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-782Catégorie:-782
IX siècle av. J.-C. |
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Événements
- Règne de Salmanazar IV, roi d’Assyrie (fin en -773).
- Sous le règne de Salmanazar IV, son turtânu Shamshi-ilu mène cinq campagnes contre l’Ourartou, une contre les Itu’ (nomades de la vallée de l’Adhem) et deux en Syrie.
Catégorie:782
Catégorie:Chronologie du VIIIe siècle
Article principal : 782
VIIIe siècle av. J.-C.
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siècle av. J.-C. |
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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains
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Événements
Amérique
- Débuts de la culture Dorset au Groenland et dans le nord-est du Canada (-800-1000) : groupe inuit nomade vivant de la chasse (mammifères marins, caribous) et de la pêche. Les campements s’agrandissent et se modifient, avec le creusement de maisons d’hivers semi-souterraines, où vivent deux à trois familles. L’adaptation aux conditions climatique est révélée par les traîneaux en os, des cramons à glaces, des raquettes, des skis. Disparition des chiens, des arcs et des flèches.
Asie centrale
- Dans les steppes asiatiques et européennes, la période qui va du VIIIe au est appelée en général âge scythique puisque les représentants les plus remarquables de cette civilisation sont les Scythes. Des outils analogues sont produits dans presque toute la zone, indépendamment des ethnies. Des flèches et de courtes épées de bronze (avec un papillon sur la poignée) découvertes en Asie centrale sont d’un style typiquement scythique. L’art scythique constitue un amalgame entre les arts assyriens et grecs d’une part et les arts typiquement nomades. Les animaux sont souvent représentés (bêtes affrontées). Les chaudrons dits scythiques sont répandus en Asie Centrale. L’expansion de cet art prouve qu’à la fin de l’age du bronze les peuples nomades entretiennent des rapports du Fleuve Jaune à la mer Noire.
- Tombeaux à dalle de la Mongolie à l’ouest du Baïkal (du VIIIe aux IIIe-IIe siècles av. J.-C.), caractérisés par des dalles posées sur le sommet et parfois sur les côtés des tertres funéraires. Les morts sont couchés sur le dos, la tête à l’est, parfois posée sur une dalle, souvent accompagnés d’objets précieux : haches et épées de bronze, porte-aiguilles en bronze avec des aiguilles d’or, miroirs de bronze à manche constitué de figures animales typiques de l’art scythique. Les fragments des poteries qu’ils ont livrés proviennent de deux types : un ressemble à la poterie d’Ordos et des régions méridionales de la Mongolie, l’autre est analogue à celle du territoire de l’outre-Baïkal.
Inde
- Important commerce entre l’Inde et Babylone.
- Essor des cités et des Etats de la vallée du Gange, favorisés par la riziculture.
Proche-Orient
- Âge d'or en Arménie
- L'Assyrie conquiert Damas et la Samarie (745 av. J.-C.)
- Ninive détruite (789 av. J.-C.)
Monde grec
- La Grèce vit une crise sociale, avec l'enrichissement des riches propriétaires terriens, et une augmentation des pauvres, ce qui aboutit à la création d'un prolétariat rural, à l'exode vers les villes ou le départ dans les colonies. Dans le même temps, le commerce connaît un grand développement favorisé par l'apparition des monnaies et la création d'une classe de commerçants et d'artisans. La nouvelle « bourgeoisie » demande à être plus associée au pouvoir politique et le prolétariat agricole réclame une redistribution des terres et l'abolition des dettes, par des mouvements sociaux.
- Avènement de l’aristocratie dans la plupart des villes grecques. L’esclavage se développe.
- Les Grecs colonisent le monde méditerranéen.
- Prépondérance de Milet en Ionie. Colonies de Samiens à Samothrace, d’Ioniens de Paros à Thasos. Des exilés spartiates fondent Tarente.
- Dynasties doriennes à Corinthe.
Italie
- Selon la tradition, fondation de Rome (753 av. J.-C.).
- Les Phéniciens fondent Caere (Cerveteri) dans le Latium et s’installent à Malte (vers -800).
Personnages significatifs
- Selon la tradition, Midas (roi de Phrygie)
- Selon la tradition, les prophètes Amos et Osée
- Romulus
- Téglath-Phalasar III
- Peyé, roi de Napata.
Inventions, Découvertes, Introductions
Europe
- Épopée grecque de l'Iliade (vers 750 av. J.-C.)
- Généralisation de l’écriture alphabétique en Grèce, sans doute empruntée aux phéniciens. Son usage est presque uniquement poétique.
- Premiers Jeux Olympiques tenus en Grèce (776 av. J.-C.)
- A partir du VIIIe siècle, les Phéniciens, puis les Grecs, franchissent le détroit de Gibraltar et font le commerce de l’alun, de l’étain et du fer avec les Iles Britanniques.
Proche-Orient
- Alphabet araméen ancien. Il ne diffère que par des variantes de l’alphabet phénicien. Il sera repris par l’hébreux, l’arabe et le syriaque et sera largement diffusé au Proche-Orient. Les Grecs emprunteront la forme phénicienne et permettront sa diffusion dans le monde méditerranéen, puis occidental.
- Invention de la catapulte de siège en Mésopotamie.
Chine
- Les Chinois enregistrent les éclipses solaires, travaillent des outils, armes vers 722 av. J.-C. sous la dynastie des Tchéou (fin de la période occidentale, début de la période orientale). Période CHIUNQU 722 av. J.-C. à 475 av. J.-C.
- Début de l'Âge d'Or de la philosophie chinoise 771 av. J.-C. jusqu'en 256 av. J.-C.
Inde
- Composition des Upanishads « Traités des équivalences », traités sanskrits de religion védique.
- Origine de l’école Sâmkhya, reposant sur l’énumération des principes (tattva) constituant l’univers empirique. Sa fondation est attribuée au sage Kapila. Un texte versifié, les Sâmkhyakârikâ, composé avant le IVe siècle de l'ère chrétienne par Îśvarakrişna, présente la forme ancienne du système. Le Sâmkhya est à l’origine du Yoga, méthode de délivrance qu’il préconise.
Amérique
- Première écriture des Amériques (culture des Zapotèques).
- Introduction de la culture intensive du maïs dans les plaines alluviales de l’Amazonie et de l’Orénoque. Sociétés plus nombreuses et plus hiérarchisées. Les agglomérations s’étirent sur plusieurs kilomètres le long des fleuves, abritant des milliers de personnes et constituant peu à peu des amas de débris noirs (Indian Black Soil).
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Histoire | Chronologie
Catégorie:Siècle
ja:紀元前8世紀
ko:기원전 8세기
Années 800 ko:800년대
Catégorie:Décennie
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Années 780 | Années 790 | Années 800 | Années 810 | Années 820
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Événements
- Sacre de Charlemagne à Rome (25 décembre 800)
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Louis d’Aquitaine prend Lérida, en Espagne.
- Les Francs prennent Barcelone.
- Raids vikings sur l’Europe.
- Charlemagne organise une défense active sur les côtes de son empire contre les raids des Vikings.
- Des moines irlandais atteignent l’Islande.
- Godefroy (Godfredhr) fonde le royaume danois des Normands.
- Découverte du supposé tombeau de saint Jacques à Compostelle (découverte d’un sarcophage contenant des reliques). Il s’agit probablement de celui de Saint Jacques de Mérida, transporté là lors de la fuite devant les musulmans. Saint-Jacques-de-Compostelle devient par son pèlerinage l’affirmation de la foi chrétienne face à l’Islam.
Economie & société
- Rapport de Leitrade à Charlemagne sur la décadence économique de Lyon.
- Développement de comptoirs commerciaux en Europe du Nord-Ouest.
- Les Danois commencent à battre monnaie au début du IXe siècle, probablement à Hedeby, mais la production reste modeste jusqu’à la fin du Xe siècle. La teneur et le poids des premières monnaies frappées à Hedeby sont calqués sur le modèle carolingien. La pratique consistant à hacher l’argent (hacksilfr) pour l’utiliser au poids reste courante tout le long de la période viking. Une autre pratique consiste à fondre l’argent pour en faire des bracelets ou des anneaux d’un poids standard. En Norvège, puis en Islande, la monnaie d’échange la plus courante est l’étoffe de bure grossière tissée sur un métier vertical (vathmál). Le troc reste largement pratiqué dans les échanges.
Art & culture
- Le savant anglo-saxon Alcuin interdit aux moines de lire Virgile.
- Développement du style d’architecture carolingien dans l’Europe franque.
- Fondation de l’abbaye de Lagrasse par Nimphridius.
- Livre de Kells, chef d’œuvre de l’art celtique irlandais (v. 800). C’est un recueil enluminé d’évangiles latins accompagnés de textes irlandais.
- Apparition de la version arabe des mille et une nuits.
Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
- L’usage du lit se répand en Europe.
- L’étrier, déjà connu des Huns, apparaît en Occident.
- Représentation du collier d’épaule dans l’apocalypse de Trèves.
Années 790 ja:790年代
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 770 ja:770年代
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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Années 750 ja:750年代
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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787Catégorie:787
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Cette page concerne l'année 787 du calendrier julien.
Événements
- À Milan, fondation de la première maison d'accueil pour orphelins.
- Rupture des fiançailles de Rotrude, fille de Charlemagne, avec l’empereur d’Orient (printemps).
- Quatrième expédition de Charlemagne en Italie. Siège de Capoue. Négociation avec le duc Lombard Arichis de Bénévent.
- Tassilon III, duc de Bavière, envoie une ambassade au pape pour le prier d’exercer une médiation auprès de Charlemagne, alors à Rome. Adrien lui répond qu’ayant juré fidélité à Charles, il doit lui obéir sans discuter, sous peine d’excommunication. Le roi des Francs, rentré chez lui, somme Tassilon de se présenter immédiatement devant lui. Tassilon refuse d’obéir, et Charles l’accuse d’infidélité et marche sur le territoire bavarois avec trois armées. La guerre est évitée quand le duc accepte de se soumettre et de livrer à Charles treize otages, dont son fils.
- 24 septembre-13 octobre : à Nicée, dans l’Empire byzantin, le deuxième concile de Nicée (VII concile œcuménique) réuni par Empire byzantin condamne l’iconoclasme. Il réglemente la discipline des clercs, des moines et des laïcs.
- Charlemagne ne reconnaît pas toutes les clauses du concile de Nicée et charge des théologiens (dont probablement Théodulf d’Orléans) de composer une série de traités (Libri Carolini) contre le concile. Il envoie un ambassadeur à Rome chargé de présenter au pape 85 remontrances.
- Les Libri Carolini affirment que c’est effectivement une erreur de détruire les icônes, mais que c’en est une aussi d’imposer leur vénération.
- Concile de Leptine.
- Annales Regni Francorum (787-788).
- Échec de la première invasion normande en Angleterre.
- Fondation de la ville de Brême sur la Weser.
Naissances
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Décès
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785Catégorie:785
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Années 760 | Années 770 | Années 780 | Années 790 | Années 800
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Cette page concerne l'année 785 du calendrier julien.
Événements
- Au Japon, L’assassinat d’un membre de la famille des Fujiwara à Nagaoka provoque l’affolement. La nouvelle capitale porte malheur. Saichô (767-822), un moine d’origine chinoise admiré pour sa sagesse par l’empereur, juge qu’il faut fuir ce monde corrompu et s’installe dans un ermitage sur le mont Hiei.
- al-Hadî, calife ‘abbasside (785-786).
- Charlemagne ravage la Saxe jusqu’à l’Elbe. Widukind doit négocier et se rend au palais d’Attigny pour y recevoir le baptême. La Saxe est soumise et évangélisée. 10 000 Saxons sont déportés dans l’Empire.
- Fondation de l’évêché de Brême par Willihad.
- Rédaction de la Lex Saxonum.
- Révolte en Bretagne.
- À Rome, Charlemagne exige un serment de fidélité des habitants des États pontificaux.
- Charlemagne exclu les marchands vénitiens de Ravenne (785-791). Ils n’avaient pas voulu le reconnaître comme roi des Lombards. Venise se rapproche de Byzance.
- En Espagne, Gérone et Urgel rallient spontanément la monarchie franque.
- Début de la construction de la Grande Mosquée de Cordoue sous le règne d'Abd al-Rahmân (agrandie en 833, 961 et 988). Les dix-neuf nefs de la salle de prière sont portées par 850 colonnes, la plupart d’origine romaine ou wisigothique, surmontées par des arcs superposés en fer à cheval, aux claveaux alternativement blancs et rouge (brique et pierre).
Naissances
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- Bachchar ibn Burd (né en 714), poète persan exécuté pour ses croyances manichéennes.
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Années 760 | Années 770 | Années 780 | Années 790 | Années 800
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Cette page concerne l'année 784 du calendrier julien.
Événements
- Charlemagne marche le long de la Lippe et de la Weser. De fortes pluies rendent le pays impraticable. Charlemagne laisse son fils Charles pour tenir les Saxons en respect et marche lui-même à travers la Thuringe avec le gros de l’armée, dévastant le pays entre la Saale et l’Elbe. Il rentre à Worms avant l’automne, puis rassemble de nouvelles troupes pour retourner sur la Weser. A l’arrivée de l’hiver, il se replie sur Eresburg où il passe pour la première fois l’hiver en territoire ennemi, et prépare la campagne suivante.
- Charlemagne soumet les Frisons (784-785).
- Charlemagne transplante des vignes de Bourgogne sur le Rhin.
- Angilram, évêque de Metz, archichapelain du roi (784-791) à la mort de Fulrad.
- Le patriarche de Constantinople iconoclaste Paul doit démissionner au profit de Tarasios.
- L'empereur du Japon Kammu transfère la capitale impériale de Nara à Nagaoka (Yamashiro) pour se dégager de l’influence des temples, et à travers eux des Chinois, qui par le biais des ordinations, tentent d’exercer des pressions sur le gouvernement japonais.
Naissances
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Décès
- 21 août : Saint Albéric, moine bénédictin hollandais, évêque d'Utrecht.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Fulrad, abbé de Saint-Denis.
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Cette page concerne l'année 781 du calendrier julien.
Événements
Europe
- Troisième expédition en Italie. Charlemagne fait couronner roi d’Italie son fils de quatre ans, Pépin d'Italie (fin de son règne en 810), qui gouverne sous la surveillance et avec l’aide de son cousin Adalard de Corbie, puis de ses tuteurs, Waldo de Reichenau et Rotchild.
- Charlemagne agrandit les États pontificaux par le pays de Sabine près de Rome.
- Le pape date ses bulles à partir de son pontificat.
- Louis, fils de Charlemagne âgé de 3 ans, roi d’Aquitaine.
- Toulouse, capitale du royaume d’Aquitaine (781-877).
- Charlemagne édicte un capitulaire contre les Saxons.
- Réorganisation monétaire et fiscale (l’impôt romain disparaît).
- L’impératrice d'Orient Irène envoie en ambassade le sacellaire Constantin et le primicier Staurakios pour traiter du mariage de l’empereur d’Orient Constantin VI avec une fille de Charlemagne, Rotrude.
- Rotrude est fiancée avec Constantin VI. L’eunuque Elissaios vient de Byzance pour enseigner le grec à la princesse, tandis que Charles charge Paul Diacre d’enseigner le grec à ses clercs.
- Rencontre de Charlemagne et d'Alcuin à Rome.
- Pierre de Pise vient enseigner la grammaire latine à Charlemagne.
- Charlemagne constitue la bibliothèque palatine et encourage la copie et la diffusion de livres. Ce sont principalement des Bibles et les écrits des Pères de l'Eglise, mais aussi les œuvres des auteurs classiques latins (Lucain, Térence, Juvénal, Tibulle, Horace, Martial, Cicéron, Tite-Live, Salluste…).
- L’évangéliaire, écrit par Godescalc sur ordre de Charlemagne et le premier exemple daté d’écriture minuscule caroline.
- L'eunuque Staurakios conduit la campagne des Byzantins contre les Slaves révoltés de Macédoine et de Grèce.
- Le moine Platon fonde le couvent de Sakkoudion près de l’Olympe.
Proche orient & Monde arabe
- Le grammairien arabe Sibawayh publie le Kitab ouvrage de base de la grammaire arabe.
Asie
- La religion chrétienne s'étend à la cour de Chine.
- On construit en Chine des monastères chrétiens.
- L’Etat chinois, ruiné par la guerre civile confisque une partie des biens des marchands (781-783), provoquant la ruine du commerce et des émeutes.
- Règne de Kammu, empereur du Japon (fin en 806). Il est le premier et peut-être le seul souverain japonais exerçant véritablement un pouvoir autocratique.
Naissances
- al-Muhasibi, théologien arabe.
Décès
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780Catégorie:780
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Années 760 | Années 770 | Années 780 | Années 790 | Années 800
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Cette page concerne l'année 780 du calendrier julien.
Événements
Europe orientale
- Début du règne de Constantin VI, empereur byzantin (fin en 797).
- Régence d’Irène (780-790).
- Bardas, stratège des Arméniaques tente en vain de porter au pouvoir Nikephoros, frère de Léon IV.
- Irène s’appuie sur les eunuques Aetios et Staurakios, qui devient logothète du drome (police, poste, affaires étrangères) et Tarasios, chef de bureau de la chancellerie. Elle renonce à l’iconoclastie.
- Le patriarche byzantin Nicéphore écrit son Précis d'histoire.
