Etats dans la politique d'autres Etats. L'Etat Moderne était né.
L'Etat continua se développer alors que la noblesse et la bourgeoise amenerent et créerent beaucoup de richesses, accentuant le prestige économique, mais aussi culturel et politique des Etats. On assista même a une hausse du nombre des fonctionnaires et a l'émergence d'une bureaucratie balbutiante.
Près d'un siècle et demi après la paix de Westphalie, l'Etat devient véritable moderne a travers le processus de la Révolution Française. La Grande Armée de Napoléon déferla en effet sur l'Europe, détruisant les féodalismes et les remplaçant par le concept d'État-nation, qui demeura de l'époque jusqu'a maintenant comme le systeme Etatique dominant, malgré les contestations internes et les différentes idéologies (comme le marxisme) des 19ème et 20ème siècles qui appeleront a dépasser le concept de nation.
Aujourd'hui, les Etats-Nations se déclinent en toute une variété de modeles institutionnels et politiques, chacun définissant sa forme de gouvernance (fédéral, unitaire, présidentiel, parlementaire, constitutionnel, démocrate, dictatorial etc.) et son rapport a la religion (théocraties, laïc, reconnaissance ou non des cultes, etc.).
Devenir de l’État
La Fin de l’État
Le marxisme identifie l'Etat à la volonté de la classe sociale dominante. Selon lui, la disparition des classes sociales entraine donc celle de l'Etat.
Voir aussi
- Pays (État)
- Pays (territoire de projet en France)
- Étatisme
- Capitalisme d'État
- États des États-Unis d'Amérique
Liens externes
- [http://www.service-public.fr/ Service public français]
- [http://www.minefi.gouv.fr/minefi/chiffres/budget_etat/index.htm Le budget de l'État français]
International
- l'État en droit international
Bibliographie
- La République, de Platon
- L'Utopie, de Thomas More
- Le Léviathan, de Thomas Hobbes
- Le Prince, de Nicolas Machiavel
- L'Esprit des lois, de Montesquieu
- Contributions à la théorie de l'État, Carré de Malberg, 1921.
- [http://www.lariposte.com/article.php3?id_article=165 L'Etat et la révolution], de Lénine
Citations
- « L'État, c'est moi » (citation apocryphe attribuée à Louis XIV).
- « Si l'État est fort, il nous oppresse ; si l'État est faible, nous périssons. » Paul Valéry
- « Je m'en vais, mais l'État demeurera toujours. » (Louis XIV)
- « Tout dans l'État, rien hors de l'État, rien contre l'État. » (Benito Mussolini)
- « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » (Frédéric Bastiat)
- « L'État constitue le pur produit de l'émergence de la violence dans les sociétés humaines. » (Pascal Salin)
- «L'État, c'est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche: «Moi, l'État, je suis le peuple. »» (Friedrich Nietzsche)
- « Beaucoup trop d’hommes viennent au monde : l'État a été inventé pour ceux qui sont superflus. » (Friedrich Nietzsche)
- « La mission historique de la bourgeoisie est la création d'un État « national » moderne ; mais la tâche historique du prolétariat est d'abolir cet État. » (Rosa Luxemburg)
- « Qui donne aux pauvres prête à Dieu, qui donne à l'État prête à rire. » (Tristan Bernard)
Etat
Etat
Etat
Etat
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th:รัฐ
Caucase
Le Caucase est une chaîne de montagnes du système alpin qui s'allonge sur 1 200 km, allant du détroit de Kertch (mer Noire) à la presqu'île d'Apchéron (mer Caspienne).
Le Caucase est partagé entre la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Russie (Karatchïevo-Tcherkessie, Kabardino-Balkarie, Ossétie du Nord, Ingouchie, Tchétchénie, Daguestan).
Le Caucase est souvent considéré comme marquant la séparation entre l'Europe et l'Asie. Si on le considère européen, c'est le massif montagneux le plus élévé d'Europe, au-delà de l'Arménie on pénètre en Asie mineure, Turquie et en Asie, Iran.
