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Gentilé
:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France.
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Définition
Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français).
Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique.
Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple.
On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).
Usage des gentilés
Rappelons que selon les conventions typographiques du français :
# le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule,
# l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule,
# le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule.
Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. »
Cela permet même de distinguer :
# « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande,
# « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant).
L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. »
(On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. »)
On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. »
Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ».
Ces règles peuvent différer selon les langues :
# L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise.
# L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole).
L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules.
Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne.
Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type - -aisien ou - -oisien.
Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
- (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...
Historique
Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert.
Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).
Étude de la formation des gentilés et toponymes
Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika.
Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses
pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel
Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers
D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais.
Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens.
Les gentilés correspondant à des toponymes composés sont le plus souvent irrégulier en français,souvent assez éloigné du toponyme (même s'il peut rester une origine historique commune). Il n'y a pas de règle établie pour leur formation, même pour les toponymes courant commençant par Saint- ou Sainte- (cet élément n’est souvent pas représenté dans le gentilé), mais l’article initial préfixant certains toponymes est pratiquement toujours ignoré dans le gentilé (par exemple, La Rochelle : Rochelais).
Les racines de toponymes contenant des prénoms (souvent très anciens et internationaux) sont souvent dérivés en gentilés français à l’aide d’anciennes racines latines, grecques ou issues d'autres langues. Les gentilés français issus de toponymes composés sont le plus souvent contractés en un terme non composé, après élimination des articles internes et réduction des autres racines.
Voir aussi
Liens internes
- Gentilés pour la liste de tous les gentilés du monde en partant des États.
Liens externes
- Wiktionnaire
Catégorie:Gentilés
Gentilés__NOTOC__
Gentilé
Un gentilé ou ethnonyme est le nom donné aux habitants d'un lieu, un pays, un continent, une région, une province, etc. Il est parfois très différent du toponyme. On peut aussi trouver un ethnique pour un gentilé.
Rappelons que selon les conventions typographiques du français :
#le nom d'habitant ou gentilé prend la majuscule,
#l'adjectif correspondant prend la minuscule,
#le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule.
Exemples :
- Les Français ont répandu partout le bon goût français.
- J'apprends le français.
Cela permet même de distinguer :
#un savant allemand qui est un savant de nationalité allemande,
#un savant Allemand, c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison.
On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l'exemple :
- Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal.
Ces règles peuvent différer selon les langues :
#L'anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise.
#L'espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie espagnole).
L'adjectif correspondant au gentilé d'un pays prend souvent une forme spéciale dans le premier élément d'un adjectif composé, par exemple :
- allemand (Allemagne) : germano- : germano-russe par exemple
- chinois (Chine) : sino- : sino-japonais par exemple
- espagnol (Espagne : hispano-, exemple : Guerre hispano-américaine
- français (France) : franco- : franco-russe par exemple
Suffixes formateurs des gentilés des pays du monde et leur capitale :
On retrouve les suffixes formateurs de gentilés les plus courants en français : :
- ais pour les villes (Bayonne Bayonnais) mais aussi pour les pays : France Français, Gabon Gabonais et Taiwan Taïwanais.
- ien surtout pour les pays (Italie Italien mais aussi Paris Parisien)
- Les pays en ie ont leur gentilé en ien mais il y a des exceptions : Albanie Albanais, Moldavie Moldave et Slovaquie Slovaque.
- ois un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens Amiénois) et villages. Pour les pays : Bénin Béninois et Zaïre Zaïrois.
D'autres suffixes sont des emprunts :
- énien est basé sur l'espagnol eño (eñ(o)+ien) : La Paz Pacénien, Lima Liménien, Quito Quiténiens,...
- (i)ote est d'origine grecque : Chypre Chypriote, Sofia Sofiote, Istanbul Stambouliote, Qatar Qatariotes...
- i est arabe, on le donne souvent comme invariable ou invariant au féminin : Qatar Qatari, Émirats arabes unis Émirati,... Mais les formes suivantes Qatari, Qataris, Qatarie, Qataries valent tout autant en français que Qatari, Qatari, Qatari, Qatari ou Qatari, Qataris, Qatari, Qataris.
- tèque se rencontre dans Aztèques. Seul exemple pour les pays et capitales : Guatemala Guatémaltèque.
Gentilés du monde par pays
La liste qui suit contient directement ou indirectement l'ensemble des gentilés existants pour le monde entier. Les villes ou les divisions politiques et administratives sont énumérées au-dessous de leurs pays souverains respectifs. Exemple : Pour le Québec, voyez sous Canada (à la lettre C).
Des renseignements complémentaires tels que des glottonymes ou des noms de monnaie sont donnés s'ils sont en rapport avec le gentilé.
__NOTOC__
Le gentilé est indiqué :
#soit au seul masculin pluriel,
#soit aux deux nombres et deux genres (4 formes au total).
A
- Afghanistan (l') : Afghan, Afghans, Afghane, Afghanes ; monnaie : afghani, afghanis
- Kaboul : Kabouliens
- Afrique du Sud (l') : Sud-Africain, Sud-Africains, Sud-Africaine, Sud-Africaines, adjectif sud-africain, sud-africains, sud-africaine, sud-africaines
- Pretoria : Prétoriens
- Le Cap : Le Capiens
- Albanie (l') : Albanais, Albanais, Albanaise, Albanaises ; glottonyme : albanais
- Tirana : Tiranais
- Algérie (l') : Algérien, Algériens, Algérienne, Algériennes
- Alger : Algérois
- Oran : Oranais
- Allemagne (l') : Allemand, Allemands, Allemande, Allemandes ; glottonyme : allemand ; adjectif composé : germano-
- Berlin : Berlinois
- Brême : Brêmois
- Hambourg : Hambourgeois
- Hanovre : Hanovrien
- Lübeck : Lübeckois
- Andorre (l') : Andorran, Andorrans, Andorrane, Andorranes
- Andorre-la-Vieille : Andorrans
- Angola (l') : Angolais, Angolais, Angolaise, Angolaises
- Luanda : Luandais
- Antigua-et-Barbuda : Antiguais et Barbudiens
- île de Barbuda : Barbudiens
- Arabie saoudite (l') : Saoudien, Saoudiens, Saoudienne, Saoudiennes ; glottonyme : arabe Naguère Arabie séoudite (l') : Séoudien, Séoudiens, Séoudienne, Séoudiennes .