- Les Bulgares de la Volga fondent un royaume bien structuré au confluent de la Kama avec Bolghar pour capitale.
- La classe dirigeante des Khazars se convertie au judaïsme.
Europe occidentale
- Charlemagne institue les Plaids généraux rassemblant toute la haute aristocratie.
- Charlemagne se rend à Rome pour la deuxième fois à Pâques. Il empêche le pape d’étendre son autorité sur Spolète dont le duc se reconnaissait son sujet.
- L’organisation en comtés est étendue à la Thuringe.
- Réforme monétaire : institution du denier d’argent, seule monnaie frappée désormais dans le royaume franc.
- En Mercie, Offa institue le penny d’argent, qui inspire la réforme monétaire de Charlemagne.
- Abbaye de Saint Gilles et Psalmodie.
- Installation des Scandinaves dans les Shetlands, les Orcades et les Hébrides au cours du .
Proche orient & Monde arabe
- Les musulmans de Tahert entrent en contact avec Gao, sur le Niger, lieu de rassemblement de l’or.
- La Géographie de Ptolémée est traduite en arabe.
- En Inde, règne de Dhruva, roi Rastrakuta de Malkhed (fin en 794).
- Dhruva envahit le pays Ganga dont le roi Shivarama avait soutenu son frère. Il s’attaque aux Pallava qui lui paient tribut et envahit le pays Châlukya de l’est dont il contraint le roi Vishnuvardhana à lui donner sa fille. Souverain le plus puissant du Dekkan, il s’attaque aux royaumes du nord (Pratihara, au nord-est d’Âgrâ et Mâlwa).
Asie
- En Chine, l'impôt remplace les corvées au service de l'état et passe de l'économie du troc à celle de l'argent.
- En Mongolie, Alp Qutlug, khaghan (empereur) des Ouïgour, ouvre son pays à l'influence sini-iranienne en faisant du manichéisme la religion d'État.
- Egbert de Wessex (Ecbert), roi d'Angleterre.
- Ibn Hanbal, théologien arabo-musulman.
- Jabir ibn Hayyan, alchimiste arabe (Geber, 721-780). Il étudie la composition et la transformation des minéraux, qu’il classe en plusieurs catégories.
- Jahiz, écrivain arabe.
- Raban Maur, archevêque, grammairien et encyclopédiste allemand.
- Léon IV le Khazar, empereur byzantin.
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Cette page concerne l'année 779 du calendrier julien.
Événements
- Le bouddhisme devient religion d’Etat au Tibet.
- Raid Khazar en Irak.
- Campagne de Charlemagne contre le Saxon Widukind.
- Dans le royaume franc, la dîme, impôt perçu par l'Église, devient obligatoire.
- Apparition des missi dominici, envoyés spéciaux de Charlemagne circulant par deux (en général un comte et un évêque). Ils sont chargés d’enquêter sur les abus, proposent des sanctions, président le tribunal, etc. Ils doivent présenter un rapport écrit de leur mission à leur retour au palais.
- Interdiction du commerce des esclaves, dont le centre en Occident était Verdun. Ce commerce, très lucratif, continue néanmoins.
- Charlemagne interdit de faire du mal à quiconque voyage dans son royaume.
- Charlemagne décide qu’à leur première interpellation, les voleurs auraient un œil crevé et à leur deuxième le nez coupé ; enfin à la troisième, s’ils ne peuvent payer un dédommagement suffisant à la partie lésée, ils seraient mis à mort. Par contre, les meurtriers peuvent s’en tirer généralement en payant un dédommagement.
- Yuan Zhen, écrivain chinois
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778Catégorie:778
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Années 750 | Années 760 | Années 770 | Années 780 | Années 790
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Cette page concerne l'année 778 du calendrier julien.
Événements
- Charlemagne doit ajourner son voyage à Rome où le pape doit baptiser son fils Carloman du nom de Pépin.
- Expédition de Charlemagne en Espagne du Nord à l’appel du gouverneur musulman de Barcelone, Sulayman ben Yaqzan ibn al-Arabi, révolté contre l’émir de Cordoue (778-782). Deux armées passent les Pyrénées à l’est et à l’ouest. Elle font le siège de Saragosse, mais la ville tient bon et les Francs se retirent après un mois et demi de siège.
- 15 août : Défaite de Charlemagne et Roland à la Bataille de Roncevaux.
- Dans les gorges des Pyrénées (le col de Roncevaux n’est mentionné que par la Chanson de Roland, au XI° siècle), les Basques écrasent l’arrière garde de Charles. Selon Eginhard, Roland (« Hruodlandus »), comte de la marche de Bretagne, Eggihard, sénéchal du roi et Anselme, comte du Palais, sont tués dans ce désastre.
- Troubles en Aquitaine, dont l’administration est organisée par le capitulaire de Herstal. Neuf comtes aquitains sont remplacés par des Francs, des abbés francs sont nommés à la tête de nombreux monastères. Les comtes de Bordeaux et de Fézensac surveillent les états des Gascons, restés indépendants.
- Soumission de la Bavière de Tassilon. Le pays est organisé en comtés.
- Troubles en Saxe à la nouvelle de la défaite de Roncevaux. Révolte de Widukind. Destruction de la forteresse de Karlsburg, sur la Lippe.
- Interdiction (vaine) des ghildes dans l'empire franc.
- Le basileus Léon IV lance une expédition d’envergure en Syrie, écartant le danger arabe.
- Al-Khuwarizmi (al Khwarizmi), mathématicien et astronome arabe.
- Louis Ier dit Louis le Pieux (778 - 840), roi des Francs et empereur d'Occident (814 - 840), fils de Charlemagne et d'Hildegarde de Vintzgau.
- Ermengarde de Hesbaye future épouse de Louis Ier le Pieux
- Roland au col de Roncevaux.
- Sufyân al-Thawrî, précurseur des mystiques sûfis.
ko:778년
777Catégorie:777
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Cette page concerne l'année 777 du calendrier julien.
Événements
- Alcuin, écrit un traité de musicographie, De Musica, où il expose les théories de son époque.
- Telerig, le khan des Bulgares, se fait baptiser. Il devient l'allié de l'empire d'Orient et épouse une princesse byzantine.
- Après diverses expéditions franques, accompagnées de destructions de places fortes et de prises d'otages, les Saxons, à la Diète de Paderborn, se soumettent et promettent de donner leur vie et leurs armes comme garantie de leur fidélité.
- Les Saxons sont convertis de force à la foi chrétienne par les Francs.
- Le chef saxon Widukind aurait fuit devant Charlemagne pour se réfugier chez le chef danois Sigfred (Sigifred, mort vers 800).
- Charlemagne fait construire à Paderborn une nouvelle ville sur des marécages asséchés, dotée d’un palais royal et d’une cathédrale.
- Fondation du monastère d’Innichen Kremsmuster, en Haute-Autriche (alors en zone slave).
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Symbolique
Par opposition au 666 biblique, 777 désigne symboliquement le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
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Assyrie
L'Assyrie est un ancien empire du nord de la Mésopotamie, dont la capitale fut d'abord la ville d'Assur, puis en 879, Kalkhu, et en 745, Ninive, sur le Tigre. L'Assyrie contrôlait des territoires qui s'étendent sur quatre pays actuels : Syrie, Turquie, Iran et Irak. Pour les Assyriens d'aujourd'hui, voir l'article Assyriens.
Histoire
Assyriens, en Assyrie]]
Chronologie
- Période paléo-assyrienne (?- début )
- Période médio-assyrienne (1365–911)
- Période néo-assyrienne (911–609)
Note : Les dates citées ici sont souvent approximatives, surtout pour la période paléo-assyrienne. Elles sont assurées à partir du .
Origines de l’Assyrie
La liste royale assyrienne débute par l’énumération de « rois vivant sous la tente », ce qui a laissé penser que les origines de l’État assyrien étaient à rechercher dans le monde nomade. Dans les faits, cette ascendance paraît être une pure construction historiographique, incluant les ancêtres nomades amorrites du roi Samsi-Addu d’Ekallatum, qui intégra Assur dans son royaume au , et qui inclut ses propres ancêtres dans la liste royale assyrienne aux côtés des rois ayant réellement dirigé Assur. Car c’est en fait de cette ville qu’est né le royaume assyrien, dans un milieu urbain.
La cité-État d’Assur
La ville d’Assur est un très ancien centre urbain. Elle apparaît dans les sources de l’Empire d'Akkad et de la Troisième Dynastie d’Ur, qui la dominent temporairement. Mais sa position excentrée par rapport aux grands centres politiques lui permet de préserver son indépendance, Puzur-Assur regagnant son autonomie lors de l’effondrement du royaume d’Ur (Mésopotamie) vers 2010, et fondant par la même une nouvelle dynastie. A l’époque amorrite (XIX–XVII) siècles, elle apparaît comme une puissance politique assez faible, mais elle est une très importante ville marchande, qu'on a pu comparer aux républiques marchandes de l'Italie de la Renaissance. Les marchands d’Assur entretiennent un réseau commercial très étendu, qui leur permet d’établir de très fructueux comptoirs en Cappadoce, bien connus par les archives qu’ils ont laissé à Kanesh (Kültepe). Ce système dure tout au long du siècle, puis connaît un arrêt au début du , avant de reprendre momentanément sous le règne de Samsi-Addu, et de s’arrêter définitivement quand la ville de Kanesh est brûlée, sans doute au cours de guerres opposant les royaumes d’Anatolie.
Aléas politiques
La ville d’Assur reste indépendante jusqu’à environ 1800, quand le roi Samsi-Addu d’Ekallatum s’en empare, et l’incorpore dans son royaume (le Royaume de Haute-Mésopotamie). Après sa mort et l’effondrement de sa construction politique, son fils Ishme-Dagan serait parvenu à conserver Assur, sans doute sous l’égide de Hammourabi de Babylone. Après le recul des Babyloniens, Assur regagne son indépendance. Si l’expulsion des souverains d’Ekallatum a représenté dans un premier temps une délivrance pour les Assyriens, l’expérience de l’intégration au Royaume de Haute Mésopotamie reste forte pour l’histoire de l’Assyrie, qui expérimente alors l’idéologie impérialiste avec Samsi-Addu, qui est toujours considéré comme un roi assyrien par l’historiographie de ce pays, en raison de son grand prestige.
La vie politique d’Assur à la fin de l’époque amorrite n’est pas connue. On sait seulement qu’elle fait face à l’expansion du royaume hourrite du Mitanni, dès le . On ne sait pas exactement quand ni comment Assur devient vassale de cet empire, mais on sait qu’elle est mise à sac par Shaushtatar vers le milieu du siècle, sans doute en raison d’une rébellion, à moins que ce ne soit là que commence la domination mitanienne sur la ville.
La formation et l’affirmation du royaume assyrien
Quelques années plus tard, le Mitanni subit plusieurs lourdes défaites face au roi hittite Suppiluliuma I, qui affaiblissent son assise sur ses vassaux. C’est sans doute à ce moment-là que le roi d’Assur, Assur-uballit I, cesse de verser le tribut aux Hourrites. On ne sait pas exactement comment cela est arrivé, mais Assur apparaît à ce moment comme une grande puissance politique : Assur-uballit soumet la riche région du Haut Tigre, en s’emparant notamment de Ninive. Il réussit à vaincre le Mitanni, qui se déchire alors dans des guerres intestines, et à faire passer sa partie orientale sous sa vassalité, retournant ainsi la situation qui prévalait auparavant. Fort de ses succès, il peut se prétendre « Grand roi », égal des Hittites, Babyloniens et Égyptiens. Les Babyloniens en particulier voient mal cette situation, et n’acceptent qu’avec réticence ce nouvel état de fait. Une alliance dynastique est finalement scellée entre Assur-uballit et le roi kassite de Babylone, Burna-Buriash II, et c’est le point de départ d’une série de conflits qui va opposer les deux royaumes, sans que l’un ne puisse prendre le dessus sur l’autre. Vers l’ouest, les Hittites disputent les dépouilles du Mitanni aux Assyriens. Les rois Adad-nerari I et Salmanazar I doivent affirmer leurs prétentions par les armes, pour faire leur place entre leurs deux puissants adversaires. Une politique de contrôle du territoire et même de colonisation est mise en place en Haute-Mésopotamie, qui devient peu à peu une région assyrienne. Plusieurs sites de cette région ont livré des archives pour la période, les plus importants étant Tell Sheik Hamad (Dur-Katlimmu) et Tell Rimah (Qattara)
L’apogée du premier royaume assyrien est le règne de Tukulti-Ninurta I. Celui-ci écrase l’armée hittite de Tudhaliya IV, et réussit à s’emparer de Babylone. Ces deux succès font de l’Assyrie la plus grande puissance de son temps. Mais le règne de ce roi s’achève dans le chaos, et il meurt assassiné à la suite d’un complot à la cour d’Assur. Après une crise dynastique, l’Assyrie est affaiblie, et le nouveau roi Enlil-kudurri-usur est vaincu et capturé par le roi babylonien Adad-shum-usur. Après une nouvelle révolution de palais, une nouvelle dynastie monte sur le trône avec Ninurta-apil-Ekur, issu de la lignée des rois assyriens du Hanigalbat (donc lié à la famille royale). Son successeur Assur-dan voit ses positions menacées dans le Zagros par le roi élamite Shilhak-Inshushinak, mais ce dernier n’arrive pas à faire durer sa domination. Son successeur Assur-resh-ishi réussit quelques campagnes victorieuses dans le Zagros, contre Babylone, et aussi face à des nouveaux ennemis, les Araméens. Après lui, Teglath-Phalasar I monte sur le trône. C’est le dernier grand roi de cette période : il combat maintes fois en Syrie du Nord, où il repousse les attaques des Araméens, et parvient à atteindre la côté méditerranéenne. Mais il échoue face à Babylone, et ne peut endiguer les assauts araméens.
Le recul de l’Assyrie
Après la mort de Teglath-Phalasar en 1077, les rois assyriens sont subjugués par les attaques des Araméens, qui leur enlèvent leurs possessions en Haute-Mésopotamie en quelques années, et coupent leurs voies de communication vers l’ouest. Le royaume assyrien se replie autour d’Assur et de Ninive, mais parvient à se maintenir, à l’inverse de la plupart de ses anciens rivaux : les Hittites ont disparu complètement dans le courant du , tandis que Babylone est incapable de stabiliser sa situation politique, et sombre dans l’anarchie.
Les débuts du royaume néo-assyrien
Après un morose, l’Assyrie reprend de sa superbe vers 911, quand monte sur le trône Adad-Nirari II, qui est le premier à repousser les Araméens. Il lance ensuite des attaques dans toutes les directions, et finit par mener une campagne victorieuse contre Babylone. Avec lui débute une nouvelle dynamique, et se constitue le royaume néo-assyrien. Sans adversaire à la mesure de l'Assyrie, le polycentrisme qui prévalait à la période précédente n'a plus court, ce royaume va se hisser au rang d’empire, instaurant l’ère des empires orientaux, dont la Perse achéménide et sassanide, les Parthes, etc. seront les émules.
Les successeurs d’Adad-Nirari II poursuivent dans sa lancée : les Araméens en particulier subissent plusieurs lourdes défaites. Les royaumes qu’ils ont établis aux abords de l’Assyrie sont subjugués. Le Zagros est aussi un terrain de campagnes pour les Assyriens. En 883, Assurnasirpal II devient roi, et se lance dans une série de guerres victorieuses à l’ouest, contre les royaumes araméens et néo-hittites (Bit-Adini, Bit-Agusi, Suhu, Laqe, Karkemish, Kummuhuh et Gurgum). Il déplace sa capitale d’Assur à Kalkhu, qu’il repeuple en y déportant des habitants des royaumes vaincus. Parallèlement, la domination assyrienne sur la Haute-Mésopotamie reprend sur les bases de la période médio-assyrienne. Salmanazar III combat à son tour les royaumes de Syrie du Nord. Après quelques premiers succès (prise de Til-Barsip), il est vaincu à Qarqar par une coalition dirigée par le roi Bar-Hadad de Damas, regroupant des rois de Syrie du Nord, de Phénicie et du Levant. Quelques années plus tard, Salmanazar prend sa revanche en battant le roi de Damas et ses alliés, mais il ne peut par garder sa mainmise sur la Syrie orientale. Son fils Shamshi-Adad V fait face à une révolte de palais, qu’il réprime tant bien que mal.
Crise de croissance
Le royaume assyrien connaît de sérieuses difficultés sous les règnes des successeurs de Salmanazar III : Shamshi-Adad V, Adad-nirari III, et ses fils Salmanazar IV, Assur-dan III et Assur-nirari. La domination assyrienne sur les royaume vaincus restait faible, car on se contentait de demander une soumission par serment et le versement d’un tribut. La mainmise sur ces territoires passait par la répétition d’expéditions visant à affirmer la puissance assyrienne chez ses vassaux, qui cessaient de verser le tribut si la pression se relâchait. De plus, cette période voit la montée en puissance d’un ennemi de la trempe de l’Assyrie : l’Urartu, qui bouscule la domination des Assyriens en Anatolie. Malgré leurs volontés, les rois assyriens sont incapables d’endiguer ces problèmes, et perdent une partie de leur autorité face aux nobles assyriens, qui se sont enrichis au cours des conquêtes et se sont pour certains constitués un patrimoine important qui leur donne un grand pouvoir à la cour. Le cas le plus représentatif est Shamshi-ilu, grand général de l’Assyrie, qui dispose d’un grand apanage en Haute-Mésopotamie autour de Til-Barsip.