Géographie
La chaîne, rectiligne, ne prend une certaine hauteur qu'à environ 300 km du détroit de Kertch et culmine, dans sa partie centrale, avec de vastes massifs volcaniques englacés :
- l'Elbrouz 5 642 m (Russie d'Europe)
- le Dykh Tau 5 203 m (Russie d'Europe)
- le Chkhara 5 058 m (Géorgie/Russie)
- le Kazbek 5 047 m (Géorgie)
- l'Ousba 4 695 m
- l'Ouipata 4 638 m
Alors que le Caucase central est couvert de nombreux glaciers, le Caucase occidental est le domaine de la forêt et le Caucase oriental, plus bas et plus sec, est une région presque désertique. Le contraste est moins visible entre le versant nord et le flanc sud. Le Caucase ne comporte pas de vallées longitudinales susceptibles de le compartimenter et d'atténuer son rôle d'obstacle. Au centre, il est franchi par plusieurs routes, celle de la vallée du Terek menant au col de la Croix (2 388 m) par le défilé de Darial. Entre le Grand Caucase et le Petit Caucase, la Transcaucasie s'étend sur 700 km de long, entre la mer Caspienne et la mer Noire. C'est une région complexe qui associe des bassins d'effondrement bien développés : la Colchide à l'ouest et la plaine d'Azerbaïdjan à l'est. Au centre, les couloirs parallèles de la Koura moyenne, du Iori et de l'Alazani, ainsi que la plaine de Gori s'étagent entre 150 et 700 m. Au sud, les montagnes de Géorgie et d'Arménie constituent le troisième secteur du Caucase, le Petit Caucase, dont l'altitude moyenne avoisine 2 000 m. La chaîne est toutefois interrompue par de vastes massifs volcaniques qui font alterner coulées massives et tufs ; à l'ouest du lac Sevan, la montagne de l'Aragats (80 km de largeur) constitue la partie la plus élevée du massif volcanique de l'Alaghez (4 095 m), point culminant du Petit Caucase, en Arménie. De nombreux bassins intérieurs sont dominés par des sommets qui restent enneigés jusqu'en été.
Le Caucase possède des gisements de métaux non ferreux et des réserves de pétrole (Azerbaïdjan et les régions de Maïkop et de Groznyï).
Populations
Les peuples qui vivaient jusqu'au dans le Caucase, dont la superficie est inférieure de 20% à celle de la France, parlent encore une bonne centaine de langues et dialectes différents appartenant surtout à la très ancienne famille linguistique des langues caucasiennes (60 à 70 langues), mais aussi aux familles indo-européenne, turco-mongole et sémitique, ils sont majoritairement de religion musulmane.
Histoire
Atteint par les navigateurs grecs de Milet, au , le littoral de la mer Noire est jalonné de plusieurs colonies. Le Caucase proprement dit, où se mêlent les influences perses, parthes et romaines, est christianisé au IVe siècle. Point de contact entre les civilisations byzantine et arabe pendant le haut Moyen Âge, le Caucase subit à partir du la tutelle des Turcs Seldjoukides, puis, au , les invasions mongoles. Entre le et le milieu du , une brillante civilisation s'épanouit pourtant dans les royaumes chrétiens d'Arménie et de Géorgie. Après la prise de Constantinople (1453), la région est isolée du monde chrétien et passe sous domination ottomane au .
1453
La pénétration russe du Caucase débute à la même époque, mais la russification n'est effectivement entreprise qu'à la fin du ; après l'annexion de la Géorgie (1801), la guerre contre la Perse et l' empire ottoman (1805-1829) permet aux Russes de s'emparer de la région d'Erevan. La farouche résistance des tribus montagnardes ne prend fin qu'avec la reddition, en 1859, du chef musulman Chamyl.
L'intérêt pour le Caucase, entre mer Noire et mer Caspienne, a été particulièrement décisif dans la politique d'expansion russe depuis la conquête du jusqu'au . La Russie, avec sa population grandissant vite, s'est toujours agrandie de tous côtés depuis le (mer Baltique, Oural, Sibérie, mer Noire, mer Caspienne). Les cosaques russes s'installent dans la Tchétchénie plate à la fin de .
Le Caucase dans son ensemble est une incroyable mosaïque de peuples et de cultures, aux fortes traditions de vendetta et qui a déjà été ensanglanté par des conflits divers dès avant la disparition de l'Union Soviétique. Ceux-ci peuvent s'expliquer avant tout par les relations traditionnelles parfois conflictuelles et complexes entre peuples voisins autochtones et ceux arrivés au Haut Moyen Âge et au Moyen Âge (turcophones), mais surtout par les tensions suscitées par la violente conquête de la région par les grandes puissances telles que la Turquie, la Russie, la Grande Bretagne. À la fin de la Géorgie et l'Arménie s'adressent à la Russie pour lui demander sa protection contre les incursions musulmanes.
Les cas les plus connus de ces peuples victimes de l'avancée russe à cette époque en direction de la région de la Mer Noire et du Caucase sont ceux des Tcherkesses (ou Adyguéens), dont il ne reste plus grand-chose aujourd'hui dans la région, des Tatars de Crimée et des Tchétchènes, qui forment tous les trois encore de nos jours, plus de 100 ans après, de grosses diasporas en Turquie surtout. L'histoire de ces diasporas est méconnue en Europe, au contraire de celles des Arméniens ou les Assyro-araméens chrétiens.