- Riyad : Riyadiens
- La Mecque :
- Médine :
- Argentine (l') : Argentin, Argentins, Argentine, Argentines
- Buenos Aires : Porteños ; Buenos-Airiens (arrêté du 4 novembre 1993)
- Arménie (l') : Arménien, Arméniens, Arménienne, Arméniennes ; glottonyme : arménien
- Erevan : Érévanais
- Australie (l') : Australien, Australiens, Australienne, Australiennes
- Canberra : Canberrais
- Tasmanie (la) : Tasmaniens
- Autriche (l') : Autrichien, Autrichiens, Autrichienne, Autrichiennes ; adjectif composé : austro-
- Vienne : Viennois
- Autriche-Hongrie (l') (1867-1918) : Austro-Hongrois
- Azerbaïdjan (l') : Azéri, Azéris, Azéri, Azéris (invariant au féminin) ou Azerbaïdjanais, Azerbaïdjanais, Azerbaïdjanaise, Azerbaïdjanaises ; glottonyme : azerbaïdjanais ou azéri
- Bakou :
B
- Bahamas (les) : Bahaméen, Bahaméens, Bahaméenne, Bahaméennes
- Nassau :
- Bahreïn : Bahreinite, Bahreinites, Bahreinite, Bahreinites (invariant au féminin) ; Bahreïnien, Bahreïniens, Bahreïnienne, Bahreïniennes (arrêté du 4 novembre 1993)
- Manama : Manaméens
- Bangladesh (le) : Bangadleshi, Bangladeshis, Bangladeshi, Bangladeshis (invariant au féminin) ; Bangladais, Bangladais, Bangladaise, Bangladaises (arrêté du 4 novembre 1993) ; glottonyme : bengali ou bengalî
- Dacca :
- Barbade (la) : Barbadien, Barbadiens, Barbadienne, Barbadiennes
- Bridgetown :
- Belgique (la) : Belge, Belges, Belge, Belges (invariant au féminin)
- Bruxelles : Bruxellois
- Pour les autres gentilés voir Gentilés de Belgique.
- Belize (le) : Bélizien, Béliziens, Bélizienne, Béliziennes
- Belmopan :
- Bénin (le) (anciennement Dahomey) : Béninois, Béninois, Béninoise, Béninoise
- Cotonou : Cotonois
- Porto-Novo : Porto-Noviens
- Bhoutan (le) : Bhoutanais, Bhoutanais, Bhoutanaise, Bhoutanaises
- Thimphou :
- Biélorussie (la) : Biélorusse, Biélorusses, Biélorusse, Biélorusses (invariant au féminin) ; glottonyme : biélorusse L'arrêté du 4 novembre 1993 donne Bélarus (le) en variante mais sans gentilé correspondant.
- Minsk :
- Birmanie (la) : Birman, Birmans, Birmane, Birmanes ; glottonyme : birman Pour la junte birmane : Myanmar (le), d'où le gentilé Myanmarais, Myanmarais, Myanmaraise, Myanmaraises
- Rangoun :
- Bolivie (la) : Bolivien, Boliviens, Bolivienne, Boliviennes ; monnaie : boliviano
- La Paz : Pacéniens
- Bosnie-Herzégovine (la) : Bosniaque, Bosniaques, Bosniaque, Bosniaques (invariant au féminin) (arrêté du 4 novembre 1993) ; certains utilisent Bosniens à la façon de l'anglais et réservent Bosniaques à l'une des composantes de la population.
- Sarajevo : Sarajéviens
- Botswana (le) : Botswanais, Botswanais, Botswanaise, Botswanaises ; glottonyme : tswana ou setswana ; ethnonyme : Motswana, Batswana, ?, ? ; voir aussi à Bophuthatswana Le pays était appelé Betchouanaland (Bechuanaland en anglais) avant l'indépendance : Betchouana, Betchouanas, Betchouana, Betchouanas.
- Gaborone : Gaboronais
- Brésil (le) : Brésilien, Brésiliens, Brésilienne, Brésiliennes
- Brasilia : Brasiliens
- Nordeste (le) : Nordestins
- Rio de Janeiro : Cariocas
- Sao Paulo : Paulistes
- Brunei (le) : Brunéien, Brunéiens, Brunéienne, Brunéiennes
- Bandar Seri Bagawan :
- Bulgarie (la) : Bulgare, Bulgares, Bulgare, Bulgares (invariant au féminin) ; glottonyme : bulgare
- Sofia : Sofiotes
- Burkina (le) : Burkinabais, Burkinabais, Burkinabaise, Burkinabaises ou Burkinabé, Burkinabés, Burkinabé, Burkinabés (invariant au féminin) Jusqu'en 1984 : Haute-Volta (la) : Voltaïque, Voltaïques, Voltaïque, Voltaïques (invariant au féminin) Burkina Faso est l'appellation complète : Faso est jusqu'à un certain point l'équivalent du mot République et se prononce « Fasso ». En 1984 le gentilé Burkinabè , donné comme invariable, a été créée par les autorités en même temps que Burkina le nouveau nom du pays. Il s'en est suivi des discussions auxquelles participa, en voisin, Félix Houphouët-Boigny : Burkinabè, Burkinabè, Burkinabè, Burkinabè s'intègre mal au français, fit-on valoir, et sur Burkina mieux vaut dire Burkinais, Burkinais, Burkinaise, Burkinaises . Au bout du compte et à titre de compromis c'est la forme Burkinabais, Burkinabais, Burkinabaise, Burkinabaises qui semble s'imposer aujourd'hui.
- Ouagadougou : Ouagalais
- Burundi (le) : Burundais, Burundais, Burundaise, Burundaises ; glottonyme : kirundi, kinyarwanda-kirundi
- Bujumbura : Bujumburiens ou Bujumburais
C
- Cambodge (le) : Cambodgien, Cambodgiens, Cambodgienne, Cambodgiennes ; glottonyme : khmer
- Phnom-Penh : Phnompenhois
- Cameroun (le) : Camerounais, Camerounais, Camerounaise, Camerounaises
- Douala : Doualais
- Yaoundé : Yaoundéens
- Canada (le) : Canadien, Canadiens, Canadienne, Canadiennes
- article principal : Gentilés du Canada
- Cap-Vert (le) : Capverdien, Capverdiens, Capverdienne, Capverdiennes ou Cap-Verdien, Cap-Verdiens, Cap-Verdienne, Cap-Verdiennes (arrêté du 4 novembre 1993)
- Praia : Praïens
- République centrafricaine (la) : Centrafricain, Centrafricains, Centrafricaine, Centrafricaines On dit aussi Centrafrique (la).