Reprise de l’expansion, et formation de l’empire néo-assyrien
En 745, le trône d’Assyrie est usurpé par Teglath-Phalasar III, sans doute un autre fils d’Adad-nirari III. Celui-ci réussit à restaurer la puissance assyrienne en initiant une série de réformes structurelles qui vont renforcer l’emprise de son royaume sur les territoires dominés en remplaçant certains royaumes vassaux par des provinces administrées directement par un gouverneur assyrien. Il réforme aussi l’armée, et remporte de grandes victoires : il bat l’Urartu, plusieurs royaumes syriens et palestiniens (annexions de Damas et de Gaza), et s’empare aussi de Babylone, dont il devient roi sous le nom de Pulû. Il meurt en 727, et son fils Salmanazar V monte sur le trône. Son règne est marqué par l’annexion du royaume d’Israël. Mais il est détrôné après cinq années de règnes par Sargon II (son frère ?).
Les Sargonides : l’apogée de l’Assyrie
Sargon II et ses successeurs, Sennacherib, Assarhaddon et Assurbanipal, vont mener l’Assyrie à un degré de puissance jusqu’alors jamais atteint. Aucune puissance n’est en mesure de faire face à ce royaume. Certains grands royaumes cherchent à appuyer des révoltes dans l’empire assyrien même pour l’affaiblir, mais ils subissent chacun à leur tout une cuisante défaite sur leur sol même : l’Urartu est écrasé par Sargon II en 714, et se concentre alors sur la région arménienne ; l’Égypte est envahie par Assarhaddon, qui prend Memphis, puis Assurbanipal, qui prend Thèbes ; l’Élam, après avoir soutenu de nombreuses révoltes de Babylone, et finalement envahit par Assurbanipal, qui pille Suse en 646. Si aucun de ces royaumes n’est incorporé durablement dans l’empire assyrien, il n’empêche que les rois de ce pays témoignent d’une puissance et d’un rayon d’action impressionnants.
La situation interne de l’empire n’en est pas pour autant très stable. La cour assyrienne connaît quelques remous, notamment l’assassinat de Sennacherib et la guerre que son fils Assarhaddon doit mener pour monter sur le trône. De nombreuses révoltes se produisent en divers points de l’empire, et doivent être réprimées. Le plus gros problème reste la Babylonie, dominée par les Assyriens depuis Teglath-Phalasar III. De nombreuses révoltes s’y produisent, dirigées par des Babyloniens de souche, des Chaldéens (dont la figure la plus importante est Merodach-baladan), soutenus par les Élamites. Plusieurs conflits se produisent, marqués par des moments de grande violence. Babylone est détruite par Sennacherib en 689, puis restaurée par Assarhaddon, qui tente de rétablir la paix en mettant son fils Shamash-shum-ukin sur le trône de la ville, sous la tutelle de son cadet Assurbanipal, roi d’Assyrie. Cette situation ne dure pas, et Shamash-shum-ukin se révolte, et n’est vaincu qu’après un long conflit. Au cours du temps, la cohésion des Babyloniens opposés à l’Assyrie augmente, ainsi que leurs moyens d’action.
L’Assyrie est alors un très vaste ensemble, qui s’étend de l’Iran oriental à la Méditerranée, de l’Anatolie au nord du désert d’Arabie. L’empire est constitué d’un grand nombre de provinces et de royaumes vassaux. Sa grande capitale, Ninive, rebâtie par Sennacherib, en est le cœur, et est l’une des plus grande villes du monde à cette période.
Le règne d’Assurbanipal marque l’apogée de la puissance assyrienne : il a vaincu en Babylonie, a assuré sa domination en Syrie, au Levant, jusqu’en Anatolie. La fin de son règne reste très mal connue, et peut avoir été assez difficile. On sait notamment qu’une attaque des Cimmériens a ravagé plusieurs régions de l’empire, avant d'être repoussée avec difficulté. Puis ils sont remplacés par les Scythes qui lancent un raid en plein territoire assyrien, et jusqu’en Égypte, où Psammétique I leur achète la paix à prix fort.
Chute
Qu’en quelques années l’Assyrie passe de la situation qui prévalait sous le règne d’Assurbanipal à sa destruction totale a suscité beaucoup d’incompréhension. En fait, il est probable que des signes annonçant la crise existaient déjà. On peut ainsi souligner les problèmes démographiques du cœur de l’empire, dominé par les grands centres urbains que sont Ninive, Assur et Kalkhu, qui paraissent trop importants pour les capacités d’une région qui n’a jamais été fortement urbanisée, et qui est d’ailleurs en partie peuplée de manière artificielle, par les déportations. Les nombreuses guerres entreprises par l’armée assyrienne ont sûrement constitué un frein démographique important, qu’il a fallu compenser par l’arrivée de déportés. Les fronts d’où va venir la chute de l’Assyrie sont les points faibles de cet empire : la Babylonie est la région où se sont produites les révoltes les plus dangereuses, et la frontière avec l’Iran mède est l’une des moins fortes de l’empire, qui concentre ses troupes ailleurs.
L’événement déclencheur de la chute de l’Assyrie est pourtant interne, et c’est sans doute là le facteur le plus important. A la mort d’Assurbanipal en 627, son fils Assur-etil-ilani règne sur l’empire. Son frère Sin-shar-ishkun, sans doute roi de Babylone (comme Shamash-shum-ukin avant lui), se révolte contre son frère, et parvient à l’éliminer en 624. Cette révolte à profité en Babylonie à deux autres personnages : Sin-shum-limur, vite éliminé ; et Nabopolassar, gouverneur du Pays de la Mer, qui réussit à monter sur le trône de Babylone, avec l’assentiment de Sin-shar-ishkun parti prendre le pouvoir en Assyrie. Quand il décide de rétablir la situation en Babylonie vers 620, il ne peut vaincre Nabopolassar, qui le repousse avant de l’attaquer en Assyrie. En 616, un nouvel intervenant apparaît en la personne de Cyaxare, roi des Mèdes, qui s’allie au roi de Babylone contre l’Assyrie. L’affaire est alors entendue : Assur tombe en 614, puis Ninive en 612, et Sin-shar-ishkun disparaît. Un militaire assyrien du nom de Assur-uballit II tente de résister, et se réfugie à Harran, où il espère combattre les Mèdes et les Babyloniens avec l’aide de l’Égypte. Mais son règne est de courte durée, puisqu’il est vaincu en 609.
La fin de l’empire néo-assyrien marque la fin de l’ancienne nation assyrienne, qui disparaît, et l’Assyrie devient un territoire ethniquement araméen (les Assyriens de l’époque moderne étant de langue et de culture araméenne). La culture assyrienne survit quelques temps, notamment autour de son foyer originel, Assur. La région est délaissé par les grands empires qui dominent alors le Proche-Orient, sur le modèle instauré en Assyrie même, et n’est plus alors que d’une importance très secondaire dans l’histoire de cette partie du monde.
Organisation politique
Le roi
Égypte
Dès l’époque paléo-assyrienne, le pouvoir est exercé à Assur par un roi. Ce dernier porte le titre de « vicaire d’Assur » (ishiak Assur), qui résume bien la théologie assyrienne du pouvoir : le véritable maître du royaume est le dieu Assur, qui délègue son pouvoir à un représentant sur terre qu’il choisit lui-même. A cette période, les autorités municipales d’Assur, notamment le conseil des Anciens, tempèrent sans doute un peu le pouvoir du roi.
Après la période de domination de Samsi-Addu, le pouvoir royal se renforce. Avec la création du royaume assyrien à la période médio-assyrienne, la figure royale prend une nouvelle dimension : le roi prend le titre traditionnel de « roi » (sharru), même s’il conserve le titre de « vicaire d’Assur ». Le lien avec ce dieu est renforcé par l’utilisation de l’expression « prêtre d’Assur » (shangu). Les rois sont d’ailleurs représentés à cette période le plus souvent en posture de prière. Mais leur rôle s’étoffe et leur pouvoir s’affirme, dans les inscriptions royales qui commémorent leur hauts faits (victoires militaires et constructions). Tukulti-Ninurta I est le premier à avoir des prétentions universalistes en se nommant « Roi de la totalité (du Monde) ». En tant que gérant du territoire du dieu Assur, donc du royaume assyrien, le roi s’arroge le droit de redistribuer les terres conquises en apanage aux grands du royaume.
Après la crise que connaît l’Assyrie au tournant du et du , la nouvelle expansion que le royaume connaît à l’époque néo-assyrienne entraîne de nouvelles modifications dans la conception du pouvoir royal. Si le roi est toujours considéré comme le représentants du dieu Assur, l’accent est de plus en plus mis sur ses hauts faits militaires, commémorés dans de longs textes, les Annales royales, rapportant toutes ses victoires. Le pouvoir royal est cependant contesté par les grands nobles assyriens, ce qui explique la période de faiblesse que connaît le royaume entre 800 et 745.
Teglath-Phalasar III reprend la situation en main, et avec lui le roi prend définitivement le pas sur les grands du royaume, qu’il affaiblit en réduisant leurs charges. Les Sargonides poursuivent son action, en s’attachant des eunuques, qui leur sont plus fidèles. L’idéologie impériale atteint alors son paroxysme, que ce soit dans les Annales, ou bien sur les reliefs des grands palais royaux, consacrés quasiment uniquement aux victoires militaires des rois assyriens (qui paradoxalement participent de moins en moins aux expéditions de l’armée). Le rôle du successeur désigné du roi augmente, puisqu’on le charge à partir du règne de Sargon II des affaires intérieures routinières du royaume. Les rites suivant la mort du roi, puis l’intronisation de son successeur, bien attestés pour les Sargonides, se passent à Assur, comme le veut la tradition assyrienne. Pour s’assurer la fidélité de ses sujets, le roi a recours à la pratique des serments collectifs (adê). Le souverain conserve également un rôle religieux important, en tant que grand prêtre d’Assur, et doit effectuer de nombreux rituels.
Les épouses royales et le harem
Comme le veut la tradition de l'Orient ancien, le roi pratique la polygamie. Ses épouses sont aussi bien des filles de rois de rang égal (quand il y en a) ou de vassaux, des filles de nobles assyriens ou encore des femmes enlevées lors de conquêtes. De ce fait, le harem du roi voit sa taille croître proportionnellement à la puissance de celui-ci.
Le harem royal occupe une grande partie du secteur privé des palais royaux. Il est régi par un ensemble de principes, qui sont codifiés dans un édit sous Teglath-Phalasar I. On y apprend ainsi que les épouses sont classées hiérarchiquement. Au premier rang se trouvent la reine-mère, et les « épouses royales », parmi lesquelles le roi a une favorite, qui est souvent la mère de l'héritier présomptif. Après se trouvent les épouses de rang secondaire, puis un ensemble de servantes.
Les règles du harem sont très strictes, et visent à limiter les contacts des épouses du roi avec l'extérieur, ainsi que les querelles intestines qui troublent le harem, grand lieu d'intrigues. Souvent des reines pouvaient voir leur position menacée par d'autres cherchant à acquérir les faveurs du roi. Les épouses de premier rang pouvaient parfois quitter le harem, tandis que les épouses secondaires y étaient visiblement recluses à vie. Les grandes épouses royales disposaient d'un domaine foncier parfois important, qu'elles géraient elles-mêmes avec leur propre service administratif, constitué essentiellement d'eunuques. Le harem était par ailleurs placé à l'époque néo-assyrienne sous l'autorité du chef des eunuques.
Certaines reines ont réussit à exercer un rôle très important à la cour d'Assyrie, en particulier en tant que reines-mères. Les deux cas les plus connus sont ceux de Sammuramat, mère d'Adad-Nirari III, passée à la postérité sous le nom de Sémiramis, et celui de Zakutu, épouse de Sennacherib, qui réussit à faire de son fils Assarhaddon l'héritier de son royal époux, avant de permettre à son petit-fils Assurbanipal de monter à son tour sur le trône.
Les grands du royaume
La noblesse du pays assyrien a accru considérablement son pouvoir avec l’expansion du royaume. Ce sont ses membres qui constituent l’entourage du roi, auquel ils sont souvent liés par des liens matrimoniaux. Ils occupent les plus hautes charges dans l’administration du royaume et l’armée. Les grands nobles obtiennent des propriétés foncières importantes pendant les phases de conquêtes, en échange de leur services, selon la vieille tradition du Proche-Orient antique. Certains peuvent se constituer un très grand patrimoine, et avoir de formidables richesses.
Pendant les phases d’expansion de l’époque médio-assyrienne et des débuts de l’époque néo-assyrienne, certains personnages acquièrent un pouvoir considérable dans le royaume, en obtenant des charges très importantes, et un domaine foncier qui va avec. Ils constituent alors une menace pour l’autorité royale. Les cas les plus représentatifs sont ceux de la dynastie des « Rois du Hanigalbat » à l’époque médio-assyrienne, dont un des descendants, Ninurta-apil-Ekur, finit par prendre le pouvoir à Assur, et celui de Shamshi-ilu, grand général de l’Assyrie dans la première moitié du VIII siècle, qui se constitue quasiment son propre royaume autour de Til-Barsip. A partir de Teglath-Phalasar III, le roi va prendre le pas sur les grands de son royaume, en diminuant leur pouvoir. Les rois Sargonides détiennent un pouvoir absolu sur les nobles, et ils font et défont le pouvoir de ceux-ci à leur guise.
Administration centrale
L’administration du royaume assyrien est centralisée autour du roi, dans le palais royal. Les charges évoluent dans le temps, que ce soient les titres ou la fonction qu’ils recouvrent, que l’on a par ailleurs bien souvent du mal à comprendre. A titre d’exemple, sous les Sargonides, le chef cuisinier (rab nuhhatimi), avait la charge de réceptionner les messages royaux. Les autres grands dignitaires sont le vizir (sukallu), sorte de « premier ministre », le grand échanson (rab shaqē), le grand intendant (mashennu), le héraut du palais (nāgiru ekalli), le chef des eunuques (rab rēshē) et le majordome du palais (sha pān ekalli), qui gère l’administration du palais royal. Le grand général (turtanu) dispose souvent d’un rôle considérable. Cette charge est d’ailleurs dédoublée pour éviter qu’il ne concurrence le roi. A l’époque des Sargonides, le dauphin, installé dans la Maison de succession (bīt redūti), y exerçait des charges importantes, concernant les affaires de routine (le roi gérant les affaires exceptionnelles), et la surveillance des fonctionnaires du royaume.
Administration du territoire
Le royaume assyrien, aussitôt constitué, est divisé en provinces (pahatu), administrées par un gouverneur (bēl pahati ou shaknu). Il veillait au versement du tribut, et à la sécurité de la province. Quelquefois, une charge à l’administration centrale entraînait l’administration d’une province précise. Les provinces étaient divisées à leur tour en districts, gérés par une administration locale. Tout ce système faisait sans doute l’objet d’une surveillance par le pouvoir central.
A côté des provinces administrées directement par des gouverneurs assyriens, on trouvait un ensemble de royaumes vassaux. Leurs rois avaient signé un traité de vassalité avec le roi assyrien, auquel ils avaient prêté serment de fidélité (adē), en échange de sa protection. Ils devaient verser un tribut fixé précisément lors de la signature du traité. A l'époque néo-assyrienne, de nombreux royaumes vassaux sont transformés en province après des rébellions. Les Assyriens éliminent leurs élites ou les déportent pour les remplacer par un gouvernement pro-assyrien (quand le gouverneur n'est pas lui-même assyrien).
Quelques villes disposaient de situation privilégiées : le roi leur avait accordé des franchises (zakūtu). C’est le cas des grandes villes d’Assyrie, de certaines en Babylonie. Le roi accordait souvent ce privilège en remerciement du soutient que lui avaient apporté ces cités lors de révoltes.
L’armée
Société
La société assyrienne est coupée en deux groupes : libres et non-libres. Des divisions existent au sein de ces deux ensembles. Parmi les premiers, l’entourage du roi dispose de la position la plus élevée, tandis qu’après se trouvent plusieurs autres groupes, définis par leur niveau économique, allant des personnes ayant un niveau assez aisé jusqu’aux dépendants, travaillant pour le compte d’un grand organisme (temple, palais), ou dans le domaine d’un noble. Les esclaves sont aussi un groupe hétérogène : on trouve les esclaves domestiques, des artisans, des esclaves de grand domaine agricole, et aussi ceux dont les conditions de vie sont les moins enviables, chargés des grands travaux et aménagements pour le compte du roi.
Économie
Agriculture
L'agriculture était le secteur dominant de l'économie assyrienne. Elle concernait essentiellement la culture céréalière, mais aussi l'horticulture, et l'élevage. Les champs étaient généralement divisés en deux ensembles distincts : des terres communes, et des grandes propriétés gérées par le palais, qui pouvait les redistribuer à des temples ou bien à des fonctionnaires royaux. A l'époque des grandes conquêtes médio-assyriennes, et surtout néo-assyriennes, les grands dignitaires assyriens ont pu se constituer de très importants domaines agricoles, souvent constitués de parcelles se trouvant sur divers terroirs.
Artisanat
L'artisanat est uniquement documenté dans le cadre urbain. Pour l'époque paléo-assyrienne, on dispose d'informations sur la production textile effectuée dans des ateliers d'Assur, dans le but de les exporter en Anatolie. Il s'agit là d'industries privées. Mais la majeure partie de la production artisanale se faisait dans le cadre des grands organismes, le temple et surtout le palais. Les artisans sont payés par des rations. A l'époque néo-assyrienne est mis au point un système permettant à l'artisan de se procurer auprès du palais la matière première dont il a besoin contre une somme en argent.
Commerce
A l'époque paléo-assyrienne, la ville d'Assur est avant tout une puissante ville marchande. Les marchands assyriens entretiennent un commerce à longue distance avec la Cappadoce, qui peut être très fructueux puisqu'au cours d'un voyage aller-retour on triplait en moyenne sa mise de départ. On sécurisait les routes en passant des accords avec les royaumes se situant sur les axes commerciaux. En Cappadoce même, le commerce était organisé autour d'un centre principal, Kanesh, où a été retrouvé un lot de plus de 20000 fragments de tablettes cunéiformes, qui mettent au jour toute l'organisation de ce commerce. Les Assyriens acheminaient en Anatolie de l'étain venu d'Iran, mais aussi des textiles confectionnés à Assur, et ils s'y procuraient divers métaux, avant tout le cuivre, qui avec l'étain servait à la fabrication d'ojets en bronze. Les marchands assyriens pouvaient organiser divers types d'associations commerciales, sur court ou long terme, et entraînant des implications diverses pour le(s) bailleur(s) de fonds, ou le(s) marchand(s).
Le commerce est assez peu documenté pour les époques ultérieures. On sait que le palais royal assyrien devient le centre d'un commerce acheminant une quantité importante de produits divers provenant des territoires vassaux et des provinces, surtout à l'époque impériale. Mais il s'agit là plus d'une forme de tribut ou d'impôt que d'un véritable commerce.
Justice et droit
De nombreux membres de l’administration assyrienne disposent de prérogatives judiciaires. Les juges à part entière n’apparaissent que très rarement dans les sources, et sont même absents des documents juridiques de l’époque néo-assyrienne.
Le premier juge du royaume est d’abord le roi, pour qui on a recours dans les affaires les plus graves. Dans d’autres cas complexes, on peut aussi s’en remettre directement aux dieux par le biais de l’ordalie. A l’époque paléo-assyrienne, on connaît essentiellement des affaires de litiges commerciaux entre les marchands qui font des affaires en Cappadoce. C’est alors le conseil de la Ville d’Assur qui règle les affaires. D’une manière générale, les autorités municipales gardent toujours un rôle judiciaire important, notamment le conseil de la Ville, mais aussi le maire. Certains membres de l’administration royale peuvent aussi procéder à des jugements. Avec le temps, le personnel judiciaire s’étoffe, et des avoués, ou des accusateurs (des sortes de procureurs au service du roi) apparaissent.
Un code de lois assyriennes a été rédigé sous le règne de Teglath-Phalasar I au siècle. Il s’agit en fait d’une compilation d’anciennes décisions prises par des rois précédents, rangées par thème (mariage, propriété, esclavage). Comme pour les autres codes mésopotamiens, il s’agit en fait d’une sorte de traité visant à servir d’exemple pour les jugements à venir, et non d’un code à appliquer systématiquement comme nos Codes. Ces jugements apparaissent plus rudes que ceux des autres régions de Mésopotamie.
Religion
Assur, le dieu national
La divinité principale de l’Assyrie était Assur, dieu éponyme de la ville à partir de laquelle s’est formé ce royaume, où se trouve son grand temple, l’Esharra. Dans la théologie assyrienne, il est le véritable maître du royaume, et le roi n’est que son « vicaire », et son « grand-prêtre ». C’est le dieu qui lui ordonne ce qu’il doit faire, et le souverain doit lui rendre des comptes, comme en témoignent les rapports de campagnes qui lui sont parfois adressés par des rois. Assur prend une dimension de plus en plus importante au fur et à mesure que son royaume grandit, jusqu’à devenir une sorte de « divinité impérialiste ». Sur le modèle de ce qui se passe à Babylone pour Mardouk, le clergé d’Assur fait de lui le Roi des Dieux.
Les autres divinités importantes
D’autres divinités ont une certaine importance en Assyrie. Le grand dieu traditionnel de Haute-Mésopotamie est le dieu de l’Orage, Adad pour les Assyriens (mais Addu pour les Amorrites, Teshub pour les Hourrites et Hadad pour les Araméens). Il occupe une place importante en Assyrie. Mention doit être aussi faite de la déesse Ishtar, qui dispose de deux grands lieux de culte en Assyrie, à Ninive et à Arbélès.
Spécificités de la religion assyrienne
La religion assyrienne reprend les aspects traditionnels de la religion mésopotamienne. La théologie assyrienne du pouvoir est issue de cette matrice, et le panthéon de l’Assyrie est le même que celui de Babylonie, exception faite d’Assur. Le Sud mésopotamien exerce d’ailleurs une forte influence sur l’Assyrie dans le domaine culturel, et dans la religion. L’Assyrie dispose pourtant de particularités, outre la présence d’Assur, en particulier dans le domaine du clergé, dont les titres et sans doute les fonctions varient par rapport à la Babylonie.
Architecture
Urbanisme
L'urbanisme assyrien est difficile à étudier étant donnée la longue histoire des villes assyriennes, et par conséquent du fait de la complexité des stratigraphies. Les villes de Kar-Tukulti-Ninurta et Dur-Sharrukin, construites ex-nihilo, sont exemplaires de l'urbanisme programmé par les souverains assyriens.
Peu de quartiers d'habitation ont été fouillés dans les villes assyriennes. Seule Assur fait figure d'exception, puisque plusieurs résidences y ont été dégagées. Les maisons suivent le plan traditionnel des résidences mésopotamiennes : organisation autour d'un espace central, qui ouvre sur plusieurs salles. Les rues sont souvent étroites et tortueuses, sauf dans les cas de villes construites d'un coup, où le plan est organisé le long d'artères principales qui sont vaguement perpendiculaires, et aussi quand on procède à des aménagements urbains et qu'on crée de grandes avenues, comme lorsque Sennacherib rénove Ninive.
Les palais assyriens
:Article détaillé : Palais assyriens
Le plus ancien palais assyrien est le « Vieux Palais » d'Assur, construit à l'époque paléo-assyrienne. Ce bâtiment se présente alors selon le même plan qu'une résidence normale, seule sa taille confirme sa fonction de résidence royale.
A l'époque médio-assyrienne, Tukulti-Ninurta I fait construire à Assur le « Nouveau Palais », situé dans l'angle nord-ouest de la citadelle. Il n'a pas pu être fouillé, mais on sait par les textes qu'il s'agit du précurseur des grands palais royaux de l'époque néo-assyrienne. On y trouve déjà la division entre espace public (babānu) et espace privé (bītānu), et sans doute aussi les premiers bas-reliefs sculptés sur des orthostates.
Le premier grand palais royal de l'époque néo-assyrienne est bâti à Kalkhu par Assurnasirpal II. A sa suite, d'autres souverains vont construire ou restaurer des palais dans la citadelle de cette ville : Adad-Nerari III, Teglath-Phalasar III, Sargon II et Assarhaddon. Sargon II construit à son tour un grand palais dans sa capitale, Dur-Sharrukin. Cette construction est vite supplantée par le grand « Palais Nord-Est » construit par Sennacherib dans la nouvelle capitale assyrienne, Ninive. C'est sans doute le plus grand palais royal néo-assyrien. Assurbanipal fait à son tour restaurer un palais à l'angle opposé de la citadelle de Ninive. Un exemple de palais de province a été retrouvé à Til-Barsip, dans la région du Khabur.
Les palais royaux assyriens suivent tous un même plan. On entre par une porte monumentale qui dirige vers une première cour autour de laquelle s'organise l'espace public du palais (babānu) : magasins, ateliers, bureaux de l'administration palatiale. La salle du trône sépare cette zone de l'espace privé (bītānu), comprenant les appartements royaux et le harem, lui aussi organisé autour d'un grand espace central. La décoration des palais royaux consistait en de longs bas-reliefs sculptés sur des orthostates. A Til-Barsip, palais provincial, on leur avait substitué des fresques peintes. D'une manière générale les sujets avaient un but identique : glorifier la personne du roi.
Arts
Sculpture
Les Assyriens ont surtout manifesté leur goût pour les bas-reliefs, retrouvés en grande quantité dans les palais royaux néo-assyriens. Assez peu d'exemples de ronde-bosse nous sont parvenus.
Les bas-reliefs des palais assyriens étaient sculptés sur des orthostates, de grandes pierres placées contre les murs du bâtiment. Les sujets étaient représentés de profil. On peut observer l'évolution artistique des sculpteurs assyriens entre le palais d'Assurnasirpal II à Kalkhu et ceux de Sennacherib et d'Assurbanipal à Ninive, qui constituent le summum de l'art des bas-reliefs assyriens, impressionnants de réalisme (notamment dans la représentation des mouvements).
Les sujets représentés sur les bas-reliefs sont essentiellement profanes. Les célèbres taureaux-ailés protégeant les entrées du palais contre les démons, ainsi que quelques représentations de génies et de scènes cultuelles constituent les rares exemples de sujets proprement religieux. Le reste des bas-reliefs est tout dédié à la gloire du souverain, et consacre ses actes pacifiques (constructions de monuments, de jardins, scènes de banquet) et surtout ses victoires militaires. Les scultpeurs ont représenté le déroulement de nombreuses batailles, rajoutant parfois des inscriptions expliquant ce qui est représenté (à la manière de bulles de bande-dessinées). Souvent on peut comparer les représentations de batailles sur les bas-reliefs aux récits qu'on en a fait dans les Annales des souverains. Ces représentations n'épargnent aucun détail quand au châtiment qu'encourrent les personnes récalcitrantes à l'autorité assyrienne, et sonne comme un avertissement aux ambassadeurs étrangers séjournant dans le palais.
Peinture
Les bas-reliefs des palais-assyriens étaient peints, mais cela fait bien longtemps qu'ils ont perdu toutes leurs couleurs. On a retrouvé quelques exemples de murs peints à Assur ou à Kalkhu. Mais la plus impressionnante série de peintures assyriennes a été retrouvée dans le palais de Til-Barsip dans les années 1930. Malheureusement, une grande partie a été dégradée et a disparu, et n'est connue que par les copies qui en ont été faites à l'époque. Le style et le sujet étaient les mêmes que ceux des bas-reliefs des grands palais royaux. L'usage de la peinture devait avoir été privilégié car cette technique était moins coûteuse que la scultpure sur orthostate, jugée superflue pour un simple palais provincial.
Ivoire
Til-Barsip]]
De nombreux objets en ivoire sculptés ont été retrouvés dans les grandes capitales néo-assyriennes, surtout Kalkhu. Ce sont sans doute parmi les plus belles œuvres d'art retrouvées dans ces sites. L'ivoire était celui de dents d'hippopotame ou de défenses d'éléphant, importées d'Afrique.
Les objets en ivoire sculpté présentent pour la plupart des caractéristiques artistiques propres à la Syrie et à la Phénicie, et non à l'Assyrie, que ce soit par leur style ou par les sujets représentés. Il s'agit donc de réalisations faites par des artistes venant de ces pays, qui ont peut-être travaillé dans les ateliers royaux d'Assyrie. La quantité d'objets en ivoire retrouvés en Assyrie même montre qu'ils étaient très appréciés par l'élite de ce pays.
Les objets en ivoire sont de divers types : boîtes à fard, éléments de mobilier, plaquettes décoratives.
Langues et écriture
Les Assyriens ont utilisé deux langages au cours de leur histoire : d'abord une variante de l'akkadien, l'assyrien, écrit en cunéiforme, puis l'araméen, introduit à l'époque néo-assyrienne.
Voir aussi
Articles connexes
- Souverains d'Assyrie
- Villes assyriennes :
- Assur (ville) (Qalaat Sherqat)
- Ninive (Quyunjik)
- Kalkhu (Nimrud)
- Dur-Sharrukin (Khorsabad)
- Arbélès (Erbil)
- Imgur-Enlil (Balawat)
- Tarbisu (Sherif-Han)
- Kar-Tukulti-Ninurta (Tulul al-'Aqar)
- Dur-Katlimmu (Tell Sheikh Hamad)
- Qattara (Tell Rimah)
- Til-Barsip (Tell Ahmar)
Bibliographie
- A. K. Grayson (dir.), The Royal inscriptions of Mesopotamia. Assyrian periods, 3 volumes publiés, University of Toronto Press, 1987- ;
- State archives of Assyria (SAA), Helsinky University Press, 1987- ;
- F. Joannès :
- (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Robert Laffont, 2001,
- La Mésopotamie au millénaire avant J.-C., Armand Colin, 2000 ;
- A. Harrak, Assyria and Hanigalbat, a historical reconstruction of bilateral relations from the middle of the fourteenth to the end of the twelfth centuries B.C, Hildesheim, 1987.
Catégorie:Empire assyrien catégorie:Province romaine
ja:アッシリア
Ourartou
Urartu est le nom donné par les Assyriens au Royaume de Biaïna.
Ce royaume qui exista du est le fruit de l'unification des tribus hourrites contre les envahisseurs mésopotamiens, sur un territoire proche du Lac de Van.
Affaibli par les raids des Cimmériens au , puis des Scythes au , le royaume d'Urartu disparait sous les attaques des Mèdes en 590 av. J.-C.
Ce peuple est connu pour la qualité de son travail du bronze et la construction complexe de leurs citadelles, intégrées aux contraintes du terrain.
De très belles pièces archéologiques sont présentées au musée des civilisations anatoliennes à Ankara.
Sites archéologiques
- Tushpa (Van Kalesi)
- Erebuni (Arin Berd)
- Teishebani (Karmir Blur)
- Toprakkale
- Altyn Tepe
Catégorie:Antiquité
Catégorie:Histoire de la Turquie
Catégorie:Mésopotamie
Urartu
ja:ウラルトゥ
Alvar AaltoHugo Alvar Henrik Aalto var ein arkitekt og formgjevar. Han vart fødd den 3. februar 1898 i Kuortane i Finland. Han døydde den 11. mai 1976 i Helsinki. Aaltos foreldre var landmålar Johan Henrik Aalto og Selly Matilda Aalto (f. Hackstedt). Aaltos første kone var (1924-49) arkitekt, interiør-, glas- og møbelformgjevar Aino Aalto (f. Mandelin (Marsio)) (1894-1949) og hans andre kone var arkitekt Elsa-Kaisa (Elissa) Mäkiniemi (1922-1994).
Aino Aalto
Aino Aalto
Alvar Aalto er ein av dei mest kjende finske arkitektane gjennom historia. Han var banbrytande inom moderne arkitektur. Mellom kjende bygg teikna av Aalto er Finlandiahuset i Helsingfors og eit bustadområde i Seinäjoki. I bustadområdet inngår kyrkje, rådhus, bibliotek, teater og politistasjon. Det meste av arkitekturen hans var nydannande. Aalto vart i tillegg vidgjeten som formgjevar. Han arbeidde mykje med formgjeving av glas, eit døme er den såkalla Aalto- vasen. Andre kjende verk er Kulturhuset i Helsingfors, Rovaniemi bibliotek og Viborg bibliotek. Aalto teikna den finske paviljongen på verdsutstillinga i 1939.
Bygg i utlandet er m.a. studentbustader ved MIT i Boston, bustader i Zürich og eit kunstmuseum i Shiraz i Iran. I Sverige har han teikna Västmanlands-Dala Nation sitt hus, ved Sysslomansgatan i Uppsala.
Aalto glas er (både av [Aino Aalto|Aino]] og Alvar) vert produsert av iittala. Aalto møblar vert produsert av Artek, eit føretak Aalto var med på å grunnleggja. Mellom anna har Aalto formgjeve fleire stolar.
Alvar Aalto studerte arkitektur ved Helsinki Tekniske Høgskule frå 1916 til 1921. Han reiste då attende til Jyväskylä, der han opna sitt fyrste arkitektkontor i 1923. Året etterpå gifta han seg med arkitekten Aino Marsio.
Arkitektur
Aalto er kjend som en funksjonalist som strevar etter enkle, geometriske, vakre og samtidig fungerande bygningar. Funksjonalismen hans har komme i konflikt med det estetiske idealet, valet av marmor som fasademateriale på Finlandiahuset er vakkert, men passar dårleg med det finske klimaet, og har allereie blitt skifta ut ein gong.
Aalto tok til å arbeide med funksjonalismen på 1920-talet, ikkje direkte i Bauhaus-versjonen, men med ein eigen filosofi, der omsynet til dei grunnleggjande behova til menneska stod sentralt.
Formgjeving
Dei mest kjende møblane til Aalto er dei tre- og firbeinte krakkane, stol og lenestol. Krakken er ein av dei mest kopierte møblane til Aalto, spesielt er det mange kopiar av den firbeinte krakken. Mange av møblane sine planla Aalto i samarbeid med Korhonens møbelfabrikk (Korhosen huonekalutehdas).
Viktige bygg
- 1921 - 1923: Klokketårn, Kauhajärvi, Finland
- 1924 - 1928: Sjukehus, Alajärvi, Finland
- 1927: Töölö kyrkje, Helsinki, Finland
- 1927: Viipuri bibliotek (nye teikningar, 1928, 1929, 1933, bygd 1934 - 1935)
- 1928 - 1929, 1930: Turun Sanomat, kontor for avis i Turku, Finland
- 1928 - 1929: Tuberkulose- sanatorium i | | |