Les territoires caucasiens, où avaient été créées en 1917 les républiques socialistes de Géorgie, d'Arménie et d'Azerbaïdjan, seront, de juillet 1942 à janvier 1943, le théâtre d'une vaste offensive allemande dont le pétrole de Bakou est un des objectifs.
De la fin de la Seconde Guerre mondiale à l'effondrement de l'empire soviétique, les pays du Caucase suivent l'histoire de l'URSS. Au début des années 1990, alors que la Russie a déjà perdu le contrôle des républiques caucasiennes du Sud (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) devenues indépendantes après le démantèlement de l’Union soviétique, la rébellion tchétchène qui renaît de ses cendres menace l'intégrité fédérale elle-même. La guerre provoquée par l'intervention du pouvoir central risque d’embraser l’ensemble de cette région du Caucase Nord située à l’intérieur des frontières de la Fédération de Russie.
Enjeux russes avant la Révolution
La quasi-disparition au des Tcherkesses de la région du Nord-Caucase et le recul des autres populations locales, dont celle des Tchétchènes, face à l'avancée militaro-coloniale russe et de son avant-garde cosaque a permis aux colons slaves et chrétiens (Russes, Biélorusses et Ukrainiens) envoyés par le gouvernement russe de repeupler la région de la Mer Noire jusqu'aux conforts septentrionaux de Transcaucasie. Les meilleures terres occupées furent confisquées et données aux Cosaques, les autochtones étant poussés vers les hautes vallées peu fertiles des montagnes du Nord-Caucase.
Tout comme les mêmes Cosaques l'avaient déjà fait sur une plus longue période en conquérant progressivement depuis le siècle l'Oural puis la Sibérie aux dépens des peuples ougriens, turcs et mongols (en partie musulmans, eux aussi, ou chamanistes) qui y vivaient. Et tout comme à la même époque l'armée russe s'efforçait de prendre par la force sous des prétextes iniques le contrôle d'une partie de l'Asie centrale, que l'on appellera ensuite Turkestan russe (aujourd'hui Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Kirghizie).
En fait, tout comme la mer Caspienne à l’Est, les gouvernements impériaux russes rêvaient de faire de la mer Noire une mer 100% russe, surtout le détroit du Bosphore avec Istanbul, afin d'accéder directement à la Méditerranée. On oublie souvent en Occident que c'est aussi pour cette raison que certains groupes nationalistes arméniens radicaux – et minoritaires dans la très prospère communauté arménienne ottomane – ont été instrumentalisés par les Russes au , mais aussi par les Allemands, les Français et les Britanniques. Le but de la Russie était de s’autoproclamer protectrice du peuple arménien tout entier ainsi que de tous les Chrétiens du Moyen-Orient, afin d'affaiblir plus encore, voire d'anéantir son rival de toujours, l'Empire ottoman, en introduisant dans la nombreuse communauté arménienne depuis toujours fidèle au régime du sultan un terrorisme anti-ottoman et donc « séparatiste » qui devait donner le coup de grâce à l"homme malade de l'Europe" …Et permettre ainsi à la Russie de continuer son expansion en prenant pied en Anatolie depuis le Caucase fraîchement conquis (Tcherkessie, Tchétchénie, Daghestan, Arménie de Erevan, Géorgie, Azerbaïdjan) et d'atteindre bien sûr, outre les gisements de pétrole de la région de la mer Caspienne (Bakou) qu'elle possédait depuis peu, les régions potentiellement pétrolifères d'Iran et de Mésopotamie (Irak) qu'elle voulait disputer aux autre grandes puissances avides de puissance.
Toute la région comprenant au nord la mer Noire et le Caucase de la Crimée jusqu'à la Caspienne, au sud l’empire ottoman en Anatolie et au Proche-Orient ainsi que plus à l'est l’empire perse jusqu'en Afghanistan était à l'époque vouée à la convoitise gourmande et concurrentielle des puissances russe, allemande, austro-hongroise, britannique et française. La Première Guerre mondiale verra l’aboutissement meurtrier de cette politique dans une partie de cette vaste région.
Voir aussi : Tchétchénie
Indépendances et conflits
Après 1989, la disparition de l'URSS a permis la création de trois nouveaux États (l'Arménie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan), alors que les six républiques de Ciscausie sont restées au sein de la fédération de Russie. Les trois nouvelles républiques sont confrontées à de graves difficultés économiques et sont déchirées par de multiples conflits : l'Arménie et l'Azerbaïdjan se disputent le Karabag, région de l'Azerbaïdjan, réclamée et occupée par l'Arménie, alors que la Géorgie doit faire face au séparatisme en Abkhazie, ainsi qu'en Ossétie du Sud.
Peu de temps avant la dislocation de l'Union soviétique en 1991, un mouvement d'indépendance se forme en Tchétchénie, alors que la Russie refuse d'accepter toute sécession. Le général Djohar Doudaev, ancien pilote de chasse de l’Armée soviétique, prend le pouvoir suite à un coup d'état mené le 5 septembre par un "Comité exécutif du Congrès national tchétchène". Le discours anti-communiste, nationaliste et social de Doudaev tourne vite vers un discours de libération nationale et réligieuse avec une référence historique forte, ce qui enflamme les masses. L'indépendance est déclarée le 2 novembre 1991. Doudaev devient vite le symbole de la lutte pour l’émancipation visée par les insurrections de Chamil au XIXe siècle. L'Ingouchie se sépare de la Tchétchénie rebelle le 4 juin 1992 en affirmant son attachement au Centre Fédéral.
Suite à différents prétextes, deux guerres sanglantes et destructrices entre la Tchétchénie et la Russie éclatènt en 1994-1995 et en 1999-2000.
Voir aussi: première guerre de Tchétchénie ~ seconde guerre de Tchétchénie
Un échiquier politique
Les richesses en hydrocarbures ne constituent pas le seul enjeu du nouveau "Grand jeu" entre puissances pour le contrôle des marges méridionales de l'ancienne URSS.
Une des raisons pourquoi la Russie a fait la guerre en Tchétchénie est de conserver son influence dans l'ensemble du Caucase. Cette stratégie a en partie échoué avec la défaite russe de 1996, qui a démontré la faiblesse de l'armée russe : elle n'est pas parvenue à récupérer le contrôle du territoire. Le mythe de l'invincibilité de l'armée russe fut mis à mal. Malgré les oppositions de Moscou, Aslan Maskhadov est reçu à Tbilissi en août 1997 et à deux reprises à Bakou pour discuter d'une coopération pancaucasienne.
La région acquiert vite une plus grande importance dans la pensée stratégique américaine. Le stratégiste américain Zbigniew Brzezinski met l'accent sur l'Azerbaïdjan et l'Ukraine comme "verrous" du continent eurasien. Dans la même veine, des programmes de coopération européens visent à désenclaver le Caucase et l'Asie Centrale et à les rattacher aux marchés européens. Le TRACECA est un vaste programme institutionalisé par plus de trente-deux Etats et treize organisations internationales qui vise au rétablissement de la route de la Soie. Le GUAM, une alliance souvent présentée comme une CEI alternative regroupant la Géorgie, l'Ukraine, l'Azerbaïdjan et la Moldavie, est fondée en 1997 sous l'auspice des Etats-Unis.
C'est cet engagement accru des américains et des européens et le reflux russe qui eurent des implications sur les orientations politiques des Etats du sud caucasien. L'Azerbaïdjan envisage, en janvier 1999, d'abriter des bases de l'OTAN. En Géorgie, les accords sur la présence militaire russe furent progressivement dénoncés alors que les accords de coopération militaire avec les pays de l'OTAN se multiplient. Forte de ce soutien, la position géorgienne face au conflit tchétchène évolue rapidemment : c'est aujourd'hui le seul pays de la région à avoir accordé le statut de réfugiés aux civils fuyant les combats.
Liens externes
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ja:カフカス山脈
Asie centrale ko:중앙아시아 ja:中央アジア nb:Sentral-Asia
Catégorie:Région d'Asie
Géographie
L'Asie centrale est une sous-région de l'Asie. Au sens étroit, elle comprend:
- le Kazakhstan ;
- le Kirghizistan ;
- le Tadjikistan ;
- le Turkménistan ;
- l'Ouzbékistan ;
- la province chinoise du Xinjiang
Au sens large, on y inclut la Mongolie, le Tibet et des parties de :
- l'Afghanistan (parfois rattachée entièrement à l'Asie centrale) ;
- l'Iran ;
- le Pakistan ;
- la Russie.
Eloignée de toutes les mers, l’Asie centrale a un climat hypercontinental, très chaud en été et très froid en hiver. Sur sa partie septentrionale, de la Volga jusqu’en Mongolie en passant par le Kazakhstan, s’étend une vaste zone de steppes où le nomadisme pastoral est le mode de vie le mieux adapté. Cette zone est bordée au nord par la taïga et au sud par des territoires désertiques ou semi-désertiques. Le Turkménistan est en majeure partie occupé par le désert du Karakoum (les Sables Noirs). La province chinoise du Xinjiang est constituée de deux dépressions séparées par une chaîne de montagnes, le bassin du Tarim au sud et la Dzoungarie au nord. Le désert du Taklamakan occupe presque tout le bassin du Tarim et la Dzoungarie centrale est également désertique. Plus à l’est, s’étend le désert de Gobi, qui communique avec le Taklamakan.
Au sud de l’Asie centrale, se trouvent les plus hautes montagnes du monde, le Pamir, l’Hindou Kouch et l’Himalaya. Toutes comprennent des sommets à plus de 7000 mètres d’altitude, de même que les Tian Shan, qui séparent le bassin du Tarim de la Dzoungarie. À moins de passer par la zone des steppes, la traversée de l’Asie centrale nécessite le franchissement de cols situés à plus de 4000 mètres d’altitude.
De ces montagnes, descendent des rivières qui permettent la pratique d’une agriculture irriguée. Une grande partie de l’Asie centrale souffre du manque de précipitations. On peut pratiquer l’agriculture dans les steppes, à condition d’irriguer les champs.
Histoire
L’Asie centrale constitue un véritable carrefour des civilisations. Ses plus anciens habitants connus sont des peuples indo-européens venus de l’ouest. Il s’agit des Tokhariens, qui ont vécu dans le bassin du Tarim au moins depuis l’an -2000, puis des Iraniens, qui ont occupé durant le premier millénaire avant l'ère chrétienne toute l’Asie centrale, à l’exception du bassin du Tarim oriental et de la Mongolie. On peut également citer les Indo-Aryens, proches parents des Iraniens. Ils ont vécu en Bactriane aux alentours de l’an -2000 avant de conquérir l’Inde du Nord, à partir de -1700.
Les régions connues des anciens Grecs étaient la Bactriane, à cheval entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan, la Sogdiane, autour de Samarcande, et la Chorasmie (ou Khwarezm) au sud de la mer d’Aral. Tous ces noms sont d’origine iranienne.
Dans ces trois régions, il a existé depuis une époque très reculée de brillantes civilisations sédentaires, dont les fondateurs ne sont pas identifiés. En s’installant dans ces régions, les Indo-Aryens, puis les Iraniens, ont sans doute adopté en partie le mode de vie des autochtones, qui étaient sédentaires et s’adonnaient à l’agriculture et au commerce. Un peuple iranien, les Sogdiens, a notamment fondé la cité de Samarcande, dont la beauté a été remarquée par Alexandre le Grand. Plus au nord, les Iraniens étaient nomades. Ils sont connus sous le nom de Saces et ils occupaient en particulier tout le Kazakhstan et le nord de l’Ouzbékistan. Ils ont laissé des tombes qui datent du premier millénaire avant J.-C..
L’opposition entre les nomades et les sédentaires est une constante de l’histoire de l’Asie centrale. Les nomades, de caractère guerrier, effectuaient des razzias qui obligeaient les sédentaires à se retrancher derrière des fortifications. Ils se regroupaient parfois en empires qui étaient capables de faire des terribles ravages.
Les Tokhariens, sans doute originellement nomades, se sont sédentarisés dans le bassin du Tarim au moins dès l’an -500 et ont adopté une agriculture irriguée. D’autres Tokhariens, qui vivaient dans l’ouest du Gansu, sont restés nomades et ont fondé le premier empire connu de l’Asie centrale. Ils étaient appelés Yuezhi par les Chinois.
La route de la soie traversait l’Asie centrale. On dit souvent qu’elle a été ouverte au premier siècle avant J.-C., ce qui est inexact. La présence de soie chinoise est attestée en Bactriane dès l’an -1500. En 1918, on a trouvé en Dzoungarie des monnaies datant du troisième siècle avant J.-C. et provenant de Panticapée, ville grecque située à l’est de la Crimée. La vérité est que l’Asie centrale est une terre d’échanges depuis des temps immémoriaux.
A partir des derniers siècles avant J.-C., l’histoire de l’Asie centrale est marquée par l’avancée de nomades mongoloïdes, originaire de la Sibérie et de la Mongolie orientale, qui assimilent peu à peu les Indo-Européens ou les font reculer. C’est ainsi qu’entre -174 et -161, les Xiongnu obligent les Yuezhi à quitter le Gansu. Une deuxième étape très importante est la fondation de l’empire des Turcs Bleus ou Köktürks (Tujue en Chinois), en 552, qui soumet rapidement presque toute l’Asie centrale, jusqu’en Sogdiane et en Bactriane.
Les Turcs Bleus sont suivis en 744 par les Ouïgours, de langue également turque. Une offensive des Kirghiz, un autre peuple turc, les oblige en 840 à évacuer la Mongolie. Ils se dirigent vers le Gansu et le bassin du Tarim, où ils assimilent les Tokhariens. À l’ouest de l’Asie centrale, le huitième siècle est marqué par l’arrivée des Arabes, qui y apportent l’islam. Ils font disparaître une religion iranienne fondée probablement en Bactriane, le zoroastrisme, ainsi que le bouddhisme, arrivé en Asie centrale au début de l'ère chrétienne. Plus que les Sogdiens et les Bactriens, les Tokhariens étaient devenus des bouddhistes fervents. À leur arrivée dans le bassin du Tarim, les Ouïgours se convertirent au bouddhisme, mais peu après, ils devinent musulmans comme presque tous les peuples turcs.
C’est au début du deuxième millénaire que des tribus turques atteignirent l’Anatolie, où l’on parlait alors le grec. Ce territoire deviendra la Turquie. À cette même époque, des tribus mongoles occupèrent l’actuelle Mongolie. Leur unification fut l’œuvre de Gengis Khan, qui fonda le plus grand empire que l’humanité ait connu. Toutefois, cet empire ne dura pas longtemps et la langue mongole ne parvint à s’imposer dans aucun territoire conquis. Tout au contraire, la langue turque était durablement installée dans la majeure partie de l’Asie centrale.
Les peuples turcs actuels (Kirghiz, Ouzbeks, Kazakhs, Turkmènes, Ouïgours) ne sont arrivés qu’à une date assez récente. Les Ouzbeks, par exemple, se sont installés en Ouzbékistan à partir du quinzième siècle. Ils ont dû affronter les descendants de Tamerlan, dernier grand conquérant de l’Asie centrale, qui était également un Turc. Les Ouïgours actuels ne parlent pas la langue de leurs ancêtres installés au Xinjiang après l’an 840, mais celle des Ouzbeks.
De la langue sogdienne, il ne reste plus qu’un dialecte parlé dans quelques villages, sur les rives de la rivière Yaghnob. Elle a cependant donné beaucoup de vocabulaire au persan moderne. Le tadjik est une variante du persan moderne. Il reste une autre langue iranienne en Asie centrale, le pachto, parlé dans une partie de l’Afghanistan, ainsi que quelques dialectes archaïques utilisés par de petites ethnies, comme le wakhi.
Voir aussi
- Dans les steppes de l'Asie centrale est un morceau du compositeur Alexandre Borodine
Liens externes
- [http://wikitravel.org/fr/article/Asie_centrale Asie Centrale sur Wikitravel]
- Histoire, cartes, grands personnages et généalogies http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/
Albanie
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| Langue officielle
| albanais
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| Capitale
| Tirana
|- valign="top"
| Président
| Alfred Moisiu
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| Premier ministre
| Sali Berisha
|- valign="top"
| Superficie - Total - % eau
| Classée 138 28 748 km² 4,7%
|- valign="top"
| Population - Total (2004) - Densité
| Classé 128 3 544 808 hab. 123,31 h/km²
|- valign="top"
| Indépendance - Date
| De l'Empire ottoman 28 novembre 1912
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| Monnaie
| Lek
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| Fuseau horaire
| UTC +2
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| Hymne national
| Hymni i Flamurit
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| Domaine Internet
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| Indicatif téléphonique
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Allemagne
L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Allemagne
Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand.
L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939.
L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida.
1945
Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS.
L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.
Géographie
Union européenne
Article détaillé : Géographie de l'Allemagne
Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ; Luxembourg 135 km ; Danemark 68 km)
Littoral : 2 389 km
Extrémités d'altitude : - 2 m > 2 962 m (la Zugspitze)
Voir aussi:
- Liste des îles d'Allemagne
- Villes d'Allemagne
Économie
Article détaillé : Économie de l'Allemagne
L'Allemagne enregistre le plus grand PIB de l'Union européenne. La Commission européenne lui a reproché à plusieurs reprises le dépassement des 3 % de déficit autorisé par le Traité de Maastricht. Le taux de chômage est de 11.5 % en novembre 2005 (11 % janvier 2004, 12.1 % en janvier 2005) et le nombre de chômeurs s'élève à plus de 5 millions.
Avant la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999, l'unité monétaire allemande était le Deutsche Mark.
Démographie
Deutsche Mark
Article détaillé : Démographie de l'Allemagne
Le pays une fois réuni est devenu démographiquement la nation la plus importante de l'Union européenne. Cependant, sa population vieillit et décroît naturellement, et seule l'immigration empêche une baisse de la population.
Population : 83 029 536 habitants (en 2001). 0-14 ans : 15,57 % ; 15-64 ans : 67,82 %; + 65 ans : 16,61 %
Densité : 232 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2000)
Espérance de vie des femmes : 81,1 ans (en 2000)
Taux de croissance de la pop. : 2,7 ‰ (en 1997)
Taux de natalité : 9,16 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité : 10,42 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité infantile : 4,71 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 4 ‰ (en 2001)
Personnes d'origine musulmane : 3,2 millions dont 2,5 millions sont turcs (2004)
Culture
Article détaillé : Culture de l'Allemagne
L'Allemagne est la terre natale de compositeurs tels Beethoven, Bach, Brahms, Schumann, Wagner ou Carl Orff; de poètes tels Goethe, Schiller et Heine ; de philosophes tels Kant, Hegel, Karl Marx et Nietzsche, théologiens tels Luther et Bonhoeffer, d'écrivains tels Hermann Hesse, Thomas Mann et Grass ; de scientifiques tels Einstein, Born, Planck, Heisenberg, Hertz et Bunsen; et d'ingénieurs tels Otto, Daimler, Benz, Diesel et Linde.
- Langues régionales d'Allemagne
- Fêtes et jours fériés d'Allemagne
- Hymne national : Das Lied der Deutschen
Les grandes organisations du culte en Allemagne sont la Evangelische Kirche in Deutschland et l'Église catholique romaine. La troisième organistion du culte est l'église orthodoxe grecque. L'église orthodoxe serbe est la sixième organisation du culte en Allemagne. La quatrième organisation du culte en Allemagne est l'Église apostolique arménienne. Plus connus sont les Témoins de Jéhovah, qui sont en 5 place.
- Liens vers des statistiques sur les religions en Allemagne: [http://www.remid.de]
Divers
Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 65 millions (en 2005)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des noms français de toponymes allemands
- Gouvernement Angela Merkel(2)
- Liste d'Allemands célèbres
- Liste des quotidiens allemands
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande)
- La naissance du nationalisme allemand en Prusse au début du XIXème siècle
Liens externes
- [http://lallemagneexpliquee.free.fr/ L'Allemagne expliquée : un site qui explique l'Allemagne, sa culture, ses traditions et les coutumes aux français]
- [http://www.bund.de/ Portail de l'administration allemande]
- [http://www.backinjob.de Travail en Allemagne]
- [http://www.amb-allemagne.fr/ Ambassade d'Allemagne en France]
- [http://www.deutschland.de/home.php?lang=3 Portail officiel culturel (en français)]
- [http://www.stadtpanoramen.de/ Des villes en images panoramiques]
- [http://fr.jurispedia.org/index.php/Allemagne Le droit allemand sur Jurispedia]
- [http://dw-world.de/ Deutsche Welle]
- [http://www.campus-germany.de/french Études et recherche en Allemagne]
- [http://www.dwellan.biz/documents/tourisme-en-allemagne.html Le tourisme en Allemagne]
- , [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande]
-
als:Deutschland
fiu-vro:S'aksamaa
ja:ドイツ
ko:독일
ms:Jerman
roa-rup:Ghirmânii
simple:Germany
th:สหพันธ์สาธารณรัฐเยอรมนี
zh-min-nan:Tek-kok
Andorre
La Principauté d'Andorre est un petit pays des Pyrénées, situé entre l'Espagne et la France.
Histoire
France
Article détaillé : Histoire d'Andorre
Selon une légende reposant sur un faux du , Charlemagne aurait accordé une charte aux Andorrans pour les récompenser de leur combats contre les Maures. Le contrôle du territoire passa au comte d'Urgell puis à l'évêque du diocèse d'Urgell, en partage avec la famille de Caboet, dont l'héritage passa au vicomtes de Castelbon (Castellbó, dans la comarca d'Alt Urgell), puis aux comtes de Foix. Les deux co-seigneurs (laïque et ecclésiastique) s'affrontèrent souvent à propos de leurs droits sur la vallée.
En 1278, le conflit fut résolu par la signature d'un paréage, instaurant la souveraineté partagée d'Andorre entre le Comte de Foix français (ou, en dernier ressort, le chef de l'État français) et l'évêque d'Urgell, dans la région catalane de l'Espagne. Ceci donna à la petite principauté son territoire et sa forme politique.
Les années passant, le titre fut transmis aux rois de Navarre puis au roi de France Henri IV, un édit en 1607 établissant le chef de l'État français et l'évêque d'Urgell comme co-princes d'Andorre.
Au cours de la période 1812-1814, l'empire français annexa la Catalogne et la divisa en quatre départements (Segre, Ter, Montserrat et Boques de l'Ebre). L'Andorre fut aussi annexée et fit partie du district de Puigcerdà (département de Segre).
Entre le 8 août et le 9 octobre 1933, la France occupa l'Andorre pendant l'agitation sociale avant les élections.
Le 6 juillet 1934, le russe Boris Skossyreff fut proclamé roi du gouvernement d'Andorre. Le 14 juillet, un groupe de Gardes Civils (la police militaire espagnole) entra en Andorre et le prit pour l'expédier vers Barcelone, et plus tard vers Madrid pour être expulsé vers le Portugal.
Entre juillet 1936 et juin 1940, un détachement français fut envoyé en Andorre pour prévenir l'influence de la Guerre civile espagnole et de l'Espagne de Franco. (juin 1940 est le mois de la capitulation française face à l'Allemagne)
Le 25 septembre 1939, l'Andorre signa un traité de paix avec l'Allemagne, car sa non-ratification du traité de Versailles l'avait laissé légalement en guerre avec ce pays. Le petit pays resta neutre pendant la Seconde Guerre mondiale.
Étant donné son relatif isolement, l'Andorre est restée en marge de l'histoire européenne, avec quelques attaches pour la France et l'Espagne. Plus récemment, néanmoins, son industrie touristique prospère ainsi que les développements dans le transport et les communications ont retiré le pays de son isolement. Son système politique fut aussi sensiblement modernisé en 1993.
Politique
Article détaillé : Politique d'Andorre
La première constitution d'Andorre a été adoptée par référendum le 14 mars 1993. Le régime de l'Andorre est la coprincipauté parlementaire,
héritage lointain du paréage de 1278 entre l'évêché d'Urgell et le Comte de Foix. D'après la constitution, « les Coprinces sont, conjointement et de manière indivise, le chef de l'État et en incarnent la plus haute représentation. » Ils sont :
- l'évêque d'Urgell en Espagne,
- le président de la République en France.
« Sauf dans les cas prévus par la (...) Constitution, les Coprinces ne sont pas responsables. La responsabilité de leurs actes incombe aux Autorités [d'Andorre] qui les contresignent. »
Paroisses
Article détaillé : Paroisses d'Andorre
Le Pas de la Case, sur la frontière avec la France, rattachée à Encamp, pourrait un jour constituer la huitième paroisse.
Géographie
Pas de la Case
Pas de la Case
Article détaillé : Géographie d'Andorre
En raison de sa localisation dans le massif des Pyrénées orientales, l'Andorre est constituée principalement de montagnes élevées d'une hauteur moyenne de 1 997 m dont le point le plus élevé est la Coma Pedrosa à 2 946 m. Celles-ci sont séparées par trois vallées étroites en forme de Y qui se regroupent en une seule suivant le courant principal, la rivière Valira, coulant vers l'Espagne (au point le plus bas d'Andorre à 870 m).
Le climat de l'Andorre est similaire au climat tempéré de ses voisins, mais sa haute altitude signifie qu'il y a en moyenne plus de neige en hiver et qu'il fait légèrement plus frais en été.
La route qui mène de la France à la capitale passe par Le port d'Envalira (2 409 m) qui est le plus haut col routier des Pyrénées (mais aussi le plus haut d'Europe maintenu ouvert toute l'année). Ce col est doublé d'un tunnel, ouvert à la circulation depuis le 29 septembre 2002.
L'Andorre abrite des stations de ski (62 sommets de plus de 2 000 m).
2002
Économie
Article détaillé : Économie d'Andorre
Andorre, bien que « coincée » entre la France et l'Espagne et bien qu'utilisant comme elles l'Euro, ne fait pas partie de l'Union européenne. De ce fait, les produits y sont vendus sans taxe aucune.
Andorre est considérée par certains pays à haute fiscalité comme un « paradis fiscal », parce qu'elle ne lève ni TVA, ni impôt sur le revenu ou sur la fortune, qu'elle a seulement 2 % de fonctionnaires et qu'elle pratique une fiscalité légère, l'essentiel des ressources de l'État provenant d'un impôt sur les importations (impost de mercaderies indirecte).
Démographie
Article détaillé : Démographie d'Andorre
Les données suivantes, sauf mention contraire, sont des estimations datant de 2004 :
- Population : 77 149 habitants
- 0-14 ans : 15,0 % (hommes : 5 478; femmes : 4 988) (Proportions de 2002)
- 15-64 ans : 71,6 % (hommes : 26 268; femmes : 23 766)
- + 65 ans : 13,4 % (hommes : 4 659; femmes : 4 706)
- Espérance de vie : 83,5 ans (hommes : 80,59 ans; femmes : 86,59 ans)
- Taux de croissance : 1 %
- Taux de natalité : 10,29 ‰ (2001)
- Taux de mortalité : 5,41 ‰ (2001)
- Taux de mortalité infantile : 4,08 ‰ (2001)
- Taux de fécondité : 1,25 enfant par femme (2001)
- Taux de migration : 6,82 ‰ (2001)
Culture
Article détaillé : Culture d'Andorre
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
|-
|7 janvier
|la Saint-Julien (à Sant Julià de Lòria)
|
|-
|17 janvier
|la Saint-Antoine (plus particulièrement à La Massana)
|
|-
| 14 mars
|jour de la Constitution
|Les magasins seront fermés
|-
|8 mai
|fête de Sant Miquel d'Engolasters (Escaldes-Engordany)
|
|-
|27 mai
|fête de Canòlich (Sa | | |