- Bangui : Banguissois
- Chili (le) : Chilien, Chiliens, Chilienne, Chiliennes
- Santiago :
- Chine (la) : Chinois, Chinois, Chinoise, Chinoises ; adjectif composé : sino-
- Pékin : Pékinois
- Canton : Cantonais ; glottonyme : cantonais
- Hongkong : Hongkongais
- Macao :
- Tibet (le) : Tibétains
- Chypre : Chypriote, Chypriotes, Chypriote, Chypriotes (invariant au féminin) ou Cypriote, Cypriotes, Cypriote, Cypriotes (invariant au féminin)
- Nicosie : Nicosiens
- Colombie (la) : Colombien, Colombiens, Colombienne, Colombiennes
- Bogota :
- Comores (les) : Comorien, Comoriens, Comorienne, Comoriennes ; glottonyme : comorien ou shikomori
- Moroni : Moronais
- Congo (le) ou République du Congo, dit aussi Congo-Brazzaville ou plus familèrement Congo-Brazza : Congolais, Congolais, Congolaise, Congolaises
- Brazzaville : Brazzavillois
- Congo (le) ou République démocratique du Congo (RDC) dit aussi Congo-Kinshasa ou ex-Zaïre : Congolais, Congolais, Congolaise, Congolaises
- Kinshasa : Kinois
- Pour autres gentilés, voir Gentilés de la République démocratique du Congo
- Corée du Nord (la) : Nord-Coréen, Nord-Coréens, Nord-Coréenne, Nord-Coréennes ; glottonyme : coréen
- Pyongyang :
- Corée du Sud (la) : Sud-Coréen, Sud-Coréens, Sud-Coréenne, Sud-Coréennes ; glottonyme : coréen
- Séoul : Séouliens
- Costa Rica (le) : Costaricien, Costariciens, Costaricienne, Costariciennes ou Costaricain, Costaricains, Costaricaine, Costaricaines
- San José :
- Côte d'Ivoire (la) : Ivoirien, Ivoiriens, Ivoirienne, Ivoiriennes
- Abidjan : Abidjanais
- Yamoussoukro : Yamoussoukrois
- Croatie (la) : Croate, Croates, Croate, Croates (invariant au féminin)
- Zagreb : Zagrébois
- Cuba : Cubain, Cubains, Cubaine, Cubaines
- La Havane : Havanais
D
- Dahomey (le) ( - ) : Dahoméen, Dahoméens, Dahoméenne, Dahoméennes ; voir à Bénin
- Danemark (le) : Danois, Danois, Danoise, Danoises ; glottonyme: danois
- Copenhague : Copenhaguois
- Îles Féroé (les) : Féroïens ou Féringiens
- Groenland (le) : Groenlandais ; glottonyme : kalaallisut
- Djibouti : Djiboutien, Djiboutiens, Djiboutienne, Djiboutiennes
- Djibouti : Djiboutiens
- République dominicaine (la) : Dominicain, Dominicains, Dominicaine, Dominicaines parfois et localement : Dominicanie (la)
- Saint-Domingue : Dominguois un temps Ciudad Trujillo : pas de gentilé connu
- Dominique (la) : Dominiquais, Dominiquais, Dominiquaise, Dominiquaises
- Roseau :
E
- Égypte (l') : Égyptien, Égyptiens, Égyptienne, Égyptiennes
- Le Caire : Cairotes
- Alexandrie : Alexandrins
- Émirats arabes unis (les) : Émirati, Émiratis, Émiratie, Émiraties ou Émiratien, Émiratiens, Émiratienne, Émiratiennes (arrêté du 4 novembre 1993)
- Abou Dhabi :
- Équateur (l') : Équatorien, Équatoriens, Équatorienne, Équatoriennes
- Quito : Quiténiens
- Érythrée (l') : Érythréen, Érythréens, Érythréenne, Érythréennes ; glottonyme : tigrinya
- Asmara :
- Espagne (l') : Espagnol, Espagnols, Espagnole, Espagnoles ; adjectif composé : hispano- (exemple : Guerre hispano-américaine) ; glottonyme en rapport avec le gentilé : espagnol (ou castillan)
- Madrid : Madrilènes
- Pour les autres gentilés, voir à Gentilés d'Espagne
- Estonie (l') : Estonien, Estoniens, Estonienne, Estoniennes ; glottonyme : estonien
- Tallinn :
- États-Unis d'Amérique (les) ou États-Unis (les) : couramment Américain, Américains, Américaine, Américaines (seul gentilé indiqué par l'arrêté Juppé), adjectif composé américano- ; ou parfois (très rarement) Étasunien, Étasuniens, Étasunienne, Étasuniennes
- Pour les gentilés des villes et les états voir Gentilés des États-Unis
- Éthiopie (l') : Éthiopien, Éthiopiens, Éthiopienne, Éthiopiennes ; gentilé : amharique Autrefois Abyssinie (l') : Abyssin, Abyssins, Abyssine, Abyssines
- Addis-Abeba :
- Tigré (le) : Tigréen, Tigréens, Tigréenne, Tigréennes
F
- Fidji (les) : Fidjien, Fidjiens, Fidjienne, Fidjiennes
- Suva :
- Finlande (la) : Finlandais, Finlandais, Finlandaise, Finlandaises ; glottonyme : finnois ; ethnonyme : Finnois, Finnois, Finnoise, Finnoises
- Helsinki : Helsinkiens
- Formose : Formosan, Formosans, Formosane, Formosanes : voir à Taïwan
- France (la) : Français, Français, Française, Françaises ; adjectif composé : franco- ; glottonyme : français L'adjectif franco-français s'emploie au sens de « bien français et même un peu trop ».
- Paris : Parisiens
- Pour les autres gentilés voir Gentilés de France
G
- Gabon (le) : Gabonais, Gabonais, Gabonaise, Gabonaises
- Libreville : Librevillois
- Gambie (la) : Gambien, Gambiens, Gambienne, Gambiennes
- Banjul : Banjulais
- Naguère Bathurst :
- Géorgie (la) : Géorgien, Géorgiens, Géorgienne, Géorgiennes (mêmes que l'État de Géorgie aux États-Unis) ; glottonyme : géorgien
- Tbilissi :
- Ghana (le) : Ghanéen, Ghanéens, Ghanéenne, Ghanéennes
- Accra : Accréens
- Grande-Bretagne (la) : voir à Royaume-Uni
- Grèce (la) : Grec, Grecs, Grecque, Grecques ; glottonyme : grec ; adjectif : grec, grecs, grecque, grecques et gréco- en composition
- Le nom complet développé (arrêté du 4 novembre 1993) est République hellénique (la).
- Athènes : Athénien, Athéniens, Athénienne, Athéniennes
- Pour les autres gentilés, voir à Gentilés de Grèce.
