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1918

1918

ko:1918년 ms:1918 ja:1918年 simple:1918 th:พ.ศ. 2461 Catégorie:1918 Cette page concerne l'année 1918 du calendrier grégorien.

Événements

Première Guerre mondiale


- 8 janvier : 14 points du président américain Wilson.
- 21 mars : Offensive allemande en Picardie.
- 23 mars : Paris est bombardée par les Pariser Kanonen (et non la Grosse Bertha).
- 9 avril : Offensive allemande en Flandre.
- 27 mai : Offensive allemande du Chemin des Dames.
- 15 juillet : Offensive allemande en Champagne.
- 18 juillet : Début de la grande contre-offensive alliée.
- 8 août : Offensive alliée en Picardie.
- 15 septembre : Offensive alliée à Salonique.
- 15 septembre : Libération de Nancy.
- 19 septembre : La Bulgarie signe l'armistice.
- 24 octobre : Victoire italienne de Vittorio Veneto.
- 31 octobre : La Turquie signe l'armistice.
- 3 novembre : L'Autriche-Hongrie signe l'armistice.
- 9 novembre : Révolution en Allemagne, abdication du Kaiser Guillaume II.
- 11 novembre : Signature de l'armistice à Rethondes entre l'Allemagne et les alliés, marquant la fin de la Première Guerre mondiale.
- Retraite allemande sous la pression des troupes françaises, britanniques et américaines.

Europe


- 24 février : Déclaration d'indépendance de l'Estonie.
- 16/17 juillet : massacre de toute la famille impériale de Russie.
- 28 octobre : Proclamation de la République tchécoslovaque.
- En octobre, début de l'épidémie de grippe espagnole qui va faire plus de 20 millions de morts (fin en 1920).
- 11 novembre : Proclamation de la république de Pologne.
- En novembre, Proclamation du royaume des Serbes, des Croates, des Slovènes (future Yougoslavie).
- Droit de vote des femmes (de plus de trente ans) au Royaume-Uni.
- L'Islande devient un royaume indépendant du Danemark.
- : "Grande unification" de la Roumanie

Allemagne


- 13 novembre : Fondation du Stahlhelm (casque d'acier) par F. Sedte, recrutant les anciens combattants allemands déçus par la défaite.
- La révolution éclate en Allemagne. L'empereur Guillaume II d'Allemagne s'enfuit aux Pays-Bas.

France


- 13 décembre : Arrivée en France du président américain Woodrow Wilson.
- Arrestation de Joseph Caillaux, président du Conseil pour intelligence avec l'ennemi.
- Création des « Chèques postaux ».

Russie


- 5 janvier : Dissolution en Russie par les bolcheviks de l'Assemblée constituante où ils étaient minoritaires.
- 15 janvier : Le chef bolchevik Léon Trotsky organise l'Armée rouge en Russie.
- 3 mars : Paix de Brest-Litovsk, la Russie perd 800 000 km² et le quart de sa population.
- 28 octobre : Création des jeunesses communistes en Russie.
- Nicolas II de Russie, dernier tsar de Russie et sa famille sont exécutés par les bolcheviks.
- La guerre civile éclate entre les armées russes blanches et rouges.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- Mise en place d'un service aérien entre New York, Philadelphie et Washington.

Amérique latine


- Brésil : Fin de la crise qui durait depuis 1906, les richesses agricoles du pays (café, blé, caoutchouc et sucre) sont à nouveau exportées massivement.

Asie & Inde

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- Début du sultanat ottoman de Mehmed VI Vahideddin (fin en 1922).

Arts & culture


- Le compositeur français Erik Satie compose Socrate.

Sciences & techniques


- Edwin Armstrong met au point le récepteur radio AM.
- L'astronome américain Harlow Shapley donne la mesure de notre Galaxie.
- Le plus grand télescope de l'époque est installé à l'observatoire du Mont Wilson aux États-Unis.

Sports

Naissances en 1918


- 15 janvier : Gamal Abdel Nasser, homme d'État égyptien († 28 septembre 1970)
- 26 janvier : Nicolae Ceauşescu, dictateur roumain († 25 décembre 1989)
- 28 janvier : Suzanne Flon, comédienne française
- 5 mars : James Tobin, économiste américain († 11 mars 2002)
- 18 avril : André Bazin, critique et théoricien de cinéma français († 11 novembre 1958)
- 23 avril : Maurice Druon, de l'Académie Française
- 24 avril : Robert Escarpit, universitaire, écrivain et journaliste français († 19 novembre 2000)
- 25 avril : Ella Fitzgerald, chanteuse américaine († 15 juin 1996)
- 25 avril : Alain Savary, personnalité politique française, ancien ministre de l'Education Nationale († 17 février 1988)
- 11 mai : Richard Feynman, physicien américain († 15 février 1988)
- 12 mai : Julius Rosenberg, espion (?) américain condanné à mort († 19 juin 1953, 35 ans)
- 10 juin : Patachou, chanteuse, française.
- 14 juillet : Ingmar Bergman, scénariste et réalisateur suédois
- 18 août : Robert Aldrich, producteur et réalisateur américain († 5 décembre 1983)
- 10 octobre : Thelonious Monk, pianiste et compositeur de jazz américain († 17 février 1982)
- 11 décembre : Alexandre Soljénitsyne, écrivain russe
- 25 décembre : Anouar el-Sadate, président de l'Égypte († 6 octobre 1981)

Décès en 1918


- 9 janvier : Émile Reynaud, inventeur du dessin animé
- 6 février : Gustav Klimt, peintre autrichien (° 14 juillet 1862)
- 25 mars : Claude Debussy, compositeur français
- 21 avril : Manfred von Richthofen, dit le Baron Rouge, as aérien allemand (° 2 mai 1892)
- 23 avril : Paul Sébillot, ethnologue français (° 6 février 1843)
- 1 mai : Grove Karl Gilbert, géologue étasunien
- 16 juillet : Anastasia, fille du tsar Nicolas II de Russie
- 28 septembre : Georg Simmel, philosophe et sociologue allemand
- 5 octobre : Roland Garros, pionnier de l'aviation français (° 6 octobre 1988)
- 7 octobre : Raymond Duchamp-Villon, sculpteur français
- 26 octobre : César Ritz, hôtelier et entrepreneur suisse
- 31 octobre : Egon Schiele, peintre autrichien (°1890)
- 9 novembre : Guillaume Apollinaire, poète français (°26 août 1880)
- 2 décembre : Edmond Rostand, écrivain (° 1868)
- Arthur Cravan : écrivain et boxeur d'origine anglaise __NOTOC__

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Article principal : 1918 Catégorie:Chronologie du XXe siècle simple:Category:1918

Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale dura de 1914 à 1918. Ce fut le premier conflit couvrant plus de la moitié de la Terre, d'où le nom de « guerre mondiale ». Cependant, antérieurement au début de la Seconde Guerre mondiale, on appelait cette guerre « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou la « Der des Ders ».

Causes

Il existe de nombreuses causes au déclenchement de la Première Guerre mondiale et rétrospectivement, elle paraît inévitable. Cependant, à plusieurs reprises, le déclenchement de la guerre aurait pu être évité (épisode de la canonnière d'Agadir, nombreux incidents de frontières franco-allemands, nombreuses Guerres des Balkans sans conséquences sur le reste du monde).

Rivalités économiques et coloniales

À la fin du , l'Europe domine le monde, technologiquement, financièrement, économiquement, et surtout politiquement. Le Royaume-Uni surtout, mais également la France ont un empire immense qui assurait une quasi exclusivité de commerce et d'exploitation des richesses sur un régime colonial. Entre 1914 et 1918, les colonies, les dominions et les protectorats ont participé à l'effort de guerre en envoyant des matières premières, du matériel et des hommes en Europe. L'Afrique est presque entièrement colonisée (à l'exception du Liberia et de l'Éthiopie) et se trouve au coeur des tensions européennes. Alors que la France contrôle une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, les Britanniques sont présents dans l'est du continent. Un conflit entre ces deux métropoles aurait pu éclater avec l'incident de Fachoda. Mais la montée en puissance de l'Allemagne les a rapprochées dans l'Entente cordiale. L'Allemagne, qui ne possédait qu'un empire colonial limité (Cameroun, Namibie, Tanzanie, Togo, îles Carolines et îles Marshall d'aujourd'hui) et réalisant de façon tardive son unité, était arrivée trop tard dans la compétition coloniale et le partage du monde entre Européens. Surtout, elle ne dispose pas de colonies de peuplement. Elle manifeste ses prétentions sur le Maroc au cours de deux crises en 1905 et 1911, qui l'ont opposée à la France. L'influence européenne en Asie est moins spectaculaire, mais suscite également des problèmes. La Chine littorale tombe sous la domination économique occidentale. Les États-Unis, le Japon et la Russie sont des puissances concurrentes des états européens dans cette région. L'empire turc ottoman est placé sous la tutelle financière et économique allemande. Les Russes souhaitent étendre leur contrôle sur le débouché méditerranéen. Enfin, c'est la puissance industrielle allemande qui inquiète les états européens : les produits allemands inondent les marchés français et britanniques.

Les questions nationales

A la veille du conflit, l'Europe est en proie aux problèmes des nationalités et des revendications de territoires. Ces difficultés concernent surtout le centre du continent :
- L'Alsace-Lorraine, perdue à la suite de la défaite française de 1870-1871 est intégrée à l'empire allemand. Les Français souhaitent la reprendre et vivent dans un esprit revanchard et germanophobe. Dans les écoles françaises, où allaient tous les enfants depuis les lois de Jules Ferry, on coloriait l'Alsace et la Lorraine en noir sur la carte de France — territoires qu'elle avait dû céder à l'Allemagne par le Traité de Francfort. Cette génération a donc été élevée avec le syndrome du membre amputé. En 1914, il n'y a que 1 % de déserteurs. Ils étaient 30 % en 1870. ;Les Balkans : Les pays des Balkans, libérés de l'Empire ottoman, sont l'objet de rivalités entre les grandes puissances européennes. L'Empire ottoman qui s'émiette peu à peu (guerres balkaniques), ne possède plus en Europe, à la veille de la guerre, qu'Istanbul. Tous les jeunes pays issus de sa décomposition (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Monténégro, Albanie) s'affrontent. La Serbie veut obtenir un débouché maritime et soutient les revendications des Slaves des Balkans. Elle est alliée à l'empire russe. De plus, les deux ennemis séculaires de l'Empire ottoman poursuivent leur politique traditionnelle. L'Autriche-Hongrie désire continuer son expansion dans la vallée du Danube, jusqu'à la mer Noire. La Russie, elle, est liée historiquement et culturellement aux Slaves des Balkans, de confession orthodoxe, et leur a déjà souvent prêté son appui dans le passé. Elle dispose donc d'alliés naturels dans sa politique de conquête d'un accès à une mer chaude (Mer Méditerranée). Cette politique passe par le contrôle des Détroits. Évidemment, ces deux politiques entre une puissance catholique et une puissance orthodoxe provoquent des affrontements (les deux empires possèdent d'ailleurs un aigle bicéphale comme emblème). ; Les ambitions italiennes : L'Italie veut prendre des territoires au voisin autrichien, s'étendre en Dalmatie et contrôler la mer Adriatique. ; Les empires multinationaux : Les empires d'Autriche-Hongrie, de Russie et d'Allemagne regroupent différents peuples qui revendiquent plus d'autonomie ou une reconnaissance politique. Ainsi, les Polonais sont privés d'état souverain et se trouvent partagés entre l'Allemagne, la Russie et l'empire d'Autriche-Hongrie.

Système d'alliances et course aux armements

De vastes systèmes d'alliances se créèrent : la France, le Royaume-Uni et la Russie d'un côté (cette alliance se nomme la Triple-Entente), l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, ennemi de la Russie et de la Serbie (la Triple-Alliance ou Triplice). Dans les deux camps, la course aux armements s'accélère et on assiste à une surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s'envolent. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays.

L'engrenage infernal

L'événement déclencheur fut le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par Gabriel Princip. L'Autriche-Hongrie suspectant, dans l'ombre de ce nationaliste, des organisations secrètes ayant leurs bases arrières en Serbie, elle exigea de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposa la Serbie pour des raisons de souveraineté. L'Autriche posa alors un ultimatum le 28 juillet à la Serbie. La Serbie ne céda pas. L'attaque de la Serbie par l'Autriche déclencha les dispositions prévues par les alliances : le 30, les Russes mobilisent leurs troupes et se préparent à entrer en guerre pour aider leurs alliés serbes, le les Allemands vinrent à leur tour prêter main-forte aux Autrichiens en déclarant la guerre à la Russie, puis le 3 à la France. Le 4, le Royaume-Uni déclara la guerre à l'Allemagne, dès l'invasion par celle-ci de la Belgique neutre.

Chronologie


- 25 juillet : L'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie dans lequel elle exige de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposera la Serbie pour des raisons de souveraineté. Le temps laissé à la Serbie pour répondre à cet ultimatum est de 48 heures.
- 28 juillet : L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
- 31 juillet : L'Allemagne adresse un ultimatum à la France lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie et un autre à la Russie lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Serbie
- 1 août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, suite à la réponse russe
- 2 août : L'Allemagne attaque militairement le Luxembourg neutre
- 2 août : L'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique
- 3 août : La Belgique, neutre, rejette l'ultimatum allemand
- 3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts »
- 4 août : L'Allemagne attaque militairement la Belgique neutre
- 4 août : Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le Gouvernement de Londres ne recevra aucune réponse.
- le 4 août 1914, au soir, l'Allemagne est en guerre contre
  - la Russie (1/8)
  - le Luxembourg (2/8)
  - la France (3/8)
  - la Belgique
  - le Royaume-Uni (4/8) Cela pour soutenir un allié, l'Autriche-Hongrie, qui n'est en guerre contre aucun de ces pays. L'Autriche-Hongrie, elle, est officiellement en guerre contre un pays, la Serbie, qui n'est pas en guerre avec l'Allemagne. L'Autriche-Hongrie et la Russie n'entreront en guerre que le 6 Août 1914 (Déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Russie du 6 août 1914). La situation ainsi exposée montre que ce n'est pas le fonctionnement des alliances qui permet de donner une explication au déclenchement du premier conflit mondial. En effet, les gouvernements de bon nombre de pays n'ont même pas eu à se poser la question de savoir s'ils allaient, oui ou non, faire fonctionner leurs alliances (la Russie et la France se sont trouvés dans ce cas). En outre, l'existence des alliances avaient été un frein au déclenchement d'un conflit lors des crises précédentes (crises marocaines, guerres balkaniques, annexion de la Bosnie, etc.). Si ce frein n'a pas fonctionné en juillet 1914, c'est que les Empereurs, les Gouvernements et les Etats-Majors de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie ont tout fait pour que le conflit éclate. La guerre, une fois commencée, mettra quatorze mois à atteindre la Serbie, c'est-à-dire le point où, "officiellement", elle aurait dû commencer. Mais, il faut bien se rendre compte que l'atmosphère politique internationale au début du XXè siècle était extrêmement chargée; les vélléités belliqueuses des uns et des autres s'affichaient ouvertement. Le nationalisme exacerbé qui régnait dans tous les pays européens a ainsi joué un rôle. En France, les sentiments revanchards à propos de l'Alsace-Lorraine excitaient la haine à l'égard de l' "Allemand" (les dessins de Hansi en sont une illustration), tandis que Poincaré était entouré de fervents bellicistes. De l'autre côté du Rhin, le plan Schlieffen préconisait que l'Allemagne frappât la première. Ainsi, tous les pays étaient prêts à la guerre, la doctrine militaire de l'époque basée sur la course aux armements n'avait alors qu'une issue : le conflit armé. Une étincelle suffisait à mettre le feu à l'Europe. Cette étincelle, c'est donc un groupe de moins de 10 personnes (Empereurs, Chancelier, Ministres de la Guerre et Ministres des Affaires Etrangères, chefs d'Etat-Major) qui, en juillet 1914 à Berlin et à Vienne, l'a provoquée. Cette responsabilité de Guillaume II de Hohenzollern et François-Joseph de Habsbourg-Lorraine - puisque ni l'Allemagne, ni l'Autriche-Hongrie n'étaient des démocraties parlementaires en 1914- est admise aujourd'hui par la très grande majorité des historiens. En 1919, les Alliés ne pouvaient se satisfaire de la responsabilité pénale de deux individus- l'Empereur d'Allemagne et l'Empereur d'Autriche-Hongrie- pour obtenir réparation des dommages subis dans les territoires occupés pendant 4 ans : ils étendirent donc cette responsabilité à l'ensemble des peuples des ex-Empires centraux, seuls ensembles capables de faire face à pareille dette. Ces peuples considéreront cette extension de responsabilités comme un "Diktat" Pourtant, en France et dans d'autres pays européens, certains s'opposent à la guerre comme Jean Jaurès. Son assassinat le 31 juillet ne viendra qu'ajouter plus de confusion au climat délétère à l'aube de la guerre. Quant à l'Italie, partant du principe que l'alliance qu'elle avait signée avec l'Allemagne et avec l'Autriche-Hongrie était une alliance défensive, elle ne s'engagea pas dans le conflit parce qu'elle fit le constat que l'Autriche-Hongrie qui était l'agresseur de la Serbie et que, dès lors, elle n'avait pas à soutenir les querelles de son allié.

Forces en présence

Parmi les principaux pays européens, seule l'Italie resta neutre (ce pays n'entrera en guerre aux côtés de l'Entente qu'à partir de 1915). Les deux camps étaient équilibrés : l'Alliance et l'Entente possèdent des effectifs pratiquement identiques.

Front occidental

Les armées en place

Au début des hostilités, le Corps Expéditionnaire Anglais est encore très faible et ne jouera qu'un rôle mineur dans le déroulement des opération en 1914, nous parlerons donc surtout des armées allemandes et françaises. Les effectifs des deux armées sont comparables. La France, malgré une population d'environ 39 millions d'habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d'active depuis l'adoption de la loi qui fixe la durée du service militaire à trois ans. La mobilisation qui sera terminée vers le 15 août complètera les effectifs. (chiffre à venir) L'Allemagne est bien plus peuplée (près de 80 millions d'habitant) mais elle doit conserver une partie de ses forces pour le front de l'est. L'organisation des effectifs en divisions, armées, et corps d'armée est pratiquement la même dans les deux camps. La dotation et la répartition en matériel et en armes sont pratiquement identiques. Bien que le canon de 75 ait largement surclassé le canon allemand de 77 équivalent, les troupes allemandes sont pourvues d'artillerie lourde que ne possèdent pas les Français. Les troupes françaises en feront la cruelle expérience pendant les premières années de la guerre, le retard ne sera comblé qu'à partir de 1916. La dotation en mitrailleuses est pratiquement identique mais elle est mieux utilisée par les allemands. Bien que l'Allemagne ait fait de gros efforts pour combler son retard sur l'aviation française, elle n'est pas encore arrivée au même niveau. Sur le front de l'ouest, ce sont en fait les deux meilleures armées du monde qui vont s'affronter. Pour la première fois de l'histoire, les pays en guerre vont mobiliser toutes leurs ressources humaines dans la conduite d'un conflit total.

Guerre de mouvement : les batailles des frontières

En 1914, les Européens pensaient que la guerre serait courte. On disait aux soldats partis en août qu'ils seraient revenus pour les vendanges, les soldats partaient « la fleur au fusil ». Cette guerre de mouvement, que les deux armées préconisent, va vite se révèler inadaptée et particulièrement meurtrière compte tenu des moyens de destruction dont disposent les belligérants. Les premiers engagements ont lieu près des frontières et se terminent à chaque fois à l'avantage des troupes allemandes. La stratégie mise en œuvre par le Plan Schlieffen semble efficace. Les armées de Guillaume II passent par la Belgique et les Ardennes. La bataille de Charleroi se conclut par une défaite des armées Françaises qui les oblige à se replier. La retraite en bon ordre des armées françaises, très bien orchestrée par Joffre, commandant en chef des forces françaises, cesse lors de la bataille de la Marne au cours de laquelle les Français reprennent l'offensive et stoppent définitivement l'avance allemande (6-7 septembre 1914). Après la défaite de la Marne, les troupes allemandes reculent et se fortifient en creusant les premières tranchées. En même temps, les deux armées tentent de se déborder mutuellement sur leur flanc ouest en engageant ce qu'on a appelé improprement la "course à la mer". Les troupes qui combattent à pied depuis maintenant plusieurs mois, sont épuisées, manquent de munitions et n'aspirent qu'à s'arrêter et consolider les positions si chèrement acquises. Vers la fin du mois de novembre 1914 le front est pratiquement stabilsé pour plusieurs années sur une ligne continue de tranchées d'environ 750 kilomètres de la Mer du Nord aux Vosges. Jusqu'en 1918, le front occidental reste pratiquement figé malgré les offensives coûteuses en hommes et en matériel. Le bilan de ces premiers mois de guerre est catastrophique : les pertes engendrées par ces attaques en rase campagne devant l'artillerie et les mitrailleuses sont énormes surtout du côté Français qui comptent plus d'un million de soldats hors de combat (blessés, tués, disparus ou prisonniers) rien que pour l'année 1914.

Guerre de position

Vosges

Les tranchées

Le premier conflit mondial est caractérisé par une ligne de front continue, fortifiée, qui ne sera jamais rompue par aucune des armées en présence avant 1918. Le front est constitué de plusieurs lignes de défenses creusées dans la terre, les tranchées, reliées entre elles par des boyaux d'accès. Les soldats vivent et meurent là, dans la boue, le corps envahi de vermine, en compagnie des rats et de l'odeur pestilentielle des cadavres en décomposition. Un no man's land rendu infranchissable par des réseaux denses de barbelés, battu par le feu des mitrailleuses sépare les deux premières lignes. Le danger est permanent, même en période de calme quand l'activité du front est faible, la mort survient n'importe quand : au cours d'une patrouille, d'une corvée, d'une relève, ou d'un bombardement d'artillerie qui s'abat sur la position sans raison particulière. L'observation aérienne par les avions et les ballons permet aux armées de connaître avec précision la configuration du terrain ennemi, si bien que les tirs d'artillerie ne tombent jamais au hasard, les obus pleuvent toujours, de jour comme de nuit, en faisant le maximum de dégâts. Les soldats ne se trouvent en sécurité qu'à une dizaine de kilomètres derrière les lignes quand ils sont hors de portée de l'artillerie lourde. On a souvent reproché aux chefs militaires du premier conflit mondial d'avoir conduit leurs troupes dans cette guerre de tranchée aussi coûteuse en vies humaines qu'inutile. Pourtant, cette guerre de position n'est pas un choix stratégique, elle est due au fait que malheureusement, en ce début de l'ère industrielle, alors que les nations occidentales sont déjà capables de produire en masse, les progrès techniques ont surtout concerné le matériel de destruction plutôt que les moyens de s'en protéger. Les avancées techniques qui permettront à un blindé de déborder le front, à un avion d'emporter une charge de bombe suffisante pour influer sur le cours de la bataille ne sont pas encore réalisées, si bien qu'à la puissance de destruction considérable que représente ces armes modernes, on ne peut opposer que des fantassins vulnérables et faiblement armés.

Les offensives

Les offensives lancées en 1915 en Champagne et en Artois, puis en 1916 à Verdun et dans la Somme, enfin en 1917 le Chemin des Dames se heurteront à des défenses infranchissables et les pertes seront toujours hors de proportion avec les gains de terrain réalisés.

Les réactions des États

Pour vaincre l'adversaire, chaque alliance cherche de nouveaux alliés : l'Italie change de camp en 1915 et se bat désormais du côté de l'Entente. La même année, l'Empire ottoman se rallie aux empires centraux. La guerre devient progressivement mondiale Face à la durée de la guerre, les États en guerre doivent mobiliser la main d'œuvre féminine pour pallier l'absence des hommes partis au front. Les pays de l'Entente font aussi appel aux ressources humaines et matérielles de leurs empires coloniaux. Les enfants, les vieillards et les étrangers sont aussi embauchés et contribuent à l'effort de guerre. La vie des civils devient de plus en plus difficile à cause des pénuries, de l'inflation et des réquisitions dans les zones occupées. Pour galvaniser les populations restées à l'arrière, les États utilisent la propagande et la censure de la presse et du courrier des soldats. Le bourrage de crâne touche aussi l'enseignement. Les rumeurs xénophobes circulent rapidement : on raconte que les Allemands coupent les mains des enfants. Inversement, pour justifier l'agression contre la Belgique, on raconte en Allemagne que les civils belges s'amusent à crever les yeux des Allemands blessés. Les gouvernements doivent financer les dépenses d'armement en ayant recours à la planche à billets mais aussi à l'emprunt. Les impôts augmentent et on s'oriente vers le dirigisme économique. Devant les commandes d'État, certains industriels s'enrichissent tels Walther Rathenau ou Louis Renault.

Front oriental

La stratégie allemande de guerre de mouvement qui avait échoué en France fonctionna à merveille contre la Russie. Les armées russes étaient énormes et la France comptait beaucoup dessus pour diviser l'armée allemande. Mais ce nombre impressionnant de soldats (8 millions en 1914) masquait le fait qu'il ne s'agissait le plus souvent que de paysans sans aucune formation militaire, mal armés et mal équipés. Le commandement russe se révéla lui-même médiocre. Les deux armées s'affrontèrent à Tannenberg (en Prusse orientale) du 26 au 30 août 1914 puis aux lacs Mazure du 6 au 15 septembre 1914. Dans les deux cas, les Russes subirent une cinglante défaite et furent obligés de se replier. Hindenburg, le commandant allemand de cette campagne, fut envoyé sur le front ouest pour appliquer les même méthodes. Il échoua car le front s'était déjà stabilisé et les Français étaient préparés (mines, barbelés, tranchées). Il ne put empêcher la guerre d'usure.

Autres fronts

Les deux camps tentèrent des manœuvres de diversion ou de contournement, mais aucune n'eut autant d'importance que ces deux fronts principaux :
- les Alliés déclenchèrent la bataille des Dardanelles en 1915. Le contrôle des Détroits aurait permis à la France et à l'Angleterre de ravitailler la Russie et d'encercler les Empires centraux. Cette idée, défendue notamment par Winston Churchill, déboucha sur un débarquement à Gallipoli mais les Alliés ne parvinrent pas à pénétrer par surprise dans l'Empire ottoman, et échouèrent dans leurs offensives successives. L'opération fut un échec, le corps expéditionnaire constitua l'armée d'Orient, stationnée ensuite au camp de Salonique. Cette armée soutiendra ensuite les Serbes et participera à l'effondrement de l'empire austro-hongrois en 1918.
- Colonel Lawrence dit Lawrence d'Arabie : les Anglais fomentèrent le soulèvement des tribus arabes pour gêner les Ottomans.
- Le ministre des Affaires étrangères anglais, Lord Arthur Balfour promit l'établissement d'un état juif en Palestine pour obtenir la méthode de fabrication de l'acétone et motiver les Juifs étasuniens à soutenir l'entrée en guerre des États-Unis. La même année, les Anglais attaquèrent la Palestine (dont ils garderont le contrôle jusqu'en 1947). De nombreux Juifs s'y installèrent après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale.
- La première bataille de l'Atlantique : elle fut mise en œuvre par les sous-marins allemands, les U-Boots qui tentèrent d'imposer un blocus complet à l'Angleterre et à la France, notamment pour intercepter le soutien de leurs colonies et rompre les routes d'approvisionnement entre l'Amérique (bœuf argentin, matériel américain) et l'Europe. Cette guerre maritime ne plut pas aux Américains. Le torpillage du Lusitania qui avait à son bord cent vingt-trois Américains provoqua une vive émotion aux États-Unis, qui se préparèrent à entrer en guerre aux côtés des Alliés.

1917, le tournant de la guerre

torpillage du Lusitania
- Lassitude Sur tous les fronts, les soldats sont épuisés par les attaques inutiles et les conditions de vie difficiles. Dans les rangs français, allemands et italiens, des mutineries éclatent au printemps 1917. À l'arrière, les pénuries et les cadences de travail provoquent des troubles et des grèves. Les socialistes français quittent le gouvernement et rompent l'union sacrée. Dans le Reich allemand, pour faire face à la crise politique et sociale, l'état-major prend le pouvoir.
- Stratégie allemande Pour répondre au blocus naval britannique, les sous-marins allemands détruisent tout navire transitant dans un port ennemi. Cette guerre navale frappe les navires de commerce américains. En mars 1917, l’état major impérial allemand prit la décision stratégique de reculer le front plus au nord, sur la ligne dite « Hindenburg », et fit évacuer toutes ses armées des positions occupées depuis 1914 dans le secteur de l’Aisne. Ils dynamitèrent systématiquement les édifices emblématiques des villes et villages auparavant occupés. Ainsi disparurent notamment les forteresses de Ham (Somme), située non loin de là, et de Coucy (27 mars 1917).
- Entrée en guerre des États-Unis Les États-Unis étaient restés neutres jusque là, mais apportaient un apport matériel et financier aux pays de l'Entente dès 1914. Le 7 mai 1915, le torpillage du paquebot britannique Lusitania avait provoqué la mort de 128 ressortissants américains. En avril 1917, face à la guerre sous-marine à outrance, le congrès américain décide l'entrée en guerre contre les empires centraux. Cette décision compense la défection russe. Le président Woodrow Wilson fixe dès janvier 1918 ses objectifs de paix. Plusieurs pays d'Amérique latine s'engagent aussi dans le conflit aux côtés de l'Entente.
- Retrait russe Plus tard les deux révolutions russes de mars et d'octobre 1917 permirent aux Allemands des avancées considérables en Russie. Les Bolcheviks signèrent un armistice avec les Empires Centraux dès le mois de décembre, puis la paix de Brest-Litovsk (négociée par Léon Trotsky) en mars 1918. Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d'énormes sacrifices, dont un train d'or (le contenu de celui-ci fut confisqué à l'Allemagne par le traité de Versailles). L'Allemagne occupa de plus la Pologne, l'Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent aussi de cette défection pour envoyer d'importants renforts sur le front ouest et tenter d'obtenir une victoire rapide avant l'arrivée effective des Américains. C'est le retour de la guerre de mouvement.

1918, la fin de la guerre

En janvier 1918, alors que la première guerre mondiale n'est pas terminée, le président américain Woodrow Wilson adresse un message au congrès américain, qui doit garantir la paix. Ce discours des 14 points (« The world must be made safe for democracy ») réclame notamment la création d'une « League of Nations » (SDN)). Les autres points serviront de base au traité de Versailles de 1919. Wilson demande :
- la fin de la diplomatie secrète,
- la liberté de navigation et de commerce,
- la réduction des armements,
- le règlement des rivalités coloniales,
- l'évacuation de la Russie,
- l'évacuation de la Belgique,
- la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France,
- la rectification des frontières italiennes,
- l'autonomie des peuples d'Autriche-Hongrie,
- l'évacuation de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro,
- l'autonomie des peuples non turcs de l'empire ottoman (après le génocide des Arméniens),
- la refondation d'une Pologne indépendante,
- la création d'une association des nations. Les principes wilsoniens peuvent être résumés en trois mots : autodétermination des peuples, liberté et paix. Renforcés par les troupes venant du front est, et souhaitant forcer la décision avant l'arrivée des troupes américaines, les Allemands mettent toutes leurs forces dans d'ultimes offensives à l'ouest, à partir de mars 1918, sur la Somme, en Flandre, au Chemin des Dames et en Champagne (l'Offensive Michael). Mais mal nourries, mal relevées et épuisées, les troupes allemandes ne peuvent résister aux armées alliées maintenant coordonnées par le général Foch. Ces dernières sont renforcées chaque jour davantage par le matériel et les soldats américains, les premiers chars (Char Renault FT-17) et par une supériorité sous-marine et aérienne. Après une révolution ouvrière à Berlin, le gouvernement de la nouvelle République allemande signe l'armistice de Rethondes le 11 novembre 1918 dans le wagon de l'armistice.

Le bilan catastrophique d'une Europe et d'un monde bouleversés

Pertes humaines et matérielles : 8 millions de morts, 6 millions d'invalides. La France a été le pays le plus touché, proportionnellement : 1,4 million de tués et de disparus, soit 10% de la population active masculine. Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances. La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne continue de croître qu'avec le recours à l'immigration. Cette dernière participe à la reconstruction d'un pays dont le nord est en ruines : maisons, ponts, routes, usines… Perte de prestige des Européens dans les colonies et dans le monde : la guerre a été mondiale, elle s'est étendue en Afrique où les franco-britanniques se sont emparés des colonies allemandes, en Extrême-Orient où les Japonais ont fait de même dans les îles Mariannes et en Nouvelle-Guinée. Les colonies ont fourni des vivres, des matières premières, « tirailleurs sénégalais » et « zouaves marocains », souvent engagés dans les combats de première ligne, comme en témoignent les cimetières militaires de l'Ourcq. Au lendemain de la guerre, les peuples colonisés ne croient plus à ce qu'on leur inculquait – la supériorité naturelle de la métropole – et réclament une amélioration de leur sort. À ce premier déclin de l'influence européenne dans les colonies s'ajoute l'expansion des États-Unis, les plus grands bénéficiaires de la guerre, et du Japon, dont les capitaux se placent désormais à Londres et à Paris. maroc Bouleversements sociaux : les clivages sociaux s'accentuent avec l'enrichissement des « marchands de canons » et l'appauvrissement des petits rentiers, des retraités et des salariés touchés par l'inflation. Les femmes ont acquis une place nouvelle dans la société, en s'étant rendues indispensables pendant toute la guerre, dans les champs, dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles (pour compenser la perte de très nombreux instituteurs)… Le féminisme progresse, la mode évolue (la « garçonne » en cheveux courts), le droit de vote est accordé en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux États-Unis, en Russie, mais pas en France. L'apparente victoire de la démocratie… Quatre empires autoritaires se sont écroulés, ce qui transforme profondément la carte de l'Europe, redessinée par les traités de paix de 1919 : l'empire du tsar - devenu la Russie communiste -, l'empire ottoman réduit à l'actuelle Turquie, l'empire austro-hongrois démantelé - avec la naissance d'une minuscule Autriche et d'une Hongrie, d'une Tchécoslovaquie, d'une Yougoslavie indépendantes -, enfin le Reich allemand, que le traité de Versailles diminue sur le plan territorial, coupe en deux par le « couloir de Dantzig », démilitarise, confisque les colonies, surveille, condamne à de lourdes réparations et rend seul responsable du conflit. L'Allemagne, rendue responsable de la guerre par ce traité, est contrainte de verser des réparations, dont le montant n'est fixé qu'en 1921 et qui s'élève à 132 milliards de marks-or, à verser en trente annuités. Tous ces États adoptent des régimes parlementaires, mais la démocratie ne résiste pas à l'installation rapide de régimes autoritaires dans toute l'Europe centrale et orientale (à l'exception de la Tchécoslovaquie), ainsi qu'en Russie communiste. En Allemagne, elle est contestée à la fois par l'extrême gauche communiste et par l'extrême droite, dont le parti national-socialiste de l'ancien combattant Adolf Hitler, qui tente de prendre le pouvoir en Bavière par un putsch, en 1923. En prison, il rédige Mein Kampf, dans lequel il promet le rejet du traité de Versailles, la naissance d'un nouveau Reich pourvu d'un « espace vital » à l'est et débarrassé des « races inférieures », à commencer par les Juifs, les Slaves, les Tziganes, les homosexuels et les handicapés. Finalement, la pire des conséquences de la Première Guerre mondiale fut tout simplement la Seconde Guerre mondiale.

Batailles importantes


- Bataille de la Marne
- Bataille de la Somme
- Front de l'Yser
- Bataille de Verdun
- Bataille de la crête de Vimy
- Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin

Personnages clés

Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin

Nouvelles armes et nouvelles tactiques

Cette guerre a été l'occasion pour l'industrie de l'armement de lancer de nouveaux matériaux qui aident à la maturation des techniques et des méthodes.

Aviation


- Reconnaissance aérienne.
- Bombardement et mitraillage de position.
- Combat aérien.

Blindé automobile


- Attaque de position avec blindés, couvrant les fantassins.
- Construction des premiers chars d'assaut (Renault, Schneider)

Armes chimiques

Armes chimiques, 1917]]
- Obus et bombes contenant des gaz toxiques.
- Des gaz très volatils sont lachés, le phosgène, le moutarde... Certains étaient quasi indétectables et n'agissaient que 3 jours après inhalation... Il était ainsi impossible de savoir si l'on est contaminé ou pas...

Le front intérieur


- Les hommes étant mobilisés au front, les femmes les ont remplacés aux champs, dans les usines, les écoles. Cela a joué un rôle dans l'émancipation féminine, les femmes obtiennent d'ailleurs le droit de vote à la fin de la guerre, dans de nombreux pays d'Europe (pas en France...)
- Les emprunts de guerre : en France, des campagnes de collecte d'or sont menées auprès des civils, pour financer la guerre. Mais la principale source de financement est située aux États-Unis, soit en numéraire, soit par l'achat à crédit de matériel. Les nations d'Europe s'endettent considérablement.
- En France, tout les partis politiques s'allient dans L'Union Sacrée, pour faire face à la guerre.
- Les industries et les chercheurs sont mobilisés (voir nouvelles armes).
- Pour soutenir le moral des combattants, des « marraines » écrivent aux célibataires.

Conséquences humaines

Union Sacrée] :
- L’Empire britannique inclut le Canada, l’Australie, et l’Inde.

  - Terre-Neuve ne faisait pas partie du Canada à cette époque.

Voir aussi

Articles connexes


- Accords de Sykes-Picot
- Chronologie du conflit
- Cimetières militaires de la Première Guerre mondiale
- Gueules cassées
- Films sur la Première Guerre mondiale
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande) (bien que l'armée de l'air allemande s'appelle la Luftstreitkräfte à cette époque-là, l'article contient une section qui s'occupe de l'aviation militaire allemande pendant la Première Guerre mondiale)
- Traité de Versailles
- camps de concentration allemands 14-18

Bibliographie

Ouvrages tous publics


- Les Croix de bois de Roland Dorgelès, adapté au cinéma en 1932 par Raymond Bernard ;
- La Main coupée de Blaise Cendrars ;
- Le Feu d'Henri Barbusse ;
- À l'Ouest, rien de nouveau (Im Westen nichts neues) d'Erich Maria Remarque, 1928, adapté au cinéma en 1930 par Lewis Milestone (All Quiet on the Western Front).
- Paroles de poilus est un recueil de lettres envoyées par des soldats à leur famille compilé par Jean-Pierre Guéno, Yves Laplume et Jérôme Pecnard en 1998, éd. Tallandier et Biblio.
- Orages d'Acier de Ernst Jünger, récits d'un jeune officier allemand sur la guerre et les combats dans les tranchées.
- Les champs d'honneur de Jean Rouaud ; éd. Les éditions de minuit.
- Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot ; Folio éd. Gallimard, roman français éd. Denoël prix Interallié 1991, adapté au cinéma en 2004 par Jean-Pierre Jeunet (fiche du film) ;
- Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918; éd La Découverte. Le journal d'un poilu ayant connu les principales batailles du conflit.
- Récits des tranchées est un recueil de récits de poilus ; éd. Les 3 Orangers.
- Paroles de poilus Lettre et carnets du front 1914-1918 sont des lettres écritent par des poilus ; éd. Librio
-
Le Gachis des Généraux, Pierre Miquel, Éditeur : Pocket, 2003, ISBN 2266124382
-
Les Poilus, Pierre Miquel

Historiographie


- Audoin-Rouzeau (Stéphane), Becker (Jean-Jacques), dirs.:
Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Bayard, 2004, ISBN: 2.227.13945.5.

Liens externes


- [http://perso.wanadoo.fr/chtimiste/ Le détails du parcours de tous les régiments français de la grande guerre]
- [http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr Base de données de documents de l'armée française]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index2.htm Ernest Gabard, Carnet de guerre - 1915-1916]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index.htm Les monuments aux morts d'Ernest Gabard dans le sud-ouest de la France]
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Europe1914.html Cartes des alliances en 1914]
- [http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/clefs/circuits/GE_P3_1_FR.html Circuit thématique : Recherchés! 500 000 Canadiens pour la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/sites_activites/chemin_dames/index.php Le Chemin des Dames : un parcours pour la mémoire de la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/visites_virtuelles/fr/caverne_dragon.php La Caverne du Dragon, un musée qui évoque le quotidien des poilus.]
- [http://www.freewebs.com/omorika3/Le%20epope/index.htm Henry Barby : L'Épopée Serbe (L'agonie d'un peuple, Paris 1916)]
-
ja:第一次世界大戦 ko:제1차 세계 대전 ms:Perang Dunia I simple:World War I th:สงครามโลกครั้งที่หนึ่ง


21 mars

Le 21 mars est le 80 jour de l'année (81 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1884 : Loi Waldeck-Rousseau autorisant les syndicats.
- 1980 : en protestation à l'invasion soviétique en Afghanistan, le président américain Jimmy Carter annonce un boycott des Jeux Olympiques de 1980 à Moscou
- 1985 : création à San Francisco (États-Unis) de «Harmonielehre» de John Adams par le San Francisco Symphony, sous la direction d'Edo de Waart.
- 1999 : atterrissage de Breitling Orbiter 3 en Égypte après 19 jours, 21 heures et 47 minutes pour le premier tour du monde en ballon. Piloté par Bertrand Piccard et Brian Jones, il était parti le 1 mars de Château-d'Œx en Suisse
- 2004 : en France, premier tour des élections régionales et premier tour des élections cantonales, nette avance de la gauche confirmée au second tour.

Naissances


- 1685 : Jean-Sébastien Bach, compositeur († 1750).
- 1736 : Claude Nicolas Ledoux, architecte († 1806).
- 1768 : Jean Baptiste Joseph Fourier, mathématicien français († 1830).
- 1827 : Andrew Leith Adams, médecin, naturaliste et géologue († 1882).
- 1877 : Maurice Farman, pionnier français de l'aviation.
- 1926 : André Delvaux, réalisateur belge.
- 1944 : Marie-Christine Barrault, actrice française.
- 1957 : Youssef Rzouga, poète tunisien.
- 1958 : Gary Oldman, acteur américain.
- 1959 : Nobuo Uematsu, compositeur japonais.
- 1960 : Ayrton Senna, coureur automobile brésilien († 1994).
- 1978 : Rani Mukherjee, actrice indienne.

Décès


- 1110 : Robert de Molesme, Saint Catholique fêté le 30 avril
- 1461 : Bertrand V de La Tour d'Auvergne, comte d'Auvergne.
- 1595 : Ernest de Habsbourg, Gouverneur de la Belgique, fils de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne.
- 1762 : Nicolas-Louis de Lacaille, astronome français
- 1987 : Robert Preston, acteur américain (+ 1918)
- 1990 : Lev Yachine, gardien de football soviétique
- 2004 : Ludmila Tcherina, danseuse française (âgée de 79 ans)

Célébrations


- Tunisie : Fête de la jeunesse
- Japon : Shunbun no hi (Jour de l'équinoxe de printemps)
- Mexique : Anniversaire de la naissance de Benito Juárez
- Sainte chrétienne du jour : Bienheureuse Clémence ()
- Naw Ruz : Premier jour de l'an du calendrier persan et de la Foi Baha'ie Catégorie:Jour de l'année ja:3月21日 ko:3월 21일 ms:21 Mac simple:March 21 th:21 มีนาคม

23 mars

Le 23 mars est le 82 jour de l'année (83 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1613 : L'amiral hollandais Verhuff fait escale à la Réunion et la baptise England's forest.

Naissances


- 1501 : Pierandrea Mattioli, botaniste italien († 1577, 76 ans)
- 1699 : John Bartram, botaniste américain († 1777, 78 ans)
- 1749 : Pierre-Simon Laplace, mathématicien français
- 1769 : William Smith géoloque anglais
- 1900 : Erich Fromm, psychanalyste, philosophe et écrivain allemand puis américain
- 1905 : Paul Grimault, réalisateur de films d'animation français
- 1910 : Akira Kurosawa (黒澤 明), réalisateur japonais, († 1998, 88 ans)
- 1912 : Wernher von Braun, ingénieur allemand puis américain, († 1977, 65 ans)
- 1922 : Ugo Tognazzi, acteur de cinéma et réalisateur italien, († 1990, 68 ans)
- 1931 : Viktor Kortchnoï, joueur d'échecs russe puis suisse
- 1957 : Chantal Lauby, humoriste et comédienne française
- 2001 : Lancement de l'encyclopédie active version française Wikipédia

Décès


- 1842 : Stendhal, écrivain français
- 1955 : Lucien Lacaze (Marie Lucien Lacaze), amiral, haut fonctionnaire et académicien français (° 1860, 95 ans)
- 1994 : Giulietta Masina, actrice italienne (° 1921, 73 ans)
- 2002 : Eileen Farrell, soprano américaine
- 2004 : Edward G. Zubler, chimiste américain, inventeur de la lampe halogène en 1959 (° 1925, 79 ans)

Célébrations


-

Saints catholiques du jour


- Saint Victorien () Catégorie:Jour de l'année ja:3月23日 ko:3월 23일 ms:23 Mac simple:March 23 th:23 มีนาคม

Grosse Bertha

La Grosse Bertha est le nom français d'une très grosse pièce d'artillerie terrestre utilisée par l'armée allemande lors de la Première Guerre mondiale. C'est par erreur que l'on donne souvent ce nom au canon qui bombarda Paris (Cf. infra).

Historique

En 1908, l'état-major allemand chargea l'usine d'armements de Friedrich Alfred Krupp, située à Essen, d'élaborer une pièce d'artillerie capable de percer trois mètres de béton armé et de briser les tourelles en acier au nickel des fortifications françaises. On confia la conception de l'arme au professeur Rausenberger et les calculs au capitaine Becker. Après avoir testé une grande variété d'obus, le meilleur compromis entre les performances balistiques et les capacités de pénétration fut obtenu avec un obus de 1150 kg chargé de 144 kg d'explosifs. Toutefois, le canon correspondant — appelé Gamma-Gerät (appareil Gamma, encore appelé « point G ») — ne pouvait être transporté que par voie ferrée, ce qui limitait sa mobilité et augmentait sa vulnérabilité. À partir du Gamma-Gerät, fut donc développé un obusier plus léger (de 70 tonnes tout de même !) et plus mobile, le M 42. Conformément à la tradition des usines Krupp, qui voulait que les machines fussent baptisées du nom d'un membre de la famille, le M 42 fut renommé Dicke Bertha (Grosse Bertha), en l'honneur de Bertha Krupp, la fille héritière, et de sa grosseur (du calibre de l'obusier, pas de Bertha Krupp). Les artilleurs le surnommèrent Fleissige Bertha (assidue Bertha).

Utilisation

La Grosse Bertha entra en service le 12 août 1914 lors du siège de Liège. Le 15 août, les treize forts ceinturant la ville belge (dont le Fort de Loncin) avaient été détruits. Les Bertha dévastèrent les forteresses d'Anvers, Maubeuge, Namur, Verdun, Ypres ainsi que les défenses russes du Danube. Si les dégâts causés aux forts, réputés indestructibles, impressionnèrent les alliés, la célébrité de la Grosse Bertha est venue de la confusion avec les canons longs qui bombardèrent Paris en 1918 et que les Allemands appelaient Ferngeschütz ou Pariser Kanonen : Rausenberger avait adapté des tubes de gros calibre destinés au croiseur Ersatz Freya, dont la construction avait été suspendue. De même, la Ligne Maginot fut bombardée par un obusier d'origine tchèque, fabriqué par les usines Skoda. À la fin de la guerre, les Grosses Bertha furent détruites pour ne pas tomber entre les mains ennemies. Seul le canon affecté au champ de tir de Meppen survécut, fut légèrement remanié puis remonté. Rebaptisé Große Gilda (Grande Gilda), il fut utilisé en décembre 1939, lors du siège de Sébastopol et, deux ans plus tard, lors de l'insurrection de Varsovie. Il bombarda également la ligne Maginot, sans grand résultat. En raison de son âge, on ne pouvait tirer plus de quinze coups avec la Grande Gilda. L'Allemagne préféra développer les missiles-fusées, dont les célèbres V1 et V2. Selon les témoignages d'époque, ni la Grosse Bertha, ni la Grande Gilda n'étaient des canons.

Caractéristiques


- Nom : M 42
- Surnom : Dicke Bertha (Grosse Bertha), Fleissige Bertha (Assidue Bertha)
- Type : mortier lourd
- Calibre : 420 mm
- Portée de tir : 12,5 km
- Masse totale : 70 tonnes
- Masse de l'obus : 800 kg
- Vitesse initiale du projectile : 400 m/s

Le canon qui bombarda Paris (Ferngeschütz)

Bien qu'ayant existé, ce canon n'était pas une Grosse Bertha. Le 23 mars 1918, à partir de 7h15, les Parisiens furent assez étonnés (bien sûr !) d'entendre plusieurs explosions à un quart d'heure d'intervalle et de ne voir aucun avion dans le ciel. Les effets furent surtout psychologiques. N'obtenant pas le résultat escompté, les Allemands jugèrent qu'il était préférable de se débarrasser de cette arme encombrante. Elle fut renvoyée en Allemagne et refondue. Ce canon avait les caractéristiques suivantes :
- Longueur du tube : 34 m (un dispositif d'étai empêchait le fléchissement)
- Calibre : entre 210 et 240 mm (le tube était usé après 65 coups)
- Portée maximale : 108 km (130 km selon certaines sources)
- Masse de l'obus : 103 kg
- Masse de poudre nécessaire (1): 145 kg
- Vitesse initiale du projectile à charge maximale : 1600 m/s
- Apogée (1) : 38,6 km
- Temps de vol du projectile (1) : 176 s

Déviation de Coriolis du tir

Un calcul simple permet d'estimer la déviation d'une trajectoire balistique due à la rotation de la Terre. Depuis l'analyse qu'en avait fait le capitaine d'artillerie Coriolis (1792-1843), on sait que le projectile dévie à droite dans l'hémisphère Nord et à gauche dans l'hémisphère Sud, de sorte qu'il est possible de mettre en évidence expérimentalement le pivotement diurne de la Terre. Ce théorème encouragea Foucault (1819-1868) à réaliser son célèbre pendule. L'ordre de grandeur peut être obtenu en plaçant la pièce d'artillerie, non pas à Meaux, mais au pôle Nord, et en tirant dans la direction du méridien de Greenwich. En considérant g = 10 N/kg et V° = 1600 m/s, on calcule une portée maximale « dans le vide », i.e. en absence de frottements, — L° = 2 H° — de 256 km, portée théorique très supérieure à la réalité, et une durée — t° = 160.(2)½ — de 226 s, à comparer à la durée réelle de 176 s. En appliquant la formule de Coriolis, on trouve aisément : D(t) = -2/3.\Omegat/\1/2.g.t² -\Omegat/\V°.t En décomposant V° en ses composantes verticale V1 et horizontale V2, on peut simplifier l'expression : D(t°) = -\Omegat°/\V2.t° = -\Omegat°/\L° : Ce résultat, tout à fait intuitif, est l'arc fois le rayon, où l'arc est celui décrit par la Terre dans son pivotement diurne, durant la durée du tir (on considère que la Terre est plate au Pôle sur 256 km de rayon) : 2\pi.L°.t°/T avec T = 86164 s. L'application numérique donne 4,2 km (1608.226/86164), correction que devrait appliquer l'artilleur. En fait, ces calculs ne sont pas justes du fait de l'action de l'air sur un obus tournoyant, ce qui justifie le désarroi du commandant de batterie ! _________________ (1) Portée maximale Catégorie:artillerie

27 mai

Le 27 mai est le 147 jour de l'année (148 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1430 : L'armée delphinale enlève la forteresse d' Auberive.
- 1832 : Fête de Hambach (Palatinat), la foule réclame l'unité allemande en arborant le drapeau noir, rouge et or.
- 1918 : Déclenchement de l'offensive allemande du "Chemin des Dames".
- 1921 : Publication du Code de la route en France.
- 1937 : ouverture du Golden Gate Bridge à la circulation piétonne
- 1941 : Le Bismarck coule en fin de matinée emportant avec lui 2091 de ses 2206 marins
- 1943 : Première réunion du Conseil national de la Résistance à Paris autour de Jean Moulin.
- 1944 : Présentation de Huis Clos de Jean-Paul Sartre philosophe et écrivain français.
- 1952 : Signature du traité instituant la Communauté européenne de défense (CED)
- 1955 :
  - Adoption du IIe Plan.
  - Premier vol de l'avion Caravelle à Toulouse.
- 1968 : Signature des Accords de Grenelle.

Arts et Cultures


- 1790 : La fille de Michel de Montaigne, Léonor Eyquem, épouse François de La Tour.

Naissances


- 1178 : Thomas Ier de Savoie, comte de Savoie († 1233, 55 ans)
- 1820 : Mathilde-Létizia Bonaparte, fille de Jérôme Bonaparte († 1904, 84 ans)
- 1871 : Georges Rouault, peintre français († 1958, 87 ans)
- 1891 : Claude Champagne, compositeur, pédagogue canadien († 1965, 74 ans)
- 1894 : Samuel Dashiell Hammett, écrivain américain († 1961, 67 ans)
- 1897 : John Douglas Cockcroft, physicien britannique († 1967, 70 ans)
- 1931 : Bernard Fresson, acteur français († 2002, 71 ans)
- 1945 : Alain Souchon, chanteur et comédien français
- 1945 : Jacques Cabut, artiste et plasticien français
- 1956 : Giuseppe Tornatore, scénariste et réalisateur italien
- 1976 : Anita Blonde, actrice porno hongroise

Décès


- 1471 : Le roi Henri VI d'Angleterre, (probable), dans la Tour de Londres
- 1797 : Exécution de Gracchus Babeuf (8 prairial an IV).
- 1840 : Niccolò Paganini, violoniste et compositeur italien
- 2003 : Luciano Berio, compositeur italien considéré comme l'un des grands maîtres de la musique contemporaine, décédé à Rome

Célébrations


-

Saints catholiques du jour


- Saint Augustin Catégorie:Jour de l'année ja:5月27日 ko:5월 27일 ms:27 Mei simple:May 27 th:27 พฤษภาคม

15 juillet

ko:7월 15일 ms:15 Julai ja:7月15日 simple:July 15 th:15 กรกฎาคม Catégorie:Jour de l'année Le 15 juillet est le 196 jour de l'année (197 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1099 : Les croisés s'emparent de Jérusalem
- 1533 : Pose de la première pierre de l'Hôtel de Ville de Paris.
- 1588 : Henri III est contraint de signer avec la Ligue l'édit d'Union, par lequel il nomme Henri, duc de Guise, dit le Balafré, lieutenant général des armées du royaume.
- 1691 : Couronnement du pape Innocent XII.
- 1801 : Signature du Concordat entre la France et le Vatican.
- 1914 : en France, vote de la loi de finances instaurant l'impôt sur le revenu
- 1974 : en France, Françoise Giroud, femme politique, entre au gouvernement au poste de secrétaire d'État à la Condition féminine, nouvellement créé

Naissances


- 1553 : Ernest de Habsbourg, futur gouverneur de Belgique, fils de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne.
- 1606 : Rembrandt, peintre flamand († 1669).
- 1827 : Carl Ludwig Doleschall (ou Doleschal) naturaliste autrichien († 1859).
- 1848 : Vilfredo Pareto, économiste italien († 1923).
- 1909 : Jean Hamburger, médecin et académicien français († 1992).
- 1911 : Edward Shackleton, voyageur britannique († 1994).
- 1919 : Iris Murdoch, écrivain († 1999).
- 1930 : Jacques Derrida, philosophe français († 2004).
- 1947 : Camilla Parker-Bowles (née Camilla Shand), maîtresse puis compagne de Charles, prince de Galles (né en 1948).
- 1952 : Daniel Mesguich, acteur et homme de théâtre français.
- 1959 : Vincent Lindon, acteur français.
- 1959 : Patrick Timsit, acteur français.
- 1961 : Jean-Christophe Grangé, écrivain français.

Décès


- 1300 : Henri Fleming, évêque de Varmie.
- 1758 : Ambrosius Stub, poète danois
- 1904 : Anton Tchekhov, dramaturge russe
- 1927 : Constance Markievicz, révolutionnaire irlandaise1868)
- 1931 : Ladisluas Bortkievitch, économiste polonais
- 1979 : Gustavo Díaz Ordaz, président du Mexique de 1964 à 1970
- 1997 : Gianni Versace

8 août

Le 8 août est le 220 jour de l'année (221 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 117 : Hadrien devient empereur à Rome.
- 449 : Ouverture du "Brigandage d'Éphèse".
- 1322 : Au Japon, l'empereur Godaigo, désigne le monastère Sojiji comme monastère principal de la secte Soto.
- 1549 : La France déclare la guerre à l'Angleterre.
- 1567 : L'armée du duc d'Albe pénètre dans Bruxelles.
- 1570 : Paix de Saint-Germain en Laye
- 1609 : le Sénat de Venise examine le télescope de Galilée.
- 1786 : 1 ascension du Mont Blanc par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard
- 1788 : En France, le roi Louis XVI convoque les États généraux pour le 5 mai 1789.
- 1793 : Lyon se révolte contre la Convention montagnarde.
- 1815 : Napoléon part en exil pour l'île de Sainte-Hélène
- 1873 : Paul Verlaine entre à la prison de Mons en Belgique pour deux ans pour avoir tiré deux coups de revolver sur Arthur Rimbaud.
- 1876 : Thomas Edison invente le mimographe, appellé aussi fax.
- 1916 : (Première Guerre mondiale) : En Italie, prise de Gorizia par la 3e Armée italienne sous les ordres du duc d'Aoste.
- 1925 : Le Ku Klux Klan tient son premier congrès national public à Washington.
- 1940 : Premier vol commercial d'un avion à cabine pressurisée, le Boeing 307 B.
- 1949 : Indépendance du Bhoutan
- 1955 : Ouverture à Genève d'une conférence sur l'utilisation pacifique de l'énergie atomique.
- 1956 : accident dans la mine du Bois du Cazier près de Marcinelle : 263 morts
- 1963 : Attaque du train postal Glasgow-Londres : butin de 30 millions de francs en billets.
- 1965 : Singapour se retire de la Fédération malaise et devient un Etat indépendant.
- 1966 : Première greffe d'une prothèse cardiaque à Houston
- 1967 : Fondation d'ASEAN
- 1969 : Tremblement de terre en Iran : 22 000 morts.
- 1974 : Richard Nixon démissonne de son poste de Président des États-Unis suite au scandale du Watergate.
- 1983 : Coup d'état au Guatemala; Oscar Mejia Victores renverse Efraín Ríos Montt.
- 1986 : Ouverture de la première Bourse en Chine, à Shenyang
- 1990 : L'Irak annexe le Koweit
- 1991 : Création de la 8 région du Mali, suite aux accords de Tamanrasset (6 janvier 1991), mettant fin à la rebellion Touareg de 1990-1991.
- 2000 : L'ancien ministre de Malaisie Anwar Ibrahim est condamné à neuf ans de prison pour sodomie
- 2000 : Attentat à Moscou près le place Pouchkine: 7 morts et 93 blessés.
- 2002 : La Corée du Nord et la Corée du Sud décident la création d'un lieu permanent de rencontre pour les familles séparées par la division de la péninsule.
- 2002 : Date limite fixée par le pouvoir du Zimbabwe aux fermiers blancs pour abandonner leurs terres.
- 2003 : Rassemblement altermondialiste de 300 000 personnes sur le plateau du Larzac, du 8 au 10 août 2003.

Sport


- 1904 : Maurice Védrine gagne la première course de bateaux à moteur entre Calais et Douvres en 1 heure et 7 minutes.
- 1984 : Pierre Quinon, recordman du monde, devient champion olympique du saut à la perche avec 5 m 75.
- 1992 : Carl Lewis, Mike Marsh, Leroy Burrel, et Mitchell battent le record du monde du 4 x 400 m en 37s 40'.
- 1995 : Karoly Guttler porte le nouveau record du monde de natation du 100m brasse à 1mn 00,95s.
- 2000 : 45% des 96 prélèvements urinaires pratiqués sur 71 coureurs du Tour de France cycliste 2000 présentent des traces de substances dopantes

Naissances


- 1748 ; Johann Friedrich Gmelin, naturaliste allemand ( † 1804).
- 1816 : Filippo Parlatore, botaniste italien († 1877)
- 1857 : Cécile Chaminade, pianiste et compositrice française († 1944)
- 1901 : Ernest Orlando Lawrence, prix Nobel de Physique en 1939.
- 1902 : Paul Dirac, physicien, prix Nobel de Physique en 1933.
- 1907 : Benny Carter, musicien de jazz américain
- 1930 : Andy Warhol, artiste américain
- 1931 : Roger Penrose, physicien et mathématicien anglais
- 1937 : Dustin Hoffman, acteur américain
- 1944 : Bernard Menez, comédien français
- 1948 : Svetlana Savitskaya, spationaute
- 1950 : Martine Aubry, femme politique française
- 1951 : Mamoru Oshii, réalisateur japonais
- 1961 : The Edge, de son vrai nom David Howell Evans, guitariste du groupe U2
- 1981 : Roger Federer, tennisman suisse
- 1985 : Cyril De Sousa, footballeur portugais

Décès


- 117 : Trajan, empereur romain (° 18 septembre 53 ?)
- 1458 : Calixte III, pape.
- 1928 : Antonín Sova, poète tchèque (° 26 février 1864)
- 1936 : Robert Bárány, prix Nobel de médecine en 1914
- 1979 : Feodor Lynen, biochimiste, prix Nobel de médecine en 1964
- 1988 : Félix Leclerc, chansonnier québécois (° 2 août 1914)
- 1991 : James Irwin, astronaute américain
- 2000 : Gilles Thibault, auteur-compositeur, co-auteur de "Comme d'habitude"
- 2001 : Jean Dorst, naturaliste français (° 7 août 1924)
- 2001 : Jean-Louis Flandrin, historien français
- 2003 : Falaba Issa Traoré écrivain, comédien, réalisateur et dramaturge malien (° vers 1930)
- 2004 : Fay Wray, actrice américaine15 septembre 1907) Catégorie:Jour de l'année ja:8月8日 ko:8월 8일 ms:8 Ogos simple:August 8 th:8 สิงหาคม

15 septembre

ko:9월 15일 ja:9月15日 simple:September 15 th:15 กันยายน Catégorie:Jour de l'année Le 15 septembre est le 258 jour de l'année (259 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Roland.

Événements


- 533 : Prise de Carthage par Bélisaire.
- 1449 : Les habitants de Saint-Lô ouvrent toutes grandes les portes de leur ville aux soldats libérateurs de Charles VII, et c'est à l'ombre de ses remparts que le connétable de Richemont rassemble les troupes qui assureront la victoire de Formigny.
- 1590 : Élection du pape Urbain VII. Il mourra le 27 septembre suivant.
- 1821 : Indépendance du Costa Rica, du Guatemala, de El Salvador, du Honduras et du Nicaragua.
- 1874 : Ouverture de la Conférence international de la poste, qui aboutira à la création de l'Union générale des postes.
- 1909 : inauguration du circuit automobile d'Indianapolis, aux USA.
- 1949 : En Allemagne, Konrad Adenauer est le premier chancelier de la RFA.
- 1963 : Ahmed Ben Bella devient président d'Algérie
- 1971 : Le lieutenant Columbo fait son apparition à la télévision pour la première fois.
- 1982 : Le pape Jean-Paul II reçoit le chef de l'OLP, Yasser Arafat, pour une audience privée de 20 minutes.
- 1983 :