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| 20 Mars |
20 mars
Le 20 mars est le 79 jour de l'année (80 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 845 : Première apparition des Vikings aux portes de Paris.
- 1342 : Instauration en France de la gabelle, impôt sur le sel, qui provoque de nombreux remous.
- 1800 : Kléber remporte une ultime victoire à Héliopolis.
- 1848 : A la suite du scandale provoqué par sa liaison avec l'aventurière irlandaise et fausse danseuse « espagnole » Lola Montès (Maria-Dolorès Eliza Gilbert), le roi de Bavière Louis Ier abdique.
- 1956 : la France finit par concéder à la Tunisie l'indépendance totale (à l'exception du port stratégique de Bizerte).
- 1986 : Attentat terroriste islamiste aux Champs-Élysées ; 2 morts.
- 1997 : élection de François Furet (1927-1997) à l'Académie française, mort avant sa réception officielle
- 2003 : début de la Guerre en Irak.
Naissances
- 1809 : Nicolas Vassiliévitch Gogol, écrivain russe, et fils de cosaque, né à Sarotchinsi en Ukraine.
- 1811 : Napoléon II né à Paris.
- 1828 : Henrik Ibsen, écrivain norvégien († 23 mai 1906)
- 1838 : Ferdinand Zirkel, géologue et pétrologue allemand
- 1882 : René Coty né au Havre
- 1916 : Pierre Messmer, home politique français né à Vincennes dans le Val-de-Marne
- 1920 : Andrée Chédid, écrivain et poétesse française
- 1935 : Jean-Jacques Descamps, homme politique français, né à Lille dans le Nord.
- 1943 : Danièle Gilbert, animatrice de télévision française
- 1946 : Jacques Pélissard, homme politique français né à Lyon (Rhône).
- 1945 : Louis-Joseph Manscour, homme politique français né à La Trinité en Martinique.
- 1950 : Pierre Cohen, homme politique français, né à Bizerte en Tunisie.
Décès
- 1413 : Henri IV d'Angleterre, roi d'Angleterre, né le 3 avril 1367.
- 1534 : Philippe de Suze, seigneur de la Versine des Haies.
- 1857 : Pierre-Armand Dufrénoy géologue et minéralogiste français
- 1899 : Franz Ritter von Hauer, géologue autrichien
- 1910 : Nadar (Félix Tournachon), photographe français, né le 5 avril 1820.
- 1975 : le prince Jacques Henri de Bourbon (66 ans), duc d'Anjou et de Ségovie, aîné des Capétiens et chef de la maison de France
- 1992 : Georges Delerue, compositeur et directeur musical des films, né le 12 mars 1925 à Roubaix dans le Nord en France, mort à Los Angeles en Californie.
Célébrations
- Journée internationale de la Francophonie
- Tunisie : Fête de l'indépendance
Saints catholiques du jour
- Saint Herbert ()
Catégorie:Jour de l'année
ja:3月20日
ko:3월 20일
ms:20 Mac
simple:March 20
th:20 มีนาคม
Jourals:Tag ja:日 simple:Day
Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h).
Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]).
Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire).
Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral).
À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.
Voir aussi
- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales
- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où]
Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier
AnnéeL'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons.
Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré.
Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.
Historique et d'autres types d'année en astronomie
Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons.
Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique.
Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie. En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire. En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours.
Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique.
Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)
Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile
- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.
L'année tropique
L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles.
La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.
Les différentes années tropiques conventionnelles
- Lannée vague compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.
Liens internes
- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire
Catégorie:Unité de temps
Catégorie:Calendrier
Catégorie:Chronologie
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Année bissextileCatégorie:Calendrier
Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Règle actuelle
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
# Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres.
# Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
# Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Histoire des années bissextiles
Les mois intercalaires de l'année de Numa
L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.
Le jour intercalaire de Jules
En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis).
Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait).
Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ».
C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.
29 février
Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.
30 février
En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans.
Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février.
als:Schaltjahr
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845Catégorie:845
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Cette page concerne l'année 845 du calendrier julien.
Événements
Chine
- Edit de l'empereur Tang Wou-tsong contre les manichéens, les bouddhistes et les nestoriens. Plus de 4 600 monastères et 40 000 temples et autels sont détruits, plus de 260 000 moines et moniales bouddhistes sont contraints de retourner à la vie séculaire.
- Arrêt de l’expansion du bouddhisme en Chine. Prééminence du confucianisme et du taoïsme.
Europe
- Les Normands (Vikings) avec à leur tête Ragnar (Ragnarr Lothbrók), remontent la Seine au mois de mars et après s'être emparés de Rouen, dévastent Saint-Riquier et pillent les abbayes de Saint-Germain-des-Prés et Sainte-Geneviève, puis mettent le siège devant Paris. Après une victoire facile, ils entrent sans difficultés dans la ville (28 mars). Le roi Charles le Chauve leur verse un tribut de 7000 livres d'argent pour acheter leur départ (premier Danegeld).
- 13 juin : L'abbé Didon, proche parent de Charles le Chauve, reçoit du roi la villa de Pocé, une ancienne terre de Saint-Maurice d'Angers, qui était tenue en bénéfice par des vassaux du roi.
- 21 octobre : La plus ancienne abbaye de l'Anjou, Saint-Maur de Glanfeuil, obtient du roi Charles le Chauve un ensemble de biens qui appartenaient jusqu'alors à l'un de ses fidèles, Itier.
- Début de l'épiscopat d'Hincmar à Reims (fin en 882).
- Le moine Gottschalk, théologien, s’oppose à Raban Maur, abbé de Fulda.
- 22 novembre : Le roi de Bretagne Nominoë bat le roi de Francie Charles le Chauve à la bataille de Ballon, près de Redon. La Bretagne ne paiera plus tribut ; elle devient indépendante du royaume et le restera pendant plus de six siècles.
- Hambourg est ruinée par les Vikings qui semblent avoir été envoyés par le roi danois Hárekr qui venait cependant de signer un traité d’amitié avec l’empereur (844). Son archevêque, Anschaire se retire à Brême où il tente vainement de maintenir des liens avec Birka, en Suède.
- L’évêque de Birka doit quitter la ville. L’ermite Ardgar recueille les débris de la paroisse chrétienne, trois fidèles en tout. Bientôt, il doit retourner à son ermitage.
- Ambassade de Ibn Dihya, envoyé par Abd al-Rahman II de Cordoue auprès du « roi des Majus » et à sa femme, appelée Nod. Cette ambassade peut avoir été envoyée à Hárekr, au Danemark, ou plus vraisemblablement à Turgueis, à Dublin. Son but pourrait avoir été de débattre du commerce des fourrures et des esclaves.
Economie & société
- Le concile de Meaux interdit la vente d’esclaves païens aux Juifs et aux païens.
- Le synode de Paris (845-846) interdit aux Juifs de faire du prosélytisme auprès de leurs esclaves, d’occuper des fonctions publiques ou de se montrer en public au moment de Pâques, de construire de nouvelles synagogues. Charles le Chauve refuse d’appliquer les dispositions du synode.
- Au cours du IXe siècle, au moins 44 250 livres d’or (une livre d’or vaut dix à douze fois une livre d’argent) sont versées par les Carolingiens aux titre du Danegeld.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Les Vikings remontent également l'Adour, pillent l'abbaye de Saint-Sever, et s'emparent de Tarbes. Ils ravagent aussi Saintes, sur la Charente.
- Forte immigration malaise à Madagascar.
- L'abbé Radbert déclare que le vin et le pain dans la sainte Cène sont le sang et la chair du Christ.
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Décès
- Abu Tammam, poète syrien d’origine chrétienne (né vers 800).
ko:845년
VikingsLes Vikings, également appelés Normands ou Varègues, sont des commerçants, des explorateurs et des pillards de la mer originaires de Scandinavie.
Le terme viking désignait au départ les pillards qui accomplissaient des raids sur les côtes de France et d'Angleterre, et donc principalement les Danois. Par extension, on appelle vikings tous les explorateurs, commerçants ou raiders scandinaves, qu'ils soient d'origine danoise, norvégienne ou suédoise.
Les Scandinaves connurent vraisemblablement une expansion démographique à partir du , qui se solda par de coûteuses guerres de succession (principalement au Danemark). L'augmentation de population lança des Norvégiens et des Suédois à la recherche de terres et de voies commerciales nouvelles. Les guerres de succession poussèrent quant à elles les Danois à lancer des expéditions de piratage et de conquête, afin d'acquérir richesses et prestige .
Les vikings de toutes origines établirent rapidement des bases semi-permanentes sur les côtes, puis s'installèrent définitivement dans nombre de ces « comptoirs », notamment sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord ou en Russie, du au .
Bien qu'ils se fussent installés aussi bien en Irlande, où ils ont fondé la plupart des villes (telles Dublin), qu'en Grande-Bretagne, notamment à York, c'est bien en Normandie et en Russie que leur entreprise a le mieux réussi, puisqu'elle connut la pérennité jusqu'à nos jours.
Navigateurs hors pairs, les Vikings furent d'abord des commerçants au long cours. Mais, plus qu'à l'hypothèse que l'installation des Arabes en Espagne, à partir de 711, leur aurait coupé la route de la Méditerranée, c'est probablement à la faiblesse militaire de l'ancien empire de Charlemagne et des territoires situés au nord et à l'est de celui-ci qu'on doit l'attraction particulière qu'exercèrent sur ces marins les côtes du nord de l'Europe.
Utilisant un remarquable navire pouvant aussi bien utiliser la voile que des rangs de rameurs, à faible tirant d'eau, sauf à le lester de pierres, et dont la proue relevée est le drakkar : le snekkar ou langskip, ils menaient des raids d'une redoutable efficacité, jusqu'à l'intérieur des terres en remontant les fleuves, voire en portant leur navire à dos d'homme, d'un fleuve à l'autre.
Origines géographiques et aires d'expansion
drakkar
Le mot viking désigne le guerrier / explorateur / pillard d'origine scandinave. Le terme est d'utilisation assez récent ( et ) et vient des termes vik la «baie» (que l'on retrouve dans Reykjavík), et ing «en provenance de». Les vikings ne représentaient toutefois qu'un faible pourcentage de la population norroise de l'époque.
Le territoire d'origine des Vikings influença fortement la répartition de leurs aires d'expansion.
Ainsi, les Vikings originaires de l'actuelle Suède, bientôt nommés Varègues, étendirent leur domination vers l'est, sur les rives de la Baltique et à l'intérieur de la Russie, en remontant le cours des principaux fleuves (notamment, la Volga). Le nom Rûs ou Russ ("roux") désigna bientôt ceux qui s'établirent durablement parmi les Slaves.
Les Danois orientèrent leurs conquêtes et leurs pillages le long des côtes de la mer du Nord et de la Manche. Ils gagnèrent les côtes d'Angleterre, et remontèrent le cours des fleuves anglais (lHumber et la Tamise). Dans le nord de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique, ils fondèrent un état éphémère sur la Frise médiévale. Enfin, en France où ils menèrent une série de raids le long de la Seine, ils gagnèrent le nom de « Normands » avant de s'établir durablement dans la région qui porte aujourd'hui le nom de Normandie. Leurs nombreuses guerres de conquête coïncidèrent avec les guerres de succession danoises : aussi, il y a fort à parier que les Vikings du Danemark partaient en raid pour rapporter de quoi financer leurs guerres internes et pour s'auréoler du prestige du conquérant.
Quant aux Vikings originaires des côtes occidentales de la Scandinavie (l'actuelle Norvège), leurs raids et leurs conquêtes concernèrent principalement l'Écosse, l'Irlande, les îles Féroé, l'Islande et le Groënland. Ils menèrent des raids d'exploration jusqu'au Vinland, où un petit avant-poste fut créé, à partir duquel ils pratiquèrent le cabotage le long des côtes américaines.
Les conséquences de leurs expéditions se firent ressentir au-delà de l'Europe continentale, sur les routes commerciales qui existaient avec l'Orient : on a ainsi retrouvé dans une tombe indienne une pièce de monnaie viking. À l'opposé, on a découvert un bouddha de jade dans une tombe norvégienne.
Les Vikings à l'assaut des monastères ou la conquête d'un accès vers la Méditerranée ?
A l'heure actuelle, les invasions vikings sont analysées à travers le prisme élaboré par Lucien Musset. Ce dernier analyse les invasions vikings en France en trois phases : entre 800 et 850, les Vikings sont des pillards avides des richesses des monastères ; entre 850 et 900, les Vikings découvrent la faiblesse des défenses franques et organisent de véritables opérations militaires depuis des îles situées sur les fleuves francs. De 900 à 950, c'est le temps de la colonisation : les Francs incapables de mettre fin aux invasions par la force autorisent les Vikings à s'installer sur leurs terres.
Cette analyse est sérieusement remise en cause par Joël Supéry, auteur du "Secret des Vikings". Selon ce dernier, les Vikings (les Danois du Vik notamment), auraient cherché à rejoindre la Méditerranée centre du commerce international. Ils le font en longeant les côtes franques dès avant les invasions : cela explique leur présence aux Asturies en 795, à Noirmoutier en 799, devant Narbonne en 812, à Pampelune en 816 et à la Mundaka en Biscaye en 823 et 825. Sur cette route côtière, ils rencontrent un problème : le contournement de la péninsule ibérique est long et dangereux et le détroit de Gibraltar est jalousement surveillé par les commerçants sarrasins. C'est pourquoi les Danois auraient décidé de rejoindre la Méditerranée à travers le continent. Depuis la Mundaka, puis depuis Bayonne à partir de 842, ils rejoignent Pampelune, puis descendent l'Ebre jusqu'à Tortosa principal marché aux esclaves de Méditerranée occidentale.
La création de cette route commerciale concurrente de l’axe Rhin-Rhône serait le véritable objectif des rois des mers qui initient les invasions. Cet objectif est atteint dès 863.
Après cette date, les invasions changent quelque peu de nature : les rois des mers danois vont tenter de reproduire la réussite de Björn, fils de Ragnar, en Gascogne. Ils vont chercher à fonder leurs royaumes en Frise, en Angleterre, en Aquitaine, sur la Loire, en Neustrie et en Bretagne. De toutes ces tentatives, la seule qui ait atteint une « maturité politique » est la Normandie.
Quant à la Gascogne, la patrie de Biarn, elle restera sous domination scandinave 140 ans entre 840 et 982.
Religion
Les Vikings partageaient la religion des anciens Germains, sous sa forme nordique : ainsi, certains noms de divinités pouvaient avoir une forme légèrement différente : le Woden ou Wotan germanique étant nommé Odin.
Après la conversion plus ou moins forcée de toute la Germanie par Charlemagne, à la fin du IX siècle, les Scandinaves demeurèrent les seuls adorateurs de Thor et d'Odin.
La religion était enseignée par des godis, prêtres-conseillers qui guidaient les fidèles plutôt que de les contraindre.
La conversion des Danois et l'unification du pays marqua un tournant dans la conversion de la Scandinavie. Peu à peu, le monde viking dans son entier se convertit. Certains éléments de la mythologie scandinave furent réinterprétés par le Christianisme : ainsi, le supplice d'Odin sur l'« arbre du monde » (voir Irminsul) put être comparé au supplice du Christ sur la Croix, comme il l'avait été chez les Anglo-Saxons.
En l'an 1000, l'Islande devint catholique par choix politique, même si l'ancienne religion resta tolérée.
Au XII siècle, la Suède se rallia à son tour à la Croix.
De nos jours, la religion des Vikings a fait un retour en force en Islande, sous la forme du culte Asatru. D'autres églises se sont formées à travers le monde, certaines servant malheureusement de façade à des mouvements d'extrême-droite.
Article détaillé : Mythologie scandinave
Quelques dates
Frise chronologie
Ephéméride
Ces dates sont identiques à celles présentées ci-dessus. Elles sont proposées dans cet article afin de permettre au lecteur de récupérer facilement les informations dont il pourrait avoir besoin.
- 753, fondation de la première colonie suédoise en Russie, Aldeigjuborg (aujourd'hui Staraya Ladoga).
Notons que Russe signifiait Suédois en vieux finnois. On retrouve cette racine dans le nom Ruotsi désignant la Suède, et non la Russie, en finnois.
- 793, premier raid connu sur la côte est de l'Angleterre et destruction de l'abbaye de Lindisfarne,
- 795, les Vikings atteignent l'Irlande,
- 802, les Vikings battent les Écossais et s'emparent des Orcades, Shetland et Hébrides,
- 820, attaque victorieuse des Vikings de Norvège contre l'Irlande, ils s'y installent ainsi qu'à l'île de Man,
- 833, les Vikings suédois continuent à explorer les voies maritimes russes et à établir des comptoirs,
- 834, les Vikings danois envahissent la Frise et se retirent après pillage, les Vikings suédois (Varangien) raccourcissent la voie commerciale vers la mer Noire par la Russie,
- 835, les Vikings danois attaquent avec succès l'Angleterre de l'Ouest, ils s'établissent dans l'est de l'Angleterre,
- 839, l'empereur byzantin fonde la garde varangienne (son armée privée de Vikings), les Vikings écrasent une révolte des Irlandais.
- 840, les Normands sont sur l'île de Noirmoutier en Bas-Poitou
- 841, premier raid sur Rouen, destruction des abbayes de Jumièges et Saint-Wandrille, les vikings danois sont sur l'île de Walcheren à l'embouchure de l'Escaut, les vikings danois ravagent le Lindsey, l'Est-Anglie et le Kent en Angleterre,
- 843, les Normands prennent Nantes, les Irlandais se révoltent contre Thorgils et chassent les Vikings norvégiens à l'exception de quelques postes côtiers.
- 844, un raid viking sur Séville, en Espagne est repoussé, un autre au Maroc est victorieux,
- 845, Ragnar Lodbrok remonte la Seine jusqu'à Paris, d'autres raids auront lieu en 857 et 858,
- 850, les Vikings s'installent aux embouchures de la Seine et de la Loire, début de la lutte entre Vikings danois et norvégiens pour le contrôle des côtes d'Irlande (fin en 853 ils fondent la plupart des villes irlandaises, dont Dublin, Cork et Limerick).
- 851, les Vikings ravagent l'abbaye de Fécamp.
- 856, les Vikings pillent les monastères en Normandie et l'Île-de-France,
- 860, première attaque Viking contre Constantinople,
- 861, les Vikings danois s'emparent de Winchester, la capitale du roi Aetelbert de Wessex,
- 862, les Vikings suédois sous Riourik (Rörek) s'emparent de Novgorod, fondation du premier état Russe par les vikings suédois,
- 863, les Normands remontent le Rhin en pillant.
- 865, l'Angleterre paie les premiers tributs aux Vikings (des suédois sous Skoglar Toste),
- 866, la France paie les premiers tributs aux Vikings ; les Vikings sont battus par les Francs lors de la bataille de Brissarthe ; le roi viking Hasting se retire mais Robert le Fort est tué,
- 869, une révolte des paysans entre Seine et Loire contre les Normands est écrasée par la cavalerie franque,
- 875, Ingolfur Arnarson fonde la ville de Reykjavik en Islande,
- 879, les Vikings suédois s'emparent de Kiev,
- 885, les Normands occupent Rouen et assiègent Paris, la France leur verse un tribut de 350 kg d'argent,
- 886, le comte Eudes, ancêtre des Capétiens résiste aux Normands à Paris.
- 898, Ottar décrit aux Anglais la voie maritime de la Norvège vers la Russie par le Cap Nord et la Mer Blanche,
- 900, les Vikings danois s'établissent sur la cote de Neustrie (nord de la France), nombreux raids vikings sur la côte méditerranéenne.
- 901, Gunnbjorn aperçoit le Groenland,
- 907, deuxième attaque viking contre Constantinople,
- 911, Traité de Saint-Clair-sur-Epte, Charles III concède la plus grande partie de la Normandie à Rollon (une autre partie comme la péninsule du Cotentin sera annexée des Bretons un peu plus tard), troisième attaque viking contre Constantinople,
- 941, 945 et 971, des attaques vikings contre Constantinople,
- 981, Erik le Rouge aborde le Groenland, il s'y installera quelques années plus tard,
- 1000 Leif Erikson découvre la Terre-Neuve.
- 1002, 13 novembre « massacre de la Saint-Brice » par le roi anglo-saxon Ethelred II, Brian Boru devient roi d'Irlande,
- 1013, les Vikings danois sous le roi Svend Ier terminent la conquête de l'Angleterre.
- 1014, Brian Boru arrête les Vikings à Clontarf, en Irlande,
- 1015, les Vikings abandonnent le Vinland (Terre-Neuve), leur colonie en Amérique du Nord,
- 1043, les Normands battent les armées byzantines en Apulie, en Italie du Sud et s'emparent de la région, dernière attaque viking contre Constantinople,
- 1059, les Normands confirment la souveraineté du pape sur l'ItalIe et la Sicile et s'y implantent avec son soutIen dans le Sud et sur l'île,
- 1061, les Normands commandés par Robert Guiscard défont les Arabes à Messine et s'installent en Sicile,
- 1066, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, envahit l'Angleterre après avoir gagné la bataille de Hastings,
- 1072, les Normands sous les ordres de Robert Guiscard s'emparent de la plupart de l'Italie byzantine,
- 1081, les Normands conduits par Robert Guiscard envahissent les Balkans,
- 1185, de leur base de Sicile, les Normands lancent une expédition victorieuse dans les Balkans, en Salonique.
- 1204 la garde varangienne qui protégeait Constantinople est dissoute après la prise de la ville par la quatrième croisade.
Quelques Vikings célèbres
- Rollon, est le premier jarl (seigneur) de Normandie.
- Eric le Rouge est le premier homme à prendre pied au Groenland, en 981.
- Leif Erikson a navigué jusqu'à Terre-Neuve et installé un village à L'Anse aux Meadows ce qui fait de lui le découvreur pour les Européens de l'Amérique, vers l'an 1000. On suppose que les relations orageuses avec les autochtones n'étaient pas étrangères à l'évacuation du village, quelques dizaines d'années plus tard.
Grandes figures de la fiction empruntées au mythe viking
- Hägar Dünor
- Thorgal
- Vic le Viking
Différentes erreurs sur les Vikings
Les Vikings ne sont pas un peuple : ils n'ont jamais constitué de nation, mais le terme désigne les navigateurs danois, norvégiens, suédois, islandais, groenlandais, et par extension les peuples scandinaves auxquels appartenaient ces marins.
Les Vikings ne portaient pas de casques à cornes. Ils portaient des casques essentiellement lors des demandes en mariage pour montrer leur richesse, et lors des grandes cérémonies. Ce mythe a été créé en Suède vers la fin du siècle, puis popularisé par des bandes dessinées comme Astérix ou Hägar Dünor et de nombreuses autres fictions. En revanche leur casque a un nasal (tige de fer devant le nez, comme l'atteste la tapisserie de Bayeux).
De même les navires vikings, quels qu'ils soient, sont vulgairement connus sous le nom de drakkar. Or il s'agit d'un barbarisme erroné construit au XIX siècle, inspiré du terme suédois moderne drake (dragon) - et non dreki en norrois - auquel un double k a été ajouté pour en accentuer l'aspect exotique. Or les Vikings désignaient leurs bateaux sous les noms de knorr (pluriel : knerrir), snekkja ou langskip, suivant leur forme et leur tonnage.
Cuisine et agriculture
Une spécialité est le Thorrablot que les Normands ont conservé très édulcoré dans les tripes de Caen, les andouillettes, fromage au lait cru et de nombreuses spécialités culinaires au goût fort.
Les Scandinaves de Norvège étaient principalement des pêcheurs dont la morue était vendue à travers toute l'Europe. Les Norvégiens étaient en revanche desservis par le manque de plaines.
Les Danois et les Suédois, moins tributaires de la mer, étaient plus agriculteurs et éleveurs.
Bibliographie
- Regis Boyer, Vikings, histoire et civilisation
- Jean Mabire, Les Vikings (L'Ancre de Marine).
- Joël Supéry Le Secret des Vikings (Les Equateurs), 2005.
Voir aussi
Varègues ~ Royaume viking d'York ~ Raids normands en Poitou et pays de la Charente ~Mythologie nordique.
Art viking
Liens externes
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/vikin_fr.html Vikings pèlerins en Terre sainte]
- [http://pvaineau.club.fr/why.html Le site de Kanwulf], un site très complet sur les vikings
Spectacle
Le grand parc du Puy du Fou va ajouter une scénographie viking en 2005.
Vikings
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Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de serv | | |