- Grenade (la) : Grenadien, Grenadiens, Grenadienne, Grenadiennes
- Saint-Georges :
- Guatemala (le) : Gatémaltèque, Guatémaltèques, Guatémaltèque, Guatémaltèques (invariant au féminin)
- Guatemala ou Guatemala Ciudad : Guatémaliens
- Guinée (la) : Guinéen, Guinéens, Guinéenne, Guinéennes
- Conakry :
- Guinée-Bissau (la) : Bissau-Guinéen, Bissau-Guinéens, Bissau-Guinéenne, Bissau-Guinéennes, adjectif : bissau-guinéen, bissau-guinéens, bissau-guinéenne, bissau-guinéennes L'arrêté du 4 novembre 1993 donne Guinée-Bissau simplement en variante de Guinée-Bissao (la) : Bissao-Guinéen, Bissao-Guinéens, Bissao-Guinéenne, Bissao-Guinéennes
- Bissau : Bissaliens Ce même arrêté donne Bissau en simple variante de Bissao : Bissaliens
- Guinée équatoriale (la) : Équato-Guinéen, Équato-Guinéens, Équato-Guinéenne, Équato-Guinéennes , adjectif : équato-guinéen, équato-guinéens, équato-guinéenne, équato-guinéennes
- Malabo : Malabéens
- Guyana (la) : Guyanien, Guyaniens, Guyanienne, Guyaniennes
- Georgetown :
H
- Haïti : Haïtien, Haïtiens, Haïtienne, Haïtiennes ; glottonyme : créole haïtien
- Port-au-Prince : Port-au-Princiens
- Haute-Volta (la) ( - ) : Voltaïque, Voltaïques, Voltaïque, Voltaïques (invariant au féminin) ; aujourd'hui Burkina Faso
- Honduras (le) : Hondurien, Honduriens, Hondurienne, Honduriennes
- Tegucigalpa : Tégucigalpais
- Hongrie (la) : Hongrois, Hongrois, Hongroise, Hongroises ; glottonyme : hongrois En langue française Magyar, Magyars, Magyare, Magyares est utilisé comme ethnonyme et désigne l'ensemble des personnes parlant hongrois y compris celles qui vivent hors des frontières actuelles de la Hongrie.
- Budapest : Budapestois
I
- Inde (l') : Indien, Indiens, Indienne, Indiennes ; glottonymes : hindi, hindoustani
- New Delhi :
- Indochine (l') ( -1954) : Indochinois, Indochinois, Indochinoise, Indochinoises
- Indonésie (l') : Indonésien, Indonésiens, Indonésienne, Indonésiennes ; glottonyme : indonésien ou bahasa Indonesia
- Jakarta : Jakartanais Le Monde écrit toujours Djakarta malgré la réforme orthographique de 1972.
- île de Bali : Balinais Un balinais est une race de chat.
- île de Java : Javanais ; glottonyme : javanais
- Irak (l') : Irakien, Irakiens, Irakienne, Irakiennes
- Bagdad : Bagdadiens
- Iran (l') : Iranien, Iraniens, Iranienne, Iraniennes ; glottonyme : persan ou farsi Jusqu'en 1935 : Perse (la) : Persan, Persans, Persane, Persanes Antiquité : Perse (la) et Empire perse : Perse, Perses, Perse, Perses ; glottonyme : vieux-perse
- Téhéran : Téhéranais
- Irlande (l') : Irlandais, Irlandais, Irlandaise, Irlandaises ; glottonyme : irlandais ou gaélique irlandais
- Dublin : Dublinois
- Islande (l') : Islandais, Islandais, Islandaise, Islandaises ; glottonyme : islandais
- Reykjavik :
- Israël : Israélien, Israéliens, Israélienne, Israéliennes ; glottonyme : hébreu
- Jérusalem : Hiérosolymitains
- Tel-Aviv : Telaviviens (arrêté Juppé)
- Ascalon :
- Asdod :
- Bersabée :
- Haïfa :
- Nazareth : « Nazaréens »
- Netanya :
- Saint-Jean-d'Acre :
- Sodome (aujourd'hui détruite, en hébreu : Sdom) : Sodomite, Sodomites, Sodomite, Sodomites (invariant au féminin)
- Galilée (la) : Galiléens
- Néguev (le) : « Méridionaux »
- Italie (l') : Italien, Italiens, Italienne, Italiennes ; glottonyme : italien
- Rome : Romains
- pour les autres gentilés, voir à Gentilés d'Italie
J
- Jamaïque (la) : Jamaïcain, Jamaïcains, Jamaïcaine, Jamaïcaines
- Kingston :
- Japon (le) : Japonais, Japonais, Japonaise, Japonaises Voir aussi à Noms du Japon : le gentilé Nippon, Nippons, Nipponne, Nipponnes ou Nippon, Nippons, Nippone, Nipones est aussi usité.
- Tokyo : Tokyotes ou Tokyoïtes
- Osaka :
- Jordanie (la) : Jordanien, Jordaniens, Jordanienne, Jordaniennes
- Amman :
- Akaba :
- Zarka (près d'Amman) : Zarkaoui, Zarkaouis, Zarkaouie, Zarkaouies. Voir aussi : Abou Moussab Zarqaoui.
K
- Kazakhstan (le) : Kazakh, Kazakhs, Kazakh, Kazakhs (invariant au féminin) et pour d'autres (arrêté du 4 novembre 1993) : Kazakh, Kazakhs, Kazakhe, Kazakhes ; glottonyme : kazakh
- Almaty ou Alma-Ata :
- Kenya (le) : Kényan, Kényans, Kényane, Kényanes ; glottonyme : kiswahili
- Nairobi : Nairobiens
- Kirghizstan (le), Kirghizistan (le) ou Kirghizie (la) : Kirghiz, Kirghiz, Kirghize, Kirghizes : les mots finissant par z ne prennent pas de s au pluriel ; glottonyme : kirghiz
- Bichkek (ou Frounzé) :
- Kiribati (les) : Gilbertin, Gilbertins, Gilbertine, Gilbertines (mais un technocratique Kiribatien, Kiribatiens, Kiribatienne, Kiribatiennes est recommandé par le Quai d'Orsay et son arrêté du 4 novembre 1993) ; glottonyme : gilbertin
- Tarawa :
- Koweït (le) : Koweïtien, Koweïtiens, Koweïtienne, Koweïtiennes
- Koweït : Koweïtiens
L
- Laos (le) : Laotien, Laotiens, Laotienne, Laotiennes ; glottonyme : lao
- Vientiane : Vientianais
- Lesotho (le) : Sotho, Sothos, Sotho, Sothos (invariant au féminin) ; Lesothan, Lesothans, Lesothane, Lesothanes (arrêté du 4 novembre 1993) ; glottonyme : sesotho
- Maseru : Masérois
- Lettonie (la) : Letton, Lettons, Lettone, Lettones ; parfois aussi Lettone, Lettones, Lettone, Lettones (invariant au féminin) ; glottonyme : letton La Lettonie était le plus souvent appelée Latvie quand elle faisait partie de l'URSS.
