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30 Mars

30 mars

Le 30 mars est le 89 jour de l'année (90 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1282 : un samedi saint, Vêpres siciliennes, révolte à Palerme et dans toute l'île contre la domination angevine : 8.000 Français sont massacrés.
- 1856 : Traité de Paris : fin de la guerre de Crimée, neutralisation de la mer Noire et protection de l'Empire ottoman et des détroits. La Russie cède les bouches du Danube à l'Empire ottoman.
- 1912 : Etablissement du protectorat français au Maroc.

Naissances


- 1705 : August Johann Rösel von Rosenhof (ou Roesel), artiste et naturaliste allemand († 1759).
- 1754 : Jean-François Pilâtre de Rozier, aérostier français.
- 1844 : Paul Verlaine, poète français.
- 1853 : Vincent Van Gogh, peintre hollandais.
- 1892 : Erwin Panofsky, historien de l'art et essayiste américano-allemand .
- 1928 : Robert Badinter, homme politique français.
- 1928 : Tom Sharpe, écrivain anglais.
- 1933 : Jean-Claude Brialy, comédien français.
- 1937 : Warren Beatty, comédien américain.
- 1948 : Richard Gotainer, chanteur français.
- 1967 : Megumi Hayashibara, doubleuses pour animés et chanseuse.
- 1968 : Céline Dion, chanteuse québécoise.

Décès


- 1707 : Sébastien Le Prestre de Vauban, ministre de Louis XIV.
- 1725 : Philippo Buonanni, jésuite, scientifique et collectionneur italien1638).
- 1950 : Léon Blum1872), homme politique français.
- 1988 : Edgar Faure1908), homme politique français.
- 1999 : Michel Etcheverry, acteur français (° 16 décembre 1919)
- 2002 : Elizabeth Bowes-Lyon1900), reine consort du Royaume-Uni, dite « Queen Mum », veuve de George VI.
- 2004 : Marion Thuriot

Célébrations


-

Saints catholiques du jour

Les personnes suivantes sont honorées par l'Église catholique :
- Bienheureux Amédée ()
- Saint Cligne
- Saint Martyrs de Constantinople (anonymes)
- Saint Domnin (Thessalonique) (aussi honoré le 1er octobre), Saint Victor (Thessalonique) et 10 compagnons non nommés
- Saint Jean Climaque
- Saint Mamertin
- Sainte Osburge
- Saint Pasteur (évêque d'Orléans)
- Saint Patton
- Saint Pierre Regalado
- Saint Quirin (geôlier)
- Saint Rieul
- Saint Tola
- Saint Zosime (évêque de Syracuse) Catégorie:Jour de l'année ja:3月30日 ko:3월 30일 ms:30 Mac simple:March 30 th:30 มีนาคม

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

1282

Catégorie:1282
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Années 1260 | Années 1270 | Années 1280 | Années 1290 | Années 1300
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---- Cette page concerne l'année 1282 du calendrier julien.

Événements

Asie


- L’Ouïgour Sangha devient ministre des finances de Kubilai Khan après l’assassinat de Benâketï. Il continue la politique inflationniste de son prédécesseur.

Proche-Orient


- Début du règne de Tekudar, il-qan d’Iran (fin en 1284).
- Tekudar, frère aîné d’Abaqa se convertit à l’islam, prend le nom d’Ahmed et le titre de sultan. Il envoie des messagers au sultan mamelouk d’Egypte pour lui faire des propositions de paix. L’empire se divise. Les commandants fidèles au grand khan, pour la plupart bouddhistes et nestoriens, portent plainte auprès de Kubilai Khan car Tekudar désire détacher son pays de l’empire mongol. Kubilai menace le souverain révolté d’une intervention armée. Le fils d’Abaqa, Arghoun, gouverneur du Khorasan prend la tête des mécontents et se révolte.

Europe


- Début du règne d'Étienne Miloutine (Stéfan Milûtine), roi de Serbie (jusqu'en 1321). Il reprend une partie de la Macédoine à Byzance.
- Début du règne de Andronic II Paléologue, empereur byzantin (jusqu'en 1328). Il dénonce l’union avec Rome.
- Sanche, fils cadet d’Alphonse X de Castille fait déposer son père et obtient la régence (fin en 1284).
- 30 mars (le jour de Pâques) : Les Siciliens se révoltent contre les Français durant les Vêpres Siciliennes, encouragées par Pierre III d'Aragon et Michel VIII Paléologue. Les Français sont massacrés pendant un mois. Charles Ier d’Anjou est contraint d’abandonner la Sicile au profit de l’Aragon.
- Les armées espagnoles d'Aragon occupent la Sicile. La France cède la Sicile à l'Aragon.
- Le séfarade Josef Ravaya (Jucef Ravaya), bayle de Valence, qui a financé la conquête, devient gouverneur de Sicile.
- Philippe III le Hardi achète le comté de Guînes qui échoit à la maison de Brienne.
- Mars : Dafydd ap Gruffydd attaque un château du roi Édouard Ier d'Angleterre et déclenche la conquête du Pays de Galles. Son frère Llywelyn le Dernier sera tué en décembre et Dafydd ne pourra contenir les assauts de Édouard.
- Charte accordé par Erik Glipping à l’assemblée de Nyborg (Danehof) sous la pression de la noblesse de Danemark.
- 24 décembre : Au Reichstag d’Augsbourg, les duchés de Styrie, Carinthie, Carniole et Frioul sont remis à l’Autriche et constituent les « possessions héréditaires des Habsbourg ». Rodolphe Ier de Habsbourg inféode l’Autriche et la Styrie à ses fils Albert (époux de Elisabeth, fille de Meinhard II, comte de Tyrol) et Rodolphe.
- Vienne devient la résidence de Rodolphe Ier.

Art & culture


- Début de la construction de la cathédrale d'Albi (jusqu'en 1480).
- Début du second procès de canonisation de Louis IX (fin en 1297).
- Jeu de Robin et de Marion d’Adam de la Halle.
- Andronic II Paléologue ressuscite l’université de Constantinople sous le nom de Musée (Mouseion), placée sous l’autorité du Grand Logothète.

Science & technique


- Achèvement par les Mongols du système de canalisation chinois (le Canal de l'Empereur).
- Projet d’expédition autour de l’Afrique par les Vivaldi de Gênes.

Économie & société


- L’ordonnance de Bergen (septembre) stipule que les marchands étrangers qui n’auraient pas livré du blé, de l’orge et du malt ne pourraient pas effectuer en Norvège des achats en hiver (8 septembre-3 mai) ni de parcourir les campagnes pour acquérir du beurre, des peaux ou du bétail sur pied. Les Hanséates refusent de s’incliner. A l’instigation de Lübeck, la ligue des villes Wendes interdit le commerce avec la Norvège (hiver 1283-1284).
- A la mort de Michel VIII Paléologue, la crise rurale et les ponctions des Latins vident un Trésor déjà éprouvé par une politique ambitieuse menée pendant 20 ans.

Naissances en 1282


- Marguerite de France, fille de Philippe III de France et reine consorte d'Édouard Ier d'Angleterre (morte en 1317)
- Le Pape Innocent VI (mort en 1362)
- Pierre Maury, pâtre français
- Louis IV de Bavière, empereur du Saint-Empire Romain Germanique (mort en 1347)
- Oshin, roi d'Arménie (mort en 1320)

Décès en 1282


- Owain le Rouge, prince gallois, rival malheureux de Llywelyn le Dernier, longtemps emprisonné par ce dernier.
- Abaqa Khan de Mongolie, ilkhan de Perse
- Ibn Khallikân, historien de littérature damascène.
- Juin : Éléanore de Montfort, fille de Simon de Montfort et femme de Llywelyn le Dernier, dernière reine galloise.
- 13 octobre : Nichiren, alias Zennichimaro ou encore Zeshôbô Renchô, fondateur de l'école de boudhisme japonaise qui porte son nom
- 25 août : Thomas de Cantilupe, prélat et saint anglais.
- 11 décembre : Michel VIII Paléologue, empereur byzantin associé.
- 11 décembre : Llywelyn le Dernier, dernier grand roi du Pays de Galles avant l'occupation anglaise. ko:1282년

Vêpres siciliennes

ja:シチリアの晩祷 Catégorie:Histoire de Sicile Catégorie:Violences lors d'une fête religieuse Catégorie:Massacre Les Vêpres siciliennes sont un soulèvement populaire de l'île de Sicile contre la tutelle du roi français Charles d'Anjou. À la suite de ce soulèvement, le roi d'Aragon Pierre III met la main sur l'île.

Contexte

Le contexte italien est celui de la lutte entre les partisans du pape et de l'empereur : les partis des guelfes (pour le pape) et des gibelins (pour l'empereur) se cristallisent à cette occasion. La situation sicilienne était complexe depuis la mort en 1250 de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, roi de Sicile et ennemi déclaré de la papauté. Son fils Conrad IV lui succède mais meurt en 1254. Le pape Innocent IV, suzerain nominal de Sicile, veut profiter de la minorité de son fils Conradin pour évincer les Hohenstaufen d'Italie. Le régent de Conradin, Manfred de Hohenstaufen, fils bâtard de Frédéric II, se proclame roi en 1258 au détriment de son neveu. Il est alors excommunié et privé de son royaume par le pape, qui cherche un nouveau prétendant à faire valoir pour abattre la « race de vipères » que représente pour le pouvoir pontifical la famille de Hohenstaufen. En 1266 c'est le comte Charles d'Anjou, frère de saint Louis qui est investi par le pape du royaume de Sicile. Il envahit le sud de la péninsule italienne et tue Manfred à la bataille de Bénévent le 26 février 1266. Il doit faire face par la suite aux attaques de Conradin, dorénavant assez âgé pour faire valoir ses droits. Toutefois ce dernier est vaincu en fait prisonnier en 1268 à la suite de la bataille de Tagliacozzo. Le 29 octobre, après un procès pour trahison, il est décapité à Naples. Dès lors, fort de l'appui du pape et de ses victoires militaires, Charles d'Anjou nourrit des projets plus vastes de croisade : il prend le titre de roi de Jérusalem (1277), fait occuper Saint-Jean-d'Acre, et veut contraindre les Byzantins à l'union religieuse. Pour cela, il prépare une expédition contre l'Empire byzantin pour le printemps 1283 et masse sa flotte à Messine. La mort horrible du dernier des Hohenstaufen et les exactions des seigneurs français de la suite de Charles d'Anjou, peu au fait des institutions particulières de la Sicile, entraîne dans l'aristocratie et les classes urbaines siciliennes un rejet des Français qui se traduit par la préparation d'une révolte. L'un des souverains les plus intéressé par la Sicile est alors le roi Pierre III d'Aragon, qui avait épousé en 1262 Constance de Sicile, fille de Manfred. S'il n'encourage pas la révolte, il est probable qu'il ne fait rien pour l'empêcher. L'empereur byzantin Michel VIII Paléologue, inquiet des visées sur l'Orient qu'entretient Charles d'Anjou, est également contacté par des émissaires siciliens. Début 1282 une flotte de cent quatre-vingt vaisseaux part de Collioure et de Valence. Elle est destinée à punir l'émir de Tunis du non-versement de son tribut à l'Aragon, mais il est probable que le roi Pierre a également un projet sicilien.

Le soulèvement

Le soulèvement des « Vêpres Siciliennes » débute le 30 mars 1282 à Palerme et à Messine. En ce lundi de Pâques à l’heure des vêpres, au son des cloches, c’est un massacre des troupes de Charles d’Anjou, en Sicile. Les émissaires siciliens apportent au roi Pierre la couronne de l'île au nom de sa femme. La flotte aragono-catalane débarque à Palerme et chasse les troupes fidèles à Charles d'Anjou en dehors de l'île. Toutefois l'armée de Pierre III n'arrive pas à mettre le pied dans la partie continentale du royaume de Sicile ; c'est le début de la division entre les royaumes de Naples et de Sicile, dont les rois prétendent tous deux au même titre de « roi de Sicile ». Le pape Martin IV, furieux de voir un héritier des Hohenstaufen remettre le pied en Italie, excommunie le roi Pierre et donne son royaume d'Aragon, dont il est également le suzerain, à Charles de Valois, fils de Philippe le Hardi, roi de France, ce qui donne lieu à la croisade d'Aragon. La guerre entre la maison de Barcelone et la maison capétienne commence et durera vingt ans, jusqu'à la Paix de Caltabellotta (1302) où le roi de Sicile Frédéric III reconnait les possessions angevines en Italie du sud. Mais la paix ne sera guère solide qu'en 1373 (traité d'Aversa) : les Angevins reconnaissent la possession des Aragons sur la Sicile. En 1855, Verdi y consacre une pièce d'opéra intitulée Les Vêpres siciliennes.

Palerme

Palerme est la plus grande ville de la Sicile avec 720 000 habitants. Elle se situe dans une baie sur la côte Nord de l'île. C'est la capitale de la région « Sicile ». Sicile

Histoire

Antiquité

La ville est fondée aux alentours du par des commerciaux Phéniciens dans un port naturel. Pendant la Première Guerre punique, Palerme est un important bastion pour Carthage jusqu'à ce qu'elle soit conquise par les Romains en 245 av. J.-C. Le nom latin de Palerme était Panormus. Sous l'empereur Auguste, des légionnaires romains sont stationnés dans la ville. La Sicile était dans l'Antiquité une île où la langue dominante était le grec, notamment sur la partie est. Palerme se situait à la frontière avec la zone où le grec était parlé. Lorsque les Vandales fondent leur empire en 429 avec l'actuelle Tunisie comme centre, la Sicile est plusieurs fois envahie et les Vandales essayent de l'annexer définitivement.

Moyen Âge

Tunisie En 535, la ville passe de nouveau aux mains des Romains (d'Orient) et sous l'Empire byzantin, Palerme connaît pendant deux cent ans une période florrissante. Plus tard, elle passe sous la domination des Arabes. Elle devient alors la capitale de l'île. L'influence arabe de cette époque est encore visible dans l'architecture de la ville. Sous les Normands (à partir de 1072), d'autres monuments hors du commun sont construits. En 1194, Palerme passe sous le commandement des Hohenstaufen et Frédéric II transforme la ville en un lieu de résidence fastueux. Palerme voit sa vie culturelle bouillonner, Frédéric II maintenant l'osmose entre les différentes cultures grecque, arabe et latine. Un des évènements notables du Moyen Âge survenu sur l'île ont été les Vêpres Siciliennes. En 1282, des Français de Sicile ont été massacrés par les habitants lors d'une révolte. Ainsi à Palerme, 2 000 Français ont trouvé la mort lors de cette Pâque sanglante. En tout, ce sont au moins 10 000 Français qui furent massacrés.

Temps modernes et époque contemporaine

1282 Par la suite, la ville fut occupée par les Aragonais, les Autrichiens et les Bourbons. Sous les Espagnols, la population passa de 30 000 habitants au milieu du à 135 000 à la veille de la peste de 1656. Aux et s, Palerme se pare de nombreux monuments de style baroque dont beaucoup sont encore intacts de nos jours. En 1648 éclate une émeute de la faim : les artisans obtiennent de nouveaux privilèges. Les Bourbons unissent la Sicile au royaume de Naples en 1734, Palerme devient juste une ville de province, la cour royale se trouvant à Naples. La ville est ses palais tombent en désuétude. Le 12 janvier 1848, Palerme est la scène des premiers bouleversements révolutionnaires d'Europe et tient tête aux Napolitains jusqu'en mai 1849. En 1860, Giuseppe Garibaldi arrive à Palerme et parvient à l'annexer ainsi que l'ensemble de la Sicile au Royaume d'Italie, nouvellement unifié. Ce fut l'occasion d'une seconde chance. Palerme est à nouveau le centre administratif de la Sicile et un certain développement industriel et économique voit le jour, soutenu par la famille Florio. Au début du , Palerme commence à s'étendre en dehors des murs de la ville, vers le nord surtout le long du nouveau boulevard, la Via della Libertà. Sur l'avenue se construisent de nombreuses villas de style Art Nouveau, dont certaines sont de l'architecte Ernesto Basile. Palerme survit à l'occupation fasciste sans subir de dégâts mais l'invasion des Alliés de la Sicile en juillet 1943 s'accompagne de bombardements massifs qui détruisent complètement le port et ses quartiers environnants. Soixante ans plus tard, le centre ville n'est pas encore complètement reconstruit et les bâtiments détruits font partie du paysage. En 1947, la Sicile devient une région autonome et Palerme est à nouveau le siège du parlement. Ses perspectives pour l'avenir semblent être sous les meilleures auspices mais la Mafia s'est emparée de l'île et la ville doit faire face à d'énormes problèmes. Des juges d'instruction courageux comme Giovanni Falcone ou Paolo Borsellino sont devenus des martyres de la résistance. Sous le maire « anti-mafia » Leoluca Orlando, la ville a connu une croissance rapide. Bien que la ville se développe de manière assez anarchique vers le nord et que la pauvreté s'y étende, Palerme reste une ville avec trois millénaires d'histoire derrière elle, de magnifiques palaces et églises, des marchés riches en couleur, une cuisine fabuleuse et une variété culturelle unique.

Économie

Paolo Borsellino Étant la capitale de la Sicile, le secteur tertiaire et notamment administratif y est fortement développé. Palerme connaît aussi une bonne affluence touristique, du fait de son climat et de la richesse de son patrimoine artistique.

Patrimoine

La plupart des églises, palais et monuments se trouvent dans le centre ancien

Moyen Âge

Paolo Borsellino
- Chapelle du Palais des Normands (1132-1140)
- Église Martorana, fondée en 1143
- Cathédrale (1169-1190)
- Cathédrale de Monreale (1176)
- Cloître de Monreale (1176-1189)
- Église San Spirito (1178)
- Église S. Zita (1369)
- Église de la Gancia (XVe siècle)
- Palazzo Abatellis (XVe siècle)

Epoque moderne

Paolo Borsellino
- Église Santa Caterina, XVIe / XVIIe siècles
- Église du Gesù (1564-1633)
- Oratoire de la confrérie du Rosaire de San Domenico (1578)
- Fontaine de la piazza Pretoria (XVIe siècle)
- Église de la Pietà (1678-1684)
- Jardin botanique (1789)
- Catacombes capucines

Divers

La sainte Patrone de Palerme est Santa Rosalia (Sainte Rosalie) qui est encore largement vénérée. Avant 1624, Palerme avait quatre saintes patrones, une pour chacune des quatre grandes parties de la ville : Sainte Agathe, Sainte Christine, Sainte Ninfa et Sainte Olive.

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/Palerme Palerme sur wikitravel]

Photos

Carte historique de Palerme
Carte historique de Palerme (1888)

Catégorie:Port italien Catégorie:Sicile Catégorie:Ville d'Italie Catégorie:Ville de Sicile ja:パレルモ

1856

Catégorie:1856 Cette page concerne l'année 1856 du calendrier grégorien.

Événements


- 16 avril : Déclaration internationale interdisant la Course (piraterie officielle). La France, l'Angleterre, la Russie, la Prusse, l'Autriche, la Sardaigne et la Turquie, réunis à Paris, signent une déclaration d'abolition de la « course en mer » (corsaires).

Europe


- Début des guerres du Caucase (fin en 1859).

Guerre de Crimée


- 18 janvier : Fin de la guerre contre la Russie.
- 9 février : Le général Bosquet, héros de Crimée, est fait sénateur.
- 25 février : Ouverture entre tous les belligérants de la guerre de Crimée de la Conférence de Paris clôturant la Guerre de Crimée (25 fév.-8 avr.).
- 30 mars : Traité de Paris :
  - marque la fin de la guerre de Crimée,
  - brise l'isolement de la France,
  - place l'Empire Ottoman sous la garantie des puissances européennes,
  - neutralise la Mer Noire les détroits par la cession de la Russie à la Turquie des bouches du Danube,
  - la navigation sur le Danube est internationalisée.
- 6 juin : La reine d'Angleterre Victoria décerne au maréchal Pélissier la Grand-Croix de l'ordre du Bain.
- 22 juillet : De retour en France, le maréchal Pélissier reçoit de l'Empereur le titre de duc de Malakoff.

France


- 4 mars : Suicide du conseiller d'État Bonaparte, cousin de Napoléon III.
- 18 mars : Les généraux Bosquet et Canrobert sont promus maréchaux de France.
- 31 mai - début juin : inondations catastrophiques du Rhône
- 1 juin : Inondations catastrophiques à Tours.
- 24 juin : Le général Maurice de Mac-Mahon devient sénateur.
- 16 octobre : Inauguration de la gare de chemin de fer de Toulouse.
- En octobre, achèvement de la voie ferrée Paris-Lyon.
- 14 décembre : Le maréchal Pélissier devient vice-président du Sénat.
- 27 décembre : Sainte Eugénie Smet fonde les sœurs auxiliatrices à Paris.
- Le général Jacques Randon (61 ans), gouverneur de l'Algérie, est promu maréchal de France.
- Création de Salin-de-Giraud sur la commune d'Arles en Camargue pour l'exploitation du sel

Afrique


- Fin de la présidence de Roberts, le premier président du Liberia.
- Expulsés de Madagascar en 1828 par la reine Ranavalona I, les britanniques commencent à s'y réinstaller.
  - La rivalité avec les Français se développent, et les britanniques réussissent, après les avoir fait accuser de complot contre la reine, à faire expulser leurs rivaux pour une brève période.

Asie & monde indien


- Traité de paix entre le Tibet et le Népal.

Chine


- 29 février, dans le Kouang-Si, le missionnaire français (saint) Auguste Chapdeleine (42 ans), meurt martyr sous la torture, avec un groupe de chrétiens qu'il avait baptisés.
- Début de la deuxième guerre de l'Opium (fin en 1860).

Proche-Orient & Monde arabe


- 5 janvier : Le vice-roi d'Égypte Ismaïl Pacha signe l'acte de concession autorisant son ami Ferdinand de Lesseps à percer le canal de Suez. Les anglais sont furieux.

Algérie


- En septembre, le gouvernement français persuade le célèbre magicien Jean Eugène Robert-Houdin de sortir de sa retraite afin de l'aider à mettre un terme aux révoltes tribales dirigées contre le gouvernement colonial de la France en Algérie. La France veut un magicien, car lesdites révoltes étaient menées par des magiciens (marabouts).
- 28 octobre : Une soixantaine de chefs de tribu algériens se sont rassemblés au théâtre Bab Azoun d'Alger pour assister au spectacle de Robert-Houdin. Terrorisés par son art, les chefs de tribu fuient le théâtre.
- 31 octobre : Une trentaine de chefs tribaux algériens les plus puissants offrent à Robert-Houdin un manuscrit enluminé louant son art et promettant leur indéfectible allégeance à la France.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1856 dans les chemins de fer
- Sports : 1856 en sport
- Art & culture :
  - En exil, le romancier français Victor Hugo compose Les Misérables.
  - En octobre, le romancier Gustave Flaubert publie Madame Bovary.
  - 6 décembre : au théâtre des Italiens, première représentation de l'opéra La Traviata de Giuseppe Verdi, inspirée du roman La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas.
  - Edmond Duranty fonde la revue Réalisme.
- Science et techniques :
  - Jean-Marie Le Brix effectue le premier vol en planeur, près de Douarnenez (Finistère).
  - Le biologiste français Louis Pasteur met en évidence que des micro-organismes sont la cause de la fermentation.
  - Le chimiste anglais Sir William Henry Perkin invente le colorant de synthèse.
  - Le premier fossile de Néanderthal (homme préhistorique) est découvert près de Düsseldorf.
  - le 13 août Henry Bessemer prononce son discours à Cheltenham (Grande-Bretagne) devant la British Association et rend publique sont procédé d'affinage de l'acier

Naissances en 1856


- 12 janvier : John Singer Sargent, peintre américain
- 16 mars : Eugène-Louis Bonaparte, prince impérial héritier des Bonaparte
- 24 avril : à Cauchy-la-Tour (Artois), Henri-Philippe Pétain, maréchal de France et homme d'État
- 6 mai : Sigmund Freud, neurologue et psychiatre autrichien
- 10 juillet : Nikola Tesla, inventeur et ingénieur en électricité
- 26 juillet : George Bernard Shaw, écrivain anglais d'origine irlandaise.
- 29 novembre : Theobald von Bethmann-Hollweg, homme politique (chancelier) allemand

Décès en 1856


- 8 février : Agostino Bassi biologiste italien († 25 septembre 1773.
- 24 août : William Buckland, paléontolgue anglais.
- 29 juillet : Robert Schumann, compositeur.
- 1 septembre : William Yarrell, ornithologue et naturaliste anglais (° 1784).
- 9 novembre : à Saint-Louis au Missouri, Etienne Cabet (68 ans), théoricien communiste français, fondateur de la communauté des Icariens, dont il avait été exclu le mois précédant. __NOTOC__ ko:1856년 ms:1856 simple:1856 th:พ.ศ. 2399

Paris

Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France. Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens. Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ». La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .

Histoire

Attila] Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .

Origine du nom de Paris

Paris doit son nom à la tribu des Parisii. L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.

Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Antiquité

chasséenne]] C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre. La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Époque médiévale

Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri. L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). rue d'Aboukir

De Henri IV à la monarchie de Juillet

Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville. C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.

Le Paris moderne

Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. Adolphe Thiers]] Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris. L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit. En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste. En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis. Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.

Démographie

Paris 2012 Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde. Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression]) Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York. Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE. Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants). Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.

Organisation administrative

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine. Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Le département de la
Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795. Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police. Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin. Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons. Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë Nombre de conseillers élus par arrondissement : !Arrondissement ! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X ! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX |----- align="center" !Conseillers d'arrondissement | 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12 | 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26 |----- align="center" !Conseillers de Paris | 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6 | 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13 |----- align="center" !Nombre total d'élus | 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18 | 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39 |{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro


Mer Noire

La mer Noire est une mer située entre l’Europe et l’Anatolie. Large d'environ 1 150 km d’ouest en est et de 600 km du nord au sud, elle s’étend sur une superficie de 413 000 km2. Les pays qui bordent la mer Noire sont :
- l’Ukraine au nord ;
- la Roumanie et la Bulgarie à l’ouest ;
- la Turquie au sud ;
- la Géorgie et la Russie à l’est. Elle communique au nord avec la mer d'Azov par le détroit de Kertch, et au sud-ouest avec la Méditerranée par le Bosphore, la mer de Marmara et le détroit des Dardanelles. Les Grecs anciens nommaient la mer Noire le Pont-Euxin. Le nom de mer Noire aurait pour origine l'attribution par les Turcs de couleurs aux point cardinaux, noir pour le nord, bleu pour l’ouest, blanc pour le sud et vert pour l’est. Cette mer étant au nord de la Turquie elle a été appelée noire, en turc Karadeniz, alors que la mer Méditerranée est appelée mer Blanche, en turc Akdeniz

Voir aussi


- Albena
- Liste des mers et océans
- Danube
- Kéraban-le-Têtu, Roman de Jules Verne où le héros fait le tour de la mer Noire Noire, mer ja:黒海 ko:흑해 th:ทะเลดำ

Russie

La Fédération de Russie est le pays le plus vaste du monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. La Russie possède des frontières terrestres avec les pays suivants (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l'Ukraine, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. Ses côtes s'étendent de l'océan Arctique au nord à l'océan Pacifique à l'est. Elle est aussi baignée par la mer Baltique, la mer Noire, la mer Caspienne, la mer Blanche, la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie la mer d'Okhotsk la mer de Bering et la mer du Japon.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Russie Voir aussi : Liste des monarques de Russie

Politique

Article détaillé : Politique en Russie
- Régime : République fédérale à régime présidentiel fort.
- Chef de l’Etat (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois) : Vladimir Poutine depuis 1999, par intérim, puis élu en 2000, et réélu en 2004.
- Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée par
  - La Douma (Дyмa) ou, plus précisément Douma d'État, formée par 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. La Duma est présidée par Boris Gryzlov.
  - Le Conseil de la Fédération (Совет Федерации) formée de 178 représentants des Sujets de la Fédération (collectivités locales). (voir Russie#Subdivisions). Le Conseil de la Fédération est présidé par Sergueï Mironov. Voir aussi : Géostratégie de la Russie

Subdivisions

Articles détaillés :  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~ La Fédération de Russie est constituée de 89 Sujets :
- 21 républiques
- 49 oblasts (régions)
- 6 kraïs (territoires)
- 10 okrougs (districts)
- 2 villes d'importance fédérale (Moscou et Saint-Pétersbourg)
- 1 oblast autonome (Birobijian) Forte de ses 128 nationalités, la Fédération a découpé son territoire en de nombreuses parcelles juridiques : selon la nationalité pour les républiques ou okroug, pour des raisons administratives pour les krais et les oblasts.
Le Birobijan garde un statut particulier, il avait été prévu par Staline comme une terre d'accueil (ou d'exil plus ou moins volontaire selon certains) des juifs d'URSS. Chacun des 89 sujets envoie au
Conseil de la Fédération 2 représentants. Chaque sujet a sa propre législation, mais seules les républiques ont une Constitution, les autres sujets n'ont le droit qu'à une Charte. La Douma représente la population de la Fédération.

Villes en Russie

Article détaillé : Villes de Russie
- Moskva, la capitale de la Russie
- Saint-Pétersbourg, anciennement
Petrograd (la ville de Pierre), puis Léningrad (jusqu'en 1991)
- Iekaterinbourg, anciennement
Sverdlovsk
- Grozny
- Iaroslavl
- Irkutsk
- Kaliningrad anciennement
Königsberg
- Kazan
- Kirov
- Nijni-Novgorod anciennement
Gorki
- Novosibirsk
- Oufa
- Rostov sur le Don
- Samara
- Vladivostok
- Volgograd anciennement
Stalingrad

Géographie

Volgograd
Article détaillé : Géographie de la Russie

Économie

Article détaillé : Économie de la Russie Le pays possède de grandes ressources minières mais il est parfois difficile de les exploiter en raison du climat.
- PIB : 309,95 milliards $ (2002)
  - Structure du PIB : primaire 7% - secondaire 37% - tertiaire 56%
  - Dette publique : 22,2% du PIB (2002)
- Population : 143,4 millions dont 73% urbain
  - Âge : 70,4% entre 15 et 64 ans
  - Densité : 8,5 hab./km²
  - Indice de fécondité : 1,2
  - Taux de natalité : 8,7‰
  - Taux de mortalité : 15,4‰
  - Espérence de vie : femmes 73 ans - hommes 67 ans
  - PNB/habitant : 1 750 $ (2002)
  - Taux de chomâge : 7,7% (2002)
  - Population en dessous du seuil de pauvreté : 15% (2002)
- Croissance :
  - Taux de croissance : 6,4% (2002)
    - Taux de croissance total 1990-2001 : 3,7%
  - Taux d'inflation : 10,2% (2002) (A titre de comparaison, son taux était de 18,6% en 2001, 20,2% en 2000, 36,5% en 1999)
  - Taux de couverture énergétique : 157,7% (2002)
- Échanges commerciaux :
  - Exportations : 99,20 milliards $ (2002)
  - Importations : 41,53 milliards $ (2002)
  - Monnaie : rouble russe (100 RUB = 2,95 € au 9 décembre2005)
- Forces militaires :
  - Effectifs : 988 000 personnes
  - Budget : 8300 millions $

Démographie

2005
Article détaillé : Démographie de la Russie La population de la Russie s'établit à 143,4 millions d'habitants avec un fort taux d'urbanisation (73% de la population). Les grandes villes russes sont aussi celles qui reçoivent le plus de subventions de l'État fédéral. Il existe 12 villes avec plus d'un million d'habitants en Russie, d'ouest en est : Saint-Pétersbourg, Moskva, Rostov sur le Don, Nijni-Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tchéliabinsk et Novosibirsk. La Russie voit sa population baisser continuellement depuis 1970. Ce phénomène s'explique par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle une génération entière est disparue, ne permettant point le baby-boom comme en Europe occidentale. L'éspérance de vie des hommes étant aujourd'hui de l'ordre de 67 ans. D'après une étude récente par un spécialiste de gynécologie de l’Académie des sciences de Russie, Vladimir Koulakov, fortement contesté par ses pairs, la Russie perd chaque année 700 000 habitants. Avec une natalité de 10,3/1000 et une mortalité de 16/1000, la Russie fait face à un « fossé démographique ». L’expert met en cause les conditions économiques, qui n’incitent pas les jeunes couples à procréer, et note le fait que selon lui, sur 39,1 millions de femmes en âge de procréer, 6 millions sont stériles, en partie à cause des avortements (en forte baisse depuis la chute de l’URSS où la contraception était prohibée) . Mais ces données sont très contestables, car le niveau de vie augmente chaque année et la croissance économique de Russie est bien supérieure à celle des pays occidentaux, mais moindre que celle de la Chine qui connaît un véritable boom.

Culture

Articles détaillés : Culture de la Russie ~ Matriochka ~ Littérature Russe |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! !! !! Remarques |- | ||Nouvel an || || |- | 13 janvier ||Nouvel an « ancien » || || |----- | 7 janvier ||Noël orthodoxe || || |- | 23 février ||Fête de l'Armée Rouge || || |- | 8 mars ||Fête internationale de la Femme || || |----- | 12 avril ||Journée des cosmonautes || || |- | ||Fête du travail || || |----- | 9 mai ||Jour de la Victoire 1945 || || |- | 19 septembre ||Fête de Moscou || || non pas férié |----- | 4 novembre || Jour de l'unité nationale || || |----- | 7 novembre || Jour de Réconciliation (Anniversaire de la Révolution d'Octobre 1917) || || non pas férié |{{{{{

Empire ottoman

L'Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc), l'un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 633 ans). Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faite de sa puissance sur toute l'Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie