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1954

1954

Cette page concerne l'année 1954 du calendrier grégorien.

Événements

ONU


- Le prix Nobel de la paix est attribué au Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés.
- Première réunion de l'ONU.

Afrique


- 31 juillet : L'autonomie interne est accordée par la France à la Tunisie.

Amériques


- 27 juin : Démission du président guatémaltèque Arbenz, face à un coup d'État soutenu par les États-Unis.
- 24 août, un coup d'État militaire au Brésil, pousse le président Getúlio Vargas, sommé de démissionner, à mettre fin à ses jours.

Canada


- 13 mai : Le Canada et les États-Unis s'entendent sur le projet de nouvelle voie maritime du St-Laurent pour relier les Grands Lacs.
- 15 octobre : L'ouragan Hazel a fait 81 morts sur Toronto.
États-Unis

- 12 janvier : Doctrine des représailles massives (John Foster Dulles).
- 17 mai : L'arrêt Brown v. Board of Education de la Cour suprême des États-Unis ordonne la fin de la ségrégation raciale dans les écoles.
- 17 juin : Fin du McCarthysme, celui-ci s'étant attaqué à l'armée américaine.
- Le sénateur américain Joseph McCarthy est discrédité par incapacité de prouver ses dires sur la pénétration communiste aux États-Unis.

Asie & monde indien


- 26 avril : Ouverture de la conférence de Genève sur la Corée, l'Indochine et le conflit du Viêt Nam.
- 8 mai : Création de la Confédération asiatique de football.
- 20 juillet : Accord de paix de Genève mettant fin à la guerre d'Indochine.
- 4 septembre : La Chine populaire bombarde les îles de Quemoy et Matsu, contrôlées par la Chine nationaliste (Formose).
- 6 septembre : Création de l'OTASE (Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est) : États-Unis, France, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande, Philippines, Pakistan, Thaïlande.
- 21 octobre : Accord franco-indien sur l'évacuation des comptoirs français de Chandernagor, Pondichéry, Karikal, Mahé et Yanaon.
- Indépendance du Laos octroyée par la France.
- Indépendance du Viêt Nam octroyée par la France.
- Indépendance du Cambodge octroyée par la France.
- Laos : une colone de volontaires Hmongs part tenter de désenclaver le camp retranché de Diên Biên Phu.

Viêt Nam


- 5 février : Diên Biên Phu est encerclé par le Viêt-Minh.
- 13 mars : Grande offensive du Viêt-minh sur Diên Biên Phu.
- 7 mai : Défaite et capitulation française à la bataille de Diên Biên Phu.
- 24 octobre : Les États-Unis accordent une aide au Viêt Nam du sud.

Europe

Europe de l'Est


- En mars, Création du KGB en URSS.

Europe de l'Ouest


- 3 janvier : début des émissions télé de la Rai en Italie.
- 6 octobre : à Londres, l'Italie et la Yougoslavie signent un accord réglant le partage de Trieste et de sa région.
Communauté européenne

- 30 août : Le Parlement français rejette le projet d'une Communauté européenne de défense par 319 voix contre 263.
- 23 octobre : mise en place de l'Union de l'Europe occidentale qui se base sur le Traité de Bruxelles modifié (Londres-Paris, 3-23 oct), auquel adhèrent la RFA et l'Italie (qui se réarment donc).
- 30 décembre : Ratification par la France des accords de Paris sur l'Union de l'Europe occidentale et l'OTAN.
France

- 16 janvier :
  - Début de la Présidence de René Coty, (fin au 8 janvier 1959).
  - Fin du gouvernement Joseph Laniel (1).
  - Début du gouvernement Joseph Laniel (2).
- 1 février : Lancement par l'abbé Pierre et les Compagnons d'Emmaüs de la campagne contre la misère.
- 4 avril : Laniel et Pleven sont conspués place de l'Étoile.
- 10 avril : Loi sur la TVA pour l'instauration de la TVA.
- 7 mai : Défaite et capitulation française à Diên Biên Phu en Indochine.
- En mai, Début de l'affaire des fuites (mai 1954-mai 1956).
- 12 juin : Chute du gouvernement Joseph Laniel (2).
- 18 juin : Début du gouvernement Pierre Mendès-France jusqu'au 5 mars 1955.
- 20 juillet : Accord de paix de Genève mettant fin à la guerre d'Indochine.
- 13 août : Vote de pouvoirs spéciaux au gouvernement en matière d'économie pour mener à bien l'expansion économique.
- 30 août : Rejet de la CED par l'Assemblée nationale.
- : début de la guerre d'Algérie
- 30 novembre : Vote d'une « réformette » constitutionnelle.
- Création de la société de distribution de produits culturels « FNAC ».
- La population française se monte à 42,8 millions d'habitants.
- Près de 35% des ménages sont propriétaires de leur logement.

Océanie & pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- 25 février : En Égypte, le colonel Gamal Abdel Nasser devient premier ministre.
- 31 juillet : Discours de Pierre Mendès-France à Carthage promettant l'autonomie interne à la Tunisie et au Maroc.
- 14 novembre : En Égypte, le général Mohammed Néguib est renversé par une junte (dont Gamal Abdel Nasser) qui devient premier ministre et le maître du pays.

Algérie


- Un tremblement de terre de magnitude 6,7 sur l'échelle de Richter fait 1450 victimes à Orléansville en Algérie.
- 10 octobre : Création du Front de Libération Nationale (FLN) algérien.
- : Toussaint Rouge, début de l'insurrection dans les Aurès. Vague d'attentats revendiqués par le le Front de libération nationale (FLN) : début de la guerre d'Algérie.

Arts & culture

Archéologie


- 26 mai : La barque funéraire du pharaon Khéops est découverte en Égypte.

Beaux-Arts


- Le peintre britannique Francis Bacon commence sa série sur le portrait du Pape Innocent X.
- New York : exposition Georges Mathieu.
- César crée « Le Poisson ».

Cinéma


- 25 mars : 26e remise des oscars.
- 3 novembre : Sortie au Japon du premier film de Godzilla.
- Ours d'or du Meilleur film :

Films remarquables


- Vera Cruz réalisé par Robert Aldrich.
- Le Désert vivant de Walt Disney, réalisé par James Algar.
- Touchez pas au grisby de Jacques Becker.
- Le Jardin des plaisirs réalisé par James Broughton (Grande-Bretagne).
- Avant le déluge réalisé par André Cayatte avec Charles Spaak.
- Mr. Ripoix (Knave of hearts) réalisé par René Clément.
- Les Diaboliques réalisé par Henri-Georges Clouzot avec Simone Signoret, Véra Clouzot, Paul Meurisse et Charles Vanel.
- Du Rififi chez les hommes réalisé par Jules Dassin avec Jean Servais et Carl Möhner.
- Zim! Zim! Boum! Boum! de Walt Disney.
- Ouragan sur la Caine (The Caine Mutiny) réalisé par Edward Dmytryk.
- La Strada drame de Federico Fellini (Italie) avec Giulietta Masina et Anthony Quinn.
- Les Cinq de la rue Barska réalisé par Aleksander Ford (Pologne).
- Carrousel fantastique réalisé par Ettore Giannini (Italie).
- La Main au collet (To catch a thief) réalisé par Alfred Hitchcock - Lors du tournage Grace Kelly rencontra le Prince Rainier III de Monaco.
- Fenêtre sur cour (Rear Window) film policier de Alfred Hitchcock avec James Stewart, Grace Kelly et Wendell Corey.
- Le crime était presque parfait (Dial M for Murder) drame policier d'Alfred Hitchcock avec Ray Milland, Grace Kelly et Robert Cummings.
- Le dernier pont (Die Letzte Bruecke) réalisé par Helmut Kautner (Autriche), avec Maria Schell.
- Sur les quais d'Elia Kazan remporte l'Oscar du meilleur film.
- La Porte de l'enfer (Jigoku-Mon) réalisé par Teinosuké Kinugasa (Japon) - remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.
- Les Sept Samouraïs réalisé par Akira Kurosawa (Japon).
- Chronique des pauvres amants réalisé par Carlo Lizzani (Italie).
- La Comtesse aux pieds nus réalisé par Joseph Mankiewicz.
- Aptenodytes Forsteri réalisé par Mario Marret - Film de nature.
- La Rivière sans retour réalisé par Otto Preminger.
- Johnny Guitare réalisé par Nicholas Ray.
- Deux hectares de terre réalisé par Bimal Roy (Inde).
- Un Homme est passé (Bad day at Black Rock) réalisé par John Sturges avec Spencer Tracy et Robert Ryan.
- La Grande Aventure réalisé par Arne Sucksdorff (Suède).
- Sabrina comédie de Billy Wilder avec Audrey Hepburn et Humphrey Bogart.
- Un grand guerrier albanais, Sander Beg réalisé par Serguei Youtkhevitch (URSS).
- Tant qu'il y aura des hommes (From here to eternity) réalisé par Fred Zinnemann - Prix spécial à Cannes.

Littérature


- 28 octobre Ernest Hemingway reçoit le prix Nobel de littérature.
- Ian Fleming publie le premier James Bond, Casino Royal.
- Françoise Sagan publie Bonjour tristesse.
- Tolkien fait publier le Seigneur des Anneaux

Musiques & spectacles


- 15 février : Boris Vian écrit la chanson Le Déserteur, chantée en mai par Mouloudji et aussitôt interdite à la radio.
- 6 juillet : La station de radio WHBQ de Memphis diffuse le premier enregistrement d'Elvis Presley : « That's All Right Mama » et le 12 juillet, il quitte son emploi de chauffeur de camion et signe avec les disques « Sun » son premier contrat d'enregistrement.
- 17 juillet : Premier festival de jazz de Newport dans le Rhode Island.
-

Télévision


- 11 septembre : Télédiffusion pour la première fois du concours de beauté Miss America.
- 12 septembre : Début de la série télévisée « Lassie » aux États-Unis.
- 27 octobre : Walt Disney lance sa première série télé intitulée « Le monde merveilleux de Disney ».

Sciences & techniques


- 25 avril : Invention de la pile solaire.
- Découverte en Égypte de la première barque funéraire du pharaon Chéops.

Techniques appliquées


- 21 janvier : Lancement à Groton dans le Connecticut, du Nautilus, premier sous-marin nucléaire américain. Il mesure 97 m de long et déplaçe 3 180 tonnes.
- 1 mars : Explosion de la première bombe à hydrogène américaine. Nom de l'opération : « Opération Bravo »
- 20 mars : Introduction de la technique de la haute fidélité par les compagnies de disques « Decca », « Columbia » et « MGM ».
- 25 mars : Premier téléviseur commercial mis sur le marché par la compagnie RCA.
- 26 octobre : Chevrolet met sur le marché le moteur V-8.

Sports


- 19 mars : Premier match de boxe télédiffusé en couleurs depuis le Madison Square Garden à New York.
- 6 mai : Le Britannique Roger Bannister entre dans la légende du sport mondial pour avoir été le premier a courir le mille en moins de 4 minutes (3 minutes, 59 secondes et 4 dixièmes).
- Le champion Rocky Marciano conserve son titre de champion du monde des poids lourds à la boxe en battant :
  - le 17 juin, Ezzard Charles aux points en 15 rounds à New York.
  - le 17 septembre, de nouveau Ezzard Charles par K.O. au 8e round à New York.
- L'Allemagne décroche son premier titre lors de la Coupe du monde de football en Suisse en battant la Hongrie par 3:2 le 4 juillet
- 8 juillet : le 41 Tour de France cycliste part d'Amsterdam, aux Pays-Bas. Il est remporté par le français Louison Bobet, deuxième le suisse Ferdi Kubler meilleur sprinter, et troisième le suisse Fritz Schaer, montagne l'espagnol Federico Bahamontès.
- 31 juillet : 1 ascension du K2 par Achille Compagnoni et Lino Lacedelli
- 16 août : Première publication du magazine « Sports Illustrated ».
  - Article détaillé : 1954 en sport

Naissances en 1954


- 21 janvier : Idrissa Ouedraogo, réalisateur burkinabé
- 18 février : John Travolta, acteur américain
- 10 mars :
  - Luc Dardenne, cinéaste belge
  - Didier Barbelivien , auteur, compositeur et interprète français
- 7 avril : Jackie Chan, acteur chinois
- 24 avril : Mumia Abu-Jamal, journaliste américain
- 7 mai : Philippe Geluck, comédien, dessinateur, chroniqueur belge
- 17 mai : Jean-Marie Bigard, réalisateur, acteur, scénariste français
- 19 mai : Phil Rudd, batteur du groupe AC/DC
- 2 juin : Dennis Haysbert, acteur américain.
- 17 juillet : Joseph Michael Straczynski, auteur de science-fiction
- 23 juillet : Jean Michel Mack, esthète et épicurien Alsacien
- 27 juillet : Philippe Alliot, coureur automobile F1
- 28 juillet : Hugo Chávez, président du Venezuela
- 10 octobre : Ariane Ascaride, actrice française
- 21 décembre : Chris Evert, joueuse de tennis
- ? Angélique Ionatos