- Riga :
- Liban (le) : Libanais, Libanais, Libanaise, Libanaises
- Beyrouth : Beyrouthins
- Liberia (le) : Libérien, Libériens, Libérienne, Libériennes
- Monrovia : Monroviens
- Libye (la) : Libyen, Libyens, Libyenne, Libyennes
- Tripoli : Tripolitain, Tripolitains, Tripolitaine, Tripolitaines. Tripoli est la ville-centre de la Tripolitaine. Les habitants de la Tripolitaine sont aussi appelés les Tripolitains.
- Liechtenstein (le) : Liechtensteinois, Liechtensteinois, Liechtensteinoise, Liechtensteinoises
- Vaduz :
- Lituanie (la) : Lituanien, Lituaniens, Lituanienne, Lituaniennes ; glottonyme : lituanien Pendant l'entre-deux-guerres on écrivait encore Lithuanie et Lithuanien en français.
- Vilnius :
- Luxembourg : Luxembourgeois, Luxembourgeois, Luxembourgeoise, Luxembourgeoises (le pays ou sa ville capitale) ; glottonyme : luxembourgeois
M
- Macédoine (la) : Macédonien, Macédoniens, Macédonienne, Macédoniennes ; glottonyme : macédonien
- Skopje :
- Madagascar : Malgache, Malgaches, Malgache, Malgaches (invariant au féminin) ; glottonyme : malgache
- Antananarivo (anciennement Tananarive) : Tananariviens
- Malaisie (la) : Malaisien, Malaisiens, Malaisienne, Malaisiennes ; glottonyme : malais Lorsqu'elle se limitait à la Malaisie péninsulaire, la Malaisie avait pour gentilé : Malais, Malais, Malaise, Malaises
- Kuala Lumpur :
- Malawi (le) : Malawite, Malawites, Malawite, Malawites (invariant au féminin) ou Malawien, Malawiens, Malawienne, Malawiennes (arrêté du 4 novembre 1993)
- Lilongwe : Lilongwais
- Maldives (les) : Maldivien, Maldiviens, Maldivienne, Maldiviennes
- Malé :
- Mali (le) : Malien, Maliens, Malienne, Maliennes Constituait le Soudan français avant d'être indépendant.
- Bamako : Bamakois
- Malte : Maltais, Maltais, Maltaise, Maltaises ; glottonyme : maltais
- La Valette :
- Maroc (le) : Marocain, Marocains, Marocaine, Marocaines
- Rabat : Rabati, Rabati, Rabati, Rabati (invariable), l'arrêté Juppé précise : « forme locale en usage ».
- Fès : Fassi, Fassis, Fassie, Fassies
- Marrakech :
- Tanger : gentilé inconnu ; la tangerine est un agrume
- Marshall (les) : Marshallais, Marshallais, Marshallaise, Marshallaises ; glottonyme : marshallais
- Majuro :
- Maurice : Mauricien, Mauriciens, Mauricienne, Mauriciennes ; gentilé : créole mauricien
- Port-Louis : Port-Louisiens
- Archipel des Chagos : Chagossiens
- Beau Bassin : Beaubassinois
- Curepipe : Curepipiens
- Flacq : Flacqois
- Mah%C3%A9bourg : Mahébourgois
- Quatre Bornes : Quatrebornais
- Rodrigues : Rodriguais
- Rose Hill : Rosihilliens
- Mauritanie (la) : Mauritanien, Mauritaniens, Mauritanienne, Mauritaniennes ; glottonyme : arabe hassaniya La Maurétanie fut une province de l'Empire romain : Maure, Maures, Maure, Maures (invariant au féminin).
- Nouakchott : Nouakchottois
- Mexique (le) : Mexicain, Mexicains, Mexicaine, Mexicaines
- Mexico :
- Chiapas : Chiapanèques
- Micronésie (la) ou États fédérés de Micronésie (les) : Micronésien, Micronésiens, Micronésienne, Micronésiennes
- Palikir :
- Moldavie (la) : Moldave, Moldaves, Moldave, Moldaves (invariant au féminin) ; glottonyme : moldave (roumain) L'arrêté du 4 novembre 1993 donne aussi Moldova en variante.
- Chisinau (le même arrêté Juppé indique ex-Kichinev en variante) :
- Monaco : Monégasque, Monégasques, Monégasque, Monégasques (invariant au féminin) ; glottonyme : monégasque
- Mongolie (la) : Mongol, Mongols, Mongole, Mongoles ; glottonyme : mongol
- Oulan-Bator :
- Mozambique (le) : Mozambicain, Mozambicains, Mozambicaine, Mozambicaines
- Maputo : Maputais
- Myanmar : Myanmarais, Myanmarais, Myanmaraise, Myanmaraises ; voir à Birmanie
N
- Namibie (la) : Namibien, Namibiens, Namibienne, Namibiennes
- Windhoek :
- Nauru : Nauruan, Nauruans, Nauruane, Nauruanes
- Yaren :
- Népal (le) : Népalais, Népalais, Népalaise, Népalaises
- Katmandou :
- Nicaragua (le) : Nicaraguayen, Nicaraguayens, Nicaraguayenne, Nicaraguayennes
- Managua : Managuayens
- Niger (le) : Nigérien, Nigériens, Nigérienne, Nigériennes
- Niamey : Niaméyens
- Nigeria (le) : Nigérian, Nigérians, Nigériane, Nigérianes
- Lagos : Lagotiens
- Abuja :
- Biafra (le) : Biafrais, Biafrais, Biafraise, Biafraises
- Norvège (la) : Norvégien, Norvégiens, Norvégienne, Norvégiennes
- Oslo :
- Nouvelle-Zélande (la) : Néo-Zélandais, Néo-Zélandais, Néo-Zélandaise, Néo-Zélandaises
- Wellington :
O
- Oman : Omani, Omanis, Omani, Omanis (invariant au féminin) ou Omanais, Omanais, Omanaise, Omanaises (arrêté du 4 novembre 1993)
- Mascate : Mascatais
- Ouganda (l') : Ougandais, Ougandais, Ougandaise, Ougandaises ; glottonyme : swahili
- Kampala : Kampalais
- Ouzbékistan (l') : Ouzbek, Ouzbeks, Ouzbèke, Ouzbèkes (arrêté du 4 novembre 1993)
- Tachkent :
P
- Pakistan (le) : Pakistanais, Pakistanais, Pakistanaise, Pakistanaises ; glottonymes : ourdou ; hindoustani
- Islamabad :
- Palaos : Paluans (?)
- Palestine (la) : Palestinien, Palestiniens, Palestinienne, Palestiniennes
- Jérusalem : Hiérosolymitain, Hiérosolymitains, Hiérosolymitaine, Hiérosolymitaines
- Gaza : Gazaoui, Gazaouis, Gazaouie, Gazaouies
- Panama (le) : Panaméen, Panaméens, Panaméenne, Panaméennes
- Panama (ville) :
- Papouasie-Nouvelle-Guinée (la) : Papouasien, Papouasiens, Papouasienne, Papouasiennes ou Papouan-Néo-Guinéen, Papouans-Néo-Guinéens, Papouane-Néo-Guinéenne, Papouanes-Néo-Guinéennes (arrêté du 4 novembre 1993) d'où l'adjectif papouan-néo-guinéen, papouans-néo-guinéens, papouane-néo-guinéenne, papouanes-néo-guinéennes ; glottonyme : tok pisin
- Port Moresby :
- Paraguay (le) : Paraguayen, Paraguayens, Paraguayenne, Paraguayennes
- Asuncion (Asuncion donnée en variante d'Assomption dans l'arrêté Juppé):
- Pays-Bas (les) : Néerlandais, Néerlandais, Néerlandaise, Néerlandaises ; glottonyme : néerlandais
- Amsterdam : Amstellodamiens ou Amstellodamois
- La Haye : Haguenois
&nb
Ethnonyme
:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France.
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Définition
Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français).
Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique.
Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple.
On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).
Usage des gentilés
Rappelons que selon les conventions typographiques du français :
# le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule,
# l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule,
# le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule.
Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. »
Cela permet même de distinguer :
# « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande,
# « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant).
L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. »
(On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. »)
On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. »
Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ».
Ces règles peuvent différer selon les langues :
# L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise.
# L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole).
L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules.
Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne.
Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type - -aisien ou - -oisien.
Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
- (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...
Historique
Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert.
Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).
Étude de la formation des gentilés et toponymes
Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika.
Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses
pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel
Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers
D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais.
Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens.
Les gentilés correspondant à des toponymes composés sont le plus souvent irrégulier en français,souvent assez éloigné du toponyme (même s'il peut rester une origine historique commune). Il n'y a pas de règle établie pour leur formation, même pour les toponymes courant commençant par Saint- ou Sainte- (cet élément n’est souvent pas représenté dans le gentilé), mais l’article initial préfixant certains toponymes est pratiquement toujours ignoré dans le gentilé (par exemple, La Rochelle : Rochelais).
Les racines de toponymes contenant des prénoms (souvent très anciens et internationaux) sont souvent dérivés en gentilés français à l’aide d’anciennes racines latines, grecques ou issues d'autres langues. Les gentilés français issus de toponymes composés sont le plus souvent contractés en un terme non composé, après élimination des articles internes et réduction des autres racines.
Voir aussi
Liens internes
- Gentilés pour la liste de tous les gentilés du monde en partant des États.
Liens externes
- Wiktionnaire
Catégorie:Gentilés
AnglaisL'anglais est une langue germanique originaire d'Angleterre. C'est la langue maternelle ou l'une des langues des habitants de plusieurs pays, surtout le Royaume-Uni et ses anciennes colonies, dont les États-Unis, l'Irlande, le Canada, l'Australie, et la Nouvelle-Zélande. L'anglais est l'une des langues les plus parlées au monde : elle est la troisième en nombre de locuteurs natifs, et la première apprise comme seconde langue. Elle est aussi la langue la plus utilisée sur Internet.
Histoire
L'anglais descend de la langue parlée par les tribus germaniques angles (d'où est tiré le nom de la langue), saxonnes et jutes s'étant installées en Grande Bretagne au de l'ère chrétienne, remplaçant les langues celtiques présentes sur le territoire. Ces dialectes germaniques, qui ont connu la première mutation consonantique, sont alors désignés sous le nom de vieil anglais, d'abord écrit en runes puis avec l'alphabet latin, apporté par les scribes irlandais au . L'influence d'envahisseurs vikings installés au nord-est du pays est notable dans le lexique de la langue qui a alors emprunté de nombreux termes au vieux norrois (ou « vieil islandais »). L'influence du latin, langue liturgique du christianisme que les scribes irlandais ont apporté, est aussi très forte. On arrête le vieil anglais au , à l'issue de la bataille de Hastings, en 1066. L'épopée Beowulf est écrite dans cet état de la langue.
Après sa victoire à Hastings sur les Saxons, Guillaume le Conquérant s'installe en Grande-Bretagne et impose sa langue, le normand (langue d'oïl de l'ancien français), comme langue de la cour ; ce faisant, il modifie profondément la langue anglaise : les emprunts se font très nombreux et souvent doublonnent avec des mots de radical germanique. Le mot saxon est parlé par le peuple, alors que le terme français est souvent lié au registre soutenu ou à la parlure des nobles. Par exemple, ox, calf ou sheep, termes germaniques, représentent chez le producteur ─ anciennement les couches populaires de la population ─ ce que le consommateur ─ autrefois les couches aisées de la population ─ désigne par beef (cf. bœuf), veal, (cf. veau) et mutton (cf. mouton). (Ainsi, ces trois derniers mots désignent surtout la viande par opposition au bétail sur pied; mais on a aussi "let's return to our muttons" "retournons à nos moutons" et fig. "muttonhead", "mouton [de Panurge]". Par contre, "oxtail soup" car à l'origine ce potage était un plat plébéien.)
D'autre part, la langue simplifie ses déclinaisons. C'est le moyen anglais, dont l'orthographe est fortement influencée par celle des scribes normands, lesquels inventent par exemple les digrammes de la langue (ch, sh, gh, th) et introduisent la lettre w (anciennement un digramme vv ou uu), faisant ainsi sortir de l'usage des lettres anciennes comme þ (thorn, remplacé par th), ð (edh, remplacé aussi par th), ȝ (yogh, proche d'un 3, remplacé par gh ou y principalement) ou ƿ (wynn, proche d'un p, remplacé par w). Les Contes de Cantorbéry de Geoffrey Chaucer sont écrits en moyen anglais.
La grande mutation vocalique, qui a vu la modification en profondeur des voyelles anglaises, du marque le tournant d'un autre état de la langue, l'anglais moderne, que l'on fait réellement commencer au début du avec William Shakespeare. On y distingue deux sous-périodes : l'anglais moderne d'avant ou après le , quand, à la suite des conquêtes britanniques, la langue s'est de nouveau lexicalement enrichie de manière notable grâce aux emprunts faits aux langues des colonies.
Influence de l'anglais
Historiquement, l'anglais a peu pénétré le français (moins de 4 % du vocabulaire est d'origine anglo-saxonne). Cependant son influence croît depuis une cinquantaine d'années du fait de la mondialisation des échanges commerciaux et technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette langue, le Royaume-Uni et les États-Unis notamment (voir « impérialisme linguistique »). C'est pourquoi l'utilisation de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les télécommunications ou l'économie, comme le fut l'italien jadis pour la musique. Un autre phénomène est lié à cet expansionnisme : l'anglais tend à être utilisé à la place d'autres langues. Ainsi le français était la langue privilégiée des relations diplomatiques et des relations contractuelles, l'influence des États-Unis a fait tomber cet usage en désuétude. L'anglais est aussi depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. Il a par ailleurs acquis dans le monde la place de langue la plus fréquemment utilisée dans les rencontres internationales, même si le multilinguisme reste la norme. Étant la première langue étrangère apprise dans le monde, il bénéficie d'une base unique de locuteurs dans tous les pays sur tous les continents. C'est enfin la seconde langue officielle de très nombreux États.
Cette utilisation internationale de l'anglais, devenu une véritable lingua franca, inquiète nombre d'anglophones qui voient leur langue prendre les allures d'un pidgin simpliste coupé de ses subtilités et de son histoire.
Classification
L'anglais est une langue germanique, famille au sein de laquelle les langues vivantes les plus proches sont le frison et le scots mais qui, néanmoins, a subi à plusieurs reprises l'influence d'autres langues germaniques comme le vieux norrois, du latin et de diverses langues romanes, surtout le français, influence latino-romane que l'on ne remarque pas seulement dans les mots qui sont a priori des emprunts lexicaux (déjà vu ou rendez-vous, expressions françaises utilisées en anglais ; embargo de l'espagnol ; cupola, folio ou stiletto de l'italien), mais encore dans de très nombreux mots à étymon latin (comme expect ← exspectare, school ← schola, scuttle ← scutella, ou street ← strata).
Répartition géographique
Statut officiel
L'anglais est la première langue en Australie (anglais australien), Bahamas, Barbade (anglais carribéen), Bermudes, Dominique, Gibraltar, Grenade, Guyana, Jamaïque (anglais jamaïcain), Nouvelle-Zélande (anglais néo-zélandais), Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Trinité-et-Tobago, Royaume-Uni (anglais britannique), et (sans reconnaissance officielle) aux États-Unis (anglais américain).
L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais canadien) (avec le français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État), de l'Irlande (avec l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin, le tamil et d'autres langues asiatiques) et de l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa, l'afrikaans, et le sotho du nord). C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël. C'est la langue usuelle dans l'île de Saint-Martin.
À Hong-Kong c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Il est appris dès le jardin d'enfants, et est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de nombreuses écoles secondaires et de toutes les universités. Un nombre substantiel d'étudiants acquièrent un niveau de locuteur natif. Cette langue y est si largement utilisée qu'il est inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue étrangère.
C'est une langue officielle, mais pas native au Cameroun, Fidji, Micronésie, Ghana, Gambie, Kiribati, Lesotho, Liberia, Kenya, Namibie, Nigeria, Malte, Îles Marshall, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Îles Salomon, Samoa, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
Langues dérivées
L'anglais a donné naissance :
- à de nombreux pidgins et créoles.
- au Basic English, langue créée par C. K. Ogden and I. A. Richards en 1930. Celle-ci ne comporte plus que 850 mots : ceux qui sont indipensables à la vie quotidienne (expression de sentiments inclus) plus ceux nécessaires pour définir les autres le temps d'une conversation.
- L'anglais Européen : http://www.davytech.com/wiki/
Écriture
L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir plus haut). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine étrangère. Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de bijection entre celle-ci et la prononciation actuelle.
Prononciation
Parmi les consonnes n'existant pas en français, on peut noter [θ] et [ð], écrits th, ou encore [ŋ], écrit n devant un g ou un k.
Exemples de mots :
Grammaire
Voir article détaillé : Grammaire anglaise
L'anglais ne comporte pas de genres pour les noms (à part de rares exceptions). Les adjectifs sont invariables.
Conjugaison
Voir article détaillé : Conjugaison anglaise
Lexique
Des mots sont entrés dans la langue anglaise au contact avec le français : ils sont pour ces raisons très proches, à l'écrit, de leur homonyme. Ces mots existent dans la langue anglaise depuis si longtemps que les anglophones ne les considèrent plus comme mots français. Par exemple : difference, introduction, village, pure.
En revanche, l'anglais a gardé des mots tels que mushroom, budget et (an) apron dont l'on ne reconnaîtrait guère l'origine française (respectivement liés à mousseron, bougette et napperon par métanalyse).
Nombre de mots
Contrairement à d'autres langues, il n'existe pas d'organisme qui recense officiellement les mots d'anglais. Comme par ailleurs l'importance actuelle de cette langue dans la recherche scientifique fait que de nombreux mots sont créés tous les jours (certains promis à une large diffusion, d'autres resteront d'usage confidentiel), il n'existe pas de liste complète. On peut simplement constater que le dictionnaire Oxford English Dictionary, un des plus complet, recense plus de 500.000 entrées, y compris des mots désuets, des mots techniques et des mots de dialectes locaux.
Origine des mots
En 1973, Thomas Finkenstaedt et Dieter Wolff, en se basant sur les 80.000 mots du Shorter Oxford Dictionary (3e édition), ont établi la répartition suivante :
- français, y compris l'ancien français et le normand (ou anglo-français) : 28,3 %
- latin, y compris les mots scientifiques et techniques récents : 28,24 %
- ancien et moyen anglais, vieux norrois et hollandais : 25 %
- grec : 5,32 %
- étymologie indéterminée : 4,03 %
- mots dérivés de noms propres : 3,28 %
- toutes les autres langues : moins de 1 %
Cependant, les problèmes de définition conduisent à des appréciations divergentes. Ainsi la linguiste française Henriette Walter affirme de son côté que [http://perso.wanadoo.fr/mondalire/Henriette_walter.htm plus des deux tiers des mots anglais sont d'origine française].
Emprunts à l'anglais
Le sens des mots peut avoir changé entre les deux langues. Certains de ces mots sont des allers-retours, car empruntés initialement au français.
avec la forme anglaise
- badge
- basket
- boss, « chef, patron »
- budget, de l'ancien français « bougette », petite bourse portée à la ceinture
- caddie, chariot tiré à bras utilisé pour transporter de menus objets
- check-up
- club
- coach (prononc. « cooutch ») et ses dérivés (coacher, le coaching)
- cool
- cowboy, qui signifie « vacher »
- fair-play
- ferry(-boat)
- fuel, de l'ancien français « fouaille », matière servant à alimenter un feu
- gag,
- gentleman, partiellement de l'ancien français « gentil », homme d'ascendance noble
- job, qui signifie « travail, activité rémunérée »
- milk-shake
- one-man show, spectacle mené par un seul artiste
- self-control, littéralement : la maîtrise de soi
- self-made man, littéralement : personne qui a fait elle-même sa réputation, sa carrière
- self-service, endroit où on se sert soi-même (distributeurs de carburant, restaurants d'entreprise, cafétéria, etc.)
- show
- skateboard
- spot
- steak
- stock-options
- toast, de l'ancien français « toster » (griller)
- week-end, qui signifie « fin de semaine »
- Nom de sports créés aux XIX et XX siècles :
En général, ces sports ont un vocabulaire spécifique lui aussi composé de mots anglais. On trouve aussi des termes transverses : un match, un set, un derby, un supporter.
: - (boxe) : ring, uppercut, swing
: - football (la « balle au pied »), goal, penalty
: - basket-ball ((la « balle au panier »)
: - rugby (du nom de la ville où ce jeu a été inventé), drop
: - hockey
: - golf, tee, club, green, put, caddie
: - (planche à voile) : wishbone
: - rallye
: - surf
: - tennis (du moyen français « tenez ! », expression utilisée pour démarrer une partie au jeu de paume)
Attention : le mot handball, bien qu'homographe parfait entre l'anglais et l'allemand, est originaire d'Allemagne. C'est pourquoi sa syllabe finale se prononce [bal] et non [bo:l].
Musique :
- country
- blues
- boogie woogie
- jazz
- rock'n'roll
- ragtime
- rhythm'n blues
- swing
- folk
francisés
- bouledogue (bulldog)
- fioul (écriture phonétique de la prononciation anglaise de fuel)
- paquebot (packet-boat)
- redingote (riding-coat, vêtement pour les sorties à cheval)
- bifteck (beef steak)
mots de racine anglo-saxonne
La langue française a créé de nombreux substantifs en ajoutant la terminaison « ing » à des mots anglais.
- camping
- forcing
- marketing
- packaging
- parking
- reporting
- shampooing
Divers
- code ISO 639-1 : en
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- grammaire anglaise
- verbes irréguliers en anglais
- Conjugaison anglaise
- faux-amis anglais
- vrais amis en anglais
- anglicisme
- franglais
- variations régionales de l'anglais
- linguistes anglais
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues germaniques
- - langues germaniques occidentales
- - groupe anglo-frison
Liens externes
- [http://www.websters-online-dictionary.org/definition/French-english/ Dictionnaire français - anglais] Webster's Rosetta Project
- [http://www.scientificpsychic.com/verbs1fr.html Conjugueur des verbes anglais]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/anglais.html Dictionnaire Freelang anglais téléchargeable] Dictionnaire Freelang anglais-français/français anglais de Bertrand Cornu
- [http://anglais.linguistmail.com Linguistmail.com] Outils gratuits pour apprendre l'anglais
- [http://fr.wordreference.com WordReference.com], dictionnaire en ligne anglais-français
- [http://linearb.co.uk:8080/memory/ Dictionnaire français-anglais plus exemples phrases] Linear B
Bibliographie
- L'aventure des langues en occident, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 1994, le chapitre concernant les langues germaniques
- Honni soit qui mal y pense, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 2001, sur les allers-retours de mots entre l'anglais et le français
Catégorie:Anglais
Catégorie:Langue germanique
Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne
Catégorie:Langue véhiculaire
Anglais
als:Englische Sprache
ja:英語
ko:영어
ms:Bahasa Inggeris
simple:English language
th:ภาษาอังกฤษ
zh-min-nan:Eng-gí
Toponymie ja:地名
Catégorie:Lexicologie
Pour les toponymes situés en France : voir Toponymie française.
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La toponymie est la science qui étudie les noms de lieux (toponymes). Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, mais aussi leurs transformations au fil des siècles. Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), elle fait partie de l'onomastique (étude des noms propres), elle-même branche de la linguistique. Le nom des habitants découlant des toponymes est l'ethnonyme ou le gentilé.
Le domaine de la toponymie est vaste. Cette science étudie en effet les noms de lieux habités (villes, villages, hameaux et écarts) mais aussi les noms liés au relief, aux rivières, aux voies de communication (routes, rues). Elle peut aussi aborder des domaines plus restreints (noms de villas ou d'hôtels par exemple).
Glossaire succinct
- Toponyme : nom de lieu.
- Hagiotoponyme : toponyme portant le nom d'un saint.
- Hydronyme : nom de lieu ayant un rapport avec l'eau (cours d'eau, source, fontaine, lac…).
- Macrotoponyme, microtoponyme : on a coutume d'appeler macrotoponymes les noms de lieux désignant des agglomérations, des reliefs ou des cours d'eau suffisamment importants. Le terme de microtoponymes est réservé aux lieux-dits, noms figurant sur les cadastres mais généralement absents des cartes topographiques.
- Odonyme (parfois écrit hodonyme) : nom désignant une route, une rue, un chemin.
- Oronyme : nom de lieu lié au relief : montagnes, collines, mais aussi plaines, plateaux, vallées.
- Exonyme
Typographie des toponymes
Noms officiels : les noms officiels composés, français ou francisés, comportent un trait d'union entre tous les termes, sauf après l'article initial ou lorsqu'il y a une apostrophe. Exemples : L'Île-Rousse, La Roche-sur-Yon, Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Tel n'est pas le cas des noms en langue étrangère : New York, Los Angeles ou Buenos Aires. On ne met pas non plus de traits d'union dans la partie non officielle d'un toponyme : Alexandrie d'Égypte, Saint-Louis du Sénégal, Saint-Paul de Vence...
Voir aussi
- Toponymie française
- Noms de lieux insolites
- Noms de lieux les plus longs
- Toponymes dénaturés
- Toponyme pléonastique
- Toponymie en Afrique du Sud
- Toponymie du Tchad
- Toponymie du Zimbabwe
- Toponymie belge
- Toponymie gaélique
Tsiganes
- )]]
Le français connaît deux orthographes du mot : Tzigane et Tsigane. L'article fait le choix de la première pour des raisons d'uniformité.
Les Tziganes (sinti) constituent une population en partie nomade que l'on peut aujourd'hui retrouver un peu partout dans le monde.
Le terme « Tzigane » est, quant à lui, probablement dérivé du grec Ατσίνγανο | | |