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21 septembre
Le 21 septembre est le 264 jour de l'année (265 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Matthieu.
Événements
- 1097 : Tancrède de Hauteville, qui, lors de la Première croisade, s'est séparé de l'armée principale des croisés, atteint Tarse (Tarsus), la principale ville sur la plaine côtière cilicienne.
- 1670 : Mgr. Le Tellier, devenu archevèque de Reims, consacre avec le plein assentiment du Pape, Jacques Bénigne Bossuet comme évèque de Condom, Gers, en l'église des Cordeliers à Pontoise.
- 1697 : Le Traité de Ryswick met fin à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg : les Territoires réunis doivent être rendus, sauf Strasbourg.
- 1792 : La convention nationale succède à l'assemblée législative et proclame la première république française
- 1964 : Indépendance de Malte
- 1972 : Suicide de l'écrivain français Henry de Montherlant.
- 1979 : Bokassa Ier est destitué
- 1980 : Gérard d'Aboville traverse l'Atlantique à la rame
- 1981 : Indépendance de Belize
- 1991 : Indépendance de l'Arménie
- 2001 : La ville de Toulouse est victime de l'explosion de l'usine AZF qui fait 30 morts et environ 2500 blessés, ainsi que des dégats matériels considérables, voir:explosion AZF.
- 2003 : La sonde spatiale Galileo s'écrase volontairement sur la planète Jupiter.
Amériques
- 1697 : Le Traité de Ryswick, dont l'objet principal est de mettre fin à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg, a des implications en Amérique :
- Il reconnaît à la France ses conquêtes de la Baie d'Hudson au Canada. Elle récupère Terre-Neuve mais ne conserve qu'une partie de l'Acadie.
- Il partage l'île d'Haïti entre la France et l'Espagne.
Naissances
- 1645 : Louis Jolliet, explorateur canadien († 1700).
- 1789 : Augustin Louis Cauchy, mathématicien français († 23 mai 1857).
- 1778 : Carl Ludwig Koch naturaliste allemand († 1857).
- 1866 : H. G. Wells, écrivain britannique († 1946).
- 1888 : Lucien Baroux, acteur français, né à Toulouse, + 21 mai 1968 à Hossegor.
- 1901 : Lanza del Vasto (Giuseppe Lanza di Trabia-Branciforte), écrivain français et partisan de la non_violence.
- 1912 : Chuck Jones, réalisateur, acteur, et producteur américain, né à Spokane dans le Washington, † 22 février 2002 à Los Angeles, (Arrêt cardiaque).
- 1916 : Françoise Giroud, journaliste et femme politique française († 2003).
- 1918 : Jofre Soares, né à Palmeira dos indios, Alagoas,au Brésil, + 19 août 1996 à Sao Paulo, au Brésil.
- 1919 : Mario Bunge, physique e philosophe argentine
- 1921 : Faïza Ahmed, chanteuse égyptienne
- 1930 : Dawn Addams, actrice britannique, né à Felixstowe, Grande-Bretagne, + 7 mai 1985 à Londres, Grande-Bretagne
- 1931 : Larry Hagman, acteur à la télévision, né à Weatheford au Texas
- 1934 : Leonard Cohen,chanteur canadien, né à West Mount au Canada.
- 1935 : Anthony Page, né à Bangalore (Inde)
- 1945 : Jerry Bruckheimer, producteur américain
- 1947 : Stephen King, écrivain américain
- 1950 : Bill Murray, acteur américain, né le à Wilmette, dans l'Illinois aux États-Unis
- 1950 : Philippe Caubère, acteur français, né à Marseille, France
- 1950 : Yusaku Matsuda, acteur, né à Shimonoseki City, Yamaguchi Pref, Japon, + 6 novembre 1989 (cancer de la vessie)
- 1953 : Marc Pajot, navigateur français
- 1955 : François Cluzet, acteur français, né à Paris
- 1965 : Frédéric Beigbeder, romancier français
- 1971 : Luke Wilson, réalisateur, acteur, scénariste américain, né à Dallas, Texas (États-Unis)
- 1972 : Olivia Bonamy, actrice française, née à Paris
- 1972 : Liam Gallagher, chanteur anglais du groupe Oasis
Décès
- 1317 : Viola Élizabeth de Cieszyn, reine de Bohême et de Pologne.
- 1832 : Walter Scott, poète et romancier britannique (° 1771)
- 1860 : Arthur Schopenhauer, philosophe allemand (° 1788)
- 1874 : Jean-Baptiste Élie de Beaumont, géologue français (° 1798)
- 1966 : Paul Reynaud, homme politique français (° 1878)
- 1972 : Henry de Montherlant, romancier, essayiste, auteur dramatique et académicien français (° 1895)
- 1972 : Pierre-Henri Simon, écrivain, membre de l'Académie française et officier de la Légion d'honneur
- 1974 : Jacqueline Susann, auteur
Fêtes et célébrations
- Jour des récompenses dans le calendrier républicain
- Journée internationale de la paix
- Semaine québécoise de l'informatique libre
Catégorie:Jour de l'année
ja:9月21日
ko:9월 21일
ms:21 September
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th:21 กันยายน
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
AnnéeL'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons.
Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré.
Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.
Historique et d'autres types d'année en astronomie
Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons.
Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique.
Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire. En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours.
Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique.
Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)
Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile
- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.
L'année tropique
L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles.
La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.
Les différentes années tropiques conventionnelles
- Lannée vague compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.
Liens internes
- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire
Catégorie:Unité de temps
Catégorie:Calendrier
Catégorie:Chronologie
ja:年
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zh-min-nan:Nî
Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
ja:閏年
ko:윤년
simple:Leap year
th:ปีอธิกสุรทิน
Saint Matthieu ko:마태
Catégorie:Nouveau Testament
Catégorie:Personnage bibliquecatégorie:Saint catholique et orthodoxe
catégorie:Saint catholique et orthodoxe
Matthieu, ou saint Matthieu pour l'Église catholique, les Églises des deux et trois conciles, est l'un des douze apôtres cités par les Évangiles. Il apparaît parfois sous le nom de Lévi.
Dans la tradition chrétienne, il est souvent symbolisé par un homme.
C'est à lui qu'est attribué traditionnellement le premier évangile canonique, bien que le texte ne l'affirme pas et que l'exégèse moderne ne le pense pas.
vincent painsec "ta gueule"
Film
Pier Paolo Pasolini a tiré un film noir et blanc d'un grand dépouillement (à l'opposé du "Roi des rois" hollywoodien) nommé L'évangile selon Saint Matthieu. Ce film est par ailleurs parfaitement conforme au texte d'origine.
Références externes
[http://ba.21.free.fr/ntgf/matthieu/matthieu_1_gf.html Evangile de Matthieu] (la version en français et la version d'origine en grec ancien).
Pier Paolo Pasolini
1097Catégorie:1097
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Cette page concerne l'année 1097 du calendrier julien.
Événements
Europe
- Batailles de Bairén et de Consuegra en Espagne.
- Début du règne d'Henri de Bourgogne (1057-1114), comte de Portugal. Fondation du comté du Portugal. Henri de Bourgogne reçoit d'Alphonse IV de Castille les terres comprises entre le Minho et le Tage.
- Les Anglais attaquent le Vexin (fin en 1098).
- Grande Jacquerie en Slovaquie, suivie par l’établissement définitif de la domination magyare.
- Règne de Vladimir II Monomaque (1053-1125) grand prince de Souzdal.
- Guerre entre les princes en Russie (fin en 1098). Vassilko Rostislvitch, prince Terebovle (principauté de Galitch) est aveuglé.
Proche-Orient
Egypte
- L’Egypte fatimide compte sept millions d’habitants.
- Avril : Le vizir du Caire al-Aldal Chahinchah (« le Meilleur ») reçoit les envoyés d’Alexis Ier Comnène qui lui annoncent l’arrivée des chevaliers Francs à Constantinople et leur offensive en Asie Mineure. Il transmet à l’empereur ses vœux de succès. Il le félicite après la chute de Nicée (16 mai) et envoie aux Francs une délégation pour leur proposer une alliance contre les Saljûqides lors du siège d’Antioche (octobre). Il leur propose le partage de la Syrie. Les Francs restent évasifs.
- 5 avril : Le jour de Pâques, Godefroy de Bouillon, duc de Basse-Lorraine, son frère Baudouin de Boulogne et leurs principaux vassaux acceptent, après de longues hésitations, de prêter le serment d'allégeance à l' empereur byzantin Alexis Ier Comnène, promettant solennellement de restituer à l'empire les terres récemment perdues et de reconnaître le basileus comme suzerain pour leurs conquêtes futures.
- 9 avril : Le chef normand Bohémond de Tarente arrive à Constantinople et accepte sans difficulté de prêter le serment d'allégeance à son ancien ennemi, l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène.
- 21 avril : Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, arrive à Constantinople.
- 22 avril : Le comte Raymond de Saint-Gilles rencontre dès le lendemain de son arrivée l' empereur byzantin Alexis Ier Comnène, et refuse de prêter le serment d'allégeance que celui-ci réclame des croisés.
- 4 mai : Godefroy de Bouillon, Tancrède de Hauteville, Robert de Flandre et Hugues de Vermandois quittent Nicomédie et se dirigent sur Nicée (actuelle Iznik), capitale du sultanat seldjoukide de Roum, premier objectif militaire des croisés.
- 14 mai : Début du siège de Nicée par les croisés lors de la Première croisade.
- 21 mai : L’armée de secours conduite par Kılıç Arslan est vaincue.
- 19 juin : Prise de Nicée sur les Turcs seldjoukides par les croisés. La garnison turque rend la ville aux Byzantins, privant les croisés de l’exploitation de la victoire.
- 26 juin : L'avant-garde de l'armée des croisés quitte la ville de Nicée pour entreprendre la longue route vers Jérusalem.
- : Bataille de Dorylée et victoire des croisés sur les Turcs seldjoukides de Kılıç Arslan ; Godefroy de Bouillon devient le chef des croisés.
- 31 juillet : L'armée des croisés atteint Antioche-en-Pisidie (Yalvach).
- 15 août : Les croisés arrivent à Iconium (Konya), où ils vont rester une semaine pour reprendre leurs forces.
- 14 septembre : Tancrède de Hauteville, mécontent du plan adopté pour se rendre à Antioche, quitte Héraclée, accompagné de 100 chevaliers et 200 piétons, et traverse les Portes ciliciennes, se séparant de l'armée principale pour mener sa propre expédition en Cilicie.
- 21 septembre : Tancrède de Hauteville atteint Tarse (Tarsus), la principale ville sur la plaine côtière cilicienne.
- 5 octobre : L'armée principale des croisés arrive à Coxon (Göksun), où les habitants arméniens se montrent aussi amicaux que ceux de Comana. Les croisés y restent trois jours.
- 13 octobre : Les croisés atteignent Marash, et s'y arrêtent pendant trois jours. Durant ce bref séjour, Bohémond de Tarente rejoint l'armée principale.
- 21 octobre : Début du premier siège d'Antioche. La ville est ceinte d’une muraille de 12 Km, avec 450 tours et une citadelle qui surplombe la ville de 400 m. Métropole romaine de 200 000 habitants, la ville n’en compte plus que 40 000 en 1097. Plusieurs quartiers, autrefois peuplés, on étés convertis en champs et en vergers.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Début du règne d'Edgar, roi d'Écosse (fin en 1107).
- Mai : Arrivée à Constantinople des derniers contingents de la croisade des seigneurs.
- Le prince Louis, héritier de Philippe Ier de France, est armé chevalier. Cet événement contribuera à la diffusion de l'institution chevaleresque.
Art & culture
- Le pape Urbain II étend l’exemption dont bénéficie Cluny à tous les monastères sur lesquels l’abbé de Cluny exerce une juridiction directe. L’ordre peut échapper à la mainmise des évêques et des seigneurs laïcs, aider au relèvement du clergé en propageant la réforme pontificale.
- A la fin du XIe siècle, l’abbé de Cluny dirige plus ou moins directement 1450 établissements dont 850 en France. Mais l’expansion est arrêté.
- Étienne de Blois, roi d'Angleterre.
- : Geoffroy de Monte-Scabioso, chevalier français, à la Bataille de Dorylée, lors de la Première croisade.
- : Guillaume de Hauteville, frère de Tancrède, chevalier normand, à la Bataille de Dorylée, lors de la Première croisade.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Odon de Conteville : demi-frère de Guillaume le Conquérant.
ko:1097년
Tancrède de Hauteville (régent d'Antioche)Tancrède de Hauteville (vers 1076 - 1112) participe à la première croisade et devint régent de la principauté d'Antioche.
Tancrède est un petit-fils par sa mère Emma de Hauteville de Robert Guiscard et neveu de Bohémond de Tarente. En 1097 il s'embarque avec son oncle pour la Croisade, qui passe par Constantinople. Là il subit, comme les autres Croisés, le chantage de l'empereur de Constantinople Alexis Ier, qui leur demande de lui prêter serment de lui rendre tous les territoires conquis. Bien que les autres chefs n'aient aucune intention de tenir leur serment, Tancrède refuse quant à lui de jurer.
Il mène le siège de Nicée, en 1097, mais la ville est prise par l'armée d'Alexis après des négociations secrètes avec les Turcs Seldjoukides. Cela provoque une défiance de Tancrède à l'égard des Byzantins. La même année il conquiert Tarse et d'autres villes en Cilicie et participe à la prise d'Antioche en 1098.
En 1099, il mène l'assaut sur Jérusalem et est le premier croisé à entrer dans la ville, le 15 juillet. Il fait des centaines de prisonniers musulmans, tente de les conduire dans l'asile d'une mosquée, mais ils sont massacrés malgré sa protection. Quand le royaume de Jérusalem est établi, Tancrède devint prince de Galilée et de Tibériade.
En 1100, Tancrède abandonne sa principauté au royaume de Jérusalem et devient régent d'Antioche quand Bohémond de Tarente est fait prisonnier par les Seljoukides. Il étend le territoire de la principauté en prenant des terres aux Byzantins. En 1104, il prend le contrôle du comté d'Édesse quand Baudouin Ier de Jérusalem (qui dirigeait le comté au nom de Baudouin du Bourg déjà prisonnier) est capturé. Après la libération des deux Baudouin en 1107, Tancrède laisse les gouvernements des principautés à leur titulaire respectif et retourne à Antioche. En 1108, à la mort de Gervais de Bazoches, Baudouin Ier lui rend la principauté de Galilée. En 1110, il achete le Krak des Chevaliers et renforçe son système défensif. Il reste le régent d'Antioche au nom de son cousin Bohémond II,jusqu'à sa mort en 1112.
Le Tasse fait de lui le modèle du chevalier dans La Jérusalem délivrée (1581).
Tancrède de Hauteville
Hauteville, Tancrède de
Hauteville, Tancrède de
Première croisade
Prémices
En 1078, les Turcs Seldjoukides délogent de Jérusalem les Arabes Abbassides qui y étaient installés depuis 637. Une période de libre accès à Jérusalem par les pèlerins chrétiens se termine alors. Dans le même temps, vaincus à la bataille de Manzikert en 1071, les Byzantins voient les Turcs s'établir à Nicée en 1078 et y fonder un royaume en 1081.
Le 27 novembre 1095, au 10 jour du concile de Clermont, le pape Urbain II lance un appel à la Chrétienté pour porter secours à l'empereur byzantin Alexis I contre les Seldjoukides et au-delà de délivrer Jérusalem. Il désigne Adhémar de Monteil, évêque du Puy, pour diriger cette croisade.
La croisade populaire
Le petit peuple réagit en grand nombre, notamment à l'appel de Pierre l'Ermite qui l'a prêchée en Berry, en Orléanais, à Poissy où Gautier-sans-Avoir le rejoint, en Champagne et en Lorraine.
Le 12 avril 1096 c'est avec quelque 15 000 pèlerins que Pierre l'Ermite et Gautier-sans-Avoir parviennent à Cologne.
Gautier, emmenant une majorité de Français, quitte le premier Cologne et gagne la Hongrie où le roi Coloman lui accorde libre passage.
À Semlin, dernière place hongroise avant le territoire byzantin, des incidents avec les hongrois se soldent par le dépouillement de 16 traînards.
Arrivant à Nish le 18 août, Gautier continue sa route via Sofia, Philippopoli et Andrinople
jusqu'à Constantinople qu'il atteint le 20 juillet sous escorte byzantine.
Les troupes de Pierre l'Ermite atteignant à leur tour Semlin, prennent la ville d'assaut et y massacrent 4 000 hongrois.
::D'après Albert d'Aix ils auraient agi ainsi après avoir vu les armes et les vêtements des éléments de la bande de Gautier suspendus aux remparts.
Pour faire bonne mesure ils investissent ensuite et pillent Belgrade, désertée de ses habitants en territoire byzantin sur l'autre rive de la Save.
Tentant de renouveler leurs exploits à Nish, ils sont mis au pas par le gouverneur Nikétas qui ne leur permet de continuer leur chemin qu'à la condition expresse de ne s'arrêter désormais plus de 3 jours devant une ville.
Cette troupe se présente finalement devant Constantinople le 1096.
L'empereur Alexis I conseille dans un premier temps à ces pèlerins d'attendre les barons, mais devant leurs excès, il les fait traverser le Bosphore le 6 août et leur assigne la place forte de Kibotos (Civetot).
En septembre ils razzient les environs de Nicée et une bande, dirigée par un noble italien du nom de Renaud s'empare du château de Xerigordon.
Le 29 septembre un contingent envoyé par Kilij Arslan reprend la place forte.
Le 21 octobre, las d'attendre, ils se remettent en mouvement vers Nicée.
Ils sont exterminés en route, Gautier-sans-Avoir, le comte de Tubingue et Gautier de Teck perdant la vie dans ce combat.
Sur 25 000 hommes, seuls 3 000 parviennent à regagner l'empire byzantin.
Ils s'amalgament à la croisade des barons, donnant les terribles tafurs.
Les croisades « allemandes »
Parallèlement à la croisade de Pierre l’Ermite d’autres bandes s’illustrent par de plus grands désordres encore.
Ce sont les bandes de Volkmar/Folkmar, Gottschalk et d’Emich de Leisingen (Lein?ingen).
- Folkmar avec environ 12 000 hommes passe par la Saxe et la Bohême, massacrant des Juifs à Ratisbonne et à Prague avant d’être dispersés en Hongrie.
- Le prêtre allemand Gottschalk regroupe une bande de 15 000 hommes et se rend en Hongrie où ses croisés commettent différents méfaits avant d’être massacrés ou capturés par les Hongrois.
- Emich de Leisingen, enfin, chevalier-brigand du Rhin, se livre à de véritables pogroms dans les villes qu’il traverse durant le mois de mai : Metz, Spire, Trèves, Worms, Mayence et Cologne. Loin d’être désorganisée, sa troupe où figurent de nombreux seigneurs (Guillaume Charpentier, vicomte de Melun et Gâtinais, Clarembaud de Vendeuil, Thomas de Marle, Drogon de Nesles) accomplit ses méfaits par pur antisémitisme. S’étant vu refuser l’entrée en Hongrie, la horde entreprend le siège de Wieselburg où elle est écrasée par les Hongrois. Emich réussit à s’enfuir et regagner son pays tandis que Thomas, Clarembaud et Guillaume le Charpentier rejoignent Hugues de Vermandois.
La croisade des barons
Hugues de Vermandois
Si les souverains ne répondent pas à l'appel du pape, de grands féodaux le font :
- Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, qui en 1087 a participé à la Reconquista ;
- Bohémond de Tarente et son neveu Tancrède de Hauteville de la famille des princes normands d'Italie
- Hugues le Grand, comtes de Vermandois, frère du roi de France Philippe I
- Robert Courteheuse, duc de Normandie
- Robert, comte de Flandre
- Godefroy de Bouillon, duc de Basse-Lorraine et son frère Baudouin de Boulogne et leur cousin Baudouin du Bourg
- Étienne II, comte de Blois
Quatre armées se constituent par des regroupements régionaux :
- Les Lorrains menés par Godefroy de Bouillon et Baudouin de Boulogne qui traversent l'Allemagne et les Balkans
- Les Normands d'Italie conduits par Bohémond de Tarente et Tancrède de Hauteville, débarquant en Épire
- Les Méridionaux autour de Raymond de Saint-Gilles, par l'Italie du Nord, la Serbie et la Macédoine
- Les Français dont Hugues le Grand, Robert Courteheuse, Robert de Flandre
L'arrivée à Constantinople
L'un des premiers à répondre à l'appel d'Urbain II, en 1095, Godefroy de Bouillon devient aussi l'un des principaux chefs de la première croisade. Parti de Vézelay avec une suite nombreuse, il passe par Ratisbonne, Vienne, Belgrade et Sofia, arrive à Constantinople le 23 décembre 1096, et se heurte aussitôt à Alexis I (Comnène). Les Méridionaux se présentent devant Constantinople en avril 1097. Des incidents surgissent avec l’arrivée de troupes plus importantes, entre Raymond de Toulouse et les mercenaires Petchenègues, entre Bohémond et les habitants de Castoria qui lui refusent le ravitaillement.
Alexis I se méprend des intentions des Croisés, qu'il croit venus offrir leurs services à son empire pour récupérer ses terres - à l'instar de ces troupes scandinaves, qui depuis plusieurs siècles se mettaient à son service. Il exige donc un serment de fidélité et la promesse de restituer à l'empire byzantin les terres qui lui ont appartenu avant la conquête turque et de tenir en fief de l’empereur toutes les autres terres conquises.
Hugues de Vermandois, arrivé le premier à Constantinople après un naufrage lors de la traversée de l’Adriatique, prête sans difficulté à Alexis le serment. S'estimant féal sujet et homme lige du seul empereur germanique, Godefroy de Bouillon refuse tout d'abord de prêter le serment d'allégeance exigé par le basileus de tous les chefs croisés. Il faut lui couper les vivres pour le faire céder. Il sacrifie enfin ses principes à l'esprit de croisade et prête à contrecœur le serment requis. Il s'engage ainsi à remettre au basileus tous les territoires ayant appartenu à l'empire byzantin qu'il pourrait enlever à l'Islam. Triomphant et magnanime, Alexis Comnène témoigne de sa satisfaction en le comblant de somptueux cadeaux : chevaux de prix et vêtements de parade, tissus précieux et coffrets remplis de besants d'or. Raymond de Saint-Gilles, prétextant qu’il ne pouvait servir d’autre suzerain que le Christ, se borne à jurer de respecter la vie et l’honneur de l’empereur. Bohémond de Tarente prêterait volontiers serment, si on le nomme grand domestique de l’Orient, charge qui lui donnerait le commandement des forces impériales en Asie Mineure, par conséquent le commandement de l’expédition.
La traversée de l'Anatolie
Après la réunion des quatre armées, les croisés avec des troupes byzantines se dirigent vers Nicée qui est assiégée à partir de mai 1097. Cependant, lorsque la ville est sur le point d'être prise, le 16 juin, les turcs font le choix de se rendre aux Byzantins et les croisés sont surpris, sinon déçus, de voir soudain le drapeau byzantin flotter sur la ville qu'ils s'apprêtaient d'attaquer.
Les croisés reprennent leur route vers la Terre Sainte. De son côté Qilij Arslan Ier bat le rappel des Turcs Seldjoukides et attaque par surprise les croisés à la bataille de Dorylée, le 1097. La victoire des croisés leur ouvre la voie de l'Anatolie.
L’armée progresse difficilement, endurant la faim et la soif, perdant ses chevaux en grand nombre et rendant les guides grecs responsable de ses maux. Vainqueurs des Danishmendites et de l’émir de Cappadoce à Héraclée, les croisés traversent le Taurus et sont accueillis favorablement en Cilicie par les Arméniens installés là depuis le milieu du siècle.
Le siège et la prise d'Antioche
Le 20 octobre, les croisés arrivent devant Antioche. Le neveu de Bohémond, Tancrède, et Baudouin de Boulogne s’emparent des places ciliciennes de Tarse et de Mamistra, qu’ils abandonnent à la suite de dissensions. Baudouin se rend ensuite dans le Haut-Euphrate, où il prend Ravendel et Turbessel, qu’il laisse en fief aux compagnons arméniens qui l’ont guidé. Appelé à Edesse par l’Arménien Thoros, désireux de secouer la tutelle turque, il devient son fils adoptif et héritier. Le blocus d’Antioche commence en novembre, avec du matériel apporté par une flotte génoise. Mais l’hiver rend le ravitaillement difficile. Malgré les victoires remportées sur les armées de Damas (décembre), puis d’Alep (février 1098), le moral des assiégeants est très bas. Les défections sont nombreuses (Pierre l'Ermite, Étienne de Blois, le chef du contingent byzantin, soupçonné d’intriguer avec les Turcs). Bohémond parvient à se faire promettre la ville au détriment de l’empereur byzantin s’il y entrait le premier.
Une émeute débarrasse Baudouin de Boulogne de Thoros d’Edesse en mars 1098. Baudouin, son héritier, fonde le comté d'Edesse. Bohémond parvient à entrer dans Antioche avec la connivence d’un des défenseurs (3 juin 1098). Les croisés, entrés dans la ville, se trouvent en situation d’assiégés, entre la garnison turque restée dans la citadelle, et les renforts conduits par l’émir de Mossoul, Kerbogha. Une série de visions et la découverte de la Sainte Lance leur permettent de garder le moral. Mais des fugitifs, persuadés de la chute imminente de la ville, ont rejoint Alexis comnène qui a atteint Philomelium à la tête d’une armée de secours. Alexis, qui veut garder les conquêtes faites par la croisade (Smyrne, Ephèse, Sarde), et ne tient pas à se mesurer à Kerbogha, rebrousse chemin. Bohémond de Tarente, victorieux de Kerbogha (28 juin), maîtrise Antioche. Seul Raymond de Saint-Gilles prétend faire respecter les droits de l’empereur sur la ville. Mais comme Alexis n’a pas porté assistance à ses vassaux, ceux-ci se considèrent déliés de leur engagement. La croisade a rompu avec Byzance.
Durant l’été, tandis qu’une épidémie sévit à Antioche et emporte le légat Adhémar de Monteil, les croisés se répandent dans les régions voisines, s’emparent au sud de Latakieh et de Maarrat, ou consolident leurs positions en Cilicie. Les tergiversations du conseil des barons au sujet d’Antioche et du commandement irritent le reste de l’armée, qui détruit les fortifications de Maarrat, conquise par Saint-Gilles pour le forcer au départ.
Après la prise d'Antioche, lassé de la querelle interminable qui oppose Bohémond de Tarente et Raymond de Saint-Gilles, Godefroy se retire temporairement chez son frère Baudouin à Édesse, d'où il rejoint les Croisés lorsqu'ils reprennent enfin la route pour Jérusalem.
Le sac de Jérusalem
L’armée croisée prend la route de Jérusalem (13 janvier 1099), remontant la vallée de l’Oronte, sans être inquiété par les émirs arabes de la région. Rejoignant la côte, elle s’empare de Tortose et de Maraclée. Sous la pression de ses soldats, Raymond de Toulouse doit abandonner le siège d’Arqa dont il comptait faire le centre de ses futures possessions. Suivant la côte jusqu’à Jaffa, les croisés entrent à Bethléem le 6 juin et mettent le siège devant Jérusalem le lendemain.
La ville, fortifiée et entourée de ravins, sauf au nord, attend des secours d’Égypte. Les assiégeants manquent d’eau, de bois et d’armes et ne sont pas assez nombreux pour l’investir. Une expédition en Samarie et l’arrivée d’une flotte génoise à Jaffa fournissent le matériel nécessaire à la construction de machines de siège. Une série de jeûnes purificateurs, une procession autour de la ville rend son sens de pèlerinage à la croisade. Après un assaut difficile de deux jours, la ville est prise le 15 juillet. « Entrés dans la ville, les pèlerins poursuivaient, massacraient les Sarrasins jusqu’au Temple de Salomon… où il y eut un tel carnage que les nôtres marchaient dans le sang jusqu’aux chevilles ». La ville est pillée, sa population musulmane et juive massacrée.
Dans les mois qui suivent, un certain nombre de pèlerins, croyant avoir rempli leur vœu, repartent pour l’Occident et y portent la nouvelle du triomphe de la chrétienté. Élu prince par ses pairs qui le préfèrent à Raymond de Toulouse pour sa personnalité faible, Godefroi de Bouillon prend le titre d’avoué du Saint-Sépulcre, réservant ainsi les droits de l’Église sur le nouvel État. En juillet, avec les autres princes, il surprend l’armée égyptienne de secours à Ascalon, assurant la survie de son État. En septembre, il reste seul avec trois cent chevaliers et deux milles piétons pour défendre ses conquêtes (Jérusalem, Jaffa, Lydda, Ramla, Bethléem, Hébron) auxquelles s’ajoutent bientôt la Galilée.
En Occident, la croisade continue à être prêchée. Le pape Pascal II prononce l’excommunication contre ceux qui n’ont pas accomplis leurs vœux, renvoyant à Jérusalem les déserteurs, tel Étienne de Blois et Hugues de Vermandois.
Voir aussi
- Concile de Clermont.
- Chronologie de la première croisade.
Sources
- Anne Comnène, lAlexiade
- Foucher de Chartres, Historia Hierosolymitana
- sources arabes sur les croisades
Liens externes
- [http://www.callisto.si.usherb.ca/~croisade/Croisade1.htm La première croisade sur le site de l'Université de Sherbrooke]]
- [http://www.chez.com/lachevalerie/onomastik.htm Index des noms importants pour la première croisade]
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/genes_fr.html Histoire du pèlerinage de Jérusalem]
Croisade, 1
Catégorie:Monde arabo-musulman
ja:第1回十字軍
Tarse Anatomie
Dans l'espèce humaine
Le tarse est un ensemble de sept os « tarsiens » situés entre les extrémités du tibia et du péroné, et de la métatarse. Le plus gros est le calcanéum qui constitue l'os du talon du pied. Les autres sont l' astragale, ou talus, le cuboïde, le scaphoïde tarsien, et les trois cunéiformes.
Nouvelle nomenclature :
calcaneum = calcaneus
scaphoïde = naviculaire
C'est l'appendice situé à l'extrimité du tibia, articulé et mobile. Il possède un certain nombre de parties, dénommées articles (et parfois tarsomètres). En général, chez les insectes leur nombre est de deux à cinq, sauf chez quelques espèces aptérygotes et chez les larves d'holométaboles (ces dernières ont des tarses comprenant un seul article).
Voici le nom des différents articles :
# Basitarse : il est rattaché au tibia et est le seul article a posséder des muscles.
# Dactyle ou metaplanta.
# Le troisième n'a pas reççu de nom particulier.
# Allux.
# Distitarse qui porte certains organes comme des ongles, l'arolium, l'empodium ou les pulvilles.
En fonction des pattes, le tarse porte un nom différent :
- Sur la patte antérieure, il est parfois dénommé protarse.
- Sur la patte médiane, mésotarse.
- Sur la patte postérieure, métatarse.
Le tarse désigne la septième partie de la patte ambulatoire et la sixième de la patte mâchoire. Contrairement aux insectes, elle est d'une pièce.
Elle porte à l'extrimité divers organes destinés à faciliter la locomotion comme les griffes et, lorsqu'elle est présente, la scopula.
Homonymie
- Paul de Tarse.
- Tarse (une ville de Cilicie, Turquie) d'où serait originaire Paul de Tarse.
Catégorie:Ostéologie
catégorie:araignée
catégorie:entomologie
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Événements
Amériques
- La Compagnie de la Baie d'Hudson est fondée.
- Les Anglais fondent un établissement colonial à Charleston (Charles Town) en Caroline du Sud.
Europe
- 21 septembre : Mgr. Le Tellier, devenu archevèque de Reims, consacre avec le plein assentiment du Pape, Jacques Bénigne Bossuet comme évèque de Condom, Gers, en l’ église des Cordeliers à Pontoise.
- Fin du pontificat de Clément IX (début en 1667) et début du pontificat de Clément X (fin en 1676).
- Début d'une révolte contre le pouvoir russe des Cosaques du Don sous la conduite de Stenka Razine (fin en 1671).
- Début du règne de Christian V, roi du Danemark, qui s'efforce à créer un royaume à la française (fin en 1699).
- Par le traité secret de Douvres, Louis XIV de France fournit à Charles II d'Angleterre des fonds pour combattre les Hollandais et restaurer le catholicisme en Angleterre.
- En France, ordonnance criminelle (voir affaire Calas).
Arts & cultures
- Blaise Pascal écrit ses « Pensées ».
- Molière écrit « Le bourgeois gentilhomme ».
- Sir Christopher Wren commence la reconstruction de la cathédrale Saint-Paul de Londres.
- 6 avril : Jean-Baptiste Rousseau, poète français († 17 mars 1741).
- Henriette d'Angleterre, par empoisonnement.
- Louis Le Vau, architecte français (° 1612).
ko:1670년
PapeOn appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
- l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
- l'Église copte dont le pape actuel est Shenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
- l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II.
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Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles:"Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis" selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).
Origine du mot
Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie.
A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé à l'évêque de Rome, vers le IV e siècle.
Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l'origine du mot russe pop utilisé péjorativement pour désigner les prêtres orthodoxes, qui est lui-même à l'origine du mot français « pope »).
L’application du même titre à l'évêque du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie, suite au concile de Constantinople de 325.
- Selon les propos d'une dame russe recueillis par Xavier Ternisien et transcrits dans son article publié dans le Monde du 26 Mai 2001 [http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=706918]
Origine de la fonction du pape romain
Le prestige éminent que l'évêque de Rome a tenu dans l'Eglise catholique depuis la plus haute antiquité (voir par exemple l'épître de saint Clément romain de la fin du Ier siècle) tient avant tout à la présence des tombeaux des coryphées des apôtres, Pierre et Paul, l'un au Vatican, près de l'ancien cirque de Néron, et l'autre sur la voie d'Ostie, aux portes de Rome.
Cette Eglise a toujours affirmé une fondation apostolique, que dans l'Eglise ancienne on ne contestait pas, ni en Occident ni en Orient. D'où son autorité magistérielle, que d'autre part les titulaires du siège de Rome ont toujours affirmée tranquillement.
Il ne faut pas oublier qu'en quittant Rome l'empereur Constantin a remis, de fait, à l'évêque de Rome non seulement le palais du Latran, mais encore les insignes de la dignité impériale: le manteau rouge qu'on voit encore aujourd'hui sur les épaules du pape, et qui procède donc, en droite ligne, de Jules César. (A ne pas confondre avec la Donation de Constantin, qui est une légende).
L'origine de la fonction papale est avant tout d'ordre spirituel, ou mystique, bien avant d'être politique (elle ne l'est que secondairement). C'est la fonction pétrinienne de pasteur universel...celle-là même que revendique aujourd'hui Benoît XVI devant tous les écrans de télévision du monde, et qu'on lui reconnaît en fait, quoique en le critiquant.
Dans l'Eglise catholique, si le pape a une quelconque autorité c'est uniquement parce qu'il est l'Evêque de Rome. De là découle qu'il est successeur de saint Pierre, et donc Vicaire de Jésus-Christ, et donc chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Eglise universelle.
La seule titulature officielle du pape, dans l'antiquité, c'était le mot "Evêque",(sous-entendu: de la Ville). Aujourd'hui encore, dans ses bulles les plus solennelles, le pape signe de ce seul titre d'"Evêque", accompagné de la formule grégorienne: "Ego, N., episcopus, servus servorum Dei".
Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche,Alexandrie, Nicomédie puis Constantinople qui la remplace. À la fin du ou au tout début du , l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province.
En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314).
Pendant le , le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Sa faible implication conduisit à lui demander à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ».
Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche, arien, et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable. Au même moment, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem).
Au cours des siècles suivants ( - ), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :
- Le prestige de Rome, ancienne capitale de l’Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la chute de l’Empire d’Occident. C’est en ce sens que Michel Butor a pu parler au du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ». À ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié).
- L’éloignement de la puissance civile et militaire : les empereurs s'installèrent d’abord à Ravenne, puis il ne resta plus que l’empereur installé à Constantinople.
- L’absence d’autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches sont en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, puis perdit sa puissance.
- La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Léon).
- Mais surtout, il faut le rappeler, le prestige éminent de la Ville de Rome en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, les fondateurs de l'Eglise selon le mot de saint Irénée. Rome était, et reste encore, un lieu de pélerinage très fréquenté (même par des non-catholiques) sur la tombe des apôtres: "Ad limina apostolorum".
Fonction politique (catholiques romains)
Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine.
Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège de ses électeurs, les cardinaux de la Sainte Eglise romaine, réunis en conclave (lieu fermé). Les cardinaux ont eux-mêmes été "créés" par les papes, et sont électeurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans. Le pape est élu à vie. Un pape bien connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII.
Il est par ailleurs bien connu qu'un autre pape a démissionné: Grégoire XII en 1415 au sein du Concile de Constance, dans le but louable de mettre fin au grand schisme.Il l'a fait non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur, le 4 juillet 1415. Son successeur fut Martin V élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417.
Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au par l'empereur de Byzance.
C'est seulement à partir du XI e siècle que l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains, (décret de Nicolas II en date du 13 avril 1059). Antérieurement, pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement à l'Eglise de Rome, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit.
Évolution du rôle du pape
Jusqu'en 800
L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.
- La querelle du Filioque
- La Donation de Constantin
(Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)
La réforme grégorienne
- 1054 : le Grand Schisme d'Orient
- 1059 : le décret de Nicolas II, renouvelé en 1060
- 1076 : le dictatus papæ
La lutte du sacerdoce et de l'Empire
(à suivre)
(à suivre)
- enyclique Pastor Æternus (à suivre)
(à suivre)
Quelques dates
en travail sur : Discuter:Pape/Dates
Titres pontificaux
- Évêque de Rome ;
- Vicaire de Jésus-Christ ;
- Successeur du Prince des Apôtres ;
- Chef suprême de l'Église Catholique Romaine ;
- Souverain Pontife de l'Église universelle
- Patriarche d'Occident ;
- Primat d'Italie ;
- Archevêque métropolite de la Province romaine ;
- Souverain de l'État de la Cité du Vatican ;
- Souverain de l'Ordre de Malte;
- Serviteur des serviteurs de Dieu.
En droit canonique, le pape est désigné sous l'appellation de « Pontife romain » (Pontifex Romanus).
La signature papale prend la forme « NN. PP. x » (ainsi, le pape Paul VI signait « Paulus PP. VI »), et son nom est fréquemment accompagné dans les inscriptions par les abréviations « Pont. Max » ou « P.M. » — abréviation de l'ancien titre hérité de l'Antiquité latine Pontifex Maximus, littéralement « le grand faiseur de ponts ». Le Pontifex Maximus ou Grand Pontife était le plus haut prêtre de Rome. Concernant le pape, ce titre est habituellement traduit en français par « Souverain Pontife ».
Les bulles papales sont signées « NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ » (« NN. Évêque de l'Église catholique »), alors qu'elles débutent par l'appellation « NN. Episcopus Servus Servorum Dei » (« NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu »), ce dernier titre datant du pape Grégoire I le Grand.
D'autres circonstances officielles voient l'usage de titres tels que Summus Pontifex, Sanctissimus Pater (Très Saint Père), Beatissimus Pater, Sanctissimus Dominus Noster (Notre Très Saint Père), et à l'époque médiévale Dominus Apostolicus (Seigneur Apostolique).
Insignes pontificaux
Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :
- la tiare : coiffure non liturgique, à triple couronne (pouvoir terrestre sur les États pontificaux, pouvoir spirituel sur les âmes, pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
- l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
- les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
- la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
- la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n'est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul I, et que Jean-Paul II a remplacée par la papamobile.
- le flabellum : éventail à long manche, en plumes d'autruches, supprimé par Paul VI
- le gonfalon : étendard des armées pontificales
Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure.
Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :
- la nappe Incarnatus est : nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d'or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
- le chalumeau en or utilisé pour boire au calice
Voir aussi
Listes de papes
- Liste des papes
- Liste détaillée des papes
- Liste des primats de l'Église copte orthodoxe
- Liste des primats de l'Église apostolique arménienne
Autres liens internes
- Liste des dix règnes pontificaux les plus longs
- Liste des dix règnes pontificaux les plus courts
- Vatican
- Gouvernement de l'Église catholique romaine
- Papauté d'Avignon
- Nom de règne des papes
- Antipape
- Pape africain
- Pape (tarot)
Liens externes
- Une [http://www.france-spiritualites.com/PChronologiedespapes1.htm liste des papes], qui indique en face de la liste officielle des papes reconnus par le Vatican, les antipapes et les papes de Pise et de Constance
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne], nombreux écrits de papes
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Jacques Bénigne Bossuet
Bossuet
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Bossuet
Bossuet, Jacques Bénigne
Bossuet, Jacques Bénigne
Jacques Bénigne Bossuet (Dijon, 27 septembre 1627 - Paris, 12 avril 1704) était un écrivain et homme d'Église français.
Célèbre prédicateur, il fut surnommé l' Aigle de Meaux. Il fut orienté vers la prédication par saint Vincent de Paul, dont il soutenait l'action. Le 21 septembre 1670, Mgr. Le Tellier devenu archevêque de Reims, consacre, avec le plein assentiment du Pape, Jacques Bénigne Bossuet comme évêque de Condom, (Gers), en l’ église des Cordeliers à Pontoise. Malgré cette nomination, il va subordonner de 1670 à 1681 ses activités pastorales à la fonction de précepteur du dauphin Louis de France, le fils du roi Louis XIV et de Marie-Thérèse. Élu membre de l'Académie française en 1671, Bossuet fut aussi un grand essayiste et polémiste, dont l'œuvre est fondée sur la rigueur de sa foi et la certitude de posséder la vérité religieuse. Il écrivit différents livres pour son élève, dont son fameux «Discours sur l'histoire universelle» en 1681. En 1681, il fut nommé évêque de Meaux et lutta, en tant que théologien, contre les protestants.
Bossuet joua un grand rôle de prédicateur et de directeur de l'assemblée du clergé de France. Il fut ainsi l'auteur de la déclaration sur les libertés de l'Église gallicane en 1682, qui fixait les limites du pouvoir du Pape. Bossuet fut très engagé dans la lutte contre le protestantisme. Il écrivit en 1688 une «Histoire des variations des Églises protestantes». De 1690 à 1693, il entretint avec le philosophe luthérien Leibniz une correspondance sur la réunification des Églises, que celui-ci pensait possible. La prise de partie virulente de Bossuet contre le protestantisme entrava les possibilités d'ouverture que pressentait Leibniz. Bossuet lutta également contre le quiétisme, courant spirituel et mystique qui prônait la recherche de Dieu dans un pur amour. Il écrivit un pamphlet, Relation sur le quiétisme (1698), qui entraîna en 1699 la condamnation à Rome de la doctrine de Mme Guyon et des écrits de Fénelon par Innocent XII, représentants français du quiétisme. Cette querelle bloquera pour longtemps le développement du mysticisme français.
Bossuet mourut à Paris, le 12 avril 1704, en pleine polémique avec Richard Simon à propos de l'exégèse et de la critique historique des écrits bibliques.
Extraits
- « Celui qui règne dans les cieux et de qui relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire, la majesté et l’indépendance, est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois et de leur donner, quand il lui plaît, de grandes et terribles leçons ». Oraison funèbre d'Henriette-Marie de France
Bibliographie
- Œuvres de Messire Jacques Bénigne Bossuet Évèque de Meaux. (Publiées par l'abbé Pérau). En 20 volumes dont les 3 volumes de Supplément «Œuvres posthumes...». (Publiées par Charles-François Le Roy). Paris, Jean-Baptiste Coignard (et) Antoine Boudet, et (vol. 13-14) Amsterdam, sumptibus Societatis, (vol. 15-17) Amsterdam, la Compagnie, et (vol. 18-20) Amsterdam, Jean-Th. Hérissant (et) Etienne, 1745 - 1753
Essais
- Discours sur l'Histoire universelle (1681) (téléchargeable [http://www.ac-toulouse.fr/philosophie/textesdephilosophes.htm#bossuet ici] au format rtf)
- Histoire des variations des Églises protestantes (1688)
- Défense de la Tradition et des saints Pères (1693)
- Maximes et réflexions sur la comédie (1694)
- La Politique tirée de l'Écriture sainte (posthume) (1709)
- Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (posthume) (1741)
Liens externes
- Sur le site [http://www.biblioweb.org/-BOSSUET Biblioweb], une bio | | |