Décès en 1954


- 10 janvier : Fred Raymond, auteur d'opérettes autrichien
- 25 février : Auguste Perret, architecte français
- 3 avril : Aristides de Sousa Mendes, consul portugais
- 10 avril : Auguste Lumière, inventeur et pionnier français du cinéma
- 19 mai : Charles Ives, compositeur américain
- 25 mai : Robert Capa, photographe américain d'origine hongroise
- 7 juin : Alan Mathison Turing, mathématicien anglais
- 3 août : Colette, femme de lettres française
- 10 septembre : André Derain, peintre français
- 25 septembre : Vitaliano Brancati, écrivain italien
- 13 novembre : Henri Matisse, peintre français
- 15 novembre : Lionel Barrymore, acteur américain
- 28 novembre : Enrico Fermi (53 ans), physicien italien, père de la réaction nucléaire, prix Nobel de Physique.
- 15 décembre : Liberty Hyde Bailey, botaniste américain (° 1858) __NOTOC__ Catégorie:1954 ja:1954年 ko:1954년 ms:1954 simple:1954 th:พ.ศ. 2497

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix. » selon les volontés d'Alfred Nobel. Ceci comprend la lutte pour la paix, les droits de l'homme, l'aide humanitaire, la liberté. Le prix de l'année peut être partagé entre deux, voire trois personnalités ou institutions. Il a été attribué pour la première fois en 1901. Aucun prix n'a été décerné pendant les deux conflits mondiaux (sauf en 1917 et 1945) et les années où aucun candidat n'a pu faire l'unanimité. D'abord occidentale, l'origine des candidats s'est progressivement étendue au monde entier. Le prix Nobel de la paix a aujourd'hui une extraordinaire importance politique, certains prix ayant une valeur de désaveu de gouvernements autoritaires. Certaines nominations ont eu une résonance particulière comme celle de Theodore Roosevelt en 1906 qui fut fortement contestée car Roosevelt était militariste. On peut également citer celle du journaliste allemand antinazi Carl von Ossietzky en 1935. Comme l'avait décidé Alfred Nobel, les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le parlement norvégien, les autres prix Nobel sont sélectionnés par l'Institution académique suédoise.

Liste des lauréats du prix Nobel de la paix

; 1901 : Henry Dunant (Suisse), fondateur du Comité international de la Croix-Rouge et promoteur de la Convention de Genève. : Frédéric Passy (France), fondateur et président de la Société française pour l'arbitrage entre nations. ; 1902 : Élie Ducommun (Suisse) et Charles Albert Gobat, secrétaires honoraires du Bureau international permanent de la Paix à Berne. ; 1903 : Sir William Randal Cremer (Royaume-Uni), secrétaire de la Ligue internationale d'Arbitrage . ; 1904 : Institut de Droit international (Gand, Belgique). ; 1905 : Baronne von Suttner, née Comtesse Kinsky von Chinic und Tettau (Autriche), écrivain, président honoraire du Bureau international permanent de la Paix. ; 1906 : Theodore Roosevelt (États-Unis), président des États-Unis, pour son aide lors des négociations de paix dans la Guerre russo-japonaise. ; 1907 : Ernesto Teodoro Moneta (Italie), président de la Ligue lombarde pour la paix. : Louis Renault (France), professeur de droit international. ; 1908 : Klas Pontus Arnoldson (Suède), fondateur de la Ligue suédoise pour la paix et l'arbitrage. : Fredrik Bajer (Danemark), président honoraire du Bureau international permanent de la paix. ; 1909 : Auguste Marie Francois Beernaert (Belgique), membre de la Cour internationale d'arbitrage. : Paul Henri Benjamin Balluet d'Estournelles de Constant, Baron de Constant de Rebecque (France), fondateur et président du groupe parlementaire français du Comité de défense des intérêts nationaux et de conciliation internationale ; 1910 : Bureau international permanent de la Paix, (Berne). ; 1911 : Tobias Michael Carel Asser (Pays-Bas), initiateur de la Conférence de droit international privé à La Haye. : Alfred Hermann Fried (Autriche), fondateur de Die Waffen Nieder. ; 1912 : Elihu Root (États-Unis), pour l'initiative de plusieurs accords d'arbitrage. ; 1913 : Henri La Fontaine (Belgique), président du Bureau international permanent de la Paix. ; 1914-1916 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1917 : Comité international de la Croix-Rouge, Genève. ; 1918 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1919 : Woodrow Wilson (États-Unis) pour avoir fondé la Société des Nations. ; 1920 : Léon Bourgeois, président du conseil de la Société des Nations. ; 1921 : Karl Hjalmar Branting (Suède), premier ministre suédois, délégué au Conseil de la Société des Nations. : Christian Lous Lange (Norvège), secrétaire général de l'Inter-Parliamentary Union ; 1922 : Fridtjof Nansen (Norvège), délégué norvégien à la Société des Nations, à l'origine des passeports Nansen pour les réfugiés. ; 1923-1924 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1925 : Sir Austen Chamberlain (Royaume-Uni) pour les accords de Locarno. : Charles Dawes (États-Unis), président de la Commission de réparation alliée et créateur du Plan Dawes. ; 1926 : Aristide Briand (France) pour les accords de Locarno . : Gustav Stresemann (Allemagne) pour les accords de Locarno. ; 1927 : Ferdinand Buisson (France), fondateur et président de la Ligue des droits de l'Homme. : Ludwig Quidde (Allemagne), délégué à de nombreuses conférences de paix. ; 1928 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1929 : Frank Billings Kellogg (États-Unis) pour le Pacte Briand-Kellogg. ; 1930 : Archevêque Nathan Söderblom (Suède), leader du mouvement œcuménique. ; 1931 : Jane Addams (États-Unis), présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP) : Nicholas Murray Butler (États-Unis) pour sa promotion du Pacte Briand-Kellogg. ; 1932 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1933 : Sir Norman Angell (Ralph Lane) (Royaume-Uni), écrivain, membre du Comité exécutif de la Société des Nations et du Conseil national de la Paix. ; 1934 : Arthur Henderson (Royaume-Uni), président de la Conférence sur le désarmement de la Société des Nations ; 1935 : Carl von Ossietzky (Allemagne), journaliste pacifiste. ; 1936 : Carlos Saavedra Lamas (Argentine), président de la Société des Nations et médiateur dans le conflit entre le Paraguay et la Bolivie. ; 1937 : Vicomte Cecil of Chelwood (Lord Edgar Algernon Robert Gascoyne Cecil), fondateur et président de l'International Peace Campaign. ; 1938 : Office international Nansen pour les réfugiés, Genève. ; 1939-1943 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1944 : Comité international de la Croix-Rouge (attribué rétroactivement en 1945). ; 1945 : Cordell Hull (États-Unis) pour sa participation à la création des Nations unies. ; 1946 : Emily Greene Balch (États-Unis), présidente honoraire de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP). : John Raleigh Mott (États-Unis), président du Conseil international missionnaire et de l'Association des jeunes hommes chrétiens ; 1947 : The Friends Service Council (Royaume-Uni) et The American Friends Service Committee (États-Unis), pour la Religious Society of Friends, plus connus sous le nom de Quakers. ; 1948 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1949 : Lord John Boyd Orr of Brechin (Royaume-Uni), directeur de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), président du Conseil national pour la paix et de l'Union mondiale des organisations pour la paix. ; 1950 : Ralph Bunche pour sa médiation en Palestine (1948). ; 1951 : Léon Jouhaux (France), président de l'International Committee of the European Council, vice président de l'International Confederation of Free Trade Unions, vice président de la World Federation of Trade Unions, membre du ILO Council, délégué des Nations unies. ; 1952 : Albert Schweitzer (France) pour la création de l'hôpital Lambarene au Gabon. ; 1953 : George Catlett Marshall (États-Unis) pour le Plan Marshall. ; 1954 : Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. ; 1955-1956 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1957 : Lester Bowles Pearson (Canada), président de la 7e session de l'assemblée générale des Nations unies. ; 1958 : Georges Pire (Belgique), dirigeant de l'Europe du cœur au Service du Monde - une organisation d'aide aux réfugiées. ; 1959 : Philip J. Noel-Baker (Royaume-Uni), pour toute son œuvre en faveur de la paix et de la coopération internationale. ; 1960 : Albert John Lutuli (Afrique du Sud), président de l'ANC (African National Congress). ; 1961 : Dag Hjalmar Agne Carl Hammarskjöld (Suède), secrétaire général des Nations unies (récompense posthume). ; 1962 : Linus Pauling (États-Unis) pour sa campagne contre les essais d'armes nucléaires. ; 1963 : Comité international de la Croix-Rouge , Genève. : Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge (aujourd'hui connue sous le nom de Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge), Genève. ; 1964 : Martin Luther King (États-Unis), pour sa campagne en faveur des droits civils. ; 1965 : Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ; 1966-1967 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1968 : René Cassin (France), président de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. ; 1969 : Bureau international du travail (B.I.T.), Genève. ; 1970 : Norman Borlaug (États-Unis), pour ses recherches au sein de l'International Maize and Wheat Improvement Center. ; 1971 : Willy Brandt (Allemagne - RFA), pour sa politique de rapprochement avec l'Europe de l'Est et l'Allemagne de l'Est (Ostpolitik) ; 1972 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1973 : Henry Kissinger (États-Unis) et LeDuc Tho (il a refusé le prix) pour l'accord de paix au Viêt Nam. ; 1974 : Sean MacBride (Irlande), président du Bureau international pour la paix (Genève) et de la Commission de Namibie des Nations unies. : Eisaku Sato (Japon), premier ministre, pour son rôle dans le traité de non-prolifération des armes nucléaires. ; 1975 : Andrei Sakharov (URSS) pour sa campagne en faveur des droits de l'homme. ; 1976 : Betty Williams et Mairead Corrigan, fondateurs de Northern Ireland Peace Movement (renommé plus tard Community of Peace People). ; 1977 : Amnesty International, Londres. ; 1978 : Anouar el-Sadate (Égypte) et Menahem Begin (Israël) pour les négociations de paix entre l'Égypte et Israël. ; 1979 : Mère Teresa (Inde), pour son action au service des « plus pauvres parmi les pauvres ». ; 1980 : Adolfo Perez Esquivel (Argentine), leader du mouvement en faveur des droits de l'homme. ; 1981 : Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. ; 1982 : Alva Reimer Myrdal (Suède) et Alfonso García Robles (Mexique), délégués des Nations unies à l'Assemblée Générale sur le Désarmement. ; 1983 : Lech Wałęsa (Pologne), fondateur de Solidarność et défenseur des droits de l'homme. ; 1984 : M Desmond Tutu (Afrique du Sud) pour sa lutte contre l'apartheid. ; 1985 : Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston. ; 1986 : Elie Wiesel (États-Unis). ; 1987 : Oscar Arias Sanchez (Costa Rica) pour être l'instigateur des négociations de paix en Amérique centrale. ; 1988 : Forces de maintien de la Paix (Les “Casques Bleus”) des Nations unies, New York. ; 1989 : Tenzin Gyatso, le 14 Dalaï Lama. ; 1990 : Mikhaïl Gorbatchev (URSS) pour sa participation dans l'arrêt de la Guerre froide. ; 1991 : Aung San Suu Kyi (Birmanie), leader de l'opposition et avocat des droits de l'homme. ; 1992 : Rigoberta Menchu Tum (Guatemala), pour sa campagne en faveur des droits de l'homme, et plus particulièrement son soutien aux populations indigènes. ; 1993 : Nelson Mandela (Afrique du Sud) et Frederik De Klerk (Afrique du Sud) pour l'abolition de l'apartheid. ; 1994 : Yasser Arafat (Palestine), Shimon Peres (Israël) et Yitzhak Rabin (Israël) pour leur avancée remarquable dans les négociations de paix entre Israël et la Palestine. ; 1995 : Joseph Rotblat (Pologne/Royaume-Uni) et la conférence de Pugwash sur la Science et les Affaires Mondiales, pour leurs efforts en faveur du désarmement nucléaire. ; 1996 : Carlos Felipe Ximenes Belo (Timor oriental) et Jose Ramos-Horta (Timor oriental) pour leur travail lors de la recherche d'une résolution pacifique et équitable du conflit au Timor oriental. ; 1997 : Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnelles et Jody Williams (États-Unis) pour leur travail pour l'éradication des mines antipersonnel. ; 1998 : John Hume (Royaume-Uni) et David Trimble (Royaume-Uni) pour leurs efforts dans la recherche d'une solution pacifique au conflit d'Irlande du Nord. ; 1999 : Médecins sans frontières, Bruxelles. ; 2000 : Kim Dae Jung (Corée du Sud) pour son travail pour la démocratie et les droits de l'homme, et en particulier pour la paix et la réconciliation avec la Corée du Nord. ; 2001 : Les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan (Ghana) ; 2002 : Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, pour ses efforts en faveur de la paix, de la démocratie, des droits de l'homme et du développement économique et social dans le monde. ; 2003 : Shirin Ebadi (شیرین عبادی), première femme à devenir juge en Iran en 1974, elle œuvre pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultra conservatrice, et fournit une aide juridique aux personnes persécutées. ; 2004 : Wangari Maathai, militante écologiste kényane, fondatrice en 1977 du « Mouvement de la ceinture verte », principal projet de plantation d'arbres en Afrique qui vise à promouvoir la biodiversité, tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société. ; 2005 : Agence internationale de l'énergie atomique et son directeur Mohamed ElBaradei pour leurs efforts contre la prolifération des armes nucléaires. catégorie:paix Paix zh-min-nan:Nobel Hô-pêng Chióng

Organisation des Nations unies

L'Organisation des Nations unies (ONU ou encore Nations unies) est une organisation internationale fondée en 1945 pour résoudre les problèmes internationaux. Elle succède à la Société des Nations (SDN). Elle ne dispose pas de force militaire mais elle peut demander aux États membres de fournir des contingents pour mettre sur pied des forces d'interposition (les Casques bleus). Elle compte 191 membres, soit la quasi-totalité des pays du monde, depuis l'adhésion de la Suisse et du Timor Oriental en 2002. 2002

Histoire

Les premières bases des Nations Unies furent posées lors de l'élaboration de la Déclaration des Nations Unies, qui fut signée le 1 janvier 1942 à Washington. L'expression Nations Unies est due au président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, elle avait pour but de signifier que des États avaient décidé de se réunir pour prévenir les conflits armés de manière à ce qu'une guerre telle que la Première et la Seconde Guerre mondiale ne se reproduisent plus jamais. Mais c'est avec la Conférence de Dumbarton Oaks à Washington et surtout la Conférence de San Francisco en 1945 qu'ont été définis exactement le but et le fonctionnement de l'ONU. Le texte fondateur de l'ONU est la Charte des Nations unies, elle fut signée à la fin de la Conférence de San Francisco par les représentants des 50 états fondateurs le 26 juin 1945. Il est à noter que la Pologne, qui n'avait pas été représentée à la Conférence de San Francisco, la signa plus tard, mais elle fait néanmoins partie des 51 États membres originels, parce que son gouvernement en exil avait précédemment signé la Déclaration des Nations unies. C'est le 24 octobre 1945, lors de la ratification par la majorité des pays signataires, que l'ONU naquit officiellement. Depuis, la Journée des Nations unies est célébrée le 24 octobre de chaque année.

Localisation

1945 Le siège de l'ONU, à la demande des parlementaires américains, fut construit à New York le long de l'East River sur un terrain acquis grâce à une donation de John Davison Rockefeller Junior. Il a été inauguré le 9 janvier 1951. Le siège des Nations Unies jouit de certains privilèges diplomatiques. Propriété de l’Organisation des Nations Unies, le site du Siège est territoire international. Cinq des six organes principaux de l'ONU y sont localisés. Seule la Cour internationale de Justice, de création plus récente, a son siège à La Haye aux Pays-Bas. Certaines agences importantes des Nations Unies sont en Suisse à Genève, ancien siège de la SDN ou à Vienne (Autriche) voire dans d'autres pays pour ses agences. Le siège de l'UNESCO, par exemple, est en France à Paris alors que celui de l'Organisation de l'aviation civile internationale se situe à Montréal, Canada.

Objectif

En vertu de sa charte, l'ONU s'efforce donc d'être un lieu où se bâtit un avenir meilleur pour tous, et cela à travers 3 objectifs :
- Maintenir la paix et la sécurité internationale
- Développer les relations amicales entre les nations
- Réaliser la coopération internationale sur tous les sujets où elle peut être utile L'ONU n'est pas un gouvernement mondial et ne légifère pas. Cependant, ses résolutions donnent une légitimité aux interventions des États et sont de plus en plus appliquées dans le droit national et international.

Fonctionnement

L'Organisation des Nations Unies comprend six organes principaux:
- L'Assemblée générale,
- Le Secrétariat, chargé du bon fonctionnement de l'ONU
- Le Conseil de tutelle, chargé de surveiller les territoires placés sous tutelle
- Le Conseil économique et social
- Le Conseil de sécurité
- La Cour internationale de Justice, chargée de régler les litiges entre les États Là où la SDN n'était qu'un espace de dialogue où les diplomates pouvaient se rencontrer pour établir des consensus, l'ONU peut, avec le Conseil de Sécurité, prendre des décisions concrètes. Celles-ci peuvent déboucher, par exemple, sur l'autorisation d'employer une force armée pour maintenir ou rétablir la paix. En plus des six organes principaux, l'ONU a créé au fil du temps de nombreuses agences spécialisées (comme l'OMS pour la santé ou l'UNESCO pour la protection du patrimoine mondial de l'Humanité). Tous les travaux et débats sont retranscrits dans les 6 langues officielles de l'ONU : arabe, anglais, chinois, espagnol, français, russe.

Financement

Le financement de l'organisation des Nations unies et de ses agences spécialisées est assuré par les contributions obligatoires des pays membres et par des contributions volontaires de toutes organisations, entreprises ou encore particuliers (Ted Turner a par exemple fait un don de 1 milliard de dollars US). Le budget ordinaire des Nations unies (actuellement ~1.3 milliard de dollars par année), établi tous les deux ans, est basé sur les contributions obligatoires fixées par l'Assemblée générale. Pour des raisons d'indépendance, le niveau maximum de la plus grosse contribution a été fixé à 25 % (le seuil minimal est quant à lui de 0.01% du budget global). À titre d'exemple pour 2001 les plus gros contributeurs étaient les États-Unis (22%), le Japon (19,63%), l'Allemagne (9,82%), la France (6,5%), l'Angleterre (5,57%), l'Italie (5,09%), le Canada (2,57%) et l'Espagne (2,53%). Il est important de souligner que les contributions obligatoires ne sont pas toujours remplies par les États membres. Le résultat est que les Nations unies ont une dette de plus de 2,5 milliards de dollars américains. Pour résoudre ce problème récurrent, de nombreux États souhaitent une réforme en profondeur des Nations Unies de manière à régler la lourdeur bureaucratique de l'ONU, ce qui pourrait régler une partie du problème.

La Guerre Froide

L'ONU est restée pendant très longtemps paralysée durant la Guerre froide. Les deux superpuissances, les États-Unis et l'Union soviétique étant des membres permanents du Conseil de Sécurité, ils paralysèrent l'Organisation des Nations Unis en utilisant abusivement de leur droit de veto (il fut utilisé 242 fois en 45 ans). Depuis la fin de la Guerre froide, l'ONU se retrouve de plus en plus sur le devant de la scène pour prévenir ou régler les différents conflits.

Les actions de l'ONU


- Les compétences opérationnelles de l'ONU
- La prévention des conflits
- Le désarmement
- Les droits de l'homme
- La coopération internationale à travers les conférences internationales. Toutes ces actions se pérennisent au travers la signature de traités entre les nations.

Avenir de l'ONU

L'avenir de l'ONU passe de plus en plus par une réforme en profondeur de son fonctionnement. Jusqu'à maintenant, elle fut repoussée, mais le problème du budget (sa dette) et celui du fonctionnement du Conseil de Sécurité (l'arrivée de nouveaux membres permanents et l'extension de son domaine de compétence) devient de plus en plus pressant. Le secrétaire général actuel, Kofi Annan, a commandé de nombreuses études sur les voies à suivre pour réformer l'organisation. Mais, par manque de consensus au sein des membres permanents du Conseil de Sécurité, elles sont pour l'instant restées lettres mortes. En particulier, le représentant permanent des États-Unis actuel (août 2005) John R. Bolton, soutient une position forte peu unanime et grève ainsi les possibilités de réforme.

Voir aussi

Articles connexes


- Secrétaire général de l'ONU
- Liste des États membres de l'ONU
- Sigles et acronymes de l'ONU (listes des sigles & acronymes avec liens internes et externes)
- COCOVINU
- Force de protection de l'ONU (Forpronu, Unprofor)
- Forums mondiaux
  - Sommet Mondial sur la Société de l'Information
  - Sommet de la Terre

Liens externes


- [http://www.un.org/french Le site de l'ONU]
- [http://www.un.org/french/aboutun/ONU_en_bref/ L'ONU en bref]
- [http://www.un.org/french/documents/index.html Centre de documentation de l'ONU]
- [http://www.acitytour.com/newyorkcity/galerie-6.html Photos du siège de l'ONU à New York]
- [http://www.politique.com/dossiers/international/articles/budget-onu-2005.htm Le budget 2005-2006 de l'ONU]
- [http://www.un.org/search/advanced.html Page avancée du moteur de recherche ONU]
- [http://paginas.pavconhecimento.mct.pt/pessoais/dw/Mario_Zanatti La réponse conceptuelle au massacre de Srebrenica qui eût lieu sous mandat de maintien de paix] Catégorie:Droit international Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de la Paix Catégorie:Organisation internationale Catégorie:Organisation des Nations unies Catégorie:Finance publique internationale ja:国際連合 ko:국제 연합 ms:Pertubuhan Bangsa-Bangsa Bersatu simple:United Nations th:สหประชาชาติ zh-min-nan:Liân-ha̍p-kok

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentair