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Haut-Karabagh
Le Haut-Karabagh est une région peuplée majoritairement d'Arméniens et enclavée dans la république d'Azerbaïdjan d'une superficie d'environ 5000 km², ayant pour capitale Stepanakert. Le Haut-Karabagh est une région appartenant à l'Azerbaïdjan mais qui a déclaré son indépendance.
La région est connue sous plusieurs noms : celui russe de Nagorny-Karabakh qui date de la période soviétique (nagorny signifie haut ou montagneux en russe), celui arménien d'Artsakh et celui azéri de Gharabagh (qui signifie vignoble noir).
Le Haut-Karabagh est considéré actuellement comme région anciennement autonome appartenant à l'Azerbaïdjan, mais il lutte pour son indépendance ou son rattachement à l'Arménie. Il a un gouvernement et revendique le titre de « République du Karabagh ». Les hostilités entre les Arméniens et l'armée azérie ont cessé depuis une trêve négociée par la Russie le 12 mai 1994.
Résumé historique
Connu depuis l'Antiquité, ce territoire a subit de nombreux aléas d'une grande complexité, ayant été sous les dominations perse, turque, britannique, et soviétique.
Histoire récente
- À la suite de la guerre russo-perse, le territoire passe de la Perse à la Russie en 1813.
- En 1918, à la suite de la désintégration de l'Empire ottoman et de la création des Républiques d'Arménie et d'Azerbaïdjan au sein de l'URSS, le problème du Haut-Karabagh est laissé en suspens par la Société des Nations.
- Le territoire est rataché à la République soviétique socialiste d'Azerbaïdjan unilatéralement le 5 juin 1921 et en 1923 il est constitué en région autonome.
- Pendant 70 ans, les directives de la Société des Nations, puis celles de l'ONU sont gelées et la situation n'évolue plus jusqu'en 1988 où, profitant de la Perestroïka, la région autonome se déclare en sécession le 12 juin 1988. Le 15 juin, l'Azerbaïdjan revendique le ratachement du Haut-Karabagh à son territoire.
- L'éclatement de l'URSS en 1990 provoque l'indépendance de fait de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie, profitant de l'occasion, le Haut-Karabagh, par un référendum, proclame son indépendance le 2 septembre 1991, ce qui conduit l'Azerbaïdjan à annuler son statut d'autonomie. Cela entraîne une guerre violente entre l'automne 1991 et le printemps 1994 qui implique tous les États de la région.
- En mai 1994, un cessez-le-feu est obtenu et le statut du Haut-Karabagh se retrouve encore une fois entre les mains de l'ONU, mais le conflit reste toujours dans l'impasse.
- Janvier 2005: le Conseil de l’Europe condamne l'occupation du Haut-Karabakh et réaffirme le droit des personnes déplacées de la zone du conflit de retourner à leurs foyers dans la sécurité et la dignité. http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/doc04/FDOC10364.htm
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.azerigenocide.org/ Génocide azéri]
- [http://www.armenica.org Armenica.org: l'histoire de l'Arménie]
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/Haut-Karabagh.htm Haut-Karabagh]
- [http://genocideazeri.free.fr/ Occupation du Haut-Karabagh]
- [http://www.info-turc.org/rubrique29.html Actualité de l'Azerbaïdjan]
- [http://www.netarmenie.com Imprescriptible]
Catégorie:Arménie
Catégorie:Azerbaïdjan
Catégorie:Enclave
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Arménie
|- valign="top"
| Président
| Robert Kotcharian
|- valign="top"
| Premier ministre
| Andranik Margarian
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| Andranik Margarian
|L'Arménie est divisée en onze provinces (marzer, singulier - marz) :
- 1 Aragatsotn
- 2 Ararat
- 3 Armavir
- 4 Geghark'unik'
- 5 Kotayk'
- 6 Lorri
- 7 Shirak
- 8 Syunik'
- 9 Tavush
- 10 Vayots' Dzor
- 11 Erevan
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12 mai
Le 12 mai est le 132 jour de l'année (133 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 254 : Avènement d'Étienne Ier, pape.
- 1191 : Mariage de Bérengère et Richard Ier d'Angleterre
- 1588 : Première journée des Barricades des Ligueurs, à Paris, contre Henri III, qui doit fuir la capitale après l'arrivée d'Henri duc de Guise
- 1797 : Napoléon conquiert Venise
- 1930 : Jean Mermoz réussit la première traversée sans escale de l'Atlantique Sud, à bord d'un hydravion, entre Saint-Louis (Sénégal) et Natal (Brésil).
- 1937 : Couronnement du roi Georges VI du Royaume-Uni en l'abbaye de Westminster.
Naissances
- 1665 : Albertus Seba, zoologiste et pharmacien hollandais, célèbre pour son cabinet de curiosités († 1736)
- 1820 : Florence Nightingale, infirmière († 1910)
- 1823 : John Russell Hind, astronome britannique
- 1842 : Jules Massenet, compositeur français († 1912)
- 1845 : Gabriel Fauré, compositeur français († 1924)
- 1881 : Achmed Abdullah, auteur russe († 1945)
- 1899 : Maurice Carême, écrivain et poète belge († 1978)
- 1907 : Katherine Hepburn, actrice américaine († 2003)
- 1918 : Julius Rosenberg, espion (?) américain condanné à mort († 19 juin 1953, 35 ans)
- 1930 : Jesus Franco, réalisateur, scénariste, producteur et acteur espagnol
- 1942 : Michel Fugain, chanteur et compositeur français
- 1942 : Ian Dury, chanteur, compositeur et acteur britannique († 2000)
- 1950 : Gabriel Byrne, acteur, producteur, scénariste et réalisateur irlandais
- 1950 : Bruce Boxleitner, acteur américain
- 1962 : Emilio Estevez, acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain
- 1968 : Tony Hawk, skateborder professionnel américain
- 1971 : Sofia Coppola, réalisatrice américaine
- 1992 : Julien Frenette, membre du groupe Stick Man
Décès
- 912 : Léon VI le Sage, empereur.
- 1784 : Abraham Trembley, naturaliste suisse
- 1884 : Bedřich Smetana, compositeur tchèque
- 1907 : Joris-Karl Huysmans, écrivain français
- 1916 : James Connolly, révolutionnaire et syndicaliste irlandais (° 1868)
- 1935 : Józef Piłsudski, maréchal et homme d'État polonais (° 5 décembre 1867)
- 1945 : Alexander Nicolaïevitch Romanoff, alias Achmed Abdullah Nikolayevitch ou Achmed Abdullah, écrivain russe († 1881)
- 1957 : Erich von Stroheim, acteur, scénariste et réalisateur autrichien
- 1975 : Jean Dubuffet, peintre français
- 1992 : Jacqueline Maillan, comédienne française
- 2001 :
- Alexeï Tupolev, ingénieur aéronautique russe
- Perry Como, acteur américain
Célébrations
- Journée internationale de l'infirmière
Célébrations
Prénoms
- Achille
- Nérée
Saints catholiques du jour
- Saint Achille
- Sainte Imelda Lambertini
- Saint Modoald
- Saint Nérée
- Saint Pancrace
- Sainte Rictrude
- Sainte Laureline
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月12日
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simple:May 12
th:12 พฤษภาคม
PerseLa Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner la province du Fars, berceau historique de l'Iran actuel, appelée Pārsa- en vieux-perse et Pārs en moyen-perse.
Au ,
sassanide]], apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ». Au , après la chute des Sassanides, le pays reprend le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays l'Iran.
Durant l'Antiquité, le puissant Empire perse des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'Islam. Les Iraniens continuent à parler persan, et se différencient des musulmans orthodoxes (sunnites), car ils sont chiites duodécimains (divergence provenant d'un problème de succession à la mort de Mahomet).
Chronologie
- : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
- vers -750 : Deioces fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane.
- -612 : les Mèdes s'emparent de Ninive, provoquant la chute de l'Empire assyrien.
- -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
- -550 : Cyrus II détruit l'Empire mède et fonde l'Empire perse, qui s'étendra à tout le Moyen-Orient, de la mer Égée à l'Inde, de l'Égypte à l'Afghanistan. Naissance de Darius I, roi de Perse. † 486 av. J.-C.
- -522 : Après la mort de Cambyse, le mage Gaumata usurpe le pouvoir en se faisant passer pour le défunt ; il est assassiné par des généraux menés par Darius. Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. (fin en 486 av. J.-C.)
Darius Ier, États-Unis (Empire achéménide)]]
- -518 : Une voie royale de 2 683 km est construite à travers l'Empire perse.
- -490 : les Perses du roi Darius sont battus par une coalition de Grecs à Marathon ; c'est l'épisode le plus marquant de la première guerre médique.
- -486 : Décès de Darius I, roi de Perse. Début du règne de Xerxès, roi de Perse. (fin en 465 av. J.-C.)
- -482 : Pour mater une révolte babylonienne contre la domination perse, Xerxès fait détruire les temples de la ville.
- -480 : Au cours de la deuxième guerre médique les Grecs défont la marine perse à Salamine (Salamis). Plus de 1000 trières participent à la bataille.
- -479 : Athènes refuse l'offre avantageuse de passer du côté perse.
- -472 : Dans sa pièce Les Perses, Eschyle présente au public athénien la bataille de Salamine vue du côté perse.
- -465 : Xerxès I est assassiné. Son fils Artaxerxès I lui succède comme roi de Perse.
- -459 : Après avoir aidé les rebelles égyptiens contre le pouvoir perse, les Grecs sont mis en fuite et trouvent refuge dans une île du delta du Nil.
- -404 : L'Égypte devient indépendante de la Perse.
- -401 : Le roi perse Artaxerxès II défait et tue son frère Cyrus le Jeune à Cunaxa.
- -396 : Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
- -386 : Sparte et la Grèce signent un traité, la paix d'Antalcidas ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Antaxerxès sur l'Asie et Chypre et les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos.
- -370 : Les satrapes de l'Empire perse entrent en révolte contre le pouvoir central, à la suite de l'indépendance de l'Égypte en -404.
- -338 : Décès d'Antaxerxès, roi de Perse assassiné par son eunuque favori.
- -333 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III Codoman à la bataille d'Issos.
- -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- -312 : Début du règne de Séleucos I, fondateur de la dynastie séleucide de Perse. (fin en 280 av. J.-C.)
- -115 : Les Parthes, dont les ancêtres viennent de tribus à l'Est de la mer Caspienne, s'établissent comme maîtres de la Bactriane (le Nord de l'Afghanistan), de la Perse et de la Mésopotamie.
Mésopotamie
- 211 : Ardachîr devient le roi d'une partie de la Perse.
- 224 : La Perse est unifiée par Ardachir.
- 226 : Ardachîr renverse Artaban V, dernier roi des Parthes et fonde une nouvelle dynastie perse, les Sassanides.
- 227 : La Perse annexe tout l'Empire parthe.
- 241 : Début du règne de Shapur I, roi de Perse. (fin en 272)
- 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
- 259 : Le roi perse Shapur I capture l'empereur Valérien.
- 297 : Narses, le roi sassanide de Perse évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
- 298 : Le roi perse Narses est force de signer un traité avec Rome.
- 310 : Début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 272)
- 332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
- 337 : Début de la guerre perse contre Rome. (fin en 350)
- 348 : Des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
- 350 : Les Huns envahissent la Perse et l'Inde.
- 359 : Sapor II, le roi sassanide de Perse, envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
- 363 : L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- 390 : Théodose I et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
- 399 : Yezdgerd monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonne relation avec les Romains.
- 422 : Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran de Perse signent un traité de paix.
- 430 : Les Huns Hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 506 : Après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
- 516 : Le perse Mazdak définit le communisme comme la religion mise en pratique.
- 529 : La dernière école de philosophie en Europe, à Athènes ferme et les derniers maîtres de philosophie émigrent en Perse.
- 531 : Le mouvement collectiviste de Mazdak est écrasé en Perse. Début du règne de Khosro Ier, roi de Perse. (fin en 579)
- 532 : Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
- 561 : L'empereur byzantin Justinien signe un nouveau traité avec Khosro I, le roi des Perses rétablissant la frontière entre la Perse et l'empire d'Orient. L'empereur byzantin Justinien accepte de payer un tribut annuel a la Perse. La Perse garantit à Byzance 50 ans de paix.
- 589 : Le roi de Perse Khosro II est déposé par une révolte militaire et s'enfuit à Constantinople pour demander de l'aide.
- 590 : Début du règne de Khosro II, roi de Perse. (fin en 628)
- 591 : L'empereur byzantin Maurice rétablit sur son trône le roi de Perse Khosro II. En retour, il reçoit de conséquentes concessions territoriales. La paix est rétablie à nouveau entre les deux empires byzantin et perse.
- 600 : Les moulins à vent sont utilisé en Perse pour l'irrigation.
- 627 : Héraclius, allié aux Khazars, parvient devant Ninive et anéantit l'armée perse.
- 632 : Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse. (fin en 651)
- 632 : Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse fin en 634
- 639 : Les Arabes anéantissent l'armée perse à la bataille de Kadisiyya.
- 900 : Les moulins à vent arrivent de Perse dans l'Espagne musulmane.
- 975 : Le perse Muwaffat écrit un traité des remèdes.
- 1055 : Les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du califat abbasside s'emparent de Bagdad en 1055.
- 1094 : La secte des Assassins de religion chiite est fondée en Perse.
- 1251 : Début de la conquête de la Perse par Hulagu, petit-fils de Gengis Khan (fin en 1265).
- 1447 : Éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
- 1502 : Ismail I établit la dynastie Safavide en Perse. Le chiisme devient la religion de la Perse.
chiisme
- 1571 : Naissance d'Abbas I le Grand, chah de Perse (†1629).
- 1585 : Début du règne d'Abbas I (fin en 1622).
- 1590 : Abbas I signe la paix avec les Turcs.
- 1598 : Abbas I de Perse défait les Ouzbeks à Herat. Il fait d'Ispahan sa capitale.
- 1623 : Abbas I prend Bagdad aux Turcs.
- 1629 : Décès d'Abbas I.
- 1709 : Les Afghans se soulèvent contre le pouvoir perse et forment un État afghan indépendant.
- 1722 : Début du contrôle afghan sur la Perse. (fin en 1730)
- 1730 : Les Afghans sont rejetés hors de Perse.
- 1736 : Début du règne de Nâdir Shâh, chah de Perse, fondateur de la dynastie afshar, qui étendit l'influence perse en Inde. (fin en 1747)
- 1737 : Début de l'occupation perse de l'Afghanistan. (fin en 1747)
- 1794 : Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
- 1811 : Guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
- 1826 : Début de la guerre russo-perse, la Russie s'empare des provinces arméniennes. fin en 1828
- 1901 : Une compagnie britannique reçoit une concession de forage pétrolier pour 60 ans en Perse.
- 1934 : La Perse reprend le nom d'Iran.
Bibliographie
- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 ;
- ;
- Philip Huyse, La Perse antique, Belles Lettres, coll. « Guide Belles Lettres des civilisations », Paris, 2005 (ISBN 2-251-41031-7).
ja:ペルシアko:페르시아 제국
-
Russie
La Fédération de Russie est le pays le plus vaste du monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. La Russie possède des frontières terrestres avec les pays suivants (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l'Ukraine, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. Ses côtes s'étendent de l'océan Arctique au nord à l'océan Pacifique à l'est. Elle est aussi baignée par la mer Baltique, la mer Noire, la mer Caspienne, la mer Blanche, la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie la mer d'Okhotsk la mer de Bering et la mer du Japon.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Russie
Voir aussi : Liste des monarques de Russie
Politique
Article détaillé : Politique en Russie
- Régime : République fédérale à régime présidentiel fort.
- Chef de l’Etat (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois) : Vladimir Poutine depuis 1999, par intérim, puis élu en 2000, et réélu en 2004.
- Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée par
- La Douma (Дyмa) ou, plus précisément Douma d'État, formée par 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. La Duma est présidée par Boris Gryzlov.
- Le Conseil de la Fédération (Совет Федерации) formée de 178 représentants des Sujets de la Fédération (collectivités locales). (voir Russie#Subdivisions). Le Conseil de la Fédération est présidé par Sergueï Mironov.
Voir aussi : Géostratégie de la Russie
Subdivisions
Articles détaillés : ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
La Fédération de Russie est constituée de 89 Sujets :
- 21 républiques
- 49 oblasts (régions)
- 6 kraïs (territoires)
- 10 okrougs (districts)
- 2 villes d'importance fédérale (Moscou et Saint-Pétersbourg)
- 1 oblast autonome (Birobijian)
Forte de ses 128 nationalités, la Fédération a découpé son territoire en de nombreuses parcelles juridiques :
selon la nationalité pour les républiques ou okroug, pour des raisons administratives pour les krais et les oblasts.
Le Birobijan garde un statut particulier, il avait été prévu par Staline comme une terre d'accueil (ou d'exil plus ou moins volontaire selon certains) des juifs d'URSS.
Chacun des 89 sujets envoie au Conseil de la Fédération 2 représentants. Chaque sujet a sa propre législation, mais seules les républiques ont une Constitution, les autres sujets n'ont le droit qu'à une Charte.
La Douma représente la population de la Fédération.
Villes en Russie
Article détaillé : Villes de Russie
- Moskva, la capitale de la Russie
- Saint-Pétersbourg, anciennement Petrograd (la ville de Pierre), puis Léningrad (jusqu'en 1991)
- Iekaterinbourg, anciennement Sverdlovsk
- Grozny
- Iaroslavl
- Irkutsk
- Kaliningrad anciennement Königsberg
- Kazan
- Kirov
- Nijni-Novgorod anciennement Gorki
- Novosibirsk
- Oufa
- Rostov sur le Don
- Samara
- Vladivostok
- Volgograd anciennement Stalingrad
Géographie
Volgograd
Article détaillé : Géographie de la Russie
Économie
Article détaillé : Économie de la Russie
Le pays possède de grandes ressources minières mais il est parfois difficile de les exploiter en raison du climat.
- PIB : 309,95 milliards $ (2002)
- Structure du PIB : primaire 7% - secondaire 37% - tertiaire 56%
- Dette publique : 22,2% du PIB (2002)
- Population : 143,4 millions dont 73% urbain
- Âge : 70,4% entre 15 et 64 ans
- Densité : 8,5 hab./km²
- Indice de fécondité : 1,2
- Taux de natalité : 8,7‰
- Taux de mortalité : 15,4‰
- Espérence de vie : femmes 73 ans - hommes 67 ans
- PNB/habitant : 1 750 $ (2002)
- Taux de chomâge : 7,7% (2002)
- Population en dessous du seuil de pauvreté : 15% (2002)
- Croissance :
- Taux de croissance : 6,4% (2002)
- Taux de croissance total 1990-2001 : 3,7%
- Taux d'inflation : 10,2% (2002)
(A titre de comparaison, son taux était de 18,6% en 2001, 20,2% en 2000, 36,5% en 1999)
- Taux de couverture énergétique : 157,7% (2002)
- Échanges commerciaux :
- Exportations : 99,20 milliards $ (2002)
- Importations : 41,53 milliards $ (2002)
- Monnaie : rouble russe (100 RUB = 2,95 € au 9 décembre2005)
- Forces militaires :
- Effectifs : 988 000 personnes
- Budget : 8300 millions $
Démographie
2005
Article détaillé : Démographie de la Russie
La population de la Russie s'établit à 143,4 millions d'habitants avec un fort taux d'urbanisation (73% de la population).
Les grandes villes russes sont aussi celles qui reçoivent le plus de subventions de l'État fédéral. Il existe 12 villes avec plus d'un million d'habitants en Russie, d'ouest en est :
Saint-Pétersbourg, Moskva, Rostov sur le Don, Nijni-Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tchéliabinsk et Novosibirsk.
La Russie voit sa population baisser continuellement depuis 1970. Ce phénomène s'explique par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle une génération entière est disparue, ne permettant point le baby-boom comme en Europe occidentale. L'éspérance de vie des hommes étant aujourd'hui de l'ordre de 67 ans.
D'après une étude récente par un spécialiste de gynécologie de l’Académie des sciences de Russie, Vladimir Koulakov, fortement contesté par ses pairs, la Russie perd chaque année 700 000 habitants. Avec une natalité de 10,3/1000 et une mortalité de 16/1000, la Russie fait face à un « fossé démographique ». L’expert met en cause les conditions économiques, qui n’incitent pas les jeunes couples à procréer, et note le fait que selon lui, sur 39,1 millions de femmes en âge de procréer, 6 millions sont stériles, en partie à cause des avortements (en forte baisse depuis la chute de l’URSS où la contraception était prohibée) . Mais ces données sont très contestables, car le niveau de vie augmente chaque année et la croissance économique de Russie est bien supérieure à celle des pays occidentaux, mais moindre que celle de la Chine qui connaît un véritable boom.
Culture
Articles détaillés : Culture de la Russie ~ Matriochka ~ Littérature Russe
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! !! !! Remarques
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| ||Nouvel an || ||
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| 13 janvier ||Nouvel an « ancien » || ||
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| 7 janvier ||Noël orthodoxe || ||
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| 23 février ||Fête de l'Armée Rouge || ||
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| 8 mars ||Fête internationale de la Femme || ||
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| 12 avril ||Journée des cosmonautes || ||
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| ||Fête du travail || ||
|-----
| 9 mai ||Jour de la Victoire 1945 || ||
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| 19 septembre ||Fête de Moscou || || non pas férié
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| 4 novembre || Jour de l'unité nationale || ||
|-----
| 7 novembre || Jour de Réconciliation (Anniversaire de la Révolution d'Octobre 1917) || || non pas férié
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1813Catégorie:1813
Cette page concerne l’année 1813 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 14 luddistes sont pendus à York en Angleterre.
- Les dernières guinées d’or sont fabriquées en Angleterre.
- Le blocus continental provoque la banqueroute de l’État danois.
France
- Le monopole du commerce avec l’Inde de la Compagnie des Indes Orientales est aboli.
Guerres napoléoniennes
- 16 mars : La Prusse déclare la guerre à la France.
- 2 mai : Victoire française de Lützen contre les Prusso-Russes.
- 21 juin : Défaite de Vitoria.
- 10 août : Fin du congrès de Prague : Sixième coalition : Royaume-Uni Autriche Prusse Russie Suède.
- 23 août : Défaite de Gross Beeren.
- 26 août : Victoire de Dresde.
- 6 septembre : Défaite de Dennewitz.
- 16 octobre au 19 octobre : bataille de Leipzig, dite, bataille des Nations, où Napoléon Bonaparte est battu par les troupes coalisées de la sixième coalition.
- 9 novembre : « Bases de Francfort » : propositions de négociation faites par Joseph Metternich à Napoléon I.
- Les armées coalisées envahissent la France.
- 11 décembre Par le traité de Valençay, Napoléon Bonaparte rend le trône d'Espagne à Ferdinand VII.
- 13 décembre : Bataille de Sehested (victoire danoise contre les russo-allemand)
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- 13 mai : Tecumseh vainc les Étatsuniens à la bataille de la Maumee River (près de Toledo).
- 25 octobre : victoire britannique à la Bataille de Châteauguay au Québec
Amérique latine
- La Colombie déclare son indépendance.
Asie
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & Monde arabe
Arts & cultures
- L’écrivain britannique Lord Byron publie Le Giaour et La Fiancée d'Abydos.
- L’écrivain britannique Percy Shelley publie La Reine Mab.
- La romancière anglaise Jane Austen publie « Orgueil et préjugés » (Pride and prejudice).
- La London Philharmonic Society est fondée.
- La valse fait la conquête des cours européennes.
Sciences et techniques
- 12 février : James Dwight Dana, géologue, minéralogiste et zoologiste étasuniens.
- 5 mai : Søren Kierkegaard, philosophe danois.
- 25 mai : baron Edmond de Sélys Longchamps, homme politique, entomologiste et ornithologue belge († 1900).
- 22 mai : Richard Wagner, compositeur allemand.
- 9 juin : Hermann Lebert, médecin et naturaliste allemand († 1878).
- 10 octobre : Giuseppe Verdi, compositeur italien.
- 17 octobre : Georg Büchner, écrivain et dramaturge allemand. († 19 février 1837).
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Abbas Ier Hilmi, Vice-roi d'Égypte (1848-1854)
- Claude Bernard, physiologiste français.
- 10 avril : Joseph-Louis Lagrange, mathématicien et astronome français.
- 1 mai : Jean-Baptiste Bessières, maréchal d’empire, tué près de Weissenfells par un boulet de canon
- 2 mai : Jacques Delille, homme d'église, poète, académicien français (élu en 1774) (° 1738)
- 22 juillet : George Shaw, botaniste et zoologiste britannique (° 1751).
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Cette page concerne l'année 1918 du calendrier grégorien.
Événements
- 8 janvier : 14 points du président américain Wilson.
- 21 mars : Offensive allemande en Picardie.
- 23 mars : Paris est bombardée par les Pariser Kanonen (et non la Grosse Bertha).
- 9 avril : Offensive allemande en Flandre.
- 27 mai : Offensive allemande du Chemin des Dames.
- 15 juillet : Offensive allemande en Champagne.
- 18 juillet : Début de la grande contre-offensive alliée.
- 8 août : Offensive alliée en Picardie.
- 15 septembre : Offensive alliée à Salonique.
- 15 septembre : Libération de Nancy.
- 19 septembre : La Bulgarie signe l'armistice.
- 24 octobre : Victoire italienne de Vittorio Veneto.
- 31 octobre : La Turquie signe l'armistice.
- 3 novembre : L'Autriche-Hongrie signe l'armistice.
- 9 novembre : Révolution en Allemagne, abdication du Kaiser Guillaume II.
- 11 novembre : Signature de l'armistice à Rethondes entre l'Allemagne et les alliés, marquant la fin de la Première Guerre mondiale.
- Retraite allemande sous la pression des troupes françaises, britanniques et américaines.
Europe
- 24 février : Déclaration d'indépendance de l'Estonie.
- 16/17 juillet : massacre de toute la famille impériale de Russie.
- 28 octobre : Proclamation de la République tchécoslovaque.
- En octobre, début de l'épidémie de grippe espagnole qui va faire plus de 20 millions de morts (fin en 1920).
- 11 novembre : Proclamation de la république de Pologne.
- En novembre, Proclamation du royaume des Serbes, des Croates, des Slovènes (future Yougoslavie).
- Droit de vote des femmes (de plus de trente ans) au Royaume-Uni.
- L'Islande devient un royaume indépendant du Danemark.
- : "Grande unification" de la Roumanie
Allemagne
- 13 novembre : Fondation du Stahlhelm (casque d'acier) par F. Sedte, recrutant les anciens combattants allemands déçus par la défaite.
- La révolution éclate en Allemagne. L'empereur Guillaume II d'Allemagne s'enfuit aux Pays-Bas.
France
- 13 décembre : Arrivée en France du président américain Woodrow Wilson.
- Arrestation de Joseph Caillaux, président du Conseil pour intelligence avec l'ennemi.
- Création des « Chèques postaux ».
Russie
- 5 janvier : Dissolution en Russie par les bolcheviks de l'Assemblée constituante où ils étaient minoritaires.
- 15 janvier : Le chef bolchevik Léon Trotsky organise l'Armée rouge en Russie.
- 3 mars : Paix de Brest-Litovsk, la Russie perd 800 000 km² et le quart de sa population.
- 28 octobre : Création des jeunesses communistes en Russie.
- Nicolas II de Russie, dernier tsar de Russie et sa famille sont exécutés par les bolcheviks.
- La guerre civile éclate entre les armées russes blanches et rouges.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- Mise en place d'un service aérien entre New York, Philadelphie et Washington.
Amérique latine
- Brésil : Fin de la crise qui durait depuis 1906, les richesses agricoles du pays (café, blé, caoutchouc et sucre) sont à nouveau exportées massivement.
Asie & Inde
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabe
- Début du sultanat ottoman de Mehmed VI Vahideddin (fin en 1922).
Arts & culture
- Le compositeur français Erik Satie compose Socrate.
Sciences & techniques
- Edwin Armstrong met au point le récepteur radio AM.
- L'astronome américain Harlow Shapley donne la mesure de notre Galaxie.
- Le plus grand télescope de l'époque est installé à l'observatoire du Mont Wilson aux États-Unis.
Sports
- 15 janvier : Gamal Abdel Nasser, homme d'État égyptien († 28 septembre 1970)
- 26 janvier : Nicolae Ceauşescu, dictateur roumain († 25 décembre 1989)
- 28 janvier : Suzanne Flon, comédienne française
- 5 mars : James Tobin, économiste américain († 11 mars 2002)
- 18 avril : André Bazin, critique et théoricien de cinéma français († 11 novembre 1958)
- 23 avril : Maurice Druon, de l'Académie Française
- 24 avril : Robert Escarpit, universitaire, écrivain et journaliste français († 19 novembre 2000)
- 25 avril : Ella Fitzgerald, chanteuse américaine († 15 juin 1996)
- 25 avril : Alain Savary, personnalité politique française, ancien ministre de l'Education Nationale († 17 février 1988)
- 11 mai : Richard Feynman, physicien américain († 15 février 1988)
- 12 mai : Julius Rosenberg, espion (?) américain condanné à mort († 19 juin 1953, 35 ans)
- 10 juin : Patachou, chanteuse, française.
- 14 juillet : Ingmar Bergman, scénariste et réalisateur suédois
- 18 août : Robert Aldrich, producteur et réalisateur américain († 5 décembre 1983)
- 10 octobre : Thelonious Monk, pianiste et compositeur de jazz américain († 17 février 1982)
- 11 décembre : Alexandre Soljénitsyne, écrivain russe
- 25 décembre : Anouar el-Sadate, président de l'Égypte († 6 octobre 1981)
- 9 janvier : Émile Reynaud, inventeur du dessin animé
- 6 février : Gustav Klimt, peintre autrichien (° 14 juillet 1862)
- 25 mars : Claude Debussy, compositeur français
- 21 avril : Manfred von Richthofen, dit le Baron Rouge, as aérien allemand (° 2 mai 1892)
- 23 avril : Paul Sébillot, ethnologue français (° 6 février 1843)
- 1 mai : Grove Karl Gilbert, géologue étasunien
- 16 juillet : Anastasia, fille du tsar Nicolas II de Russie
- 28 septembre : Georg Simmel, philosophe et sociologue allemand
- 5 octobre : Roland Garros, pionnier de l'aviation français (° 6 octobre 1988)
- 7 octobre : Raymond Duchamp-Villon, sculpteur français
- 26 octobre : César Ritz, hôtelier et entrepreneur suisse
- 31 octobre : Egon Schiele, peintre autrichien (°1890)
- 9 novembre : Guillaume Apollinaire, poète français (°26 août 1880)
- 2 décembre : Edmond Rostand, écrivain (° 1868)
- Arthur Cravan : écrivain et boxeur d'origine anglaise
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Union des républiques socialistes soviétiquesL'Union des républiques socialistes soviétiques (Союз Советских Социалистических Республик), ou lUnion soviétique, ou URSS (СССР (prononcer "essessserre") en russe), était un État qui exista de 1922 jusqu'à sa dissolution en 1991. L'URSS s'étendait de la mer Baltique à la mer Noire et à l'océan Pacifique, c'est-à-dire toute la partie nord de l'Eurasie, et reprenait à peu près le territoire de l'ancienne Russie impériale, à l'exception notable de la Pologne et de la Finlande.
Le territoire de l'URSS varia dans le temps, et était composé, avant sa dissolution, de 15 républiques. La Russie était, de loin, la plus importante de ces républiques, tant du point de vue de sa surface que de sa population et est actuellement considérée comme l'héritière de l'URSS du point de vue diplomatique.
La formation de l'URSS fut le résultat de la révolution russe de 1917, qui mit fin au règne du Tsar Nicolas II.
L'organisation politique du pays était définie par le seul parti autorisé, le Parti Communiste de l'Union Soviétique. Le capitalisme d'État fut le régime qui caractérisa le pays de sa naissance à sa dissolution.
Les facteurs ayant provoqué la fin de l'Union soviétique furent essentiellement la dégradation de l'économie alliée à l'émergence de forces démocratiques et centripètes dans l'Union, auxquelles le régime essentiellement centralisateur et bureaucratique fut incapable de trouver une réponse.
Géographie de l'URSS
Durant son existence, l'URSS était sans doute le pays/empire le plus étendu que le monde ait jamais connu (22 402 200 km²), à l'exception possible de l'Empire mongol à son apogée. C'était également l'un des pays les plus variés, avec plus de 100 ethnies différentes présentes sur son territoire.
La population totale était estimée à 288 millions en 1990. L'Union soviétique était si étendue que, même après son effondrement, la Russie - qui succéda à l'URSS - demeure le pays le plus étendu du monde (devant le Canada), et reste un pays très diversifié, avec des dizaines de minorités telles que les Tatares, les Oudmourtes et bien d'autres ethnies non russes.
Histoire de l'URSS
Des révolutions à la guerre civile (1917-1921)
Dès le , la Russie tsariste connaît une agitation révolutionnaire qui va en s'aggravant après 1905 et la défaite russe dans le cadre de la Guerre russo-japonaise. L'agitation politique culmine en 1917 suite aux pénuries causées par la Première Guerre mondiale et aboutit à la chute du gouvernement impérial et à l'abdication de Nicolas II en mars 1917 suite à la Révolution de février.
Malgré la mise en place d'un gouvernement à visées démocratiques, l'agitation continue. Les bolchéviques, parti révolutionnaire représentant les soviets et mené par Lénine, renversèrent le gouvernement provisoire lors de la Révolution d'octobre1917.
Pendant la période entre 1917 et 1922, l'empire se scinda en républiques "soviétiques" dont le principe de fonctionnement était le centralisme démocratique basé sur les soviets. L'organe législatif était le soviet suprême tandis que le pouvoir exécutif était entre les mains du bureau politique du parti bolchévique (le Politburo).
La plus importante des républiques, et celle qui se considérait comme l'héritière de l'empire, était la république socialiste soviétique de Russie, qui recouvrait le territoire actuel de la Russie et dont le politburo était formé par Lénine, Trotsky, Staline, Kamenev et Nikolai Krestinsky, Lénine en étant le véritable leader.
La jeune république bolchévique décida de se sortir de la Première Guerre mondiale en concluant une paix séparée avec l'Allemagne. Un armistice conclu en décembre 1917 aboutit au traité de Brest-Litovsk en mars 1918 qui consacrait en pratique la défaite de la Russie qui cédait au vainqueur la majeure partie de l'Ukraine, la Biélorussie, les Pays baltes et la Pologne (la majorité des territoires cédés seront récupérés après la défaite allemande, sauf les Pays baltes et la Pologne).
Le pouvoir des bolchéviques était cependant fragile, et jusqu'en 1921, la guerre civile combinée à l'intervention ouverte des états occidentaux fit rage, provoquant des millions de morts.
Le communisme de guerre (1918-1921)
Pour faire face aux problèmes posés par la guerre civile et l'offensive militaire de pays étrangers (Allemagne, Angleterre, France), et afin d'assurer l'approvisionnement des villes et de l'armée, Lénine décrète le "communisme de guerre", dont les mesures essentielles sont :
- Nationalisation des industries et du commerce
- Production planifiée de manière centralisée par le gouvernement
- Stricte discipline pour les travailleurs (les grévistes pouvaient être fusillés)
- Travail obligatoire des paysans
- Interdiction de l'entreprise privée
- Réquisition de la production agricole au-delà du minimum vital pour les paysans
- Rationnement et centralisation de la distribution de nourriture
Les éléments de la dictature se mettent aussi en place à cette époque :
- Création de l'Armée rouge : recrutés d'abord sur la base du volontariat, les soldats subissent ensuite la conscription
- Mise en place d'une police politique et de tribunaux d'exception, chargés d'arrêter et de juger les ennemis du régime et les "blancs" (partisans de la monarchie)
- Le parti communiste devient peu à peu parti unique
- La censure de la presse et de la radio, qui tombent dans les mains du parti
- La IIIe Internationale (ou Komintern) devient l'instrument du pouvoir. Les partis communistes étrangers doivent être inféodés à Moscou et obéir aveuglément. Les révolutions de 1919 en Allemagne et en Hongrie, ainsi que les grèves dans la plupart des pays européens font penser aux soviétiques que la Révolution devient mondiale. Mais l'écrasement des Spartakistes et la démission de Bela Kun mettent fin à ces espoirs.
Grâce au communisme de guerre, Lénine et le parti communiste parviennent à se maintenir au pouvoir. Ils remportent la guerre civile et le danger d'une restauration monarchique est écarté.
La police politique
La survie de l'État dépendait beaucoup d'une surveillance de ses citoyens par la police politique. Dès 1917, la Tcheka fut fondée, pour prendre ensuite les noms de GPU (Guépéou), OGPU, MVD (Ministerstvo Vnutrennih Del), NKVD (Narodnyi Komissariat Vnutrennih Del), et finalement KGB (Komitet Gosudarstvennoi Bezopasnosti). La police politique était chargée de liquider les "poux" et autres "agents capitalistes" avec des méthodes expéditives. Elle était aussi chargée de la traque des dissidents, de leur expulsion du parti et de leur jugement pour activités contre-révolutionnaires.
La naissance d'une nation (1921-1924)
Naissance de l'URSS
L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) naît en 1922. Une constitution est rédigée en 1924 ; elle regroupe plusieurs républiques correspondant à un peuple. L'URSS était un État fédéral dans lequel chaque république est égale en droits. Les organes fédéraux soumis au Parti communiste contrôlent la défense, le commerce extérieur et les transports. Dans les faits la Tchéka et l'Armée Rouge surveillent étroitement ces républiques dont les présidents sont désignés par Moscou.
Le Parti Communiste de l'Union Soviétique (PCUS) devint rapidement le seul parti légal. Le pays était théoriquement gouverné par des soviets élus démocratiquement au niveau régional et local. Néanmoins, en pratique, chaque niveau de gouvernement était dirigé par la branche correspondante du parti communiste (nomenklatura).
La plus haute autorité législative était le Soviet suprême. Le plus haut organe exécutif était le Politburo.
Après la guerre civile (1921) et les nationalisations, le pays se trouve dans une situation humaine et économique désastreuse. La famine sévit (5 millions de morts) et les paysans se soulèvent contre les réquisitions. Lénine décide alors d'abandonner les nationalisations dans l'agriculture, et met en œuvre la NEP ou Nouvelle Politique Économique, d'essence capitaliste (celle-ci donnant droit à une propriété privée). Les réquisitions sont remplacées par un impôt en nature peu élevé.
Pour expliquer le passage à la NEP, Lénine dit que "[le pays] n'était suffisamment civilisé pour le socialisme", se référant au fait que la Russie était encore une société essentiellement agraire avec une base industrielle encore faible et ne correspondait donc pas aux critères permettant le socialisme. La NEP devait également rassurer les pays occidentaux capitalistes.
La NEP atteint les résultats escomptés en permettant à l'économie de se relever des résultats désastreux de la guerre. La famine rampante disparut virtuellement et la classe paysanne s'enrichît. Les paysans aisés sont appelés les koulaks ; dans les agglomérations, les nepmen constituent une bourgeoisie riche.
La NEP était généralement considérée comme étant une mesure provisoire et était extrêmement critiquée par les marxistes purs du parti bolchévique. Ces derniers voyaient la NEP comme une trahison des principes socialistes et voulaient une économie intégralement planifiée.
Il semble que Lénine considérait que la NEP devrait être maintenue, mais à l'approche de sa succession, les oppositions au sujet de la NEP cristallisèrent les oppositions au sein du politburo.
La succession de Lénine (1922-1929)
Dès 1922, la santé de Lénine décline suite à des attaques cérébrales. La lutte pour le pouvoir opposa principalement Staline (que Lénine n'appréciait pas et redoutait même) et Trotsky (un "vieux de la vieille") notamment au sujet de la NEP. Le pouvoir se trouva peu à peu concentré dans les mains de Joseph Staline qui écarta Léon Trotski qui finit par être exilé. Il fut assassiné par un agent stalinien au Mexique en 1940.
Après avoir réussi à éliminer toute opposition au sein du parti, Staline devint le dirigeant suprême de l'Union soviétique de 1929 à 1953, année de sa mort. Du point de vue politique, ce fut une période de dictature totalitaire.
Collectivisation et Planification économiques (A partir de 1929)
Abandon de la NEP
Staline ne forgea pas immédiatement sa doctrine au sujet de la NEP. Sans doute est-il exact de dire que ses changements d'opinion tenaient plus de la tactique politique que de la doctrine, ce qui lui permit de se débarrasser des uns et des autres.
En définitive, la "richesse" des Nepmen et des Koulaks l'amena à les considérer comme une nouvelle classe capitaliste rendue responsable de l'augmentation du chômage et de l'inflation.
Staline finit par se forger une doctrine qui excluait l'économie de marché tout en se concentrant sur le développement économique et industriel du pays.
À partir de 1929, Staline décide de supprimer la propriété privée dans les campagnes : le bétail, les outils, les terres doivent être mises en commun. Les moyens de production agricole sont regroupés dans les kolkhozes ou dans des sovkhozes.
Cette collectivisation forcée provoque des résistances : plutôt que donner leurs troupeaux, les paysans les abattent pour les consommer immédiatement. Face à ces émeutes, Staline accorde à chaque kolhozien un lopin de terre.
Les koulaks doivent être éliminés en tant que classe. Entre 1929 et 1935 plus de deux millions de paysans sont déportés. Leurs biens sont confisqués.
Il s'agissait de prévoir les activités économiques selon des plan quinquennaux et qui fixaient les objectifs obligatoires de production. Ces plans quinquennaux donnaient la priorité aux industries lourdes en laissant de côté les industries de consommation.
L'industrialisation de l'URSS
La Russie du début du XX siècle était encore très rurale et agricole. Staline voulait développer l'industrie lourde et faire de l'URSS une puissance économique majeure.
Les moyens utilisés sont ceux d'une économie planifiée et centralisée et d'une organisation politique totalitaire :
- quotas extrêmement durs à remplir : les mineurs travaillaient de 16 à 18 heures par jour
- sanctions dures en cas de non réalisation des quotas, pouvant aller jusqu'à l'accusation de trahison
- utilisation de la main d'œuvre gratuite des prisonniers des goulags. Ils construisent des barrages (sur le Dniepr), des canaux (entre la mer Baltique et la mer Blanche ; canal Moscou-Volga ; canal Volga-Don). Les villes de Vorkouta, Norilsk, Komsomolsk, Bratsk, Balkhach et Magadan sont construites par les détenus.
- création de combinats industriels en Ukraine, dans l'Oural et en Sibérie.
- sanctions contre les mauvais ouvriers : instauration du livret ouvrier dès 1938 qui comptabilisait les retards et les absences.
Selon certaines estimations, 127 000 travailleurs payèrent de leur vie la mise en place du premier plan quinquennal (de 1928 à 1932). Par ailleurs, l'allocation prioritaire des ressources à l'industrie, combinée à la diminution de la productivité agricole, provoqua de nouvelles famines. Le plan quinquennal fut cependant "bouclé" en 4 ans. De 1928 à 1932, la production de charbon avait doublé, celle d'acier avait triplé.
Bilan de la politique économique en 1939
En dix ans, l'URSS a accompli un bond remarquable du point de vue industrialisation au détriment de la production insuffisante de biens de consommation et d'un niveau de vie médiocre de la population. Suite au second plan quinquennal, la production d'acier a grimpé à 18 millions de tonnes, celle de charbon à 128 millions de tonnes. Avant son interruption par la guerre, le troisième plan avait permis d'atteindre 18 millions de tonnes d'acier et 150 millions de tonnes de charbon. Certains estiment que sans cette industrialisation forcée, l'histoire de la seconde guerre mondiale aurait été différente.
la dictature de Staline (1929-1953)
Staline mît en place un système totalitaire sur lequel il régnait en despote absolu et reposant sur deux piliers : la propagande, mettant en œuvre une véritable culte de la personnalité (il était appelé le "petit père des peuples") et la répression, s'appuyant notamment sur Le NKVD, police politique toute-puissante.
Selon certaines estimations, entre 1921 et 1954, 3,7 millions de personnes furent condamnées pour des crimes contre-révolutionnaires; parmi eux, 600 000 furent condamnés à mort, 2,4 millions emprisonnés ou envoyés dans des camps de travail (les Goulags), et 800 000 condamnés à l'expatriation.
L'industrialisation à marche forcée contribua à la victoire de l'URSS sur l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale (connue, en Union Soviétique et en Russie, comme la "Grande Guerre Patriotique"). L'Armée rouge réussit à arrêter l'avance à l'est des armées du Reich.
Quoique l'Union Soviétique ait reçu d'importantes aides en armes et matériels des États-Unis, sa production de matériel de guerre était plus importante que celle de l'Allemagne du fait de l'importante augmentation de la production industrielle entre les deux guerres.
Le pacte Germano-soviétique et le déclenchement de la guerre
Afin d'assurer l'influence soviétique sur l'Europe de l'est, Staline conclut, le 23 août 1939, le Pacte Molotov-Ribbentrop avec l'Allemagne nazie. Il s'agissait d'un pacte de non-agression qui contenait une annexe secrète attribuant l'est de la Pologne, la Lettonie, l'Estonie et la Finlande à l'Union Soviétique, tandis que l'ouest de la Pologne et la Lituanie étaient attribués à l'Allemagne.
L'Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre, l'Union Soviétique suivant le 17. La Finlande ayant rejeté les prétentions territoriales de l'URSS, celle-ci envahit la Finlande le 30 novembre. La campagne fut difficile, mais par une paix signée à Moscou le 12 mars 1940, l'URSS obtenait l'annexion de la Carélie. Suite au déclenchement de cette guerre, l'URSS avait été expulsée de la Société des Nations le 14 décembre 1939.
Le 22 juin 1941, l'Allemagne rompt le pacte de non-agression et attaque l'Union Soviétique.
L'invasion nazie prit l'URSS par surprise et dans un état de relative impréparation. Certains historiens estiment que les Grandes purges des années 1936-1938, au cours desquelles 40 000 officiers auraient été emprisonnés ou liquidés, ne sont pas étrangères aux premières difficultés de l'Armée rouge.
Les troupes du Reich atteignirent les environs de Moscou en décembre 1941, mais avaient atteint leur extension maximale, des troupes devant aller consolider le flanc sud de l'attaque.
Le tournant de la guerre
Le tournant de la campagne fut la Bataille de Stalingrad en 1942 et 1943, que l'Armée rouge remporta après avoir perdu un million d'hommes. L'armée rouge avait dès lors repris l'initiative, surtout après la Bataille de Koursk en juillet 1943, et commença à regagner du terrain sur l'armée allemande. En avril 1945, l'Armée rouge pénètre Berlin, le 30 avril le drapeau rouge flotte sur le Reichstag, et la capitulation sans condition est signée le 8 mai.
L'impact et les suites de la guerre
L'URSS supporta l'essentiel de l'effort de guerre sur le théâtre d'opérations européen jusqu'à ce que les Alliés ouvrent un second front en Europe suite au débarquement en Sicile, en 1943, et en Normandie. Environ 28 millions de soviétiques perdirent la vie, parmi lesquels 17 millions de civils, et les infrastructures du pays avaient été virtuellement annihilées.
Ceci explique peut-être partiellement l'attitude des soviétiques après la guerre, déterminés à punir les peuples ayant collaboré avec l'Allemagne et à occuper d'importants territoires. Des millions de lithuaniens, lettons, géorgiens, ukrainiens et autres minorités ethniques furent massivement déportés dans des goulags en Sibérie.
Pendant la guerre, les négociations entre les Alliés aboutissent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam.
L'Union soviétique met en place des régimes dits de « Démocraties populaires », qui lui sont dévoués dans les pays d'Europe centrale, y compris dans la partie de l'Allemagne sous son contrôle. La ligne frontière séparant cet ensemble de pays de l'Europe occidentale, et dénommée par les occidentaux Rideau de fer, est par la suite le théâtre de la Guerre froide
L'après guerre
Depuis 1945 et quasiment jusqu'à sa chute, l'Union soviétique sera opposée aux États-Unis dans ce qu'on appellera la Guerre froide, chacun des protagonistes essayant d'augmenter sa sphère d'influence au détriment de l'autre, et souvent des pays concernés.
L'URSS avait réuni, dans tout l'est de l'Europe, un ensemble de pays satellites (Tchécoslovaquie, République démocratique allemande, Hongrie, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Albanie). Ces pays étaient regroupés au sein du Pacte de Varsovie. Les États-Unis avaient formé, avec l'Europe de l'Ouest, l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord (OTAN).
Outre l'Europe, l'URSS et les États-Unis s'opposaient, souvent par "mouvements de libération" interposés, dans divers endroits du monde, notamment en Amérique du Sud et en Afrique.
La succession de Staline (Khrouchtchev)
Après la mort de Staline en mars 1953, Nikita Khrouchtchev devint Premier Secrétaire du Comité Central du Parti tandis que Gueorgui Malenkov devient premier ministre. Beria, le chef du NKVD, qui pouvait prétendre à la succession est arrêté en juin 1953 et exécuté peu de temps après, en décembre 1953. La nouvelle direction du pays déclara une amnistie pour certaines catégories de prisonniers et relâcha quelque peu le carcan qui enserrait les libertés publiques.
Khrouchtchev consolida peu à peu son pouvoir personnel et pendant le 20 congrès du Parti Communiste, il prononça, le 25 février 1956, un discours sur "le culte de la personnalité et ses conséquences" au cours duquel il dénonça le culte de la personnalité entretenu par Staline ainsi que la dictature qu'il avait fait subir à l'URSS et les crimes de cette période.
L'impact de ce discours fut immense et détruisit la légitimité des staliniens qui lui étaient encore opposés. S'ensuivirent de nouvelles mesures de démocratisation de la vie publique, la libération de dissidents, et la mise en place d'une économie plus favorable aux biens de consommation par rapport aux plans quinquennaux précédents.
La même année, les troupes soviétiques réprimèrent dans le sang la révolution hongroise : de 25 000 à 50 000 Hongrois et 7 000 soldats de l'Armée rouge perdirent la vie, tandis que près de 250 000 Hongrois quittaient le pays. Cet événement fut, pour l'opinion occidentale favorable à l'Union Soviétique et au communisme, un premier choc sérieux.
Khrouchtchev dut encore se défendre en 1957 contre les menées de staliniens voulant remettre son pouvoir en place, mais il les défit. On nota cependant que les prétendants écartés ne furent pas exécutés, comme du temps de Staline, mais simplement éloignés. Khrouchtchev devint enfin Premier Ministre le 27 mars 1958.
La période de 10 ans qui suivit confirma cette nouvelle tendance : le pouvoir politique avait pris le pas sur la coercition pure et simple, le parti reprenant le rôle premier par rapport à la police secrète et à l'armée.
Au cours de cette période, également, l'URSS confirma sa place de super puissance et défiait les États-Unis, souvent sur leur propre terrain. Cuba, pays socialiste supporté par l'URSS, devint le centre de cette opposition lors de la Crise des missiles de Cuba en octobre 1962.
En 1957, les soviétiques envoyèrent dans l'espace le premier satellite artificiel, Spoutnik et le premier être vivant dans l'espace, Laïka. En 1961, Youri Gagarine, fut le premier homme dans l'espace, et en 1963, Valentina Tereshkova la première femme.
Sans doute partiellement à cause de l'affaire des missiles, Khrouchtchev fut déposé lors d'une réunion du Comité Central du Parti le 13 octobre 1964.
Suite au départ de Khrouchtchev, Brejnev devient premier secrétaire du parti, Alexeï Kossyguine premier ministre et Anastase Mikoyan chef de l’État.
Sous Brejnev, le régime soviétique se durcit à nouveau, la police politique (le KGB), dirigée par Iouri Andropov retrouvant la plus grande partie du pouvoir dont elle avait joui sous Staline, cependant sans les excès les plus terribles.
Une des crises les plus graves de l'époque de Brejnev fut celle du Printemps de Prague en 1968, lorsque les tentatives de la Tchécoslovaquie d'introduire un "socialisme à visage humain" finit par être réprimée par l'Armée rouge, sans toutefois les excès de la répression de la révolution hongroise.
Sur le plan international, le règne de Brejnev fut marqué par une certaine détente avec les États-Unis (avec notamment la signature de traités de limitation des armes et le traité d'Helsinki).
En décembre 1979, Brejnev intervint en Afghanistan pour soutenir le régime communiste en place. Cet événement mit un coup de frein à la détente, provoquant un embargo par les États-Unis, la fourniture d’armements aux rebelles talibans et le boycott des Jeux Olympiques de Moscou en 1980.
En mars 1982 Brejnev souffrit d'une crise cardiaque. Son pouvoir n’était plus que fantomatique et il mourut en novembre.
L'interrègne, Mikhaïl Gorbatchev et la chute de l'empire
Après la rapide succession de Iouri Andropov (1982-1984) et de Konstantin Tchernenko (1984-1985), deux vieillards dans la droite ligne de Brejnev, Mikhaïl Gorbatchev, un énergique dirigeant de 53 ans, devint Premier Secrétaire du Parti.
Constatant la déliquescence du pays et de son économie, Gorbatchev tente tout d'abord de sortir son pays de l'impasse que devient la guerre froide. En effet, Ronald Reagan avait lancé un réarmement massif des États-Unis en orientant sa recherche et ses investissements vers des types d'armement à très haute valeur technologique, entraînant ainsi l'URSS, sous peine d'obsolescence, dans une course rapide qu'elle ne pouvait que perdre vu son retard technologique et son économie en grave crise.
Gorbatchev initia donc avec Reagan une série d'initiatives qui aboutirent à une détente certaine et à la signature d'accords de désarmement. Gorbatchev obtint le Prix Nobel de la paix pour ces efforts en 1990. Cette époque fut marquée par la chute du Mur de Berlin.
Se débarrasser de cette contrainte externe n'était cependant pas suffisant, et sans abandonner le dogme central du socialisme, Gorbatchev lança la Glasnost ("transparence", politique d'informations libres) et la Perestroïka ("restructuration", nouvelle politique sociale et économique), cherchant une voie intermédiaire entre les "traditionalistes" attachés au régime (la nomenklatura) et les "réformistes", tels Boris Ieltsine qui lui reprochaient la lenteur des réformes.
Pourtant il était trop tard, et Gorbatchev ne réussit pas à corriger les failles qui minaient l'état depuis des décennies. En juin 1990, Boris Ieltsine, Président du Soviet Suprême de la république de Russie déclara la souveraineté de la Russie et démissionna du parti communiste. En août 1991, un putsch mené par des membres du gouvernement opposés aux réformes montra à quel point la position de Gorbatchev s'était fragilisée. Le complot échoua en partie grâce à l'intervention de Boris Ieltsine, le président de la république de Russie qui confirma de ce fait sa position de chef de file des réformistes.
Au cours de l'automne 1991, tandis que les républiques constituante de l'URSS proclamaient, l'une après l'autre, leur indépendance sans que Gorbatchev se résolve à -ou ait la possibilité de- s'y opposer par la force, le gouvernement Russe prit peu à peu l'ascendant, reprenant, ministère par ministère les fonctions auparavant assurées par l'Union. Ainsi, Gorbatchev tout en étant président de l'Union Soviétique perdait peu à peu prise.
En novembre 1991, le Président Russe Boris Ieltsine publia un décret qui interdisait le Parti Communiste d'Union Soviétique sur le territoire de la république de Russie. Le 8 décembre 1991, les chefs de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie publièrent une déclaration selon laquelle l'Union Soviétique était dissoute et remplacée par la Communauté des États indépendants (CEI).
Gorbatchev était encore Président, mais sans pays et son pouvoir ne signifiait plus rien. Le 25 décembre 1991, Gorbatchev remit sa démission en tant que président de l'Union Soviétique et remit ses pouvoirs à Boris Ieltsine. Le jour suivant, l'Union Soviétique était officiellement dissoute.
La Communauté des États indépendants, créée en décembre 1991, a comme membres les républiques suivantes : Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldavie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine et Géorgie.
Il s'agit d'une union dont le projet ressemble à celui de l'Union Européenne sans que celui-ci ait beaucoup avancé.
Les nationalités en URSS
I. Introduction
Peuplement : surtout à l'ouest (Europe) et au sud (Asie centrale). L'énorme espace de la Sibérie (13 millions de km2) est peu peuplé (25 millions d'habitants), mais présente un intérêt stratégique et économique considérable. Son peuplement est récent (20è siècle) et il est lié au système de camps de travaux forcés (appelé "Goulag"). Il s'agit d'un peuplement essentiellement slave le long de l'axe de chemin de fer du transsibérien.
Système fédéral soviétique
On a longtemps confondu "Russes" et "Soviétiques" (comme on confond souvent "Anglais" et "Britanniques", sans égards pour les Irlandais et les Ecossais). Les événements de ces dernières années ont contribué à dissiper cette confusion : les Russes n'étaient qu'une des nombreuses nationalités qui peuplaient l'URSS. Un "Soviétique" était un citoyen de l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques )
1° organes centraux
LEGISLATIF : L'Union possédait un parlement : le Soviet
suprême, composé de deux chambres élues au suffrage universel :
a) le Soviet des nationalités : chaque RSS (voir définitions plus loin) envoie 32 députés; chaque Région autonome 5 députés, et chaque District autonome 1 député)
EXECUTIF : le président contrôle le conseil des ministres
dirigé par le premier ministre.
En URSS, les institutions de l'Etat étaient soumises au contrôle étroit du "Parti", c'est-à-dire le Parti Communiste d'Union Soviétique (PCUS). Ce contrôle était inscrit dans la Constitution soviétique.
2° Organisation fédérale
a) L'URSS était composée de quinze REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES, en abrégé : RSS correpondant aux quinze nationalités les plus importantes. La plus importante de ces quinze républiques, tant par la taille que par le nombre d'habitants était la République socialiste fédérative soviétique de Russie, en abrégé : RSFSR.
b) Cette division n'est en fait pas suffisante pour rendre compte de la complexité du système : a l'intérieur des RSS on a découpé :
- 20 REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES AUTONOMES ou RSSA (16 en
RSFSR, 1 en Ouzbekistan, 2 en Géorgie, 1 en Azerbaïdjan) : il convient de ne pas les oublier : des conflits ethniques à ce niveau se sont produits (exemple : la RSSA d'Ossétie du sud en Géorgie)
- 8 REGIONS AUTONOMES
- 10 DISTRICTS AUTONOMES (tous en RSFSR)
Ce découpage était fait suivant des critères de nombre d'habitants.
3° Problématique des nationalités
- l'examen des cartes montre que ce système formait une véritable mosaïque, très fragile.
- il existait des tensions entre les Russes et les autres nationalités qui craignaient l'hégémonie russe
- il existait une multitude de tensions entre les différentes nationalités (exemples : Arméniens/Azéris, Moldaves/ Gagaouzes, Géorgiens/Ossètes, etc.)
- il existait une relation ambivalente entre les Russes et les nationalités slaves non-russes (les Ukrainiens et les Biéolorusses ) : il s'agit des trois républques à s'être engagées les premières dans la CEI (Communauté des Etats Indépendants - voir plus loin : IV. Désagrégation de l'Union soviétique )
- S'ajoutent à ces tensions les motivations politiques et économiques de l'Etat central.
II. Histoire de la formation de l'Union soviétique
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Le problème posé par les nationalités en URSS ne s'explique que par le long de processus de formation de cet Etat.
A. Des origines de la Russie à 1917
10è-11è s.Etat de Kiev (fondé par les Varègues, c'es-à-dire des
Vikings appelés aussi "Rous") qui regroupe les Slaves de l'est.
- chrétien de rite orthodoxe
- importance des relations nord-sud : relations Baltique-Mer noire (=route commerciale vers Byzance)
- fondation de Novgorod
12è s. déclin de l'Etat de Kiev. L'expansion du servage fait fuir
les paysans vers le Nord-est. Création de villes nouvelles, parmi lesquelles Moscou (1141)
13è s. 1223 : invasion mongole (Khanat de la Horde d'Or).
Les Mongols sont appelés "Tatars" par les Russes.
1240 : destruction de Kiev
Les princes russes deviennent les vassaux des khans tatars
attaques venant de l'ouest :féodaux catholiques suédois, allemands (chevaliers teutoniques qui considèrent les Russes orthodoxes comme des hérétiques L'expansion des chevaliers teutoniques est arrêtée à la bataille du lac Peipus.
14è s. Constitution d'un grand état-polono-lituanien, qui constituera logntemps un obstacle à l'expansion russe
15è s. affaiblissement définitif de la puissance des Tatars.
Puissance grandissante des princes du petit état de Moscou. Le grand-duc Ivan III détruit la ville rivale de Novgorod. Après la chute de Constantinople, Moscou devient la capitale de la Chrétienté orthodoxe.
16è s. Le grand-duc Ivan IV "le Terrible" (1533-1584) est le
premier à porter le titre de Tsar.
- Il lance des offensives contre les Tatars de la Volga : il conquiert Kazan (1554) et Astrakhan (1556) (=territoire de l'actuelle RA de Tatarie). Cette expansion offre à la Russie son premier débouché sur une mer et permet de commercer avec la Perse en passant par la mer Caspienne.
- l'extension du servage (manque de main d'oeuvre), provoque la fuite des paysans vers les marches de l'empire (on les appelle "cosaques" : mot turc qui veut dire "réfugié"), qui s'organisent en "république". Certains groupes de Cosaques deviennent cavaliers/navigateurs. Ils sont tolérés par les Tsars dans la mesure où ils servent l'empire en conquérant de nouvelles terres à l'est. C'est la conquête de la Sibérie : les Cosaques y agissent comme une sorte de trappeurs, suivis par les commerçants, puis par les fonctionnaires et officiers du Tsar.
17è s. nouvelle période d'affaiblissement : les Polonais
attaquent la Russie à l'ouest. Ils occupent même Moscou)
18è s. Redressement de la Russie sous Pierre le Grand (1689-
1725) :
- à l'est il repousse les Kazakhs au delà de l'Oural.
- à l'ouest il fait la guerre contre les Suédois (accès à la Baltique ) et fonde Saint-Pétersbourg (1703), dont il fera sa capitale (1713) : fenêtre sur l'Occident, possibilité de commerce (fourrures)
Remarque : Pour la première fois les Russes s'emparent de territoires peuplés de non-Russes dont l'organisation sociale et économique est plus évoluée que la leur: Scandinaves, Polonais, Allemands des pays baltes, catholiques ou protestants.
Renforcement de la puissance militaire russe.
L'Etat contrôle des territoires de plus en plus vastes : Catherine II étend la domination russe
- en Crimée, jusqu' au rivage de la mer d'Azov, sur des populations tatares. Objectif russe : atteindre la Méditerranée.
- en Biéolorussie et en Lituanie, par les partages du royaume de Pologne (avec la Prusse et l'Autriche). Sauf pendant une brève période sous Napoléon, la Pologne disparaît jusqu'en 1918.
A PARTIR DE CE MOMENT LES TSARS PRATIQUENT UNE POLITIQUE DE RUSSIFICATION, C.A.D. L'INTERDICTION DE PARLER UNE AUTRE LANGUE QUE LE RUSSE EN PUBLIC, L'INTERDICTION D'IMPRIMER EN CARACTERES LATINS, PRIVILEGES ACCORDES A L'EGLISE ORTHODOXE : CETTE POLITIQUE ENTRAINE LE RENFORCEMENT DES SENTIMENTS NATIONAUX.
fin 18è s. - 1917 : L'objectif des Tsars reste d'atteindre des
mers "libres" (c.a.d. libres de glaces l'hiver !) :
- la Méditerranée
- le Golfe Persique
- l'Océna Indien
1° La Méditerranée: La russie aide les peuples slaves des Balkans et encourage leur nationalisme contre les turcs Ottomans. Le Tsar revendique constantinople, en tant que protecteur des chrétiens orthodoxes de l'empire Ottoman. La guerre de Crimée (1853-1856) contre les Turcs est un échec en raison de l'intervention franco-anglaise.
Cet effort se poursuit durant tout le 19è siècle et au début du 20è siècle ("justifié" par la doctrine du panslavisme) : "question des Détroits" c.a.d. le détroit des Dardannelles, contrôlé par les Turcs, qui permet le passage de la mer noire à la Méditerranée.
2° Le Golfe Persique : A la fin du 18è - début du 19è siécle, la Russie s'étend aux dépens de la Perse et de la Turquie : Géorgie, Arménie et AzerbaIl fallut ensuite presqu'un siècle pour conquérir la montagne caucasienne , peuplée de tribus musulmanes (Tchètchènes, Tcherkesses, etc.)
La Russie s'assure aussi le contrôle provisoir | | |